Deuil du club royal

17 05 2010

Non sans grand regret :) , nous avons tenu hier le deuil du club royal espagnol, le Real Madrid. Qu’il repose en paix. Plusieurs personnes sont venus lui rendre un dernier hommage.

Juste après, des fans du Barça ont célébré sa consécration.

PS : Dommage pour le Raja, j’aurais aimé qu’il fasse de même contre les FAR. Un autre fois. Vive le Raja!





Pain de l’Epi du mouvement populaire est meilleur que la réforme constitutionnelle

8 04 2010

Après, on me reprochera d’être négatif en parlant d’agonie politique?

Ministres des guignols encore? Hassan II disait qu’il était “capable de nommer son chauffeur au poste de ministre” ( avec mes respects pour la fonction du chauffeur, profession honnête ), alors que sous Mohamed VI, on y est presque! Mr Ouzzine a bien la parole d’un diplomate … capable de représenter le pays!





Grima, rentes, … ou simples faits divers ?

2 04 2010

Il y a une semaine ou dix jours, j’étais en déplacement professionnel à Tanger. Etant arrivé une heure avant mon RDV, j’ai profité de ce moment pour prendre un pot dans un café au milieu du quartier administratif de la ville. Attablé avec un camarade du parti, je contemplais les constructions anciennes de Tanger, visionnais mes souvenirs et remarquant, non sans profonde déception, la « bédouinisation » de la ville : Constructions moches, fermetures de salles d’expositions et de cultures, « hijabisation » à l’afghane, … et surtout le changement monumental des valeurs : l’argent est maître absolu de la ville. Mon compagnon partageait parfaitement mon diagnostic et me soufflait l’incapacité de la « gauche de la ville » à proposer des issues, comme si elle aurait pu le faire ailleurs :)

Soudainement ( 3ataja pour les initiés ), un jeune homme, la quarantaine, se penche sur notre table et nous demande de lui remplir un formulaire. Il ne sait pas écrire le français. Au moment de lui rendre le service, on comprendra que le gaillard est un peu gêné, impatient, mais heureux. A son départ, mon camarade m’apprend qu’ils sont plus d’une quarantaine, de Tanger, Tetouan, Larache, Chaouen, à squatter les administrations pour constituer des dossiers de « grima » ( Autorisation de transport ). D’après lui, ils étaient en attente la venue du roi dans leurs villes et cherchaient ses visites non officielles. Une fois le roi arrêté dans un feu ou un stop, ils se penchent vers lui et lui remettent une copie de leur CIN ( qu’ils ont déjà préparé ) et attestent de leur pauvreté ( comment ? ). Une semaine environ après chaque incident, la wilaya les convoque pour qu’ils constituent leur dossier et recevoir le fameux sésame « grima ». Cela devient une profession pour certains. On ne finit jamais avec les rentes !

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Le projet de régionalisation serait-il déjà préparé?

3 02 2010

Azzimane, président de la commission consultative de la régionalisation, serait en tournée, d’abord, chez les partis politiques pour entendre leurs proposition en matière de régionalisation.

La MAP, agence marocaine officielle de presse, exhibe depuis quelque temps une carte ( voir ci-haut ) avec 6 régions.

Pour les novices dans le sujet, voici quelques ressources :

Interview Khomri said : http://www.alittihad.press.ma/def.asp?codelangue=29&id_info=102900&date_ar=2010-01-01

Régionalisation monde libre : http://www.unmondelibre.org/Maouchi_El_Moussaoui_Maroc_regionalisation_270110

Constitution maroc : http://www.al-bab.com/maroc/gov/con96fr.htm

Mr régionalisation a envoyé un écrit à tous les partis. Summum de l’humiliation : “Vous avez 30mn pour exposer la vision de votre organisation sur la question de la régionalisation”. Paraît-il que l’USFP, le PSU, le PI, … auraient refusé cette lettre, mais sans réagir. Ils auraient tout simplement reporté les dates, en laissant filtrer en off, leur mécontentement.

Encore de l’agonie politique.





“Le hijab n’est pas obligatoire aux musulmanes”

6 01 2010

Un cheikh ( Savant ) Saoudien vient de lancer une bombe par une fatwa libérale : “Ce qu’on appelle aujourd’hui hijab, n’est pas obligatoire aux musulmanes”, dit le cheikh.

Sa Fatwa ( avis religieux ) va surement faire une tempête. Il est directeur de l’instance des moeurs ( الامر بالمعروف و النهي عن المنكر ) à la ville sainte de la Mecque en Arabie Saoudite. Il avait déjà autorisé aux jeunes filles et garçons d’être ensemble ( moyen age ) dans les lieux publics de la ville.

Bravo aux Cheikhs libéraux! Qu’en pensez vous?

Vas-y, Cheikh, pour autoriser le baiser public :





Le Maroc a la première université sous-marine au Monde

23 12 2009

Le Maroc devrait être fier, grâce aux pluies qui s’abattent de temps à autre, et au “plan d’urgence de l’enseignement”, nous avons eu notre première université sous-marine au monde!





رسالة من فيروس لأنفلونزا الخنازير إلى حبيبته

16 12 2009

خنزور

انفلونزتي الحنونة..

كنكتب ليك من قرجوطة ديال روسوفور فواحد الطوبيس كيكولو ليه زريقة فالمغرب, فيه الزحام كثر من الحج, هاد المغرب زوين وعجبني, مسخيتش نخرج منو, وشكون اللي خلاك تخرج بعدا, كاين غير التحناك والبوسان بوقت ولا بلا وقت, باينة الكلسة مع هاد الناس غادا تطوّل شوية وغادي نتوحشك بزاف, اللقاح اللي كنتي مخلوعة عليا منّو راه مكيضورش هنا, هنا ماكاين والو كيضور فهاد الشي ديال المحاربة ديالنا حنا الفيروسات, عندهوم الحاضي الله و صافي, وحتى السبيطارات عندهوم زوينين وساكنين فيهوم بزاف ديال الفيروسات, وفالحقيقة الصحاب اللي تلاقيت معاهوم فالقنات ديال السبيطارات متلاقيتش معاهوم فالزبالة, مكلتش ليك.. تصاحبت مع بزاف الفيروسات هنا فالمغرب ,ضريفين وزوينين ومايدوزوكش, وعاودت ليهم عليك, سيرتو “بوصفير” و”السيدا” ترافقت أنا وياهم مزيان, سولتهوم على خطة هاد لبلاد كيدايرا باش يحاربونا, بداو كيضحكو و كالو ليا بأن وزارة الصحة فهاد لبلاد راها غير إشاعة, والوقت اللي كانو فيه الوزرا كيخدمو فالخطط باش يحاربونا كانت هادي ديالهم خارجة كونجي, أسميتها ياسمينة , ضريفة وزوينة و كتكمي بزاف..

كون غير جيتي هنايا أنفلونزتي الحنونة, هنايا معندهومش هاداك الشي ديال غسبل ماعن القهاوي بجافيل ولا العطيس فكلينيكس ولا شي حاجة بحال هاكا, أصلا لكلينيكس عندهم غالي, كيمت فطور ديال موظف ديالهوم, كاس أتاي و درهم حرشة, و لعطيس عندهم زوين و فالكرفادة ديال اللي حداهوم نيشان, ومع عندهوم ديك القضية ديال “تزاحمو تراحمو” بزاف فالطوبيسات و الطاكسيات, كنعيشو معاهوم على “سنكة عشرة” فاش خلاها ولد عمي اللي فمصر.

ماتعطليش عليا فالجواب و سلمي ليا على الأنفلونز عمي وكولي ليه راه غادي يعيّد هنا فالمغرب..

مع حبي

خنزور





Aminatou : ces “militants” qui ne travaillent pas

7 12 2009

Je me suis toujours demandé comment certains “militants” arrivent à gagner leur pain, alors qu’il est notoirement connu qu’ils ne travaillent pas?

C’est le cas de Aminatou Haidar :

Si vous n’avez pas pu déchiffrer dans la photo du passeport de cette “militante” marocaine ayant des opinions séparatistes, je vous retranscris les informations essentielles :

Prénom : Aminatou.

Nom : Haidar.

Nationalité : Marocaine.

N° de la carte d’identité nationale : SH56074

Profession : SANS.

A gauche, sous la photo : Signature de l’intéressée.





Lecture dans le « capitalisme » marocain

29 11 2009

La parution du nouveau classement « 500, les plus grandes entreprises marocaine 2009 »* est une aubaine pour marquer un instant de contemplation de l’économie marocaine et de la constitution du capital au Maroc. Au préalable, l’on doit de se féliciter à cette occasion pour plusieurs raisons. A sa huitième édition, ce classement permet au grand public de lire, en toute transparence, une analyse scientifique sur l’économie et les performances des entreprises marocaines. Ces mêmes entreprises ont « joué le jeu » de la transparence, ce qui prouve qu’aujourd’hui, le système va de plus en plus vers le fait que les « patrons-capitalistes » se décomplexe de la superstition ambiante, mais aussi des centres d’influences. Le jeu de la transparence a beaucoup de manches à franchir avant que l’on ne soit dans le « libéralisme » prôné ici et ailleurs. Justement, l’objet de ce texte est de mettre en lumière ce libéralisme fièrement revendiqué dans ce Maroc nouveau, mais aussi, de mettre cette « transparence » à l’épreuve.

Qui détient le capital au Maroc.

L’analyse du classement des 100 premières sociétés marocaines permet de faire des observations qui confortent quelques « vérités » communément admises.

Commençons par poser la question : Qui détient le « capital » au Maroc ? Sur les 100 premières sociétés en terme de chiffre d’affaires, l’Etat en détient 12 générant 27,36% du cumul du chiffres d’affaires des 100. 24% du chiffres affaires des 100 est généré par des entreprises privatisées, ce qui revient à dire que l’Etat, en 20 ans s’est permis de privatiser la moitié de sa richesse !

L’ONA génère, à travers ses filiales, 12,27% du chiffre d’affaires cumulé des 100, ce qui représente 45,48% du Chiffre d’affaires des entreprises à capital marocain privé figurant dans les 100 !

Le capital français génère 21,68% du chiffre d’affaires des 100 ! Parmi les 100, 49% des entreprises sont étrangères et génèrent 45,67% du chiffre d’affaires.

Quelques remarques à corréler.

Le « classement » nous renseigne également que le capital français détient 20 des 50 filiales de multinationales étudiées. Ces renseignements en disent long sur les relations commerciales avec la France.

L’ONA, premier groupe privé du Royaume conforte sa domination sur le classement avec ses 37 milliards de CA en 2008, loin avant Akwa avec 20 milliards et Yenna et ses 10 milliards. Côté bancaire ( ne figurant pas au classement ), la filiale de l’ONA dans ce segment, AWB confirme son leadership avec 11 milliards de PNB devant la BP avec 8 milliards et la BMCE avec 6 milliards. Mais le capital français n’est pas absent. BMCI, SGMB, CAM et CDM totalisent un PNB de 11 milliards !

Le marasme économique qui a sévit en 2008 et continue toujours semble ne pas ébranler l’économie marocaine. Economie imperméable ou les grands ne se touchent pas de toute manière ? question pertinente qui attend les spécialistes.

* Classement réalisé par Economie & Entreprises et Kompass.





Tant pis pour moi, je supporte l’Algérie!!

13 11 2009

Cela n’a rien de cartésien. En outre, depuis 2 ou 3 ans, je ne suis plus accro au foot comme avant, mais un match bien particulier retient mon attention, et celle de beaucoup d’arabo-africains. Le match Egypte – Algérie, comptant pour les éliminatoires de la coupe du monde et de la coupe d’Afrique est loin d’être un simple match de foot.

Quand on est dans cet espace, de sous-développement, de non démocratie, … et quand deux équipes de football, de pays rivaux, s’affrontent, ce n’est pas une partie de foot, mais beaucoup d’enjeux. “Loin des théories du complot, le plus grand bénéficiaire de cette escalade médiatique est certainement le régime égyptien, qui se réjouit de voir le peuple se concentrer sur des questions secondaires”, nous fait savoir un blogueur égyptien. “Je pense tout simplement que les Algériens se défoulent à travers le foot. Ce match est l’occasion d’exprimer leur colère et leur frustration contre le chômage ainsi que les problèmes économiques et sociaux”, nous rapporte, le même constat, un observateur algérien. Constat largement partagé dans nos terres!!

“There would be another match in the stands and outside the stadium (friendly I hope) as thousands of fans, Algerians and Egyptians who couldn’t find a ticket and will most probably compromise for watching the game together in one of the many Cafes in Nasr City” prophétie ce supporter égyptien. “Ce n’est pas sur le carré vert que le match a commencé à se jouer mais sur la toile”, Lui répond un blogueur algérien. Plein de groupes sur facebook, et autres sites ou forums, sont créés à l’occasion. Le débat y est chaud : “Les Egyptiens ont expulser et tuer Moise (Moussa) et lui etait le messager de Dieu, ce n’est pas ettonent qu’ils nous font ce qu’ils ont fait” – “Ya algerie, ya maroc, ya tunisie. 3ary teyzak wa wariny”, … et bien d’autres “maximes”, insultes, … Mais heureusement qu’il y a aussi des sensés qui se posent de vraies questions : “FucK The Police Sara2o el Tazaker welad el M****** !!!!” – “14th of November, Just a soccer game

Subjectivement, je préfère l’Algérie, en football. Je n’aime pas les égyptiens, en football à cause notamment de joueurs comme ceux-là :

Finalement, tant pis pour moi, je supporte l’Algérie. Cela n’a rien de logique. J’aime le Raja, Barça, Ac Milan, … et l’Algérie contre l’Egypte. Je me demande simplement : si je supporte l’équipe d’Algérie contre l’Egypte, suis-je non marocain ???!!! Tel semble bien la question à se poser à la lecture de ce billet!





Est-il encore possible de faire de la POLITIQUE dans ce pays ?

7 10 2009

« J’estime que le RNI et l’Istiqlal se rejoignent sur beaucoup de ces principes. Pour ce qui est des raisons, elles sont simples : quand le PAM a rejoint l’opposition, le gouvernement n’avait plus la majorité d’où le remaniement technique et l’entrée du MP au gouvernement. Et comme il y avait des équilibres à préserver, le portefeuille de la Jeunesse et des sports devait revenir au RNI. Et vu que ce parti présente une plateforme politique en ligne avec mes convictions, et de concert avec le RNI, nous avons décidé de faire une transhumance qui est mineure parce que je n’avais aucun rôle dans les instances du PI. Surtout que cela ne va pas à l’encontre des intérêts de l’Etat … J’ai rencontré Mustapha Mansouri avant ma nomination, nous avons longuement discuté du RNI et nous avons trouvé un accord pour mon arrivée au sein du parti. ».

Moncef Belkhayat, ministre de la jeunesse et des sports.

Dommage, j’aurai souhaité avoir un petit tableau

de la craie, et vous comme élève

pour vous apprendre les ABC de l’appartenance partisane !





Pluie à Casa

10 09 2009

Ce tunnel, dont les travaux ont duré au moins 2 ans, a été mis en service juste avant les élections du 12 Juin. Il est un grand ouvrage qui sert à éviter les embouteillages fréquents sur boulevard Roudani et Route d’El Jjadida d’un côté et Bd Biranzarane et Bd Yaacoub Elmansour d’un autre.

Aujourd’hui, Casablanca a un autre oued, oued Roudani. Dommage que la réntrée est déjà là, on aurait vu des enfants nager de joie.





Je ne veux plus participer à la promotion du paysage audiovisuel !

26 08 2009

Lettre d’un citoyen au ministre de la communication.

Monsieur le ministre,

Je vous écris aujourd’hui pour vous demander de prendre en considération ma requête pour la restitution de « la taxe pour la promotion du paysage audiovisuel » à partir de ce mois.

Je suis un citoyen marocain, habitant à Casablanca. Ma facture mensuelle déléctricité du mois d’Août 2009, au nom de Lydec sous n° 835612593 PV, d’un montant de 84,30 dirhams, comporte dans son verso, une mention de taxes récoltées par la société délégatrice au profit de l’Etat Marocain d’un montant de 16,89 dirhams. Entre autres taxes, figure un montant de 7,10 dirhams correspondant à la « taxe pour la promotion du paysage audiovisuel ».

Monsieur le ministre, conscient que nulle demande ne peut être rétro-active, je ne vous demande pas de me restituer la somme des montants de la dite taxe payés au titre des anciennes factures. Je vous prie, par contre, de considérer ma demande de ne plus participer, en tant que citoyen, à la « promotion du paysage audiovisuel ». Je vous explique ci-après les raison d’une telle demande :

Premièrement, je ne regarde pas les chaînes de télévision nationales. Ce qui m’intéresserait dans les programmes de télévision, ce sont les informations, les matchs de football de la champion’s league européenne, les talks shows politiques. Il se trouve que nos chaînes nationales ne retransmettent pas mes matchs préférés, ne diffusent pas les informations qui m’intéressent et ne diffusent les débats politiques que lors d’échéances électorales. Pour suivre mes programmes préférés, je suis obligé de « zapper » vers les chaînes satellitaires étrangères. J’ai même arrêté de voir la télévision quand j’ai contracté un abonnement Internet haut débit, qui me permet de choisir les programmes qui me sied.

Deuxièmement, les responsabilités de gestion du pôle public ne sont pas soumis à mon contrôle, via les représentants que j’ai choisi au titre des élections législatives. A ce titre, les marocains, peu nombreux d’ailleurs, qui ont voté en 2007 pour choisir des représentants au parlement, ont voté pour des partis politiques. Ces représentants, une fois en coalition de majorité, appliquent le programme pour lequel ils ont été choisi. Or il se trouve qu’aucun parti n’a présenté une vision pour l’audiovisuel, ce qui me fait croire que le gouvernement n’a pas une politique spécifique dans ce domaine et n’a aucune autorité sur les responsables de ce pole, pourtant public, id est qui est mien, entre autres citoyens. Aucun responsable n’a été nommé à l’initiative du gouvernement, issu de la majorité parlementaire !

Troisièmement, je trouve exagéré de dépenser, selon les indiscrétions, parce que personne ne m’en rend compte, environ 8 ou 9 millions de dirhams pour des programmes spécifiques, dits comiques, du mois de Ramadan, qui au goût de beaucoup de mes concitoyens sont « décevants » voire « déprimants » même. Encore des millions de dirhams, issus de la « taxe pour la promotion du paysage audiovisuel » ou du budget de l’Etat, finalement du contribuable, pour des émissions du genre « télé-réalités » me paraissent invraisemblables. La « télé » de « réalité » devrait refléter le vécu des marocains et non chercher à le folkloriser. Dépenser des millions pour un nouveau « plateau des informations » sans informations à transmettre me paraît exagéré alors que des chaînes de grande audience étrangères transmettent les informations d’un décor en plein air, sans aucun investissement de décoration.

Camarade, si j’ose encore vous appeler ainsi, partageant une certaine « sensibilité » de gauche, vous avez traité des citoyens comme moi dans un article, initiative qui mérite toute félicitation pour un ministre qui « communique », d’affectés de « nihilisme sublimé », « opposés à tout ce qui se fait » dans votre tribune concernant la censure des magazines Nichane et Tel Quel. Vous ajoutiez « Si ce pays a encore du ressort, il est temps que chacun assume ses responsabilités. Le Maroc est un pays en transition, mais paradoxalement sans débat ! Cela ne peut continuer de la sorte. ». Alors, répondant à votre appel au débat, je vous révèle que, personnellement, je n’assume pas ce « nihilisme » dont vous nous traitez, par contre j’assume toute ma responsabilité dans la requête formulée ci-haut. Vous poussez, camarade, les citoyens soit à choisir entre supporter votre acte de censure ou être dans le « nihilisme sublimé », voir même se situer avec les « les nihilistes sincères ». Dans ce cas, permettez moi camarade de vous exprimer mon choix, assumé cette fois, de nihilisme, si telle est sa définition, son clivage.

Excellence le ministre, quand la télévision publique ne répond pas à mes besoins, je suis dans mon droit de réclamer ma participation à la « promotion » du PAM, paysage audiovisuel marocain. Je présume que parmi mes concitoyens, il se peut qu’on soit une minorité, que j’estime arbitrairement à 9%, à ne pas vouloir soutenir ce PAM. Ces 9% de marocains, estimés à 675.000 personnes ( 9% de 30 millions, avec l’hypothèse d’un foyer moyen de 4 personne par famille ) participeraient à hauteur de 4.792.500 dirhams ( sur la base de ma facture ) mensuellement, soit 57.510.000 dirhams annuellement. Personnellement, je souhaite que cette somme, somme toute conséquente, soit versée pour la promotion des troupes de théâtre, des groupes musicaux de la nayda, ou la construction de maisons de jeunes, la promotion des colonies de vacances ( 75.000 bénéficiaires cette année, contre 220.000 il y a deux ans ) ou aux clubs de sport dans les différentes régions du Maroc.

Enfin, je vous prie, Monsieur le ministre, de dépasser votre sensibilité à mon « nihilisme » pour traiter, avec le grand soin, ma requête de citoyen.

Mounir BENSALAH.





Facebook existait déjà aux 60′s

17 08 2009

Vous ne croyez pas, voici la preuve :

Vous voulez comprendre aussi Twitter, voilà :

Pourtant, il y en a qui veulent vivre sans :

Si vous n’osez pas, admirez :





Tu paies, tu as le service public, sinon le TGV ne s’arrêtera pas chez toi!

12 08 2009

Le premier ministre, en crise de budget, a fait appel aux régions pour financer le projet de la LGV ( Ligne de trains à Grande Vitesse ). Un vrai scandale. Le gouvernement, qui s’est engagé de manière spectaculaire, notamment aux dernières élections, à réaliser ce projet, veut que les régions mobilisent les fonds pour aider le gouvernement. La présidence de la région de Tanger, opposition :) , refuse catégoriquement de participer au projet gouvernemental. “Il est tout aussi paradoxal de demander à la région une contribution à un projet relevant de l’Etat” a fait savoir la présidence de la région, fraîchement élue, dans une lettre adressée à la primature de Abbas, qui aurait proposé à la région, de s’endetter de la caisse de dépot et de gestion CDG, sur 50 ans à taux avantageux, pour financer le projet, au risque de ne pas faire arrêter les trains TGV dans les gares des régions non contribuantes. Conséquence refusé par la région, qui estime ne pas avoir assez d’argent pour financer un projet d’envergure nationale, et qu’il serait inéquitable de priver les habitants des régions de “lopposition” d’emprunter le TGV.

Abbas, premier ministre de son état, ne l’entend pas de bon oreil. Il renvoie la missive, dans une lettre à la présidence de la région de Tanger, comme suit : “Ainsi, …, en l’absence d’engagement ferme de votre part, les documents de consultation de l’appel d’offres intégreront la possibilité de reporter à une date ultérieure la réalisation de certains raccordements, … La programmation de ces raccordements sera conditionnée à la réunion des financements nécessaires”.

La présidence de la région de Tanger a préparé alors un argumentaire pour réfuter ce chantage.

C’est l’histoire de la LGV Sud Europe Atlantique, avec Ségolène Royal qui dénonce le chantage du gouvernement de François Fillon, et appelle ce dernier “à la raison”. Le Premier Ministre n’envisage pas de répondre à cette lettre, jugée “agressive sur la forme”.

Quant à Abbas, notre PM, et le président de la région de Tanger, ils ne sont même pas au courant comment sera fait le TGV Nord-Sud du Maroc!





Never again

19 07 2009

“En Chine, une jeune enfant échappe à la douloureuse contrainte des pieds bandés que cherche à lui imposer sa mère. Dans sa fuite, elle devient adolescente noire dans un village africain qui parvient à échapper à une excision dans un village africain, puis jeune femme arabe au Moyen-Orient refusant le port de la burka. Excédée d’être ainsi la victime de traditions inhumaines, elle finit par participer au premier vote des femmes en France.
A la fin du film, on découvre que tout ce voyage d’accession à la liberté se passe dans la tête d’une petite fille qui voit sa mère maltraitée par son père. La petite fille décide de partir : le cycle continue.”

C’est tellement touchant, la vidéo est visible ici en compagnie de plein d’autres créations. Bon watching.





Ministère de l’intérieur, de la modernité et de l’authenticité

15 07 2009

« La direction du PJD, dans une première dans les annales politiques marocaines, n’a eu de cesse d’utiliser sciemment un vocabulaire grave, effrayant et étrange à l’égard du bureau national du PAM, tels “terroriste aux penchants éradicateurs”, “éradicateur”, “bande de Biadillah et ses sbires” et “comparse”, tout en qualifiant notre projet de “menace pour la démocratie”, “massacre de la démocratie” et “parti unique. »

« Les allégations des partisans du PJD s’inscrivent dans une stratégie malsaine adoptée par cette formation pour se présenter en victime, objet d’un complot et ce en vue de s’attirer la sympathie et le soutien et d’acquérir davantage de popularité à travers la falsification des réalités et les positions contradictoires comme mode de relations avec les autorités publiques, les services de sécurité et les adversaires politiques. »

Ce sont deux dépêches de la MAP, l’une reprenant un communiqué du ministère de l’intérieur, l’autre celui du PAM.

Un petit jeu : trouver celle du PAM et celle du ministère de l’intérieur.





G8, G20, …, voici ceux qui pensent pour nous …

10 07 2009





Epouse chinoise

24 06 2009

Dédicace aux célibataires :)

Sans rancune les filles.





La gauche, grande absente des grandes villes au Maroc.

19 06 2009

Le constat est clair et sans appel, le « pôle » gauche, l’USFP en tête, est le grand perdant des dernières communales. Quoique l’on peut dire, quoique l’on peut creuser encore sur les circonstances « mafieuses » et anti-moderniste des agissements des adversaires, il n’est nul doute que la gauche a perdu. N’en déplaise à tous, non seulement la gauche partisane qui a perdu, mais tout l’idéal de gauche, même ceux qui ont « ce cœur à gauche », et toute l’aspiration progressiste sortent perdants des dernières consultations.

Observations générales sur le scrutin.

Avant de me lancer sur les raisons intrinsèques de l’échec mon parti, l’USFP, de ma famille idéologique, la gauche, je souhaite, objectivement, revenir sur l’atmosphère générale qui régnait durant toute la période des élections.

Il est trivial que les marocains ont été un peu plus nombreux à voter comparativement avec 2007. Ce constat peut être réconfortant si l’on omet de rappeler que plus de 2 millions ont été rayé des listes électorales. Ce qui ramène le taux de participation, en tenant compte de la liste de 2007, de 52 à 46%. Aussi, faut-il rappeler que 130.000 candidats mobiliseraient un peu plus, ne serait-ce que leurs propres familles, que les 6.000 candidats à la députation. Ajoutez à cela la mobilisation frauduleuse des intermédiaires des candidats, cela fait que le taux n’a pas été élevé comme le souhaitaient les plus optimistes des marocains.

Abstraction faite de cette micro-analyse, il est communément admis que la moitié des inscrits sur les listes n’ont pas voté ! Pourquoi ? personne n’a donné une explication convaincante, tout comme en 2007. L’utilisation massive de l’argent ( les exemples ne manquent pas et les rapports d’observation des différents organismes en attestent ), l’abus de pouvoir, l’utilisation des moyens de l’Etat, … sont d’autres phénomènes qui ont entaché le déroulement du scrutin.

Sur un autre registre, et sans rappeler nos divers écrits sur le sujets avant même le scrutin, un parti, qui sort du plein pouvoir de l’Etat, constitué en moins d’un an présente le plus grand nombre de candidat et rafle la première places en terme de nombre de conseillers communaux ! Du déjà vu, aux années 60, 70, 80, … c’est une pratique que nous avons crue révolue. Constituer un « parti » avec des « potentialités » de gauche, puis mandater des candidats, bien rôdés aux magouilles électoraux, pour enfin gouverner, est un « navet » dont les marocains n’ont plus besoin de regarder. Dans ce contexte, notons ce que relève le forum civil démocratique marocain dans son rapport d’observation : « De ce point de l’arrivée sur scène d’un nouveau parti a constitué un fait majeur sur lequel s’est articulé de larges pans de la vie politique courante. Le nouveau venu a mené une action de construction organisationnelle à l’échelle nationale à l’occasion de la dernière échéance électorale, dépassant ainsi les enjeux locaux de cette dernière. La question de savoir s’il s’agit d’un nouveau FDIC, d’un nouveau RNI, d’une nouvelle UC est largement posée. En même temps celle de savoir s’il ne constitue pas un phénomène inédit dans le contexte marocain, une initiative d’un type nouveau a également été invoquée. Il n’est pas de réponse convaincante pour l’heure à ces hypothèses. De même il n’en est pas concernant la proximité de cette nouvelle organisation par rapport à l’Etat: s’agit-il du produit de la recherche par l’Etat d’un soutien organisée, de nature politique, face aux dangers et menaces qui guettent l’ordre marocain ? N’est-il pas le produit de l’affaiblissement actuel des partis politiques ? N’est-il pas non plus une simple tentative du régime de se doter d’une base indépendante ? La phase à venir apportera sans doute des éléments de réponse à ces interrogations. » Tant de questions auxquelles l’intelligentsia marocaine est amenée à répondre !

Une autocritique !

J’ai été candidat dans la liste USFP de l’arrondissement de roches-noires à Casablanca. Bien que nouveau dans la section ( y habite depuis 3 ans, au bureau de la section depuis moins d’un an ),  et réticent de nature quant aux consultations populaires ( croyant n’ayant pas le profil idoine ), j’ai été amené à déposer ma candidature par manque de candidature et par précaution, étant membre du bureau ( Nous avions reçu 16 candidatures pour une liste de 13 ). On ne peux pas être moine, non pratiquant. Passé de la 13ème à la 8ème puis à la 3ème place, nos listes, à l’instar de toutes les listes du parti à travers le Maroc, se faisait et se défaisait. J’ai cru bien faire, et je le croix toujours, en me mettant sur la liste de mon parti, mettant en évidence un profil de jeune, de cadre, … que je suis, en lequel pourrait s’identifier une jeunesse en mal de vote. Faisant aussi fi à tous les récalcitrants, de ma candidature, de celle des autres co-listiers. Cela est devenu coutume dans le parti de la rose, tu portes X tête de liste, alors Y range la moitié des militants contre lui, dans une campagne adverse. La liste n’a été finalisé qu’une journée avant la campagne, comme toutes les listes du parti, alors que les adversaires étaient préparés bien longtemps.

Nous avons passé une campagne sereine, parlant avec les habitants du quartier, exposant un programme détaillé, chiffré et budgétisé, ayant un franc parler, … les concurrents, certains bien connus ont engagé une armada « d’ouvriers de campagne » balançant des tracts partout et s’adonnant à de frauduleux agissements. Je faisait ma campagne dans un bidonville, un de ceux que l’on a crée durant les années où l’Etat peuplaient les villes par une armée de votants dociles. Il n’est nul malheur que de voir des gens, marchander la misère de ces habitants, à qui, malgré tout, notre message était incompréhensible.

Ayant, pour un moment, cru que sans projet politique national clair, sans travail quotidien de proximité, sans un parti en bonne santé organisationnelle, il suffisait de rencontrer les citoyens, en exhibant son intégrité, sa jeunesse, son programme local, … faisant fi des enjeux nationaux, des circonstances politiques, de l’utilisation massive de l’argent, …, ayant cru, naïvement, en cela, j’ai eu tort. C’est une erreur politique !

Malgré toute la bonne foi expiant l’interprétation et le devoir militant, un acteur politique se doit d’avouer son échec quand il se produit, à reconnaître l’erreur. Le résultat est sans appel : 0 siège, 593 voix sur 12300 votants parmi 61000 inscrits. Un échec cuisant.

L’USFP, les dinosaures sont appelés à partir !

Tout a commencé en 2002. Cette date marque, politiquement, un grand tournant dans la vie du parti de la rose. Le Roi a choisi de remplacer le socialiste Abderrahmane Youssoufi, alors premier ministre de l’alternance et de la transition démocratique, par Driss Jettou, technocrate, alors que l’USFP était classé 1er aux élections législatives. Le parti réagit durement en se révoltant dans un fameux communiqué sur le non respect de la « coutume démocratique », mais se contredit le lendemain par l’acceptation de la participation dans un gouvernement sans teneur politique. Les conséquences politiques se suivent et se ressemblent. Le parti, pourtant favoris par les votes en 2003, à l’occasion des communales, se voit écarté encore une fois de la gestion des grandes villes ( Casablanca, Rabat, … ). 4 ans durant, les « leaders de parti » chantaient l’harmonie, répétaient à qui veut l’entendre que « le makhzen est mort », … pour arriver à un séisme politique en 2007. Tempête au sein de la formation qui a fait que le congrès ait duré en souffrance. 2009 a été la dernière gifle pour les dinosaures. L’appareil affaibli à coup de mouvements organisationnel : listes des élections 2007, congrès, réoganisation des sections, choix des listes, …

Les gestations de la crise n’ont cessé de s’accumuler. Lutte interne pour la préparation d’un congrès, passé dans la douleur, élection des congressistes, … puis le congrès semble bien faire le diagnostic. Un appel sans appel à « une monarchie parlementaire ». Abdelouahed Radi promu à la tête de la formation de Bouabid avait promis aux militants de démissionner de son poste ministériel pour s’occuper, à plein temps, de la refondation du parti. Un peu plus d’un mois passé, le Roi le « félicite pour la confiance placée en lui par les militants de l’USFP pour son élection » et « Après avoir rappelé le contexte de la candidature et de l’élection de M. Abdelwahed Radi à la direction de l’Union socialiste des forces populaires, SM le Roi, que Dieu l’Assiste, a demandé à M. Abdelwahed Radi de continuer à assumer ses fonctions pour s’acquitter de la tâche de réforme profonde de la justice » ( communiqué Map ), chose que Radi acceptera contre sa promesse aux militants et ne démissionnera de son poste de chef des socialistes. Signe après signe, les vieux routiers du parti déçoivent !

La gauche, les « forces populaires » et les prolétaires.

J’ai été toujours fasciné par Marx, par cette théorie de classes et par sa description du « capital ». J’ai longtemps débattu avec mes camarades de gauche sur comment avoir une description marxiste du Maroc. Je ne comprends pourtant jamais comment la classe la plus défavorisée de notre pays, s’allie avec la classe qui l’exploite. Comment se fait-il par exemple, qu’au niveau de la province de Hay Mohammadi Ain Sebaa, jadis bastion de la gauche, de l’USFP en particulier, et emblème de la résistance aux années de plomb, également de la résistance contre l’occupation française, les trois premières formations sont successivement l’UC, le RNI et le PAM ? J’avoue que la gauche, pas seulement marocaine, manque gravement d’outils nouveaux d’analyse.

Pour justement revenir à cette débâcle de la gauche dans les grandes cités du Royaume, il faut certainement regarder l’état des formations de gauche. Premier constat, il y en a plusieurs ! Plusieurs militants qui oeuvrent au sein de ces mêmes formations à un travail commun, et ont même appelé à une candidature commune. En vain. Les ego ont triomphé sur l’idéal. La gauche est en train de se transformer à un grand salon de débat, stérile, improductif et sans orientation ni projet !

Dans les grandes villes, la gauche sort perdante. Les villes et les citadins ont changé, alors que la gauche n’a pas suivi. Il est temps de tout recomposer dans cette gauche, toute entière.

En effet, la déconfiture de la gauche, la seconde gifle, … sont autant de facteurs qui devraient pousser les derniers récalcitrants et douteux à adhérer à l’idée du rassemblement de la gauche. Cette dernière, toute rassemblée, a obtenu 1.356.088 voix, soit 19,37 % du total des voix, dépassant de 3 points le premier parti en terme de voix !

Qu’on se rassemble, ou qu’on arrête !

Mounir BENSALAH.








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