
Ceci est un fake

Ceci est un fake


Pour paraphraser Rémy Leveau, avec son “Le fellah marocain, défenseur du trône“, un réel traité de sociologie marocaine. Dommage que nos sociologues ne se penchent pas vers ce titre : Moul #grima : défenseur du trône marocain!
Une chose est sure, lire mon billet là-dessus, les animaux ne vont plus se suicider par faute de bon foyer! le nouveau zoo est finalement prêt et surtout inauguré :
Des petits enfants d’une association caritative aurait demandé aux responsables du zoo la réduction du tarif d’entrée, voire l’exonération, pour ces enfants. Voici la réponse telle que publié par cette association sur facebook ( traduction : payer les 20dh par enfant, 30dh par accompagnant, ce sont des prix étudiés pour cette catégorie ) :

Il y a un an, une lettre a été rédigée comme aujourd’hui pour être signée le 29/01/2011. Beaucoup n’ont pas trop apprécié le ton, certains l’ont trouvé simple mimisme ou trop révolutionnaire à leur yeux, d’autres j’en sais quoi.
Un an après, elle devient “trop banale”. Il est important à mon sens de voir le cheminement en un an, surtout de cocher ( le peu? ) ce qui a réalisé, et ce qu’il ne l’est pas!
Lettre ouverte au Roi Mohammed VI et à l’ensemble des citoyennes et citoyens
Leçon tunisienne et égyptienne au Maroc : Manifeste pour une réforme politique démocratique.
Majesté,
Sœurs et frères Citoyens Marocains,
La commémoration des marocains du 11 Janvier a coïncidé avec les révoltes des peuples tunisien et égyptien, exprimant la volonté des peuples de notre région à récupérer leur dignité et leur droit à la citoyenneté. Evoquant les dimensions de la présentation du manifeste de l’indépendance, nous commémorons les luttes du peuple marocain pour obtenir son indépendance, la défense de la nation et son aspiration à une réelle démocratie et la réalisation d’une citoyenneté intégrale.
Nous remarquons que le Maroc vie une régression du projet démocratique. En outre, les conditions sociales et économiques de larges couches du peuple marocain sont sujettes à une grande préoccupation, en parallèle avec un copinage effréné de l’élite et l’aggravation de l’économie de rente. Le paysage politique marocain parait abject du fait d’un consensus stérile empêchant la confrontation d’idée et la possibilité de leur renouvellement ainsi que le renouvellement de l’élite les portant. Cette élite continue d’être formée dans des positions de clientélisme loin de l’école publique ou des organisations vives de la société, et ce par l’intervention des autorités dans le vif de l’action politique et civile, la tentative de sa restructuration d’en-haut, outre l’intervention des « affiliés » au Roi dans toutes les questions décisives de la nation, bravant toute logique de la bonne gouvernance. Les autorités abdiquent toujours à leur engagement de présenter des excuses publiques au sujet de leurs violations des droits humains et refusent d’activer l’application des recommandations de l’Instance Equité et Réconciliation. Une minorité continue d’agencer les richesses du pays et épuiser ses ressources. Au même temps, les partis politiques souffrent d’un faible encadrement de la population, de l’absence de leurs initiatives réformatrices et l’impopularité de leurs leaders.
Les Marocains souffrent de cette situation, le Maroc et son intégrité sont menacés du fait de la poursuite de la même logique dans la gestion des affaires publiques et des enjeux nationaux.
Partant de là, nous, soussignés, demandons :
Nous appelons l’ensemble des citoyens marocains à l’expression pacifique de leurs opinions de la façon convenable. Nous ne voulons que soit élevées la démocratie et la justice sociale, à travers un géni marocain. Le Maroc et les marocains méritent la transition rapide et lisse vers la démocratie.
Le Maroc, le 29 Janvier 2011.
Traduction de la lettre à signer ici. Pour voir la liste des signataires, c’est ici.
A l’heure où Benkirane tarde à former son nouveau gouvernement, de nombreuses questions animent les discussions de salons dont certaines reviennent comme un leitmotiv sans que personne ne puisse véritablement y répondre.
Véritable cheval de bataille du PJD dans son programme et sa campagne électorale, la lutte contre la corruption et la bonne gestion des deniers publics semblent aujourd’hui attendre que quelqu’un s’y intéresse, apparemment reléguées toutes deux au dernier rang des priorités.
Benkirane et son équipe vont-ils s’atteler à combattre avec efficience la corruption et le népotisme ?
Vont-ils ouvrir la boîte de pandorre et s’intéresser aux cas de prévarication soulevés ces derniers mois par quelques journalistes et autres blogueurs ?
Ou au contraire vont-ils faire le choix de fermer les yeux et se concentrer sur leur propre législature, scellant par là la chape d’immunité qui règne dans ce domaine?
La bonne gestion des deniers publics a été perçue lors des dernières élections comme étant un élément essentiel figurant dans les programmes des partis. Cette donnée n’est pas nouvelle et la promesse de combattre la mauvaise gestion a toujours été présente,renforcée cette fois-ci par une nouvelle Constitution faisant maintes fois référence à la bonne gouvernance. Néanmoins, peu ou pas d’institutions osent s’y frotter réellement.
Qui a véritablement autorité pour s’intéresser à ces dossiers ?
La Cour des Comptes prolixe dans ses longs rapports mais plus lente à agir lorsqu’il s’agit de poursuites ?
La Trésorerie Générale, garante d’une passation transparente des marchés publics mais très (ou trop) discrète sur son action effective en cas de mauvaise application de la loi?
L’Instance Centrale de Prévention de la Corruption hésitante à s’intéresser aux hauts fonctionnaires ?
Le gouvernement ? Le parlement ?
Ces questions de compétence semblent à elles-seules freiner un processus qui ne devrait nécessairement pas tarder à se mettre en place puisque la presse, la société civile et les associations concernées ne devraient plus être les seules à pointer du doigt ce système et n’ont pas vocation à saisir la justice.
Le sujet sensible de la mauvaise gestion des deniers publics qui renferme à lui seul autant d’écueils que la corruption, la prévarication, la concussion, le détournement, la dilapidation, le trafic d’influence, la prise illégale d’intérêts et le népotisme, devrait donc aujourd’hui franchir la ligne de taboue qui le caractérisait jusque là et sortir de l’omerta.
Bien que Benkirane semble animé d’une volonté d’imposer à ses futurs ministres une situation de fortune dès l’accession à leur fonction, il n’évoque nullement dans ses interviews et sorties médiatiques le cas du passif existant.
Quid donc des abus commencés sous l’ancien gouvernement ? Vont-ils être à leur tour frappés d’une prescription illégale ? La situation de fortune est-elle une résolution suffisante pour éviter les abus ?
Certaines mesures simples, dont certaines sont préconisées par la loi, peuvent à elles seules garantir une transparence efficace.
1. La cellule de veille des marchés publics
La veille au Maroc n’est pas un élément nouveau. Aussi, de nombreuses cellules de veilles fonctionnent aujourd’hui tant aussi bien dans le public que dans le privé. Ainsi, l’on pourrait imaginer une cellule auprès de la Trésorerie Générale du Royaume chargée de surveiller la liste des attributaires des marchés et d’en constituer une base de données fiable permettant de déceler par exemple un actionnariat douteux dans une société qui serait lié à un fonctionnaire en charge du marché ou d’autres accointances suspicieuses.
2. Une nomenclature cohérente dans les références des appels d’offre
Les références des appels d’offre ne semblent pas obéirent à une nomenclature précise, aussi il est difficile de les retrouver par ce numéro qui devrait logiquement être un identifiant unique.
Deux écueils surviennent à ce niveau et il serait donc judicieux de prévoir des références plus précises et homogènes :
– des appels d’offres portant la même référence :

– des appels d’offres avec des références aux nomenclatures différentes et n’obéissant à aucune règle logique.
3. La publication systématique du nom de l’attributaire dans le site des marchés publics
Le site des marchés publics est un portail à la pointe de la technologie mais laisse à désirer au niveau ergonomique. Il permet de consulter les avis d’appels d’offres selon de nombreux critères et même de lire les avis d’attribution. T
outefois, de nombreux avis d’attribution ne comportent pas le nom de l’attributaire bien que ce soit une obligation imposée par la loi.
Cette irrégularité semble ne concerner souvent que les mêmes adminstrations.
Prenons l’exemple de l’une des affaires célèbres dévoilées en 2011, dite l’affaire BULL Maroc.
Ce projet concerne la mise en place d’un système informatique complet pour le ministère des Sport et a été divisé en deux marchés publics :
- Appel d’offres sur offres de prix n°61/2010 pour l’acquisition, la mise en oeuvre et infogérance des systèmes CRM, ERP et contrôle d’accès pour la gestion des centres de proximité sportifs intégrés (CPSI), Piscines et Fédérations sportives.
- Appel d’offres sur offres de prix n°3/2011 pour l’assistance à la maitrise d’ ouvrage pour la mise en oeuvre des systèmes (Customer Relationship management) (CRM), (Enterprise Resource Planning) (ERP) et contrôle d’accès pour la gestion des centres de proximité sportifs intégrés (CPSI ), Piscines et Fédérations sportives
Il a été révélé que ces 2 marchés accordés par le Ministère de la Jeunesse et des Sports ont tout d’eux été remportés par des attributaires liés à la personne même du Ministre de la Jeunesse. Aussi, le premier a été accordé à Bull Maroc dont le DG est Mehdi Kettani un membre de sa famille, et le second à Capital Consulting dont l’associé principal et dirigeant est Hicham Chebihi Hassani, ami du ministre et trésorier de Mawazine.
Néanmoins, comme le révèlent les images ci-dessous, les noms d’attributaires dans ces deux marchés ne figurent pas dans le site des marchés publics.
- Avis d’attribution du marché remporté par la société Bull Maroc sur le Portail des Marchés publics (le nom de l’attributaire et le montant n’y figurent pas)
– Avis d’attribution du marché remporté par la société Capital Consulting sur le Portail des Marchés publics (le nom de l’attributaire et le montant du marché n’y figurent pas)
- L’exemple comparatif du dernier avis d’attribution publié sur le Portail des marchés publics : comporte le nom de la société attributrice et le montant du marché
4. La possibilité de recherche par nom d’attributaire dans le site des marchés publics
La préconisation précédente prendrait tout son sens si elle était accompagnée d’un outil de recherche plus efficace et qui constituerait certainement l’arme la plus efficace de lutte contre les passations douteuses de marchés publics. En effet, la recherche dans le portail devrait comporter un critère supplémentaire : celui de la recherche par nom d’attributaire.
Cette démarche, sil elle est mise en place permettrait de retrouver facilement les marchés publics suspicieux et forceraient donc les personnes concernées à faire montre de plus de diligence dans le choix des attributaires et permettrait par ailleurs un contrôle plus efficace des institutions concernées et un pas de plus vers une démocratie citoyenne et surtout… Participative !
Dans mon pays, la gauche est minoritaire ! Pire, politiquement émiettée : entre ceux qui ont catégoriquement choisi la droite de l’Etat en rejoignant une alliance électorale dont la matrice est constituée autour des partis des amis du Roi, ceux qui ont choisi de monnayer le patrimoine contre des maroquins ministériels devenus « existentiels », jouant à la marge de l’Etat, et ceux qui appellent au boycott sans alternatives ni issue de secours, à la marge et à la traîne d’une droite religieuse ancrée.
Le peuple de gauche rate encore un bel épisode de l’histoire : Au moment où ce que l’on convient d’appeler « printemps » dans la région Amazigho-Arabe, où la demande bat son plan sur le politique, et au moment où la crise économique bat son plein, réduisant le libéralisme à prôner un socialisme éclairé à travers l’Etat-régulateur, l’on a poussé à ce que les gens ne croient plus en un espoir de gauche !
J’avais écrit en 2007, vu la pénétration d’internet et la situation socio-économique, voire politique, de la jeunesse des jeunes va les « gauchiser », dans une quête de liberté, d’équité sociale, mais aussi par indignation ( mot magique qui revient même chez nos amis du nord ) en comparant leur situation avec cet ailleurs, accessible désormais. Quelle force de gauche pour encadrer cette jeunesse : Walou ! Certaines font de cette jeunesse un étalage de modernisation exhibé au pouvoir pour monnayer, d’autres leur ont appris que pour être de gauche, « dis non et tais toi ! » ( si vous voyez une ressemblance, cela se passe juste par votre tête ) dans une sorte de pédophilie intellectuelle sordide.
Encore, faut-il avouer un constat capital : le peuple de gauche existe-t-il vraiment ? A-t-il une réflexion ( au sens optique s’entend ) sur ce qui se passe ? Va-t-il mettre les gants pour voter à droite, ou du moins pousser à le faire ? Le peuple de gauche fait-il l’écrasante majorité de l’élite ?
En attendant de vous laisser choisir entre la droite, la droite et la droite, je vous laisse savourer ces deux passages d’intellectuels : Quand Sabila se demande, sans réponse, dans le dernier chapitre de son nouvel ouvrage : « Parlant des formations politiques issues du mouvement national, et particulièrement les formations progressistes et modernisatrices sur lesquelles des générations ont porté beaucoup d’espoir de réformer la société et de la porter vers le progrès, la modernité et la raison, ces formations dont les idées formaient une idéologie et une utopie pour les générations nouvelles de la post-indépendance, quel est le secret de leur échec ? Quel est le secret de leur émiettement, des malentendus et de la violence qui les marquent ? Quel est le secret dans le fait que les formations modernistes du mouvement national, qui portait le flambeau du progrès, de l’équité sociale et de la raison, a enfanté in fine des créatures politiques abjectes d’une telle violence et a produit une déception de cette ampleur gigantesque ? Quel est le secret de cette triple crise vécue par ces nouvelles formations : crise idéologique et culturelle, crise institutionnelle et crise éthique ou de valeurs ? » Benhaddou conclût son étude ainsi : « Ce qui se vit actuellement, c’est l’inachèvement qui brise l’illusion de la modernité. C’est aussi la découverte de l’immaturité politique, d’où la pauvreté du débat démocratique … Le jour où, par exemple, les élites apprendront à se soumettre à d’autres lois que les leurs, à découvrir une liberté capable de déterminer les limites du supportable, à négocier, coopérer, redistribuer, partager, le Maroc sera alors sur la voie d’une réelle démocratisation ».
Jeudi, 24/11/2011
Le député UC Mohamed Koubba a jeté, comme le font les pauvres du Royaume, une lettre de doléance dans le passage du roi pour l’ouverture de la session d’automne du parlement.
On comprendra que toutes les portes sont fermées devant ce député ayant le devoir de porter la voix du peuple. Mais non, la lettre parlait d’un projet de sa fille à qui on lui a refusé un crédit de 5 Millions de dirhams!
Je me rappelle, quand j’étais tout petit à l’école primaire publique, qu’un moment de joie annuel nous rendait sur les étoiles : Excursion au Zoo de Temara.
A proximité du Stade de Rabat, le Zoo national de Temara était un refuge pour nombreux jeunes écoliers de tout le Maroc. Nous y voyions les animaux que nous enseignaient les livres scolaires de boukmakh notamment, non sans grand émerveillement. De génération en génération, les plus grands ayant visité le parc zoologique racontaient aux plus jeunes leurs expériences fabuleuses : Faire manger aux singes des cacahuètes, entendre le cri effroyable du roi de la jungle, le lion, admirer le cou de la girafe, voir le cagibi improvisé de l’autruche, … bref, des mythes et des histoires d’enfants se sont construits autour du Zoo de Temara.
Il y a deux ans, mes souvenirs et mon égo ont été outré par les propos du haut-commissaire aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification, Abdeladim Lhafi : « Ce soi-disant zoo ne mérite pas son nom … il est dans un état délabré depuis 20 ans déjà » ! Ainsi, il explique qu’il a été décidé la construction pour fin 2010 d’un nouveau zoo, nécessitant 420 Millions de dirhams. Ainsi, La société Addoha a-t-elle été bénéficiaire ( comment ? ) du terrain de l’ancien zoo contre la construction du nouveau ! Le groupe Addoha a déclaré en 2008 déjà « Le terrain de l’ancien zoo a alors été estimé à 420 millions de DH … la cession du terrain n’a pas été faite à un prix symbolique comme le prétendent quelques articles de presse. Les sommes ont été versées en totalité même si l’Etat n’a mis à la disposition du groupe que la moitié du terrain cédé, explique le communiqué. Le groupe ajoute également qu’il a préféré avancer les fonds pour la construction du zoo qui ne relève pas de ses compétences ». Toytefois, « «les animaux, même dans un espace plus réduit, vivent dans de bonnes conditions de nutrition et d’encadrement», rassure le haut commissaire aux eaux et forêts en 2009. Résumons : Pour renouveler le zoo de Temara, l’Etat a cédé les 52 hectares ou 520.000 mètres carrés au groupe Addoha, en contre partie des 420 Millions de dirhams ( équivalent de 808 Dirhams le mètre carré de terrain nu ! ). Alors, en même temps, en 2008, le patron du groupe se défendait des accusations : « Pour le zoo de Témara, il y avait, au départ, deux appels d’offres infructueux, les propositions, qui étaient faites n’étant pas intéressantes pour cette ville et le CRI de Rabat. … Nous aussi, nous avons contacté des spécialistes, dont des architectes de Singapour qui ont réalisé plusieurs zoos dans le monde. Le coût d’estimation du zoo était arrêté autour de 420 millions DH, …Du coup, le prix dont a entendu parler et qui est évoqué dans la presse … est inacceptable. Quand on annonce un prix de 20.000 DH/m2 brut, il faudra s’attendre à débourser le double pour équiper le terrain… Pour le terrain du zoo, nous avons présenté un dossier très sérieux qui a été retenu par la ville de Rabat. Nous avons payé la totalité du foncier pour que l’Etat puisse avoir les fonds nécessaires pour financer une partie de la construction du zoo … » et d’ajouter sur la question des dérogations : « Tout promoteur, en fonction de son programme d’investissement, peut demander une dérogation. Pour notre part, nous avons proposé de construire des tours pour marquer l’entrée de Rabat. Nous avons fait une demande pour des immeubles R+17, sachant que déjà le siège de Maroc Telecom, qui est à côté, est un R+20. Donc, toute l’entrée de Rabat va être animée de la sorte car c’est un choix de la ville afin de donner du caractère à son entrée ». Très patriote dirais-je : 1 terrain à 800 Dirhams le mètre carré et en plus une dérogation pour la construction d’immeuble R+17 !
Seulement, peu des « responsables » et des bénéficiaires ont prophétisé ce qui s’est passé : 3 girafe sont mortes sur le chantier J. Certains parlent de suicide collectif d’une famille girafe, alors que le haut commissaire parle « d’une mort normale de la femelle », suivie par le mal souffrant de « stress de solitude » !
Devant l’arrogance humaine, on peut s’attendre à tout des animaux : « Un lion mal nourri devenu herbivore, des singes intoxiqués par des “sorcières”, une hyène lobotomisée, des flamands roses devenues blancs ». Dans d’autres légendes, on parle d’une « ferme des animaux » qui s’est révoltée contre les humains cupides et insouciants. Attention le 20 Février pourrait toucher aussi les animaux.
Alors, maîtres de la jungle, rendez-moi mon zoo, rendez-moi mon argent, … ou rendez-moi mes souvenirs !
Après une constitution, finalement mi-figue mi-raisin, apportant beaucoup d’améliorations par rapport à sa précédente et capitalisant sur les acquis, beaucoup de marocains, enfin ceux que je connais peut être, s’attendait à ce que les choses changent.
Les prémices d’une amertume, le conservatisme a la peau dure, ont déjà commencé lors de la campagne pour ladite constitution : des moussems (comprenez carnaval de mauvais goût), des hayaha (comprenez des gens payés pour faire de la « festivité politique »), des non-débats … ont envahi la scène nationale. A-t-on vraiment besoin de cela au 21ème siècle et surtout à un tournant historique où le pays s’accrochait, tant bien que mal, à dépasser les turpitudes et les mésaventures du « printemps » arabe et de passer, avec beaucoup de prudence ( J ) à une démocratie telle qu’universellement reconnue ( j’adore l’expression ) ? Au moment où plus de 99% des « forces » politiques ont approuvé le projet de constitution et le reste a tout bêtement boycotté le référendum, pourquoi tout ce folklore ? Il y a certainement des « poches de résistance » qui ont vu que leur « rôle » dans la nouvelle société allait être marginal, alors ont-ils eu l’immense intelligence à faire croire « à qui de droit » qu’ils sont indispensables ? Peu importe, il faut que nos « progressistes » s’essaient de comprendre, car si le là a été donné en cette période, les prémices ne sont pas de bonne augure ! Ne parlons pas de la cérémonie d’allégeance ou de la première séance des « dourouss hassanya » (causeries religieuse de Ramadan) où le ministre des habouss et des affaires islamiques tentait de faire le parallèle entre la démocratie et la bay’a ( allégeance ) !
Pas plus loin que ce soir, en famille, je m’essaie de regarder notre auguste première chaine de télévision « al oula » (traduisez la première), baromètre de l’Etat et son « porte parole audiovisuel ». Voici les premières impressions du journal télévisé principal de ce jour:
Au même moment, Niny est toujours en prison, jugé par le code pénal, d’autres journalistes sont poursuivis pour « diffusion de fausses informations » concernant la relation du PAM et certains gouverneurs/Walis.
Qu’est ce qui a changé depuis la promulgation de la constitution ? Finalement, il faut que le changement passe par les têtes de certains !
Raja, fête les dix titres du Raja


Un jeune homme, qui sort d’une boite de nuit casablancaise après une belle soirée, rencontre un respectable Imam allant faire la prière du matin :
- Mon garçon, n’oublie pas que la vie sur terre est éphémère. Fais en sorte que ton autre vie soit au Paradis, c’est éternel.
- Dites-moi, que peut-on trouver dans ce paradis respectable Imam ?
- Tu trouveras la verdure, les arbres fruitiers, la nature éblouissante, …
- Et quoi d’autre ?
- Les rivières, le bonheur, la quiétude, …
- Et quoi d’autre ?
- Les filles ( les 7our l3ine ), vierges et charmantes.
- Et quoi d’autres ?
- Mon fils, tout cela ne te suffit pas ?
- Mais Imam, tout ce que vous avez décrit, on l’a chez nous à Khénifra.

« J’ai peur, au sujet des droits humains au Maroc, qu’il arrive des retours en arrière. Les ennemis de la démocratie dans notre pays sont toujours là, et nous devons faire attention ».
Abbas Elfassi, premier ministre du Maroc, le 13 Janvier 2011.
Officiellement, le Maroc avait rompu ses relations diplomatiques avec l’Iran sur fond d’une crise entre ce dernier et le Bahrein concernant un conflit territorial. Mais au fond des choses, et le communiqué en parle, le Maroc reprochait à l’Iran “un activisme avéré des autorités de ce pays, et notamment de sa représentation diplomatique à Rabat, visant à altérer les fondamentaux religieux du Royaume, à s’attaquer aux fondements de l’identité ancestrale du peuple marocain et à tenter de menacer l’unicité du culte musulman et le Rite Malékite Sunnite au Maroc, dont est le Garant SM le Roi Mohammed VI, Amir Al Mouminine“.
A Meknes, Tanger, ou d’autres villes du Royaume, beaucoup de citoyens s’activent pour montrer ostentatoirement leur appartenance à ce rite chiite, dont les différences sont expliquées dans un article récap de notre amie Chadwane :
“Doctrine : 3 Points de divergence
Les chiites
1. Les seuls ayants droits à l’imamat (succession) sont Ali et sa descendance, dits Ahl Al Bayt. L’imamat est transférée par hérédité.
2. Sont reconnues à l’imam les mêmes qualités et prérogatives que le prophète. Il est infaillible et nul n’a le droit de lui demander de comptes.
3. La oumma (nation) musulmane connaîtra le retour de l’un de ses imams, le douzième dans la lignée, Ali étant le premier. Il s’agit de Mohammed Ibn Al Hassan Al Askari qui disparut (comprendre évaporé) durant son adolescence, réapparaîtra des siècles après sa disparition pour sauver la nation islamique de la déchéance et la réunifier. C’est le Mahdi al Mountadar.
Les sunnites
1. C’est à la nation musulmane de choisir son calife. Aucune légitimité préétablie n’est reconnue à personne.
2. Le calife ne peut bénéficier des mêmes attributs que les prophètes. Élu par la nation, celle-ci est en droit de critiquer ses actes, de le destituer et d’en nommer un autre.
3. La croyance en le Mahdi al Mountadar existe également dans le rite sunnite, mais ce dernier rejette la théorie de l’imam réapparu des siècles après sa mystérieuse disparition. Chez les sunnites, son identité est inconnue. Il naîtra comme le commun des mortels.”
L’affichage public de ces citoyens commence par la toile ici, ou même ici pour un “repenti“. Les Oulémas officiels du Maroc, qui ont à l’époque appostasié Alkhomeyni, ne craignent pas prosélytisme chiite : “Certes il y a des puissances et des courants qui cherchent à déstabiliser la société pour faire passer leurs idées et défendre leurs intérêts. D’autres tentent de nous faire plier face à des leaderships religieux alors qu’ils ignorent même les rudiments de base de la Charia. Le travail que nous réalisons au niveau des lieux de culte en tablant sur le savoir-faire et la compétence des imams des mosquées est rassurant.” affirme Mustapha Benhamza, président du conseil des Oulémas de l’Oriental. Quelle est la crainte alors? le prosélytisme ( chisste, salafiste, évangéliste ), taxé d’ébranler la foi des marocains, est un grand danger pour le fondement même du Royaume où dure une dualité de légitimité : Constitution et Allégeance ( Albayaa ). Plusieurs observateurs suivent avec intérêt le “combat” que mènent les autorités du Maroc à ce phénomène et enregistre la guéguerre, par exemple, déclenchée entre salafistes et chiites. Ces mêmes chiites semblent dire qu’ils sont contre “l’Iran officiel“, mais cette information reste difficlement vérifiable notamment à cause de la taKya ( principe qui donne aux chiites le droits de mentir et cacher leur doctrines si leur droit à la vie est baffoué ), ceci étant, ils n’hésitent pas à insulter et appostasier les compagnons du prophète.
De toutes les manières, vous pourrez voir une analyse juridique des droits confessionnels au Maroc chez Ibn Kafka. Un vrai débat de société doit s’ouvrir sur ces minorités religieuses : chiites, maliens, chrétiens, athées, …
Dédicace à ceux qui n’ont pas apprécié l’épouse chinoise

Le maire de Tanger, Samir Abdelmoula, et ces 4 adjoints, tous PAM, ont démissionné de leurs fonctions. Tanger est désormais une ville sans maire après plusieurs mois d’incertitudes. Les compétences de la mairie sont transférées à la préfecture comme stipule la loi. Le PAM perd donc une ville où il avait promis une grande mutation, une année après son investiture à la mairie ! D’où une grande claque à l’expérience promise par ce jeune parti, formé en un an autour d’un ami du Roi et se plaçant 1er aux communales de 2009.
Dans la même région, le PJD, parti islamiste marocain, vit sous le choc de démissions, volontaires ou forcées, de plusieurs élus et responsables. L’autre formation historiquement forte dans la région, l’USFP, est en déconfiture organisationnelle suite à sa perte de siège parlementaire et de la mairie de la ville. Tanger, … tout comme Fès, … ( et toutes les autres grandes villes me diriez-vous ), la 1ère formation de gauche du Royaume vit encore une désorganisation organique sérieuse. Pour le parti du premier ministre, l’Istiqlal, il suffit de voir comment les parlementaires de ce parti attaquent le code de la route, sorti dans la douleur par Ghellab, ministre Istiqlalien de l’équipement et du transport.
Somme toute, qui pourra se valoir d’un statut particulier dans cette ville, voire dans le pays ?
Quand je parle de guignols, d’agonie politique, de diplomates indélicats, … je ne peux être taxé de populiste ou de nihiliste, je ne fais qu’observer ce « paysage » politique, quant à mes conclusions, je les assume pleinement. Le constat aujourd’hui, comme je l’ai signalé il y a plus d’un an : Au Maroc, le Roi, seul, règne, gouverne, juge, légifère, … sans opposition … et avec le silence et le consentement corrompus de toute l’élite du pays, sans exception ! ( un nouveau billet en préparation pour amender la réflexion énoncée dans le billet précédent ).
A la base, sa femme aurait été atteinte de cancer. Il pousse ses recherches pour se retrouver avec un appareil qui chauffe les cellules malades, grâce au métal or. Celles-ci se détruisent sans toucher les cellules saines. Ce meme appareil pourrait séparer les molecules hydrogène et oxygène du H2O – eau. Si cela se confirme, une revolution energetique nous attends :
A Monsieur le Président de la fédération marocaine de Football.
Copie : Monsieur le ministre de la jeunesse et des sports.
Monsieur le président,
Etant donné que le poste de sélectionneur national de football pour l’équipe nationale du Maroc est vacant, je profite de cette occasion de tenue de la coupe du monde des nations pour vous exprimer ma motivation sincère pour ce poste à pourvoir.
A la lecture de mon CV, je ne porte rien d’extraordinaire. Je suis un ingénieur, métier qui d’ailleurs se fait aujourd’hui renvoyé dans un Maroc qui « se construit » à toute allure. Raison professionnelle évoquée, je vous explique en quoi ma candidature pourrait vous être intéressante. J’ai commencé à toucher le ballon, mon premier jouet, à l’age de 2 ans, à l’instar de l’écrasante majorité de mes concitoyens. J’ai joué au foot dans les chaussées de mon quartier, puis à l’école sur un terrain de Handball, ensuite sommairement dans une équipe amateur de ma ville dont l’entraîneur est un proche cousin. Je ne citerai pas son nom, par souci de partialité de choix de ma candidature, il a été un moment sélectionneur des juniors. Il m’avait conseillé de poursuivre mes études pour exercer le métier que je fais maintenant, avant que je découvre que le président de l’association professionnelle me représentant est renvoyé à cause d’une grève. J’ai ainsi décidé de changer de métier et de ne plus faire grève !
Concrètement, je vous explique les raisons pour lesquelles vous avez tout intérêt à me prendre comme sélectionneur national pour l’équipe du Maroc :
Monsieur le président,
Conscient de vos multiples occupations à l’ONEP, l’ONE, je ne voudrai pas vous en rajouter avec la FRMF et surtout avec cet épineux poste de sélectionneur national. Votre ministre de tutelle ne voit aucun problème à changer de couleur partisane si la finalité est de servir le gouvernement. Dans la même logique, je ne vois aucun souci à changer de métier si la finalité est de servir le football national. Le ministre a même avoué que c’est « le bureau fédéral qui décide », c’est dans ce contexte que je me dirige vers vous.
Monsieur le président,
Je serais assisté, gratis, par tous les « observateurs » – « experts » – « commentateurs » … officieux qui officient dans tous les cafés du Royaume devant la télé d’Aljazeera autour des matchs de foot. Vous pourrez les contacter à votre demande pour appuyer ma candidature.
Dans l’attente de votre réponse, veuillez accepter mes salutations.
Mounir Bensalah,
Ingénieur qui ne veut plus l’être,
Postulant pour le poste de sélectionneur national.
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