Le projet de régionalisation serait-il déjà préparé?

3 02 2010

Azzimane, président de la commission consultative de la régionalisation, serait en tournée, d’abord, chez les partis politiques pour entendre leurs proposition en matière de régionalisation.

La MAP, agence marocaine officielle de presse, exhibe depuis quelque temps une carte ( voir ci-haut ) avec 6 régions.

Pour les novices dans le sujet, voici quelques ressources :

Interview Khomri said : http://www.alittihad.press.ma/def.asp?codelangue=29&id_info=102900&date_ar=2010-01-01

Régionalisation monde libre : http://www.unmondelibre.org/Maouchi_El_Moussaoui_Maroc_regionalisation_270110

Constitution maroc : http://www.al-bab.com/maroc/gov/con96fr.htm

Mr régionalisation a envoyé un écrit à tous les partis. Summum de l’humiliation : « Vous avez 30mn pour exposer la vision de votre organisation sur la question de la régionalisation ». Paraît-il que l’USFP, le PSU, le PI, … auraient refusé cette lettre, mais sans réagir. Ils auraient tout simplement reporté les dates, en laissant filtrer en off, leur mécontentement.

Encore de l’agonie politique.





Viol d’enfance et impunité

25 01 2010

Cela peut être vu comme simple fait divers par certains. L’affaire interpelle notre conscience. Il s’appelle Taoufiq, il a sept ans et vit à Nador avec sa famille, plutôt modeste.

Taoufiq a subi pendant longtemps des viols cauchemardesques par un adulte de 21 ans. L’état de santé du petit Taoufiq, physiquement, est bien dégradé : inflammations, déformations, … alors que son état psychique est fortement affecté.

Le principal accusé semble vagabonder en toute impunité, grâce à l’influence exercée par sa famille dans la ville.

Comme déjà évoqué, ceci peut paraitre comme un simple fait divers. Grace à ( à cause de ) la télévision, nous sommes maintenant habitués à des scènes plus choquantes : carnages en Palestine, séisme à Haïti, viol d’enfants, … alors que nous prenons sereinement nos repas. Réveillons-nous, ce n’est pas normal. Taoufiq pourrait être votre enfant, votre neveu, …

Un comité national s’est constitué pour défendre ce cas. Un groupe facebook est créé pour exprimer la solidarité.





Marseille brulle de joie pour la qalif’ de l’Algérie!

18 01 2010

En plein débat sur l’identité nationale, la France vibre, brule même à Marseille pour la qualification de l’Algérie au second tour de la CAF.

Le vieux port de Marseille a été le théâtre de manifestations grandioses exprimant la joie de la qualif’.

La marseillaise, publiée pour la première fois à Marseille et portera son nom, a été remplacée aujourd’hui par l’hymne algérien, celui d’1million de martyrs. Maghrébins de tous bords ont fait part de leur joie pour cette qualification.

Le régime algérien devrait penser à participer au débat sur « l’identité nationale » à Marseille en aidant le peuple marseillais à recouvrir son auto-détermination.





Innondations dans la région du gharb

16 01 2010

علاش تعاديني ؛ تهجرني و تخللي لي رسامي خالية .. غابة وغدير و شعبة … و حيوط باقا من الخربة… هاديك رسامي





Agonie politique

13 01 2010

Au risque de choquer certains, le dernier remaniement ministériel est pour moi un non-évènement. Il vient juste pour confirmer les quelques remarques suivantes, partagées par tous :

  • Le Makhzen devient plus transparent : En nommant l’avocat du palais ( celui qui serait derrière toutes les affaires de la presse ) au poste de ministre de la justice, le totalitarisme se clarifie.
  • La nomination de Lachgar ( voir caricature ) et le limogeage de Radi ( après ses fameux 17 projets de loi, sentie comme une éjaculation ) est un message adressé à l’USFP : faire durer les tensions et dévier les débats internes. Le Makhzen ne se plie pour que taire les mauvaises langues et n’accède jamais à la demande de démission.
  • AVISER les chefs de partis à la dernière minute, renforcer la technocratie, ôter au premier ministre son pouvoir, constitutionnel par ailleurs, de proposition ( seulement ), … ne fait que engloutir l’image, déjà ternie, de la politique dans ce pays, et prouve encore une fois que l’élite se forme dans l’informel.
  • L’acceptation humiliante par tous de ces actes prouvent la corruption morale, au moins, de toute la classe politique.
  • Attention à tous les politiques : Le parti du Roi limoge ( Benmoussa ), nomme ( Lachgar ), … et fait des carrières pour les plus ambitieux! Tout ceci en étant dans l’opposition :)
  • Le Roi règne, gouverne, légifère, juge, … sans opposition!

Le débat au sein de l’USFP, déjà agonique, sera encore une fois dévié, on nous laissera parler de Radi, Lachgar et autres « zaïms ». Non. Qu’on ne nous voile pas les questions de fond : Que font-on dans ce pays? Voilà la question à se poser!

Réitérant un souhait que j’avais formulé avant, resté sans réponse :

ها العار اعطيونا التيساع

« Frères Elyazghi, Radi, Elmalki, Oualalou et Lachgar,

Je vous respecte énormément. Vous avez été mes idoles pour longtemps. Nous avons grandi dans ce parti et nous vous avons trouvé. Vous avez milité pendant longtemps, personne ne pourra vous le contester. Vous avez beaucoup donné au parti, au Maroc et aux marocains. C’est bien.

Aujourd’hui, j’ai pensé à vous,après qu’on ait pu nous évaluer. J’ai trouvé que vous avez bien besoin de vous reposer. La responsabilité vous a usé et vous a pris de vous même et de vos familles.

Alors, pour ceci, je vous propose le package suivant :

  • Vous laissez le parti aux jeunes, ne craignez rien, ils sont bien capables de le garder et l’USFP ne coulera pas après vous.
  • Je vous mets sur l’image en haut avec nos leaders historiques.
  • Nous construisons, dans notre siège de Riad, un musée à votre mémoire. Comme ça, toutes les générations se souviendront de vous.

Merci de me répondre avant le congrès,

Veuillez accepter, chers frères, l’expression de mes respects les plus profonds. »

On avait Abderrahim, merci Si Boubker Kadiri de nous l’avoir rappelé lors de sa cérémonie de mémoire le Samedi dernier, « Abderrahim savait dire non. Nous n’avons personne aujourd’hui qui ose le dire! »





Ainsi disait Laroui à propos de la politique. Extraits politiques « min diwan Assyassa ».

6 01 2010

Nous nous rapportions l’information de la publication du nouveau livre de Laroui avec admiration et étonnement. Notre Ami Tafnout était le premier à nous rapporter l’information, comme si c’était une avant-première. On se bousculait pour lire et comprendre le livre. On a parlé du contexte de sa parution. Beaucoup ont parlé sur comment le lire. Tafnout avait l’idée de dire qu’il faut dépasser Laroui, le géant, comme le faisait Marx avec Hegel. Certains d’entre nous contemplaient la simplicité de la langue, alors que d’autres, comme Bajjou, remarquaient comment Laroui surgit et parle de politique après avoir coupé les liens avec elle. Peu d’articles ont été écrits sur le sujet. Généralement les journaux ont publié des extraits du livre, sans les commenter. Lisez la suite de cette entrée »





« Le hijab n’est pas obligatoire aux musulmanes »

6 01 2010

Un cheikh ( Savant ) Saoudien vient de lancer une bombe par une fatwa libérale : « Ce qu’on appelle aujourd’hui hijab, n’est pas obligatoire aux musulmanes », dit le cheikh.

Sa Fatwa ( avis religieux ) va surement faire une tempête. Il est directeur de l’instance des moeurs ( الامر بالمعروف و النهي عن المنكر ) à la ville sainte de la Mecque en Arabie Saoudite. Il avait déjà autorisé aux jeunes filles et garçons d’être ensemble ( moyen age ) dans les lieux publics de la ville.

Bravo aux Cheikhs libéraux! Qu’en pensez vous?

Vas-y, Cheikh, pour autoriser le baiser public :





Blogueur arrêté, blogueur ministre

4 01 2010

Alors que dernier mois de l’année 2009 a été marqué par l’arrestation et le jugement du blogueur marocain Bachir Hazzam :

Le premier mois de l’année 2010 est marqué, quant à lui, par la nomination d’un blogueur, Driss Lachgar, à un poste ministériel :

Qu’en penser de la blogoma? Elle se trouve partout???? en prison, au gouvernement, … Tezzzzzz

La blogoma devrait mener une action pour que le blogueur ministre fasse quelque chose pour son « collègue » blogueur incarcéré!





L’homme de l’année : Taieb Fassi Fihri

30 12 2009

Bonne année 2010.  Je veux juste faire une dédicace au ministre des affaires étrangères Fassi Fihri. Il avait déclaré le 08 /12 « Elle [Aminatou Haidar] a renié sa nationalité (marocaine), elle a jeté son passeport. C’est pour cette raison que Mme Haidar ne peut revenir au Maroc, a-t-il soutenu. Le passeport marocain n’est pas une serpillière! ».  Le 16/12, il a confirmé ses propos : « Nous ne pouvons pas céder à ce chantage ». Le lendemain soir, Aminatou rentre au Maroc et on écrit cette fois : « Clémence n’est point faiblesse » en se justifiant : « La patrie est clémente et miséricordieuse », alors qu’au départ on a invoqué ceci : « ou le citoyen est marocain, ou il ne l’est pas ».

C’est pour cette raison que lui fais, Taib fassi Fihri, et les autres « copains de classes, cette dédicace, en leur souhaitant bonne et heureuse année.





The man who sold the world!

27 12 2009

C’est parce que ces histoires d’attaque à la production artistique en général, au cinéma en particulier, chez nos islamistes marocains sont devenues habituelles, je vous laisse lire un billet que j’avais écrit concernant « Amours voilés ». Remplacez le titre avec « The man who sold the world » et ce sera la même chose, croyez moi!

En attendant, je partage avec vous une des meilleures chansons de mes années d’ado :

Islamistes, voiles et amours !

Fidèle à ses polémiques interminables, Benkirane en sort encore une de sa vielle jarre. Après s’être attaqué au L’Boulevard, festival musical alternatif de jeunes et l’avoir traité de festival de débauche. Après s’être opposé farouchement au film Marock, le traitant de tous les noms. Après la tempête parlementaire agencée par lui et ses acolytes contre une journaliste de télévision. Revoilà le fraîchement élu secrétaire général du parti des « islamistes modérés » au milieu d’une autre polémique. Au point focal, une jeune femme voilée, Batoul de son prénom, médecin de profession, qui s’assume à disposer de sa vie privée loin de toute censure ou tuteur. Batoul est la héroïne du film de Aziz Salmy « Amours voilés ».

Répondant à une question de la télévision « France 24 », il avoue « ne pas avoir vu ces films », s’agissant de « Casanegra » et « Amours voilés ». Et d’ajouter : « ces films s’inscrivent dans une vague cinématographique qui incite à la débauche et à la sionisation, etc. ». C’est pour le moins révoltant. Comment peut-on juger une chose que l’on a jamais approché par un des cinq sens ? Comment juger un film sans l’avoir vu ?

Il est tout simplement scandaleux, surtout dans ce contexte, de traiter un film, une œuvre artistique de sionisme pour le simple fait qu’il n’a pas été aux goûts des barbus. Ceci est une incitation grave à la haine qui se produit simultanément avec l’invasion barbare sioniste sur Gaza.

Que reprochent nos islamistes au film ? A. Salmy a déclaré au Festival de Marrakech, où son film a été projeté hors compétition : « je cherche à provoquer le débat ». Quoi de plus naturel de la part d’un artiste, un créateur. Sur les colonnes d’Aujourd’hui le Maroc, il renchérit : « Dans mon film, je parle d’une seule femme, du cas particulier d’une certaine catégorie de femmes, et je ne généralise pas. Il s’agit de l’histoire d’une femme qui n’arrive pas à concilier sa vie sentimentale et sa vie religieuse, entre modernité et conservatisme, entre le divin et le charnel ». La dimension artistique est malheureusement mal perçue par nos islamistes et par un nombre considérable de nos concitoyens. Dans le cas particulier du cinéma, il est intellectuellement irrecevable de pratiquer une quelconque censure. C’est le public qui va volontairement voir le film en salle. Ceci n’est pas audible chez nos islamistes, un Zemzami appelle à l’interdiction du film tout simplement. Au nom de quoi sa requête serait acceptable ?

Ne pas voir un film, comme c’était le cas d’ailleurs dans Marock, et le traiter de sionisme est tout simplement une grave atteinte à l’intelligence humaine. Et si Batoul la protagoniste n’était pas voilée ? Nos islamistes cherchent-ils à diviser encore cette société, un clivage vestimentaire ?. « La question qui se pose et de savoir si la femme voilée dans sa vie a le droit de profiter de l’instant cigarette ou vivre une histoire d’amour sous un bisou volé ? » me dit un ami à propos de ce film. Lueur, je réponds. Voilée ou non, c’est un choix personnel, mais le film ne saura résoudre les problèmes socioculturels. Le cinéma n’est autre qu’une imagination artistique de la réalité. Fiction, fait réel, … une œuvre d’art est tout simplement une pierre de l’artiste dans l’édifice de sa vision de la société et une interaction avec le milieu dans lequel il évolue.

C’est ce débat stérile autour d’un voile, d’une manière d’être, d’une incompréhension, ou d’une ignorance ( critiquer et ne pas voir le film ) qui font que dans nos société, il est difficile d’émerger la création. Youssef Chahine n’a pas été combattu pour ses œuvres ? Najib Mahfoud, Elallam, et autres Averroes qui ont un regard différent des gardiens autoproclamés de la morale existeront tant que l’art a un souffle humain.

« Si vous dites, tout ce qui est utile à ma société je l’adopte, quelles qu’en soient les conséquences prévisibles et imprévisibles, vous êtes un modernisateur.  Si vous dites, quelle qu’en soit l’utilité, je le refuse parce qu’il porte, ou pourrait porter, atteinte à mon identité culturelle, vous êtes ou vous finirez par être un anti-moderniste. Ceci est un choix, toute la science ne fera pas changer d’avis celui qui n’a de souci que pour son moi » dixit Abdellah Laroui.

Alors que le cinéma marocain fête ses 50 ans, nous voilà devant une destruction au nom de la morale de toute initiative créative. Aujourd’hui le cinéma, hier un festival, … laisserons-nous nous priver d’art et de fête ?





Le Maroc a la première université sous-marine au Monde

23 12 2009

Le Maroc devrait être fier, grâce aux pluies qui s’abattent de temps à autre, et au « plan d’urgence de l’enseignement », nous avons eu notre première université sous-marine au monde!





Media, intermédiation dans un Etat de droit

18 12 2009

Said Khoumri : « Il n’y a pas de solutions aux problématiques de la presse en dehors de la réforme de la justice et la révision du texte encadrant la liberté d’expression et de la presse ».

Boubker Largou : « Nous renouvelons l’appel de l’OMDH aux professionnels et aux institutions professionnelles, eu égard de leur rôle d’intermédiation et de proposition, à établir des conceptions en relation avec les affaires de la profession capables de s’intégrer dans le système judiciaire escompté et qui conviendrait à un pays qui aspire à la démocratie, et son initiative, avec le concours tous les défenseurs des droits élémentaires à la préparation d’un symposium national dans les plus brefs délais pour se concerter au sujets de la presse, le respect des droits humains, instauration de la démocratie et la suprématie de la loi, comme bases de toute société démocratique respectant les droits humains ».

Mustapha Kassou : « Pourquoi on nous compare à la Tunisie et pas à la Suède en matière de liberté de la presse ? nous refusons cette logique de comparaison et nous souhaitons simplement l’engagement au respect des chartes internationales ».

Abderrahim Tafnout : « Quand les marges de liberté s’élargissent, l’ambition de l’expression grandit et, de facto, les aires de confrontation augmentent ».

L’année 2009 a connu un ensemble de dossiers mettant la presse et les médias sujet de débats ( poursuite 3 journaux, affaire Nichane, fermeture Akhbar Alyaoum, prison pour directeurs almasse et almichaal, amende et saisie à l’encontre de Economie & Entreprises, amende contre almassae, dossiers des blogueurs, débtas sur le paysage audiovisuel au parlement, … ). Dans ce contexte, en préparation de l’initiative de l’Organisation Marocaine des Droits Humains OMDH concernant un symposium national relatif au sujet et en célébration de la 61ème anniversaire de la déclaration universelle des droits humains, la section de Casablanca de l’OMDH, en collaboration avec l’Institut Supérieur du Journalisme et de la Communication, a organisé une conférence autour du thème : « Presse, média et droits humains », ayant connu une participation massive des étudiants de l’Institut ISJC, d’activistes des droits humains, d’universitaires, syndicalistes, de blogueurs et d’intéressés.

Pour Said Khomri, professeur universitaire et modérateur, la conférence vient dans le contexte de succession de procès relatifs à la presse, aux médias et à l’Internet. « Ces problématiques et dislocations interpellent essentiellement le texte encadrant la liberté de la presse, l’indépendance de la justice et la gestion de la profession de la déontologie » estime-t-il. Pour sa part, Boubker Largou, secrétaire Général de l’OMDH, a marqué sa joie de voir la participation massive des jeunes à cette conférence pour débattre du thème des médias et droits humains. Il a renouvelé dans son intervention « l’appel de l’OMDH aux professionnels et aux institutions professionnelles, eu égard de leurs rôle d’intermédiation et de proposition, à établir des conceptions en relation avec les affaires de la profession capables de s’intégrer dans le système judiciaire escompté et qui conviendrait à un pays qui aspire à la démocratie, et son initiative, avec le concours de tous les défenseurs des droits élémentaires, à la préparation d’un symposium national dans les plus brefs délais pour se concerter au sujet de la presse, le respect des droits humains, instauration de la démocratie et la suprématie de la loi, comme bases de toute société démocratique respectant les droits humains ».

Et Mohamed Kassou, professionnel, acteur des droits humains et du syndicat, de se demander : « Pourquoi l’on veut nous comparer à des pays comme la Tunisie ou autres qui violent le droit d’expression alors qu’on nous compare pas à la Suède par exemple ou d’autres pays démocratiques, où la presse occupe une place d’avant-garde et jouit d’espace immense de liberté ? » avant d’insister sur « le refus des défenseurs des droits humains du principe réducteur de la comparaison. Nous demandons de commencer par le respect des chartes internationales sur le sujet ! ». Il renchérit : « Nous avons une justice spécialisée, mais en l’extermination de la presse, en prononçant des amendes faramineuses et les jugements de privation de liberté ! », avant d’ajouter que « nous devons nous demander également qu’est ce qu’a fait le corps de la presse pour la liberté d’expression, la solidarité professionnelle et le respect de la déontologie ».

Abderrahim Tafnout, journaliste et penseur, a exposé dans son intervention plusieurs problématiques philosophiques et historiques du conflit entre la presse et les détenteurs de pouvoirs. « Pourquoi ce conflit ? A-t-il un justificatif » se dit-il, avant d’ajouter également « que quand les marges de liberté s’élargissent, l’ambition de l’expression grandit et, de facto, les aires de confrontation augmentent. Depuis la naissance de la presse en Angleterre et en Amérique aux trentaines du 18ème siècle, sur la base des rumeurs, sa relation a été toujours conflictuelle avec le politique, détenteur d’un pouvoir. Le modèle français est également est aussi intéressant. L’histoire de « j’accuse » d’Eimle Zola montre comment est sortie la parole du cercle académique à la société pour un débat public ». D’un autre côté, Tafnout considère que le journaliste est garant de la pluralité, avant de critiquer vivement l’état du paysage audiovisuel qui enfreint cette règle essentielle. « Il faut aussi avouer qu’une certaine presse exerce la diffamation et l’injure, nous devons nous référer à une justice équitable dans ces cas et invoquer les instances professionnelles en matière de respect de la déontologie » martèle-t-il. Il considère aussi que « le premier enseignant du journaliste, à part son métier, est le défenseur des droits humains. Ce dernier défend la victime du dépassement, quel qu’elle soit ! » avant d’appeler dans ce sens à « une alliance stratégique entre le journaliste et le défenseur des droits humains pour construire le code national de la presse et des médias ».

Au terme de la conférence, les participants ont appelé :

  • Les autorités publiques à se référer à la justice concernant la question de la presse, éviter les décisions de l’administration et dépasser le traitement conflictuel avec les dossiers de la presse, des médias et d’Internet, prenant en considération que leurs acteurs sont des associés dans la construction de l’Etat de droit, et à considérer que la réforme de la justice est une question capitale dans le respect du droit d’expression ;
  • Les professionnelles et les institutions professionnelles, eu égard leur rôle d’intermédiation et de proposition, à établir des conceptions en relation avec les affaires de la profession capables de s’intégrer dans le système judiciaire escompté et qui conviendrait à un pays qui aspire à la démocratie ;
  • A la coopération entre les instituts de formation, les organisations de défense des droits humains et les organismes professionnelles pour instituer l’inexcitable relation entre la liberté de la presse et les droits humains.
  • Construire une alliance stratégique entre le journaliste, les organisations de défense des droits humains et les organismes professionnelles pour bâtir « le code nationale de la presse ». Dans ce sens, les participants ont demandé à l’OMDH de continuer dans sa préparation à un symposium national auquel elle a appelé, eu égard de ce qu’il peut apporter pour donner un nouveau souffle entre tous les intervenants et acteurs dans ce domaine, à partir de la force de proposition possible.





رسالة من فيروس لأنفلونزا الخنازير إلى حبيبته

16 12 2009

خنزور

انفلونزتي الحنونة..

كنكتب ليك من قرجوطة ديال روسوفور فواحد الطوبيس كيكولو ليه زريقة فالمغرب, فيه الزحام كثر من الحج, هاد المغرب زوين وعجبني, مسخيتش نخرج منو, وشكون اللي خلاك تخرج بعدا, كاين غير التحناك والبوسان بوقت ولا بلا وقت, باينة الكلسة مع هاد الناس غادا تطوّل شوية وغادي نتوحشك بزاف, اللقاح اللي كنتي مخلوعة عليا منّو راه مكيضورش هنا, هنا ماكاين والو كيضور فهاد الشي ديال المحاربة ديالنا حنا الفيروسات, عندهوم الحاضي الله و صافي, وحتى السبيطارات عندهوم زوينين وساكنين فيهوم بزاف ديال الفيروسات, وفالحقيقة الصحاب اللي تلاقيت معاهوم فالقنات ديال السبيطارات متلاقيتش معاهوم فالزبالة, مكلتش ليك.. تصاحبت مع بزاف الفيروسات هنا فالمغرب ,ضريفين وزوينين ومايدوزوكش, وعاودت ليهم عليك, سيرتو « بوصفير » و »السيدا » ترافقت أنا وياهم مزيان, سولتهوم على خطة هاد لبلاد كيدايرا باش يحاربونا, بداو كيضحكو و كالو ليا بأن وزارة الصحة فهاد لبلاد راها غير إشاعة, والوقت اللي كانو فيه الوزرا كيخدمو فالخطط باش يحاربونا كانت هادي ديالهم خارجة كونجي, أسميتها ياسمينة , ضريفة وزوينة و كتكمي بزاف..

كون غير جيتي هنايا أنفلونزتي الحنونة, هنايا معندهومش هاداك الشي ديال غسبل ماعن القهاوي بجافيل ولا العطيس فكلينيكس ولا شي حاجة بحال هاكا, أصلا لكلينيكس عندهم غالي, كيمت فطور ديال موظف ديالهوم, كاس أتاي و درهم حرشة, و لعطيس عندهم زوين و فالكرفادة ديال اللي حداهوم نيشان, ومع عندهوم ديك القضية ديال « تزاحمو تراحمو » بزاف فالطوبيسات و الطاكسيات, كنعيشو معاهوم على « سنكة عشرة » فاش خلاها ولد عمي اللي فمصر.

ماتعطليش عليا فالجواب و سلمي ليا على الأنفلونز عمي وكولي ليه راه غادي يعيّد هنا فالمغرب..

مع حبي

خنزور





La production des élites du royaume se réalise dans « l’informel ».

14 12 2009

« Historiquement, la démocratie a été d’abord une lutte pour l’ouverture du système politique, donc la liberté, ensuite pour l’égalité et la justice sociale. Maintenant, elle est devenue un objectif principal de développement économique. Mais la démocratie ne peut s’établir de façon efficace qu’à la condition de lutter contre les corporatismes familiaux, les coalitions tribales à vocation d’intérêts et le clientélisme des oligarchies technocratiques ». C’est ainsi que conclut Ali Benhaddou son dernier ouvrage « Les élites du royaume, enquête sur l’organisation du pouvoir au Maroc. Chercheur universitaire, spécialiste en sociologie des élites, il est auteur de plusieurs ouvrages sur le sujet. Cet ouvrage constitue l’essentiel d’une enquête académique qu’a mené l’auteur à travers de « longs entretiens avec les acteurs de la vie économique, politique et sociale », tout en puisant du profond fond documentaire de l’auteur sur le sujet.

Pour Benhaddou, les élites marocaines ne font que reproduire les mêmes schémas du passé dans l’organisation du pouvoir, notamment à travers trois groupes : « les chorfas, les oulémas et les commerçants ». Il renchérit sur ce thème en les termes de A. Laroui : ces élites « tenaient à servir le sultan, qui avait besoin d’eux, soit pour le prestige, soit pour garantir leur fortune acquise contre spoliations toujours possibles ». Ces groupes se basent également dans leur conquête du pouvoir sur des liens de mariages entre eux, où « l’homme et la femme sont unis pour le meilleur, non pour le pire ». Ces même mariages redeviennent un « investissement à long terme ». En outre, dans ces familles, la coutume est de consacrer un des leurs au service de l’Etat, « non pas par plaisir, mais par obligation » avoue un des questionnés à l’auteur.

Dans le monde économique, « le capitalisme familial possède des réseaux d’infiltration privilégiés, … la structure actuelle des associations professionnelles témoigne de cet esprit de clan et d’intérêt ». Ainsi, les « confréries familiales » pensent-elle que l’Etat doit être « le reflet fidèle de leurs aspirations ». Dans ce contexte, on comprend bien que le grand enthousiasme avec lequel la fédération des entrepreneurs marocains ont accueilli l’expérience de l’alternance de 98, puis le combat acharné que l’on a mené sur cette équipe dirigeante au moment du non respect de la « coutume démocratique ». Youssoufi le rappelle bien dans son discours de Bruxelles : « L’implantation d’une «Troisième Force» au Maroc a eu comme conséquence de rendre plus difficile «la transition démocratique» bien que le mouvement national s’y était engagé depuis la présentation du Manifeste de l’Indépendance le 11 Janvier 1944 avec l’accord et la bénédiction de Mohammed V ». Benhaddou est alors affirmatif sur ce point : «  En tout cas, si la « menace du collectivisme prolétarien » est écartée, celle des technocrates et des confréries familiales est encore plus dangereuse. Elle risque, si ce n’est déjà fait, de porter atteinte à l’énergie du social et au dynamisme du politique ».

Sur le plan politique, l’auteur considère que « l’affaiblissement ou la marginalisation des partis d’opinion » passe inéluctablement par la montée en puissance des technocrates, sans opinion politique, sans projet pour la société, sans ambition pour le pays ». Ces technocrates ne peuvent être à la fois « au service d’une élite de classe et de la communauté nationale toute entière ». Même dans le social, l’auteur fait remarquer que « les association de protection de l’enfance, cinq au total, sont inféodées au patronat du textile. Pour ne prendre que cet exemple ».

Pour l’auteur, « la démocratie est symbole de liberté, … Il faut également des élites capables de travailler pour un avenir plus lointain. Les élites sont indispensables au pays …Mais quand une société se trouve avec des élites qui ne sont pas en phase avec la réalité ou qu’elles sont rongées par l’autoritarisme, le clientélisme et la corruption, il faut penser à la renouveler ».

Ce n’est pas un acteur politique qui le dit cette fois. Benhaddou, en académique respecté et maîtrisant le sujet, semble dire que la production des élites marocaines est loin d’être en phase avec les conditions modernes de leur formation. La production des élites s’opère globalement dans l’informel !





Aminatou : ces « militants » qui ne travaillent pas

7 12 2009

Je me suis toujours demandé comment certains « militants » arrivent à gagner leur pain, alors qu’il est notoirement connu qu’ils ne travaillent pas?

C’est le cas de Aminatou Haidar :

Si vous n’avez pas pu déchiffrer dans la photo du passeport de cette « militante » marocaine ayant des opinions séparatistes, je vous retranscris les informations essentielles :

Prénom : Aminatou.

Nom : Haidar.

Nationalité : Marocaine.

N° de la carte d’identité nationale : SH56074

Profession : SANS.

A gauche, sous la photo : Signature de l’intéressée.





« Dix commentaires essentiels autour d’une décision prononcée dans le procès de détenus ayant des opinions politiques »

3 12 2009

« Nous présentons à travers ce rapport une distinction au sujet de la qualité des détenus, les considérant des détenus ayant des opinions politiques et non pas des détenus politiques, du moment que leur procès ne se base pas sur leurs activités politiques », c’est ainsi qu’a présenté Amina Bouayach, présidente de l’Organisation Marocaine des Droits Humains OMDH, les six détenus : Mouatassim, Serriti, Mae Laïnaïne, Najibi, Marouani et Rgala, lors de sa présentation au siège de l’OMDH à Rabat le Mercredi 02 Décembre du rapport intitulé « Dix commentaires essentiels autour d’une décision prononcée dans le procès de détenus ayant des opinions politiques ».

C’est devant un parterre de juristes, de chercheurs, de politiques, de journalistes et de défenseurs des droits humains, Bouayach a présenté le rapport de l’organisation considéré comme « le premier du genre dans la région Afrique du Nord et Moyen Orient ». Le rapport part de plusieurs références : la nature de l’OMDH en tant qu’Organisation Non Gouvernementale d’utilité publique et son devoir et son droit de défendre les droits humains conformément aux standards internationaux, ses habitudes de suivi de la marches des procès, son identité dans le sens du lien entre respect des droits humains et établissement de la démocratie. Le rapport part aussi de l’appel de Casablanca du 1er congrès international du mouvement arabe des droits humains, organisé en 1999 par l’OMDH et le centre du Caire des études des droits humains, qui a appelé à « demander aux gouvernements arabes de légaliser le droit de rassemblement et de l’organisation pacifique de tous les groupes et forces idéologiques et politiques y compris les groupes de l’Islam politique non armés … et la nécessité pour les militants des droits humains de se conformer aux standards internationaux et de la neutralité politique qu’exigent la défense des victimes des droits humains quelque soit leur identité politique et idéologique ». Le document de l’OMDH fait allusion également au rapport de l’IER dans « les contextes multiples de la réconciliation du Maroc avec son passé dans le sens de la réconciliation avec la loi, source de légitimité et le rôle de la justice indépendante comme pouvoir de jugement dans les conflits de société … et l’habilitation temporelle déterminé par l’instance à 1999 », alors que les poursuites d’une manière ou d’une autre revient à une époque antérieure et avant leurs révisions idéologiques. Dans ce sens, les détenus ont exprimé « des idées et positions considérées dans le vif des éléments inscrits dans la culture politique marocaine dans le cadre de la constitution », renchérit le rapport, avant de présenter un ensemble « d’idées politiques à caractère pacifique » esprimés par les détenus soit pendant le procès soit antérieurement soit lors de la discussion le 10 Juillet dernier de l’article intitulé « Oui la réforme démocratique est une possibilité marocaine » au siège de l’OMDH et en partenariat avec l’institution Alwassit présidée par Khadija Merouazi en présence de plusieurs intellectuels et politiques ( abdellah Hamoudi, Amina Masoudi, Mohammed Darif, Mohamed Soual, Hassan Tariq, Mustapha Khalfi, Mohamed Hafid, Abdelali Hamidine, Ahmed Bouachrine, Naima Bnouwakrim, Latifa Bouchoua, Driss Bennani, Mohamed Sassi ). « Nous sommes avec une monarchie démocratique et avec un Islam sunnite et malékite. Nous ne prétendons pas représenter l’Islam ou avoir l’exclusivité de parler en son nom, nous sommes une compréhension dans le cadre du référentiel islamique » avoue Mouatassim par exemple. Le rapport cite aussi les propos de Najibi : « Nous aspirons à la construction d’une nation libre et démocratique où le citoyen jouit de sa pleine citoyenneté … et ceci n’adviendra que par la liberté … c’est ce pourquoi nous aspirons dans le Parti Socialiste Unifié PSU, qui trace comme principe la diversité et l’opposition pacifique ».

Ainsi, les commentaires du rapport avait pour thématiques :

  • La penchée de la conviction de la cour à la thèse du juge d’instruction et des PV de la police judiciaire.
  • Le recours dans les procédures d’instruction et la demande de traitement pour doute légitime.
  • La position de la défense et les procédures concernant la torture, comme facette de l’indépendance vis-à-vis des PV de la police.
  • Absence de justification pour la poursuite en détention.
  • Le droit à la convocation de témoins et la relation avec la conviction tranchée de la cour.
  • Position de la cour du recours à propos de l’exposition des armes.
  • Appréciation d’un témoignage d’un accusé dans la conviction de la cour.
  • Rôle de la justice criminelle dans l’appréciation des faits – modèle de la rencontre de Tanger.
  • Le verdict prononcé et sujet de justification : réponse à appel au vice.
  • Absence de justifications basées sur le déroulement du procès dans le verdict.

Me Khalid Sefiani, intervenant au nom de la défense des six détenus ( défense composée entre autres des Me Khalid Sefiani, Abderrahmane Benmeur, Abderrahim Jamai, Abderrahim Benbarka ), a insisté pour intervenir comme « défenseur de droits humains, en tant qu’avocat, mais en tant que politique », pour avancer que « la justice marocaine est un destin, elle n’a aucune indépendance ni aucune compétence intellectuelle ni juridique ». Il a appelé toutes les composantes de l’Etat, qui parle désormais du projet de la réforme de la justice, spécialement après le discours royal sur le sujet, que « l’appel dans ce procès serait une échelle pour mesurer la volonté de la réforme de la justice ». « Ce procès a battu tous les records de l’absurde : 1 an et demi entre instruction et procès, plus de 30 séances, 150 invocations de vices de forme, 149 rejet d’invocations de vices de forme, comme cela a été décrit dans ce rapport de l’OMDH » ajoute l’avocat avant de conclure par démontrer les déséquilibres au niveau des déclarations du ministre de l’intérieur, « comme intervention abjecte dans le procès et condamnation précoce à l’instruction », ou sur le registre des armes ou de l’affaire du citoyen Azengout.

« Le procès est une pièce théâtrale. Imagniez que Najibi, militant de l’Organisation de l’Action Démocratique Populaire, est poursuivi pour ses tentatives de recrutement en faveur d’une jamaa terroriste islamique pour la simple raison qu’il a reçu, un jour, un colis de la part d’un individu messager de son frère et qui contient un médicament envoyé de Belgique » avance Sefiani avant de « regretter le refus de la cour de convoquer les témoins demandés par la défense : 1- Ministres de l’intérieur et de la communication pour leurs propos condamnant les dix détenus avant le procès, 2- Herzenni pour ces déclarations dans une émission de télévision qui mettent à l’eau les accusations des détenus 3- Des personnalités politiques et des droits humains pour témoignage à propos des six détenus ». ( Assidon s’est présenté pour témoigner en tant que citoyen marocain de confession juive, ayant connu Mouatassim et Marouani ).

« la détention est politique » affirme Sakina Kada, femme de Serriti, intervenant au nom des familles des détenus après avoir remercié l’OMDH et tous les défenseurs des droits humains pour leur solidarité. « Nous souhaitions que la justice soit arbitre entre nous, à condition qu’elle soit indépendante et intègre, mais le juge était dépassé, le procès était plus grand que lui. Nous avons constaté qu’il y avait une partie qui lui dictait ses positions » ajoute Kada, en donnant l’exemple de la demande de constatation de caméras fixés sur les murs de la cour. « La justice au Maroc ne jouit ni de l’indépendance ni de l’intégrité » conclut-elle non sans certitude.

De son côté, Karam, avocat, ex-membre du bureau politique de l’USFP et membre fondateur de l’OMDH, considère que « ceux-là sont le modèle de détenus politiques. Depuis ce que l’on a appelé complot de 1963, les accusations de terrorisme, d’armes et de complot étaient tjrs présentes ». « Le verdict était prévisible eu égard des déclarions du ministre de l’intérieur lors du point de presse et de la décision du dissolution du parti » ajoute Karam avec beaucoup d’amertume. Pour Khadija Marouazi, elle pense « que si nous disions précédemment qu’il y avait une grande perturbation dans le traitement de certains dossiers, aujourd’hui, dans ce procès, il faut qu’on dise qu’il y a retour en arrière ».

A la fin de la présentation du rapport, l’OMDH a levé sa « seule et unique » recommandation qui se manifeste « dans l’attente de la phase de l’appel … l’OMDH appelle l’instance de jugement à faire bénéficier les six détenus de la libération provisoire, à réagir positivement avec leurs doléances … visant à retrouver leurs droits légitimes, et en premier chef procéder à une enquête complémentaire sous une optique équitable et impartiale loin de ce qui a été amené par les PV de la police judiciaire ».

Finalement, dans le Maroc nouveau, le résultat de la manche défenseurs et « défonceurs » des droits humains semble déterminant pour l’avenir de ce pays !

Pour suivre le début de cette affaire, voir l’ancien blog d’Ibn Kafka.





Lecture dans le « capitalisme » marocain

29 11 2009

La parution du nouveau classement « 500, les plus grandes entreprises marocaine 2009 »* est une aubaine pour marquer un instant de contemplation de l’économie marocaine et de la constitution du capital au Maroc. Au préalable, l’on doit de se féliciter à cette occasion pour plusieurs raisons. A sa huitième édition, ce classement permet au grand public de lire, en toute transparence, une analyse scientifique sur l’économie et les performances des entreprises marocaines. Ces mêmes entreprises ont « joué le jeu » de la transparence, ce qui prouve qu’aujourd’hui, le système va de plus en plus vers le fait que les « patrons-capitalistes » se décomplexe de la superstition ambiante, mais aussi des centres d’influences. Le jeu de la transparence a beaucoup de manches à franchir avant que l’on ne soit dans le « libéralisme » prôné ici et ailleurs. Justement, l’objet de ce texte est de mettre en lumière ce libéralisme fièrement revendiqué dans ce Maroc nouveau, mais aussi, de mettre cette « transparence » à l’épreuve.

Qui détient le capital au Maroc.

L’analyse du classement des 100 premières sociétés marocaines permet de faire des observations qui confortent quelques « vérités » communément admises.

Commençons par poser la question : Qui détient le « capital » au Maroc ? Sur les 100 premières sociétés en terme de chiffre d’affaires, l’Etat en détient 12 générant 27,36% du cumul du chiffres d’affaires des 100. 24% du chiffres affaires des 100 est généré par des entreprises privatisées, ce qui revient à dire que l’Etat, en 20 ans s’est permis de privatiser la moitié de sa richesse !

L’ONA génère, à travers ses filiales, 12,27% du chiffre d’affaires cumulé des 100, ce qui représente 45,48% du Chiffre d’affaires des entreprises à capital marocain privé figurant dans les 100 !

Le capital français génère 21,68% du chiffre d’affaires des 100 ! Parmi les 100, 49% des entreprises sont étrangères et génèrent 45,67% du chiffre d’affaires.

Quelques remarques à corréler.

Le « classement » nous renseigne également que le capital français détient 20 des 50 filiales de multinationales étudiées. Ces renseignements en disent long sur les relations commerciales avec la France.

L’ONA, premier groupe privé du Royaume conforte sa domination sur le classement avec ses 37 milliards de CA en 2008, loin avant Akwa avec 20 milliards et Yenna et ses 10 milliards. Côté bancaire ( ne figurant pas au classement ), la filiale de l’ONA dans ce segment, AWB confirme son leadership avec 11 milliards de PNB devant la BP avec 8 milliards et la BMCE avec 6 milliards. Mais le capital français n’est pas absent. BMCI, SGMB, CAM et CDM totalisent un PNB de 11 milliards !

Le marasme économique qui a sévit en 2008 et continue toujours semble ne pas ébranler l’économie marocaine. Economie imperméable ou les grands ne se touchent pas de toute manière ? question pertinente qui attend les spécialistes.

* Classement réalisé par Economie & Entreprises et Kompass.





Réformes constitutionnelles du point de vue des organisations des droits humains

24 11 2009

مطالب الإصلاحات الدستورية و حركات حقوق الإنسان بالمغرب

المنظمة المغربية لحقوق الإنسان نموذجا

طلب مني منظمو مائدة مستديرة لفائدة الشباب الاتحادي بالدار البيضاء حول موضوع « آفاق الإصلاحات الدستورية بالمغرب » أن اعد مداخلة عن الجانب الحقوقي في موضوع الإصلاحات الدستورية. و اغناءا للنقاش, و لتحصين التراكم الوطني في هذا الباب, و خصوصا من اجل إعمال توصيات هيأة الإنصاف و المصالحة, لما حققته من فتح ورش النقاش العمومي و الحد الأدنى من التوافق الوطني, أتقدم لرفاقي بهذه الورقة المتواضعة التي تضم جردا للمواقف الحقوقية من مسالة الإصلاحات المؤسساتية.

منذ نشاة الحركة الحقوقية بالمغرب, ما فتئت مطالب الإصلاحات الدستورية تجد لها موقعا متقدما في سبورة أولوياتها. و إذ لا تختلف مجموع المنظمات الحقوقية عن نوعية المطالب من حيث المضمون, لكونها تنطلق من كونية حقوق الإنسان, إلا أن مقارباتها للمسالة الدستورية تختلف منهجيا. انه لا يتسع مجال هذه الورقة من اجل تبيان اختلاف المقاربات المنهجية لعمل كل منظمة حقوقية, بل سنحاول دراسة مواقف الحركية الحقوقية و ديناميتها في الصيرورة المجتمعية للمغرب.

الإصلاحات الدستورية بين الفلسفة, المواثيق الدولية و الحركة الحقوقية المغربية.

تنسجم جل مواقف الحركة الحقوقية بالمغرب في مسالة الإصلاح الدستوري مع المقومات الفلسفية المرجعية لقيم حقوق الإنسان و المواثيق الدولية المؤسسة. إنها تسعى عموما إلى تحقيق « بيروقراطية »(1) حداثية في المجتمع تحقق « موضوعية الدولة, موضوعية القانون, موضوعية المسطرة القضائية و إمكانية التنبؤ بسلوك السلطان و الوالي و القاضي و كل من له نفوذ » كما يعرفها العروي(2). إلا أن هذه « العقلانية و الموضوعية » في شكل الدولة تقترن بتحقيق القيم التي أجمعت عليها المواثيق الدولية و التي تقر للفرد حقوقا و حريات أساسية داخل الدولة, كما  » يخضع الفرد في ممارسة حقوقه وحرياته لتلك القيود التي يقررها القانون فقط، لضمان الاعتراف بحقوق الغير وحرياته واحترامها ولتحقيق المقتضيات العادلة للنظام العام والمصلحة العامة والأخلاق في مجتمع ديمقراطي »(3).

و هكذا طالب بيان(4) الجمعية المغربية لحقوق الإنسان « بإقرار دستور ديموقراطي, من حيث منهجية صياغته …  يرسخ قيم ومعايير حقوق الإنسان الكونية » كما أكد البيان على ضرورة أن يجسد هذا الدستور « بوابة لبناء دولة الحق والقانون ومجتمع المواطنة بكافة الحقوق ». وعبر البيان, بلغة سياسية اكثر منها حقوقية, عن « تخوفه من أي محاولة جديدة لإجهاض هذا المطلب الديمقراطي الأصيل باللجوء إلى تعديلات جزئية وظرفية تحافظ على الجوهر الاستبدادي للدستور الحالي« . بينما أوصى المؤتمر الثاني(5) للمنتدى المغربي للحقيقة و الإنصاف, و هو منظمة غير حكومية تضم ضحايا و عائلات ضحايا سنوات الرصاص, « بدفع الهيئات السياسية الفاعلة في المجتمع و الحكومة و البرلمان إلى تبني توصيات هيئة الإنصاف و المصالحة المرتبطة بالتعديلات الدستورية ».

و انسجاما مع موقف(6) المنظمة المغربية لحقوق الإنسان في « دعم الانتقال الديموقراطي » فقد

شدد »المؤتمر الوطني السابع للمنظمة المغربية لحقوق الإنسان (على أن) تعميق وتسريع الإصلاحات يقتضي مراجعة الدستور بما يضمن الحريات والحقوق ويعزز اضطلاع المؤسسات بدورها في البناء الديمقراطي بما يتطلبه من فصل للسلط وتعزيز لاستقلال القضاء ». و كان المؤتمر(7) قد « عرض جملة من الاقتراحات الكفيلة بوضع حد للإفلات من العقاب على المستوى الدستوري، القضائي، الحكومي والتشريعي ». و في سياق اشتغالها في مجال محاربة الرشوة, ترجع منظمة ترانبارنسي « 

تفشي هذه الظاهرة، حسب إفادة العديد من الجهات المغربية، إلى ظاهرة الإفلات من العقاب، وعدم استقلال القضاء، وعدم تطبيق إستراتيجية واضحة لمكافحة الرشوة، إذ لا يمكن في ظل تماطل الحكومة المغربية عن إصلاح القضاء وإعلان التصريح بالممتلكات بالنسبة لموظفي الدولة، واتخاذ تدابير صارمة في مجال المراقبة وتفعيل مؤسساتها، أن تنتقل البلاد إلى مستويات أنظف مما هي عليه في الترتيب العالمي لمحاربة الرشوة؛ » على لسان عضو مكتبها التنفيذي كمال المصباحي (8).

و كانت هيأة الإنصاف و المصالحة قد ركزت في توصياتها(9) في باب « ضمان عدم تكرار الانتهاكات الجسيمة لحقوق الإنسان »على التنصيص على « التأصيل الدستوري لحقوق الإنسان كما هي متعارف عليها دوليا, و « ذلك عبر ترسيخ مبادئ سمو القانون الدولي على القانون الوطني و قرينة البراءة و الحق في محاكمة عادلة ».

مطالب الإصلاحات الدستورية : المنطمة المغربية لحقوق الانسان نموذجا.

انطلاقا من وعي المنظمة المغربية لحقوق الإنسان ( تأسست سنة 1988 ) بالطبيعة الإصلاحية لاشتغالها و بمرجعيتها الكونية في مجال حقوق الإنسان, رافعت منذ تأسيسها عن ضرورة الإصلاحات في الجانب المؤسساتي لأهميتها في تدعيم ضمانات صيانة حقوق الإنسان. فبمناسبة التعديل الدستوري لسنة 1992 تقدمت المنظمة بمرافعة(10) تضم مجموعة من النقط الأساسية من أهمها : التنصيص على مبدأ أولوية القانون الدولي, إحداث آلية لمراقبة دستورية القوانين, التنصيص على الضمانات المرتبطة باستقلال القضاء, إدماج الحقوق و الحريات المنصوص عليها في العهدين الدولي لسنة 1996 ( المساواة بين المرأة و الرجل, تأكيد الحق في الإعلام, الصحافة, الصحة, السكن, الشغل, … ), … و أكدت على استمرار نضالها, بعد إقرار هذا النص الدستوري, من اجل « تطوير الدستور نحو ضمانات امتن لمبدأ فصل السلط, … و توفير شروط دولة الحق و القانون » كما نبهت إلى إعمال الدستور الجديد « فمن وجهة نظر حقوق الإنسان, تقاس قيمة الدستور باضطلاع المؤسسات فعليا بالمهمة الدستورية المنوطة بها ».

و بالإضافة إلى المقترحات الواردة في مرافعتها السابقة, طالبت(10) المنظمة في خضم سياق المصادقة على دستور 1996 ب :

التنصيص على أن اللغتين الوطنيتين هما العربية و الامازيغية.

معارضة الاقتراح الذي تقدم به بعض الأحزاب و الرامي إلى التنصيص على « أن قوانين البلاد لا تتعارض مع تعاليم الإسلام«   اعتبارا لان سوء تأويله قد يحدث خللا في التمتع بحرية الرأي و يطرح مشكل المراقبة, ما دام المجلس الدستوري لا يتوفر إلا على صلاحية مراقبة دستورية القوانين بصورة محددة و واضحة انطلاقا من النص الدستوري.

اعتبار على أن النظام الديموقراطي يقتضي على أن تنبثق الحكومة عن الأغلبية.

و فور المصادقة على دستور 96 عبرت المنظمة عن موقفها الملاحظ « لمحدودية ترسيخ النظام الديموقراطي و فصل السلط و استقلال القضاء و عدم تقوية آليات حماية حقوق الإنسان ».

و بمناسبة المؤتمر الوطني السادس(11) للمنظمة, جددت هذه الأخيرة « إقرارها بانفتاح أول إمكانية جدية في المغرب المعاصر من اجل الدمقرطة و انتصار قيم الحرية و الكرامة الإنسانية و حكم القانون », إلا أن المؤتمر اعتبر « أن مرحلة الانتقال الديموقراطي بقدر ما تفتح إمكانات غير مسبوقة في مجال حقوق الإنسان ثقافة و ممارسة, فهي مرشحة للانتكاس و التراجع في أي لحظة ». كما اعتبر المؤتمر أن توصيات هيأة الأنصاف و المصالحة « تشكل مكسبا في مسار… تطوير الديموقراطية و دولة الحق ». و لهذه الاعتبارات جدد المؤتمر مطلب المنظمة « بتعميق و تسريع الإصلاحات … بمراجعة الدستور بما يضمن الحريات و الحقوق و يعزز اضطلاع المؤسسات بدورها في البناء الديموقراطي بما يتطلبه من فصل للسلط و تعزيز استقلال القضاء ».

و لتفعيل دعوة المؤتمر هاته, عقدت المنظمة دورة موضوعاتية لمجلسها الوطني في فبراير 2008 أعادت فيها التأكيد على أن الدستور(12) « وثيقة لتأصيل الحقوق و الواجبات لماسسة البناء الديموقراطي و إقرار مبدا فصل السلط ». و أكدت امينة بوعياش, رئيسة المنظمة, في مناسبة لاحقة(13) على أن  » ما تحقق في مسار العدالة الانتقالية المغربي هو تراكم إيجابي و  يلاحظ المتتبعون أن هذا المسار لم يحقق كل مبتغاه و خصوصا القطيعة المؤسسة لمبدأ المساءلة ». و جاء بيان المؤتمر السابع للمنظمة, مارس  2009 تحت شعار « مناهضة الإفلات من العقاب, رهان ماسسة دولة الحق », منسجما مع نفس الطرح و المرافعة. كما أن المنظمة عبرت في مناسبات عدة ( بيانات, تقارير لجان تقصي الحقائق, … ) عن وجود مبررات موضوعية تمليها الممارسة المجتمعية و الملاحظة الحقوقية لها, لاقرار تعديلات جوهرية في الدستور ضمانا للحريات و حقوق الإنسان. و هكذا و انطلاقا من تقارير لجنتي تقصي الحقائق للمنظمة المغربية لحقوق الإنسان في أحداث صفرو, القصر الكبير و سيدي ايفني, خلصت المنظمة(14) الى « عدم احترام آليات و إجراءات الحكامة الأمنية, … و عدم انخراط القضاء بشكل فعال و متجدد ضمن مسار الانتقال الديموقراطي, لحماية الحقوق و الحريات », و هي الملاحظات التي تحيل حول التساؤل حول مدى احترام المقتضيات الدستورية الحالية و قدرتها على احترام مبادئ الحريات و حقوق الإنسان.

الإصلاحات الدستورية بين الحركة الحقوقية و القوى السياسية.

تختلف المقاربة بين الحقوقي و السياسي في مجال الاشتغال على المطالبة بالإصلاحات الدستورية. فبقدر ما تعمل الحركة السياسية على التعامل المبدئي و الغير الموسمي مع الموضوع بمحاكاة مدى احترام الدستور للمعايير الدولية حول الديموقراطية و الحريات و حقوق الإنسان و استحضار جدلية الممارسة في تطبيق الدستور و احترامه للمعايير السالفة الذكر, بقدر ما لا تمتلك هذه الحركة الحقوقية من وسائل غير المرافعة و تعميق النقاش و إيجاد الأرضية الفكرية و التطبيقية في الموضوع. و في هذا الصدد, فان القوى السياسية التي تعمل في أفق إعمال تعديل الدستور, بما تملكه من وسائل و آليات للاشتغال, فهي مطالبة بان تنقل مطالب الحقوقي, إلى جانب فاعلين آخرين ( الحركات الاجتماعية, المجتمع المدني, الإعلام, … ), و تضعها في السياق العام من اجل نقاش مجتمعي حقيقي و عميق و هادئ يصل إلى فهم الربط المباشر بين الممارسة اليومية للمواطن و الضرورة الموضوعية للإصلاح.

منير بن صالح

(1) : كما يشرحها العروي عن نظرية البيروقراطية لماكس فيبر.

(2) : مفهوم الدولة, عبد الله العروي, المركز الثقافي العربي, طبعة 2006.

(3) : المادة 29 من الاعلان العالمي لحقوق الانسان.

http://www.un.org/ar/documents/udhr/

(4) : بيان صادر عن المؤتمر الوطني الثامن للجمعية المغربية لحقوق الإنسان المنعقد من 19 إلى 22 أبريل 2007 ببوزنيقة تحت شعار « جميعا من أجل دستور ديمقراطي ومغرب الكرامة وكافة حقوق الإنسان للجميع »

http://www.amdh.org.ma/arabe/declaration_General_Ar_congres_8_AMDH_2007.html

(5) : تصريح محمد الصبار, رئيس المنتدى, لجريدة الشرق الأوسط, عدد 9968 بتاريخ 14 مارس 2006.

http://www.aawsat.com/details.asp?section=4&article=352903&issueno=9968

(6) : البيان العام الصادر عن المؤتمر الوطني السابع للمنظمة المغربية لحقوق الإنسان.

http://www.omdh.org/def.asp?codelangue=29&id_info=1212

(7) : الورقة التقديمية للمؤتمر السابع م م ح ا

http://www.omdh.org/def.asp?codelangue=29&id_info=1197

(8) : حوار بأسبوعية المشعل, عدد 1838 بتاريخ 26 فبراير 2007.

http://www.ahewar.org/debat/show.art.asp?aid=89565

(9) : موجز مضامين التقرير النهائي للهيأة, الكتاب الرابع, بطاقة تركيبية رقم 3.

(10) : انبثاق فكرة, مسار فعل, منشورات المنظمة المغربية لحقوق الإنسان المعروضة على المؤتمر الوطني السابع, مارس 2009.

(11) : البيان العام الصادر عن المؤتمر الوطني السادس للمنظمة المغربية لحقوق الإنسان.

(12) : بيانات و بلاغات 2006-2007-2008, منشورات المنظمة المغربية لحقوق الإنسان المعروضة على المؤتمر الوطني السابع, مارس 2009.

(13) : ورشة حقوقية بمناسبة الذكرى الستين للإعلان العالمي لحقوق الإنسان من تنظيم فضاء الدار البيضاء للحوار اليساري, دجنبر 2008.

(14) : بيان المكتب الوطني للمنظمة « من اجل حوار وطني لماسسة الحق في التظاهر », 22 دجنبر 2008.





USFP et le retour insistant de la question de l’Etat et qui le gouverne

17 11 2009

A quelque semaine de la tenue du conseil national de l’USFP, le débat est revenu notamment sur la question de la participation gouvernementale. Je retranscris ici, ma traduction ( enfin ) d’une déclaration donnée à un journal de la place, en Septembre dernier.

Je considère, à mon sens, que le Maroc ne vivrait plus, au moins depuis les élections législatives de 2007, dans la logique des accumulations qui a bâtit l’ère de ce l’on a convenu d’appeler « la transition consensuelle » et de ce qui en résulte. Nous vivons une apostasie du projet du « processus démocratique », ou pire, nous recevons les condoléances du décès de la politique d’une manière humiliante !

Ainsi, et à partir de plusieurs données objectives que nous avons soulevé à propos de l’évaluation ou du dessin des traits de l’ère politique et suite également aux accumulation de l’USFP ( rapport de la commission d’évaluation des résultats 2007, Déclaration du 8ème congrès ), beaucoup de militants pensent-ils que la participation de l’USFP à un gouvernement incompatible et ne possédant aucune vision de réforme n’est que continuer à faire durer cette bourde mettant à mal la valeur du parti. Il n’a pas été donné suite au mémorandum des réformes constitutionnelles que le parti a présenté conformément aux résolutions du 8ème congrès qui limite notre participation gouvernementale. Et même la réforme de la justice, placée sous notre tutelle, je me demande sincèrement comment nous pourrons réaliser ce chantier alors que le Roi lui a posé un seuil en annonçant dans son dernier discours que « la justice est du ressort de la Commanderie des Croyants » !

Nombre de militants de l’USFP se demandent comment continue le leadership du parti à confirmer cette image, déjà ébranlée, du parti dans un gouvernement ne possédant aucune décision politique, appliquant des politiques de droite et dans une alliance contre nature, au prix même de l’âme du parti. Il se peut que nous divergions avec certains de nos camarades sur de grands choix, et nous avions demandé plusieurs fois de canoniser les différences par l’institutionnalisation des courants certes, mais aujourd’hui, même la questions des courants ne possède plus une grande valeur devant le retour insistant de la question de l’Etat et qui le gouverne ?

Une des entrée essentielle pour exiger les grandes réformes, qu’il n’est plus à prouver que les autres forces politiques ne sont pas prêtes à l’entamer, reste la sortie de l’USFP du gouvernement, acte compatible avec son âme et les positions de son dernier congrès. Il est demandé à l’USFP aujourd’hui à rassembler les forces de gauche et progressistes autour du projet de l’Etat équitable socialement, moderne dans tous les sens et réellement démocratique, que nous ne possédons pas le privilège pragmatique, idéologique et philosophique de le concevoir en dehors de la monarchie parlementaire !

Nous avons signé, en compagnie de nos camarades, à l’intérieur et à l’extérieur des organisations de gauche, une « lettre au peuple de gauche » contenant un cri devant une piètre situation de la gauche entière, gouvernementale, opposée et même en dehors des organisations. Nous souhaitons installer un grand courant idéologique infiltrant toutes les organisations et qui exerce de la pression pour unifier la vision autour de la construction de l’Etat. L’objectif de cette initiative est de sortir la gauche de sa mort clinique. Nous ne sommes pas putschistes, ni même scissionnistes, nous sommes unitaires et nous oeuvrerons à poser les vrais questions de la patrie, à partir de nos conviction et attachement aux principes fondateurs de la gauche : une ambition collective pour la patrie, le courage dans les positions et la clarté idéologique.

Je me permets d’insister ici que l’unité de la gauche n’est pas une fin pour notre militantisme. Comme j’ai précédemment évoqué concernant la question des courants, le sujet de l’union et ses formes n’est plus une priorité quand on se pose la grande question de la patrie. Je considère que l’on revient à se poser les mêmes questions de l’Etat tels que posés à l’aube des années 60 et que toutes les accumulations qu’a réalisé la gauche à travers ses combats et le sang de ses martyrs se retrouvent aujourd’hui devant un grand danger de retour en arrière.





Tant pis pour moi, je supporte l’Algérie!!

13 11 2009

Cela n’a rien de cartésien. En outre, depuis 2 ou 3 ans, je ne suis plus accro au foot comme avant, mais un match bien particulier retient mon attention, et celle de beaucoup d’arabo-africains. Le match Egypte – Algérie, comptant pour les éliminatoires de la coupe du monde et de la coupe d’Afrique est loin d’être un simple match de foot.

Quand on est dans cet espace, de sous-développement, de non démocratie, … et quand deux équipes de football, de pays rivaux, s’affrontent, ce n’est pas une partie de foot, mais beaucoup d’enjeux. « Loin des théories du complot, le plus grand bénéficiaire de cette escalade médiatique est certainement le régime égyptien, qui se réjouit de voir le peuple se concentrer sur des questions secondaires », nous fait savoir un blogueur égyptien. « Je pense tout simplement que les Algériens se défoulent à travers le foot. Ce match est l’occasion d’exprimer leur colère et leur frustration contre le chômage ainsi que les problèmes économiques et sociaux », nous rapporte, le même constat, un observateur algérien. Constat largement partagé dans nos terres!!

« There would be another match in the stands and outside the stadium (friendly I hope) as thousands of fans, Algerians and Egyptians who couldn’t find a ticket and will most probably compromise for watching the game together in one of the many Cafes in Nasr City » prophétie ce supporter égyptien. « Ce n’est pas sur le carré vert que le match a commencé à se jouer mais sur la toile », Lui répond un blogueur algérien. Plein de groupes sur facebook, et autres sites ou forums, sont créés à l’occasion. Le débat y est chaud : « Les Egyptiens ont expulser et tuer Moise (Moussa) et lui etait le messager de Dieu, ce n’est pas ettonent qu’ils nous font ce qu’ils ont fait » – « Ya algerie, ya maroc, ya tunisie. 3ary teyzak wa wariny », … et bien d’autres « maximes », insultes, … Mais heureusement qu’il y a aussi des sensés qui se posent de vraies questions : « FucK The Police Sara2o el Tazaker welad el M****** !!!! » – « 14th of November, Just a soccer game« 

Subjectivement, je préfère l’Algérie, en football. Je n’aime pas les égyptiens, en football à cause notamment de joueurs comme ceux-là :

Finalement, tant pis pour moi, je supporte l’Algérie. Cela n’a rien de logique. J’aime le Raja, Barça, Ac Milan, … et l’Algérie contre l’Egypte. Je me demande simplement : si je supporte l’équipe d’Algérie contre l’Egypte, suis-je non marocain ???!!! Tel semble bien la question à se poser à la lecture de ce billet!