Le militantisme, le net-journalisme, … on s’en fiche de la déontologie?? @ghalito91

22 01 2012

Merci @ghalito91 d’avoir partagé ce lien avec moi : “The Moroccan Unemployment Holocaust” at CAPDEMA Conference .

Deux choses choquent :

  • L’emploi du terme “Holocaust” par le journaliste ( soi-disant reprenant une intervenante ) est tout simplement scandaleux.
  • Nabila Mounib n’est pas folle, elle est Secrétaire Générale d’un parti qui se respecte, et sait ce qu’elle dit. Lui faire dire des conneries, c’est tout simplement révoltant.

Déontologie?





Titre du canard “introuvable” aux kiosques marocains

9 12 2011





La voix du boycott #intikhabate doit être libre de s’exprimer !

17 11 2011

Je ne suis pas fan du boycott, disons que je suis contre le boycott des élections. D’une part parce que ce n’est pas utile ( politiquement et sociétalement s’entend ) et d’autre part parce qu’il reflète une soustraction de certaines « forces » politique de la mesure de son réel poids à travers les voix.

Ceci étant, en tant que démocrate, je ne peux qu’exprimer ma solidarité absolue avec les porte voix du boycott et crois sincèrement à leur droit d’exister. Les intimidations ( voir ici, ici, ici, … ) combinées à une loi liberticide ( incriminant l’appel au boycott, en plus de celle interdisant –tout « simplement » les sondages ) dans un contexte de construction démocratique sont tout simplement réactionnaires !

Le Maroc nouveau, qui souhaite se mettre dans la bonne voie de la construction démocratique, ne doit pas avoir peur de la voix du boycott, qui de plus émane de citoyens marocains, peut-être déçus des expériences passées.

Le droit à ne pas croire la volonté officielle du changement est un droit que je défendrai quelque soit le coût.

Mounir Bensalah,
Militant politique et de droits humains.





Travail domestique : Arrêtons l’impunité, l’esclavagisme et l’exploitation !

4 10 2011

Les histoires tragiques des petites filles exploitées dans notre société marocaines se suivent, se ressemblent et atteste d’une incapacité chronique de combattre ce fléau au 21ème siècle. L’histoire de la petite Zineb d’Oujda, 11 ans, torturé dans le foyer d’un juge, celle du même âge torturée, récemment, jusqu’à la mort, … ne sont que la partie visible de l’iceberg ! Elles sont plus de 60.000 petites filles qui servent ( et je l’assume ) d’esclaves modernes dans les foyers. Pire, parmi les gens plus pieux, les modernistes plus acharnés, cette pratique ne semble perturber leurs principes ! Le célèbre blogueur marocain Citoyen Hmida s’exprimait, avec les mots adéquats, sur le sujet ainsi : « Avant même de poser des problèmes de droit et de société, l’exploitation des petites filles dans les travaux ménagers doit nous interpeller individuellement au niveau de notre conscience, de notre morale, de notre éthique ! », il a bien raison ! Ne nous voilons pas la face : combien de mère de famille tolère que ses adolescents abusent de la petite domestique au lieu de choper le sida ailleurs ? Combien de famille considère que faire travailler une petite fille d’une famille pauvre est la sauver de la misère ? Combien de nous tous, s’accommodent devant trouver une petite bonne chez la famille ou les amis ? … Mais en même temps, le problème est beaucoup plus complexe, car aucune société n’a combattu un fléau par la simple remise en cause individuelle de ses citoyens. A mon sens, il faut œuvrer sur deux niveaux parallèles.

 

Travaillant quelque 14 heures par jour, 6 jours sur 7 ( et là je suis clément ), soit quelques 364 heures par mois, contre un salaire de misère qui ne dépasse guère les 800 dirhams par mois, soit 2,20 dirhams de l’heure ! Et si c’était seulement ça : la violence, les viols, la maltraitance, … sont autant de supplices subies par ces petites Cosettes, dont le seul tort est d’être nées dans une société impitoyables, dans un état qui peine à protéger ses enfants ! La société civile n’a pas cessé de dénoncer cette situation, pourtant le Maroc est signataires de toutes les conventions OIT interdisant le travail de l’enfant. Même HRW s’est mêlée à cette dramatique destinée !

Le code du travail, censé être le cadre légal réglementant les relations de travail entre employeurs et employés, a évité de rentrer dans le détail du travail domestique tout en renvoyant vers un texte de loi spécial pour cette question. Depuis quelques mois déjà, le projet de loi sur « les travailleurs domestiques » est chez le SGG. En voici quelques avancées et remarques que j’ai faites :

  • Interdiction d’employer enfants de moins de 15 ans. Entre 15 et 18 ans, un accord parental est nécessaire.
  • Le projet de loi impose un contrat type entre employeur et employé, dont un exemplaire doit parvenir à l’inspection du travail.
  • L’employé est rétabli dans ses droits légitimes : congé payé (minimum 1,5 journée par mois), 1journée chômée par semaine, prime de fin de contrat, salaire minimum équivalent à la moitié du SMIG applicable en industrie, …
  • L’inspection du travail est, à l’instar des autres conflits durant et après les autres contrats de travail, est habilitée à arbitrer entre les contractants.
  • Le contrat ouvre l’imposition d’affiliation à la sécurité sociale.
  • Il est passible d’amende entre 25 et 30.000 dirhams ceux qui ne déclarent pas leur contrat de travail. En cas de récidive, la peine peut aller jusqu’à 3mois de prison ferme.

Conscient de l’importance d’une réglementation qui saura mettre à niveau à moyen et long terme la situation de ces travailleurs clandestins, il est nécessaire dans le même ordre d’idée que la mentalité change. Ceci n’est possible que par une appropriation des valeurs des droits humains par tout un chacun, ce qui nécessite une vraie révolution culturelle. Ceci est valable dans tous les domaines par ailleurs.

Le débat est ainsi ouvert !





Lancement du site de l’OMDH www.marsad.ma relatif à L’observation des élections législatives 2011

26 09 2011

Lancement du site de l’OMDH www.marsad.ma relatif à L’observation des élections législatives 2011

L’OMDH a décidé pour les élections législatives du 25 Novembre 2011, d’effectuer une observation de l’opération électorale par la mise en place d’un processus d’observation basé, à la fois sur : – L’observation qualitative de certaines circonscriptions, qui seront déterminées ultérieurement ; – Le monitoring de la collecte d’informations par des moyens des nouvelles technologies de l’information Ainsi, l’OMDH procédera à la simulation du site www.marsad.ma le 26 septembre 2011 relative à l’observation des élections législatives en vue de préparer les administrateurs et de familiariser les citoyen(es) à l’utilisation de cette technologie. Un séminaire international sera organisé en Octobre prochain en partenariat avec ICT4Peace durant la phase de simulation pour validation finale. La plateforme sera lancée officiellement le 25 octobre 2011 prochain, un mois avant les élections. Dans son communiqué publié en date du 06 septembre, l’OMDH a informé l’opinion public que sa nouvelle approche d’observation des élections via l’utilisation des nouvelles technologies et de sa plateforme électronique dénommée « Marsad » – www.marsad.ma sera accessible aux citoyens pour signaler et visualiser des incidents, des dysfonctionnements ou violations liés à l’opération électorale par différents moyens technologiques à savoir le SMS, l’e-mail, le twitter et autres.





Tribune : Pour avoir des élus dont nous pouvons être fiers, instaurons l’obligation de vote #intikhabates

23 08 2011

Cet article exprime une opinion personnelle et n’engage que son auteur.

 Après l’adoption de la nouvelle constitution, la grande question que se posent les citoyens et les analystes  est : « Auront nous au Maroc une élite politique à la hauteur de cette nouvelle constitution ? »

Certes le souverain a mis le doigt sur la nécessité de disposer d’une élite politique nouvelle.

Extrait du discours du trône du 3O juin 2011 : “ Ainsi, et dans la mesure où c’est une Constitution avancée, relevant d’une nouvelle génération de Constitutions, elle requiert aussi une nouvelle génération d’élites qualifiées, imprégnées de culture et d’éthique politiques nouvelles. Ces élites se doivent de faire preuve de patriotisme, de citoyenneté responsable et d’un sens élevé des responsabilités et de l’intérêt général”

Mais est ce que les partis politiques peuvent et ont envie de présenter des candidats correspondant aux critères de cette nouvelle élite tels que définis dans le discours royale et souhaitée par la grande majorité des citoyens de notre pays.

Toute chose étant égale par ailleurs, je crains que les nouvelles prérogatives du parlement et du gouvernement n’attirent au jeu politique plus des profils intéressés par le pouvoir ou l’argent et pas du tout par l’intérêt général.

Dans le meilleur des mondes, les partis, pour désigner leur candidat seront guidé par un seul critère : Quel est le candidat qui va apporter le plus de sièges (seul le résultat compte peu importe les moyens).

Or gagner un ou plusieurs siège pourrait être aisé pour les candidats sans éthique vu le nombre de votant réduit.

Certes, nous pouvons espérer que la loi électorale (en cours d’élaboration) devrait permettre en théorie de réduire le niveau de corruption par des mécanismes législatifs et par le niveau des sanctions. Mais à mon avis le seul remède intégral serait d’augmenter le nombre de votant pour désintéresser les corrupteurs.

Les citoyens marocains, ayant manifesté  ou pas, sont dans le droit d’espérer une classe politique digne de leur vote et de leur confiance. Mais ceux qui ne voteront pas,  pour quelque raison que ce soit, accordent aux candidats véreux,  une facilité d’accès au « marché des voix » de façon certes involontaires et inconsciente et néanmoins désastreuse pour notre pays.

Aussi vu qu’il s’agit là de l’intérêt général de notre pays, je propose de rendre le VOTE  OBLIGATOIRE aux élections nationales et locales.

Pour ceux qui vont dire mais ce n’est pas démocratique, je souhaiterais rappeler que cette obligation est en vigueur dans plusieurs pays : la Belgique, l’Australie, La Turquie, la Grèce, le Luxembourg, le Brésil, le Costa Rica …

Bien évidemment cette obligation s’accompagne pour les citoyens qui ne l’auraient pas respecté de sanctions pécuniaires et/ou administratives. En Belgique par exemple Un électeur qui ne se rend pas aux urnes peut se voir infliger une amende de 25 à 50 €, et jusqu’à 125 € en cas de récidive.

La constitution du royaume prévoit dans son article  30  « Le vote est un droit personnel et un devoir 

National ».

 

 Aussi à mon humble avis, vu que la carte d’identité nationale va être instaurée pour les opérations de vote et vu que la quasi-totalité des citoyens majeurs dispose d’une telle pièce d’identité, il serait opportun, utile et constitutionnel de prévoir dans la nouvelle loi électorale l’obligation de vote.

 

Sans cette obligation de vote,  les méthodes ancienne de formation de l’élite politique seront toujours en vigueur.

Hamid benlafdil





LETTRE OUVERTE AUX CASABLANCAIS : L’immeuble Piot Templier

21 07 2011

LETTRE OUVERTE
AUX CASABLANCAIS

L’immeuble Piot Templier :
premier bâtiment inscrit comme patrimoine national à être démoli avec la bénédiction de la Commune Urbaine de Casablanca !

« Association de sauvegarde du patrimoine architectural du XXe siècle au Maroc – CASAMEMOIRE»

casamemoire@casamemoire.org / www.casamemoire.org

Ce samedi 16 juillet 2011, nous avons assisté impuissants à la démolition de l’immeuble Piot Templier (sis angle boulevard Mohammed V et rue de la Chaouia). Cet immeuble a été construit en 1922 par l’architecte Pierre Ancelle. Il faisait partie d’un alignement urbain Art-Déco et Néomauresque exceptionnel voire unique au monde ; qui fait toute la valeur du boulevard Mohammed V.
L’autorisation de démolir signée par M. le président du Conseil de la ville de Casablanca le 26 mai 2011, constitue selon nous un déni flagrant de trois décisions officielles antérieures prises expressément pour la sauvegarde de ce monument historique :
i. ) le PV de la commission du patrimoine du 8 janvier 2010 composée de représentants de l’agence urbaine, de la commune urbaine, de la préfecture Casa-Anfa et de l’inspection des monuments historiques, et qui décide de l’inscription sur la liste du patrimoine national d’une liste de 17 bâtiments dont l’immeuble Piot Templier.
ii. ) l’arrêté du gouverneur de la préfecture de Casa-Anfa n°33 en date du 29 décembre 2010 édictant un moratoire sur la démolition de tout bâtiment à caractère patrimonial (notamment ceux en cours d’inscription aux monuments historique) sur le territoire de la préfecture de Casa-Anfa, et ce pour une période d’un an.
iii. ) l’arrêté ministériel du 25 janvier 2011 pris par le ministre de la Culture (n° 196.11, publié au Bulletin officiel 5919 du 21 février 2011) portant inscription de l’immeuble Piot Templier à la liste des monuments historiques.
Sur la foi de quoi, Casamémoire dénonce avec force :

1. la délivrance d’une autorisation de démolir un bâtiment inscrit à la liste des monuments nationaux, 1. en violation de l’article 6 de la loi 22-80 relative à la conservation des monuments historiques et des sites, des inscriptions, des objets d’art et d’antiquités
2. le refus des autorités de mettre fin à cette démolition, après avoir été saisies par la société civile dès le 2. 15 juillet 2011
3. la décision de M. le président du Conseil de la ville de Casablanca qui a permis la disparition d’un 3. pan de l’histoire commune à tous les habitants en contradiction avec ses discours officiels favorables au patrimoine ;
4. la désorganisation des services concernés de l’Etat et de la ville de Casablanca, apparente dans la ges4. tion du dossier du patrimoine depuis des années ;
l’instrumentalisation de la justice contre l’intérêt général et la désinformation lors de la procédure au 5. tribunal administratif, créant ainsi un dangereux précédant ;
5. le désintérêt manifeste de certains acteurs privés et publics dans la préservation active du patrimoine 6. urbanistique et architectural de Casablanca, au moment où les casablancais montrent un plus grand attachement à leur histoire et leur mémoire.
Il ne s’agit pas uniquement de la disparition d’un édifice aussi important soit-il. Il s’agit de la démolition d’un élément faisant partie d’un alignement urbain exceptionnel et unique au monde : le boulevard Mohammed V qui par ce fait, perd tout entier de sa valeur. Il s’agit également d’un acte qui met en évidence un grave disfonctionnement dans la gouvernance locale et la gestion du patrimoine, ce qui est une atteinte à l’histoire de la ville, mais peut également remettre en cause la candidature en cours de préparation de Casablanca au titre du patrimoine mondial de l’UNESCO.
Casamémoire demande donc à ce que des mesures soient prises en urgence afin que cet acte irresponsable et ses conséquences néfastes sur le patrimoine de la ville de Casablanca, soient corrigés par les autorités compétentes et ne soit plus répété. Ceci passe par des mesures de conservation immédiate des bâtiments dont l’inscription aux monuments historiques a été réalisée ainsi que ceux dont l’inscription est en cours. Ainsi que par le prolongement de la validité de l’arrêté gubernatorial obligeant à un gel des permis de démolir des édifices patrimoniaux et son extension aux autres préfectures de la Wilaya de Casablanca en attendant la mise en place d’un véritable plan patrimonial global.
Casamémoire interpelle également toutes les autorités compétentes quant au danger à laisser s’installer une culture du mépris de la règle de droit, au nom du pouvoir ou de l’argent et invite les casablancais à se mobiliser fortement pour la sauvegarde de leur patrimoine commun contre toutes les tentatives de captation et de dénaturation de leur cadre de vie. Il s’agit aujourd’hui de redonner une cohérence à une ville mutilée et à conforter la volonté des autorités et des citoyens de participer au processus de sauvegarde du patrimoine et d’amélioration du cadre urbain casablancais.

Crédit photo : Casamémoire (de haut en bas du 15 juillet au 19 juillet 2011)
Performance du danseur marocain : Aboubakr Menaoui





Voter oui, non, boycottez, … liser d’abord le projet #dostour

18 06 2011

Texte intégral du projet de nouvelle Constitution

Rabat- Ci-après le texte intégral du projet de nouvelle Constitution.

PREAMBULE

Fidèle à son choix irréversible de construire un Etat de droit démocratique, le Royaume du Maroc poursuit résolument le processus de consolidation et de renforcement des institutions d’un Etat moderne, ayant pour fondements les principes de participation, de pluralisme et de bonne gouvernance.

Il développe une société solidaire où tous jouissent de la sécurité, de la liberté, de l’égalité des chances, du respect de leur dignité et de la justice sociale, dans le cadre du principe de corrélation entre les droits et les devoirs de la citoyenneté.

Etat musulman souverain, attaché à son unité nationale et à son intégrité territoriale, le Royaume du Maroc entend préserver, dans sa plénitude et sa diversité, son identité nationale une et indivisible. Son unité, forgée par la convergence de ses composantes arabo-islamique, amazighe et saharo-hassanie, s’est nourrie et enrichie de ses affluents africain, andalou, hébraïque et méditerranéen.

La prééminence accordée à la religion musulmane dans ce référentiel national va de pair avec l’attachement du peuple marocain aux valeurs d’ouverture, de modération, de tolérance et de dialogue pour la compréhension mutuelle entre toutes les cultures et les civilisations du monde.

Mesurant l’impératif de renforcer le rôle qui lui revient sur la scène mondiale, le Royaume du Maroc, membre actif au sein des organisations internationales, s’engage à souscrire aux principes, droits et obligations énoncés dans leurs chartes et conventions respectives , il réaffirme son attachement aux droits de l’Homme tels qu’ils sont universellement reconnus, ainsi que sa volonté de continuer à Œuvrer pour préserver la paix et la sécurité dans le monde.

Se fondant sur ces valeurs et ces principes immuables, et fort de sa ferme volonté de raffermir les liens de fraternité, de coopération, de solidarité et de partenariat constructif avec les autres Etats, et d’Œuvrer pour le progrès commun, le Royaume du Maroc, Etat uni, totalement souverain, appartenant au Grand Maghreb, réaffirme ce qui suit et s’y engage :

- oeuvrer à la construction de l’Union du Maghreb, comme option stratégique,.

- Approfondir le sens d’appartenance à la Oumma arabo-islamique, et renforcer les liens de fraternité et de solidarité avec ses peuples frères,.

- Consolider les relations de coopération et de solidarité avec les peuples et les pays d’Afrique, notamment les pays du Sahel et du Sahara ,.

-Intensifier les relations de coopération rapprochée et de partenariat avec les pays de voisinage euro-méditerranéen,.

-Elargir et diversifier ses relations d’amitié et ses rapports d’échanges humains, économiques, scientifiques, techniques et culturels avec tous les pays du monde.

- Renforcer la coopération Sud-sud,.

-Protéger et promouvoir les dispositifs des droits de l’Homme et du droit international humanitaire et contribuer à leur développement dans leur indivisibilité et leur universalité,.

- Bannir et combattre toute discrimination à l’encontre de quiconque, en raison du sexe, de la couleur, des croyances, de la culture, de l’origine sociale ou régionale, de la langue, de l’handicap ou de quelque circonstance personnelle que ce soit,.

- accorder aux conventions internationales dûment ratifiées par lui, dans le cadre des dispositions de la Constitution et des lois du Royaume, dans le respect de son identité nationale immuable, et dès la publication de ces conventions, la primauté sur le droit interne du pays, et harmoniser en conséquence les dispositions pertinentes de sa législation nationale.

Ce préambule fait partie intégrante de la présente Constitution.

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Tribune : حوار هادىء مع الأستاذ عبد الإله بنكيران

14 06 2011

يكثف سؤال «من نحن؟» كل جدل وتوتر قضايا «الهوية». من نحن؟: جماعة مؤمنين؟ سلالة خالصة لعرق نقي؟ مواطنون تعاقدوا على دولة القانون والولاء المدني للوطن الواحد؟ مسلمون، أم عرب أو أمازيغ، أم مغاربة منخرطون في مغامرة إنسانية أشمل؟ سؤال يحيل الى آخر: ما «الوطن»؟ بوثقة ذكريات مشتركة لأجيال تقاسمت الآلام والحروب والأحزان والأفراح والرموز والأساطير؟ شراكة أحلام تنهض على رغبة ملحة في العيش المشترك وعلى إحساس قوي بالمصير المشترك؟ قومية مكتملة التشكل أم مجرد محطة عابرة في أفق محطة قادمة، على مرمى حلم أو وهم، قد تكون: أمة الإسلام، وطنا عربياً أو بلاد تامزغا

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Le match Maroc Algérie : dommage collatéral, 3 caids tabassés par des “mroud”

2 06 2011

Une des incarnation du “Makhzen” dans l’inconscient collectif des marocains est la structure du Caïdat. Le caïd, même en temps modernes, est le représentant de l’administration dans la plus petite parcelle. Il est aidé par les Mkadems, les chioukhs, et les forces auxiliaires, communément appelés “mrouds”.

A Marrakech, la vente des tickets pour le derby maghrébin a connu l’ingérence de certains des forces auxiliaires, qui jouaient au marché noir. Des caïds ont essayé de les en empêcher, alors nos mrouds, connaissant un seul langage, se sont révoltés contre l’incarnation du makhzen : les caids, ils les ont tabassé bien comme il faut. Résultats : 3 caids hospitalisés, et les mrouds déférés devant la justice.

Source : site Alahdath relooké.





Les méthodes policières marocaines en deux actes

30 05 2011

C’est la troisième semaine que le Mouvement du 20 février au Maroc subit de plein fouet les foudres du régime politique marocain, à travers ses appareils répressifs et idéologiques, qui ne servent qu’à liquider toute aspiration des forces vives du pays, particulièrement sa jeune génération, à l’émancipation, à la liberté, et à une démocratie réelle.
A Rabat, ayant enregistré plus d’une centaine de blessés lors des manifestations brutalement réprimées des 15 et 22 mai derniers, le mouvement, ainsi que les organisations qui le soutiennent ont décidé d’organiser, ce samedi 28 mai, un sit-in devant le parlement pour condamner la répression policière à l’encontre de ses militants. Après avoir interdit le sit-in pacifique, les forces de police, toutes catégories confondues sont intervenues pour disperser  de force les manifestants. En 2 minutes, la place devant le parlement s’est vidée. S’en est suivi des courses-poursuites qui ont duré près d’une heure. Tous les cafés et boutiques du quartier entourant le parlement ont été fouillés par la police, qui a commencé une chasse aux sorcières dans toutes les rues à la recherche des jeunes du 20 février.

Acte I :
Dispersion faite et réussie, les militants se sont séparés, chacun est parti vaquer à ses occupations. A 16h, personne n’avait plus l’intention de re-manifester. Dans une rue derrière l’hôtel Balima, Nizar Bennamate, un jeune du 20 février et moi, croyions la course-poursuite finie. On est alors surpris par une quarantaine d’agents BLIR (Brigades légères d’intervention rapide) surgir des deux bouts de la rue. On essaie de se cacher dans une épicerie. Mais on a été rattrapés par une dizaine de ces agents, venus nous sortir manu militari de l’épicerie. Dans la rue, un photographe de la police s’approche de nous, et nous prend en photo de différents angles. Par la suite on est passés à la matraque, aux coups de brodequins, et coups de poing avant de nous relâcher, non sans les formules habituelles d’humiliation et de provocation.
Cette scène est très courante au Maroc, les mouvements sociaux à Rabat s’y sont habitués. En revanche, ce qui suit sort de la banalité, et renvoie aux méthodes employées par la police politique lors des années de plomb, que la génération actuelle ne connaissait que dans les romans de la littérature carcérale.

Acte II :
A 20h, il n’y avait plus les forces d’intervention dans la place, tout semblait calme. J’attendais ma copine dans un café, pour rentrer à la maison, où on organisait une petite fête entre amis. Sur le chemin de la maison, deux policiers en uniforme (des CMI munis de gilets pare-balles) nous suivent depuis le café. Ils m’interpellent, me demande ma pièce d’identité. Je demande avec insistance la raison de mon arrestation, « tu sauras dans quelques minutes » m’avaient-ils expliqué. Ils nous emmènent, ma copine et moi, dans une rue vide de monde. Après dix minutes d’attente, leur chef arrive. Il me trouve en train de parler au téléphone à une membre du Bureau central de l’Association marocaine des droits humains (AMDH). Il m’ordonne, coup de poing dans mon thorax à l’appui, de raccrocher.  Le « chef », comme les deux CMI l’appelaient, était vêtu d’un uniforme marron, et était mieux musclé que la plupart des autres policiers. Les personnes à qui j’ai demandé des renseignements sur ce corps de la police, en uniforme marron, n’en savent rien. Ma copine terrorisée par cette violence physique et verbale, j’ai essayé de garder mon calme et ne pas réagir à leur provocation. « Nous t’avons vu dans la manifestation de tout à l’heure, et nous t’avons pris en photo » me dit-il. Il ajoute, en m’étranglant : «La prochaine fois que je te vois avec les jeunes du 20 février, dans un café ou dans la rue, la prochaine fois que tu participes à leurs réunions, la prochaine fois que tu manifesteras, je vais te briser le dos, je m’occuperai moi-même de te tuer et de t’enterrer. Rappelle-toi bien de moi ». Je me demande comment je pourrai l’oublier…

Après les coups de matraque, l’humiliation, la provocation, la police marocaine semble passer à une vitesse supérieure dans l’usage de la violence à l’encontre des militants. Le 22 mai dernier, elle a eu recours aux rafles nocturnes à Casablanca. Le 15 mai, en poursuivant les militants du 20 février, les chefs de police ordonnaient aux agents d’intervention rapide : « Cassez lui le bras, cassez lui la jambe », en ciblant méthodiquement  les militants les plus actifs. Les méthodes d’intimidation se multiplient dans les quartiers et dans la rue, où la police s’attaque à tout citoyen qui aurait manifesté un jour, et qui ait eu le malheur d’avoir été pris en photo par leurs photographes.

En tant que citoyen marocain, je considère que les forces de police agissent en toute illégalité, et que, par leurs actes que je dénonce, elles plongeront mon pays dans la terreur des années de plomb. Face à des mouvements qui prônent la protestation pacifique, le seul acteur qui emploie la violence actuellement, c’est l’Etat marocain.

Tout en revendiquant mon droit à l’expression et à la protestation pacifique, je réclame mon droit à une enquête sur cet agent de la police qui m’a explicitement menacé de mort, menaces que je prends très au sérieux, et je tiens, par conséquent, le ministre de l’Intérieur, Taieb Cherkaoui, pour unique responsable de ce qui pourrait m’arriver dans le futur, de la part des différentes catégories de la police.

Rabat, Le samedi 28 mai
Omar Radi
Jeune du 20 février. Journaliste.





Le printemps arabe deviendra-t-il mondial?

27 05 2011

Je n’avais tort quand j’ai écrit que beaucoup de peuples vont apprendre la leçon tunisienne. Hier, c’était les belges, d’une manière modeste, aujourd’hui d’autres jeunes de l’au-delà de la méditerranée prennent exemples sur les tunisiens : grecs, espagnols, …

Parlons d’espagnols, je suis ébahi par le sens d’organisation, le dévouement et la persévérance des jeunes du mouvement M-15.

Si effectivement dans les pays où la société disposait d’organisations d’intermédiation efficaces, le clash a été évité ( cas du Maroc ), autant dans un pays de démocratie nouvelle comme l’Espagne, la maturité de la société est remarquable.

Quand les manifs pacifiques du 22 Mai ont été réprimées par les forces de police, le 20 Février au Maroc a reçu la lettre de solidarité suivante d’une camarade catalane :

” La acampada de Barcelona se solidariza con la lucha pacifica con los hermanos del movimiento del 20 de febrero en Marruecos.
Desde el 20 de febrero, el pueblo marroqui ha expresado con mucho valor su derecho a la dignidad. Ha exigido que la voz de los hombres y las mujeres sea oida, ha propuesto reformas politicas que pongan fin a la corrupcion, a la violencia politica y a la distribucion de las riquezas del pueblo por los politicos y empresarios. El pueblo marroqui ha reclamado profundas reformas para poner fin a un sistema politico en el que ya nadie se reconoce.
Os apoyamos en vuestra lucha por la igualdad, la dignidad y la libertad, os invitamos a compartir vuestras experiencias con el movimiento de acampada de Barcelona y exigimos la libertad inmediata de los presos politicos y el reconocimiento inmediato de las mujeres. Por último, condenamos el uso de la fuerza en cualquier manifestación pacífica.
Estamos con vosotros de todo corazon.
Tahiyya nidaliyya”

A mon tour, après l’intervention musclée de la police espagnole dans la plaça de Catacaluna à Barcelonne, je tiens à exprimer ma solidarité au mouvement M-15 espagnol.





Tribune : du Congrés Mondial Amazigh à propos des prochaines révisions constitutionnelles au Maroc

24 03 2011

Après la dynamique de combativité qui a été créée après les manifestations du 20 Février 2011 et dans le cadre des événements régionaux, tendus et précipités, qu’a connus la région de l’Afrique du Nord, vient le discours du roi Mohammed VI du 09 Mars 2011 dans lequel il a déclaré la révision de la présente constitution marocaine en annonçant quelques réformes politiques. Après une lecture et une étude du contenu de ce discours et des réactions survenues après, le Congrès Mondial Amazigh apprécie quelques réformes partielles contenues dans le discours concernant la révision constitutionnelle. Néanmoins, il enregistre quelques observations citées comme suit :

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Tribune : على هامش العرض الدستوري الجديد:ثورة الشكل عودة الى تاريخ النقاش حول مسطرة و ضع الدستور

18 03 2011

سينكب  الكثيرون  على  تحليل  و  قراءة  أبعاد  الخطاب  الملكي  التاريخي  ليوم9أبريل 2011،من زاوية جرأة المضامين  المعلنة  و قوة  المبادئ  الكبرى  المقدمة  كأرضية  مرجعية  لأعادة بناء هندسة  دستورية  جديدة ،تقطع  مع  الخطاطة  التى  اعتمدها  المغرب  منذ  ولوجه  زمن  الدسترة  عام  1962  و الى  حدود  1996،و تنطلق  في  أفق بناء  دستوري بمنطق  مغاير يعتمد مبدأفصل  السلط  و فكرة ربط السلطة بالمسؤولية و المراقبة

لكن  من  المهم  كذلك  ،الانتباه  الى  تحول نوعي  كذلك  لكن  هذه  المرة  على  مستوى  الشكل،وهو  تحول  يرتبط  كما  بدا  واضحا  من خطاب  تنصيب  اللجنة  الاستشارية لمراجعة  الدستور  يوم الخميس  10 مارس،باعتماد  منهجية تشاورية  و تشاركية  ،قوامها  اللجنة الخاصة بمراجعة الدستور برئاسة  الأستاذ عبد اللطيف المنوني،ثم  الى  جانبها  ألية سياسية للمتابعة و التشاور  برئاسة  الا ستاذ  محمد معتصم.

لقد  ظلت  قضية الشكل  و المسطرة  ،من القضايا الحاضرة في النقاش الدستوري منذ انطلاقه بعيد الاستقلال، لذلك فعندما اعتبر الأستاذ عبد الرحمن اليوسفي أن السلطة التأسيسية تتكون من طرفين الطرف الأول هو الذي قدم التعديلات الدستورية والطرف الثاني هو الشعب الذي يتخذ في الأخير قراره بقبولها أو رفضها , و ذللك خلال اللجنة المركزية لحزب الاتحاد الاشتراكي المنعقدة قصد اتخاذ الموقف من التعديلات الدستورية لسنة 1992،

سيرى المتتبعون في هذه “الصياغة” الفقهية/السياسية،إنهاءا حاسما لإشكالية دستورية هيمنت على الواقع السياسي المغربي منذ الستينات هي إشكالية المجلس التأسيسي[1] ويبدو أن هذا الإنهاء لم يكن من قبيل التحول القطعي في استراتيجية اليسار، خصوصا إذا نحن استحضرنا السياق التاريخي لطرح شعار “المجلس التأسيسي”[2] وكل الملابسات التاريخية التي أحاطت بتبلوره ثم بتجاوزه، ورغم أن البعض اعتبر ذلك تطورا مسطريا في الشكل لا في المضمون[3] فإن التحليل الأكثر موضوعية يربط بين تجاوز النقاش حول السلطة التأسيسية الحاضر في التاريخ السياسي المغربي وبين الظهور القوي للطابع “التحاوري” الذي ميز معالجة الملف الدستوري بين الحكم والمعارضة، هذا الظهور الذي يجسد اعتراف كل طرف بشرعية الطرف الآخر.

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tribune : تدابير الثقة ذات الطبيعة الإستعجالية من أجل دعم المراجعة الشاملة للدستور ومسار الإصلاح

16 03 2011

حسب مختلف المتابعين والمراقبين يعتبر الخطاب الملكي ليوم 9 مارس 2011 إحدى اللحظات التاريخية القوية في مسار المغرب، والتي سيحال عليها مستقبلا للتأريخ للمغرب المعاصر، ففي ظل التحولات الجارية على مستوى المنطقة المغاربية، والعالم العربي، يسجل الإصغاء العميق والتفاعل الإيجابي للمؤسسة الملكية مع النبض المجتمعي بمختلف تعبيراته من خلا ل ما تضمنه الخطاب الملكي وخاصة في ما يتعلق ب:

- الالتزام الصريح بتمكين البلاد من إطار دستوري جديد يعيد الاعتبار للسيادة الشعبية وسموها في الاختيارات الأساسية ويرسخ الديمقراطية ودولة الحق والقانون،

- إقرار هندسة جديدة للسلط التنفيذية والتشريعية والقضائية وفقا للمعايير الديمقراطية المتعارف عليها كونيا،

وفي هذا السياق حدد الخطاب الملكي المرتكزات السبعة التي ينبغي أن تستند عليها اللجنة المكلفة بإعداد مشروع الدستور الجديد، كما أكد على ضرورة إفساح المجال للجنة ذات الصلة بتوسيع دائرة الاستشارة وإمكانية الاجتهاد في اقتراح كل الآليات التي تمكن من ترسيخ الديمقراطية والتوزيع المتوازن للسلط وخضوعها لمبدأ المحاسبة،

إن الخطاب الملكي  وهو يؤسس للمبادئ والتوجهات والمجالات، التي ستؤطر المراجعة الشاملة للدستور، فقد جعل من فصل السلط وسمو الدستور منطلقا وهدفا لهذا المشروع.

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Le Changement démocratique pacifique…au Maroc et maintenan

8 03 2011

Nous, citoyennes et citoyens, individus et acteurs associatifs et politiques, appelons à œuvrer pour le changement démocratique pacifique au Maroc et maintenant.

Suivant les transformations que connait la région arabe et leurs prolongements au Maroc à travers les appels à un changement profond, nous prenons acte des initiatives de la jeunesse marocaine, y compris les initiatives du 20 février pour le changement qui traduisent la forte préoccupation de la jeunesse pour les questions d’intérêt général et qui dessinent l’horizon de ce changement.

En nous inscrivant dans la dynamique de ces différentes initiatives qui appellent au changement démocratique pacifique, nous exprimons notre soutien aux revendications de nos jeunes et confirmons la nécessité d’entamer rapidement les changements et les réformes qui garantissent la gouvernance démocratique du système politique, au moyen notamment de:

1 – la révision constitutionnelle globale garantissant la séparation et l’équilibre des pouvoirs, le renforcement des pouvoirs législatif et exécutif, et l’établissement de la justice comme pouvoir indépendant.

2 – le renforcement de l’exercice des droits et libertés basé sur l’égalité, y compris l’égalité des sexes, l’équité et la justice, et sur une révision profonde du code des libertés publiques et de toutes les législations qui limitent les droits et les libertés.

3 – l’adoption de législations et de mécanismes pour combattre la corruption.

4 – la lutte contre la corruption dans les secteurs administratif, économique et politique appliquant le principe de la lutte contre l’impunité en matière des crimes économiques et politiques.

5- la fin des pratiques rentières et clientélistes, et la garantie de la justice sociale et de la distribution équitable des richesses.

6 – la rupture avec l’hégémonie étatique sur l’audiovisuel et l’ouverture du paysage médiatique sur la pluralité et la diversité des opinions et des expressions

7 – la révision du cadre législatif des institutions nationales et consultatives et la soumission de celles-ci au principe du contrôle et de l’imputabilité

8 – l’affirmation et l’application des droits culturels et linguistiques et la consécration constitutionnelle de la langue amazigh et l’application des droits à la santé, à l’éducation et au logement.

Tout en soulignant le caractère urgent de ces revendications, nous proclamons notre attachement aux moyens pacifiques et démocratiques pour les réaliser en permettant à toutes les catégories et à toutes les sensibilités, l’expression et la participation démocratiques, organisées et responsables à l’œuvre de changement.

Cette initiative « Changement Démocratique Pacifique..au Maroc et maintenant », est ouverte à celles et ceux qui en partagent ces principes et ces objectifs.

Nous, citoyennes et citoyens, individus et acteurs associatifs et politiques, appelons à œuvrer pour le changement démocratique pacifique au Maroc et maintenant.

Suivant les transformations que connait la région arabe et leurs prolongements au Maroc à travers les appels à un changement profond, nous prenons acte des initiatives de la jeunesse marocaine, y compris les initiatives du 20 février pour le changement qui traduisent la forte préoccupation de la jeunesse pour les questions d’intérêt général et qui dessinent l’horizon de ce changement.

En nous inscrivant dans la dynamique de ces différentes initiatives qui appellent au changement démocratique pacifique, nous exprimons notre soutien aux revendications de nos jeunes et confirmons la nécessité d’entamer rapidement les changements et les réformes qui garantissent la gouvernance démocratique du système politique, au moyen notamment de:

1 – la révision constitutionnelle globale garantissant la séparation et l’équilibre des pouvoirs, le renforcement des pouvoirs législatif et exécutif, et l’établissement de la justice comme pouvoir indépendant.

2 – le renforcement de l’exercice des droits et libertés basé sur l’égalité, y compris l’égalité des sexes, l’équité et la justice, et sur une révision profonde du code des libertés publiques et de toutes les législations qui limitent les droits et les libertés.

3 – l’adoption de législations et de mécanismes pour combattre la corruption.

4 – la lutte contre la corruption dans les secteurs administratif, économique et politique appliquant le principe de la lutte contre l’impunité en matière des crimes économiques et politiques.

5- la fin des pratiques rentières et clientélistes, et la garantie de la justice sociale et de la distribution équitable des richesses.

6 – la rupture avec l’hégémonie étatique sur l’audiovisuel et l’ouverture du paysage médiatique sur la pluralité et la diversité des opinions et des expressions

7 – la révision du cadre législatif des institutions nationales et consultatives et la soumission de celles-ci au principe du contrôle et de l’imputabilité

8 – l’affirmation et l’application des droits culturels et linguistiques et la consécration constitutionnelle de la langue amazigh et l’application des droits à la santé, à l’éducation et au logement.

Tout en soulignant le caractère urgent de ces revendications, nous proclamons notre attachement aux moyens pacifiques et démocratiques pour les réaliser en permettant à toutes les catégories et à toutes les sensibilités, l’expression et la participation démocratiques, organisées et responsables à l’œuvre de changement.

Cette initiative « Changement Démocratique Pacifique..au Maroc et maintenant », est ouverte à celles et ceux qui en partagent ces principes et ces objectifs.





Manifeste pour une réforme politique démocratique

2 03 2011

Lettre ouverte au Roi Mohammed VI et à l’ensemble des citoyennes et citoyens

Leçon tunisienne et égyptienne au Maroc : Manifeste pour une réforme politique démocratique.

 

Majesté,

Sœurs et frères Citoyens Marocains,

 

La commémoration des marocains du 11 Janvier a coïncidé avec les révoltes des peuples tunisien et égyptien, exprimant la volonté des peuples de notre région à récupérer leur dignité et leur droit à la citoyenneté. Evoquant les dimensions de la présentation du manifeste de l’indépendance, nous commémorons les luttes du peuple marocain pour obtenir son indépendance, la défense de la nation et son aspiration à une réelle démocratie et la réalisation d’une citoyenneté intégrale.

 

Nous remarquons que le Maroc vie une régression du projet démocratique. En outre, les conditions sociales et économiques de larges couches du peuple marocain sont sujettes à une grande préoccupation, en parallèle avec un copinage effréné et l’aggravation de l’économie de rente. Le paysage politique marocain parait abject du fait d’un consensus stérile empêchant la confrontation d’idée et la possibilité de leur renouvellement ainsi que le renouvellement de l’élite les portant. Cette élite continue d’être formée dans des positions de clientélisme loin de l’école publique ou des organisations vives de la société, et ce par l’intervention des autorités dans le vif de l’action politique et civile la tentative de sa restructuration d’en-haut, outre l’intervention des « affiliés » au Roi dans toutes les questions décisives de la nation, bravant toute logique de la bonne gouvernance. Les autorités abdiquent toujours à leur engagement de présenter des excuses publiques au sujet de leurs violations des droits humains et refusent d’activer l’application des recommandations de l’Instance Equité et Réconciliation. Une minorité continue d’agencer les richesses du pays et épuiser ses ressources. Au même temps, les partis politiques souffrent d’un faible encadrement de la population, de l’absence de leurs initiatives réformatrices et l’impopularité de leurs leaders.

Les Marocains souffrent de cette situation, le Maroc et son intégrité sont menacés du fait de la poursuite de la même logique dans la gestion des affaires publiques et des enjeux nationaux.

 

Partant de là, nous, soussignés, demandons :

 

  • Le renvoi du gouvernement actuel, la destitution du parlement et la constitution d’un gouvernement de transition composé de potentialités démocratiques civiles, présidé par une personnalité nationale honnête réunissant un large consensus.

 

  • La constitution d’une instance nationale de toutes les sensibilités sociales, civiles et politiques pour la formulation d’un projet de constitution démocratique sujet à un référendum populaire, libre et transparent au cours de l’année actuelle. Une constitution instituant une monarchie parlementaire, où le Roi règne et les institutions gouvernent, qui garantit la séparation de pouvoirs, un gouvernement responsable devant un parlement véridique et représentatif de la volonté populaire, et qui instaure l’universalité des droits humains, la suprématie de la loi et la criminalisation de l’impunité.

 

  • La réalisation de la justice sociale, économique et fiscale, l’encouragement de la culture, la promotion de l’éducation, la réforme de la justice, la libéralisation des informations et de l’expression, surtout la démocratisation de l’espace audio-visuel afin de créer un climat sain de débat public, la réforme radicale de l’enseignement et le rétablissement des droits individuels et publics tels qu’universellement reconnus.

 

  • La poursuite de tout individu ayant été prouvé son implication dans la dilapidation des deniers publics, l’abus de pouvoirs ou l’atteintes aux droits humains.

 

Nous appelons l’ensemble des citoyens marocains à l’expression pacifique de leurs opinions de la façon convenable. Nous ne voulons que soit élevées la démocratie et la justice sociale, à travers un géni marocain. Le Maroc et les marocains méritent la transition rapide et lisse vers la démocratie.

 

Le Maroc, le 29 Janvier 2011.

 

Traduction de la lettre à signer ici. Pour voir la liste des signataires, c’est ici.

 

Répartition géographique des signataires du Maroc





دلالات حقوقية لمسيرات 20 فبراير 2011

23 02 2011

شهد المغرب يوم 20 فبراير 2011 أول مبادرة من طرف شباب للتعبير عن مطالب تهم الإصلاح السياسي في البلاد، حيث قررت فئات مختلفة ومتنوعة من الشباب المغربي بواسطة الفايس بوك تنظيم مسيرة في كل التراب الوطني.

 

مقاربة التتبع

اختارت المنظمة المغربية لحقوق الإنسان كمنظمة حقوقية غير حكومية، مستقلة عن السلطات العمومية والتيارات السياسية والايديولوجية رصد وتتبع تنظيم مسيرة 20 فبراير. ويتجسد هذا الاختيار بالنسبة للمنظمة في:

-         اقتناعها الراسخ بحق كل فرد أو مجموعة في التظاهر والتجمع السلميين والتعبير الحر؛

-         قيامها بمهامها في الدفاع عن حق الشباب في التعبير عن مطالبهم دون وصاية؛

-         إعمالها لمقاربتها بخصوص احترام حق التجمع والتظاهر؛

-         رصدها لمدى احترام السلطات العمومية للقوانين الجاري بها العمل والضامنة للحق في التظاهر؛

وقد قامت المنظمة منذ الإعلان عن تنظيم مسيرة 20 فبراير بـ :

-          متابعة تبادل وجهات النظر عبر فايس بوك بخصوص تنظيمها وشعارتها ومختلف المواقف المعبر عنها؛

-         التدخل العاجل للدفاع عن عدد من الشباب الذين تم توقيفهم بمدن الدار البيضاء والقنيطرة ومراكش يومين قبل المسيرة خلال توزيعهم لبيانات المشاركة؛

-          تنظيم عملية المراقبة والرصد عبر التراب الوطني مع أعضائها ومسانديها؛

-         إحداث فريق بالمقر المركزي للمنظمة طيلة يوم 20 فبراير لتنسيق ملاحظات أعضائها عبر التراب الوطني وتسجيل المطالب المعبرة عليها خلال المسيرات السلمية؛

 

مجريات المسيرات

تميزت المسيرات إياها بمشاركة هامة لشباب إناثا وذكورا كما شارك فيها مواطنون من فئات اجتماعية وأعمار مختلفة، تتفاوت أعدادها من مدينة لأخرى.

وسجل أعضاء المنظمة المغربية لحقوق الإنسان خلال تتبعهم للمسيرات المختلفة مطالب تلتقي حول مراجعة الدستور خاصة الإصلاحات السياسية وفصل السلط والعدالة الاجتماعية ومحاربة الرشوة وإعمال مبدإ المساواة وتكافئ الفرص والحقوق اللغوية والثقافية الأمازيغية وإسقاط الحكومة وحل البرلمان

كما سجل أعضائها ابتداء من الساعة الرابعة مساء وعلى التوالي بمدن العرائش – مراكش –صفرو- الحسيمة – طنجة – كلميم، أحداث عنف قامت بها مجموعات لم يتمكن أعضاؤها من تحديد هويتها. وقد ترتب عنها إضرام النار بمؤسسات عمومية (محاكم-مفوضيات الأمن- مستشفيات) ووكالات بنكية وتجارية وبنايات وسيارات خاصة، ومحطات البنزين وعمارات سكنية. وقد تأكد لدى المنظمة تفحم خمس جثث داخل وكالة بنكية بمدينة الحسيمة، وجرح عدد من المتظاهرين والقوات العمومية واعتقال عدد منهم وعدم تدخل القوات العمومية في الإبان المناسب ووفق متطلبات الموقف.

 

تداعيات المسيرات

استمرت مظاهر التجمع والتظاهر خلال يوم 21 فبراير 2011 خاصة بمدينتي فاس والحسيمة حيث سجل أعضاء المنظمة:

-  منع القوات العمومية عدد من ساكنة إمزورن بالتنقل إلى مدينة الحسيمة نتج عنه مواجهات عنيفة، خلفت جرحى بين المتظاهرين والقوات العمومية؛

-         – تنظيم وقفة سلمية لساكنة ايت بوعياش احتجاجا على عملية إضرام النار وإتلاف الممتلكات بالحسيمة؛

-         تدخل القوات العمومية بفاس في مواجهات بين مجموعات مختلفة من المتظاهرين؛

-         نهب بعض المحلات التجارية والمقاهي بفاس ومؤسسة للتعليم العالي؛

-         حالات اعتداء خلال وقفة احتجاجية بالرباط.

 

دلالات حقوقية للمسيرات 

وإذ تسجل المنظمة المغربية لحقوق الإنسان نجاح دعوة الحركات الشبابية لتنظيم المسيرات فإنها تعتبرها:

-         قيمة مضافة لنضالات المغاربة منذ سنوات من أجل الديمقراطية وحقوق الإنسان،

-         مناسبة عبر فيها المتظاهرون على أزمة تدبير السلطات العمومية للشأن السياسي والاقتصادي والاجتماعي والثقافي،

-         لبنة نوعية لتعزيز ترسيخ البناء الديمقراطي في المغرب،

-         تمرينا للتعبير السلمي والعمومي والمتعدد بما يساهم في التربية على المواطنة.

استنتاجات

انطلاقا من متابعتها والمعطيات  التي توفرت عليها، فإن المنظمة المغربية لحقوق الإنسان خلصت إلى ما يلي:

  • تنامي حركية المجتمع المغربي من حيث اتساع المصادر المطالبة بالاصلاحات السياسية لتشمل مبادرة من حركات شبابية. وباستعمال وسائل الاتصال الحديثة؛
  • · تميز المبادرة بتعبير الشباب الصريح والعلني عن إرادتهم بضرورة مشاركتهم الفعلية في التفكير في الشأن العام وتدبيره من خلال بلورتهم لشعارات ومطالب تهم الإصلاحات السياسية ؛
  • احترام القوات العمومية للقواعد القانونية التي تضمن للمواطنين الحق في التظاهر والتعبير العمومي عن الآراء، الذي يعتبر أحد أسس الديمقراطية. رغم الاستثناءات التي برزت والمتمثلة في بعض التجاوزات والتدخلات العنيفة ؛
  • · إدانة العنف والتخريب كيفما كان مصدره باعتباره مسا خطيرا بالحق في الحياة والسلامة الجسمانية والاعتداء على الملكيات العمومية والخاصة، حيث  طالبت المنظمة وزير العدل بفتح تحقيق وتحديد المسؤوليات ؛

المطالب المستعجلة

وإذ تذكر بتوصياتها في موضوع الإصلاحات الدستورية والقانونية والحكامة والحريات العامة والمشاركة في التدبير الشأن العام منذ تأسيسها فإن المنظمة المغربية لحقوق الإنسان:

  • · تستعجل السلطات العمومية في اتخاذ قرارات وإجراءات واضحة استجابة للمطالب المعبرة عنها في كل مسيرات 20 فبراير 2011؛
  • · تدعو البرلمان إلى تحمل كامل مسؤولياته السياسية والأخلاقية وإعمال اختصاصاته حتى يكون انعكاسا لكل الفئات بما يساهم في وضع مبادرات عمومية للاستجابة لمطالب الإصلاحات السياسية المعبر عليها؛

تعلن أنها ستستمر في إعمال مقاربة الرصد والتتبع من خلال تداعيات الحدث على إجراءات الحكومة، وتفاعلها مع الموضوع في إطار المسؤولية والمحاسبة.

المنظمة المغربية لحقوق الإنسان

21 فبراير 2011





HRW : Maroc : Des milliers de personnes ont manifesté en faveur de réformes

22 02 2011

(Rabat, le 20 février 2011) – Des milliers de Marocains ont manifesté dans plusieurs villes du pays en faveur de réformes politiques le dimanche 20 février, a indiqué Human Rights Watch aujourd’hui. Les manifestations et rassemblements, pacifiques pour la plupart, ont eu lieu dans des villes et des villages, essentiellement sans interférence de la part de la police, qui dans certains endroits était à peine visible.

Ces milliers de Marocains n’ont été confrontés à aucun des moyens meurtriers utilisés par les forces de sécurité contre les manifestants en Tunisie, Libye, Egypte, au Bahreïn et au Yémen.

 « Dans le passé, les forces de sécurité marocaines ont parfois recouru à une violence considérable pour disperser d’importantes manifestations », a déclaré Sarah Leah Whitson, directrice de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord à Human Rights Watch. « Mais aujourd’hui, les forces de sécurité ont permis aux citoyens marocains de manifester pacifiquement pour réclamer de profonds changements dans la manière dont leur pays est gouverné. »

À Rabat, la capitale, quelque 2 000 manifestants se sont réunis sur la place Bab el-Had et ont défilé jusqu’au parlement sur l’avenue Mohammed V, où ils ont scandé divers slogans appelant au changement : « Aujourd’hui ou demain, nous obtiendrons nos droits », « À bas la tyrannie » et « Le peuple réclame le changement ». Certains manifestants appelaient à des changements constitutionnels, à un système judiciaire indépendant et à un nouveau gouvernement.

Certaines sources à Casablanca, la plus grande ville du Maroc, ainsi qu’à Marrakech et à Agadir, ont indiqué à Human Rights Watch que des centaines de personnes avaient manifesté dans chacune de ces villes. Selon certaines informations, des manifestants ont incendié un poste de police à Marrakech. Des manifestations se sont également déroulées dans des villes du Rif, la région montagneuse située dans le nord du pays. Des témoins résidant dans cette région ont déclaré que la présence de la police était restée discrète à proximité des manifestants.

À Rabat, la manifestation tenue entre Bab el-Had et le parlement a été surveillée par près d’une dizaine de policiers en uniforme non armés et largement répartis dans cette zone. Quelques groupes d’agents en civil se tenaient à la périphérie de la manifestation. Des observateurs se sont dits surpris de n’apercevoir nulle part aucun fourgon rempli de forces auxiliaires ou de policiers anti-émeute, alors que l’on peut souvent voir ces fourgons lorsque des manifestations ont lieu. Une contre-manifestation pro-gouvernementale d’une quarantaine de personnes s’est déroulée un peu plus haut dans la rue où se trouvait la foule des manifestants en faveur des réformes, mais les deux groupes ont gardé leurs distances. Aucune arrestation n’avait été signalée à Rabat à la tombée de la nuit.

Toutefois, à Larache dans le nord-ouest du Maroc, des groupes de personnes ont mis le feu à un poste de police, ont dévalisé des magasins et tenté de pénétrer dans des banques, selon un représentant de l’Association marocaine des droits humains. Dans la ville d’Al-Hoceima, des groupes de manifestants ont vandalisé un stade, deux bureaux de parti politique et deux hôtels, ont indiqué des militants de cette ville. Les forces de sécurité ont riposté en utilisant des gaz lacrymogènes et des balles de caoutchouc, faisant quelques blessés selon les informations recueillies. À Séfrou, ville située au nord du centre du Maroc, des manifestants favorables à des réformes se sont heurtés à des partisans du gouvernement, selon une personne blessée dans la bagarre. À Marrakech, des groupes de manifestants ont incendié un poste de police et endommagé des véhicules privés et des feux de circulation, selon l’un des témoignages recueillis par Human Rights Watch.

Les principales villes marocaines sont fréquemment le théâtre de manifestations. Parmi les manifestants figurent des groupes bien organisés de personnes sans emploi qui réclament du travail, ainsi que des familles de prisonniers politiques. Il y a eu aussi dans le passé des manifestations de solidarité en faveur du peuple palestinien. À l’occasion de l’une des plus grosses manifestations que Casablanca ait jamais connues, environ un demi-million de personnes y ont défilé le 12 mars 2000, pour s’opposer aux projets de réforme du code de la famille marocain, basé sur la Charia. Selon le droit marocain, les organisateurs d’une manifestation en plein air doivent fournir une notification préalable aux autorités, qui peuvent interdire l’événement si elles estiment qu’il constitue une menace pour l’ordre public.

La réponse des forces de sécurité marocaines aux manifestations est très variable ; elles laissent parfois l’événement se dérouler paisiblement ; parfois elles frappent les manifestants à coups de matraque, et s’en prennent aux journalistes qui photographient ou filment les événements. Au fil des ans, les autorités ont inculpé des centaines de Marocains de participation à des manifestations « illégales », et les tribunaux ont condamné nombre d’entre eux à des peines de prison de plusieurs mois.

Alors que les manifestations de ce jour se terminaient et que les Marocains se préparaient à entamer une semaine de travail lundi, les organisateurs ont parlé de préparer une autre manifestation le prochain week-end.

« La réponse calme du gouvernement marocain aux manifestations de ce jour montre qu’il est possible de tolérer une opposition pacifique, et devrait constituer la règle et non l’exception », a conclu Sarah Leah Whitson.









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