#freekoulchi “Pour une amnistie politique générale au Maroc” via @mamfakinch

22 05 2012

“Treize ans après l’avènement sur le trône de Mohammed VI et sept ans après la présentation du rapport de l’Instance équité et réconciliation (IER), la situation des droits de l’homme au Maroc n’a guère changé : des dissidents sont poursuivis, condamnés et emprisonnés pour leurs opinions, des journalistes emprisonnés et exilés, des procès iniques se poursuivent, des violences policières – notamment lors de manifestations pacifiques – ont toujours lieu, la justice se garde toujours de contrarier le Palais, l’audiovisuel public demeure un outil de propagande et les lois répressives – notamment en matière anti-terroriste – sont toujours là.

C’est un constat de stagnation et de déception qui doit être fait : même les recommandations de l’IER, pourtant nommée par le Roi, n’ont pas été mises en œuvre. Quant à la constitution révisée de 2011, elle est plus un instrument de communication externe qu’un instrument de réelle réforme du pays. Adoptée par un plébiscite au score nord-coréen – 97,58% de oui – dans la foulée de la chute des dictatures tunisienne et égyptienne au début du printemps arabe, sa mise en œuvre n’a pas apporté de changement.
Face à cette stagnation, alors même que les peuples tunisien et égyptien choisissent librement leur constitution et leur président, nous, citoyens et citoyennes marocaines, appelons le gouvernement Benkirane et la Chambre des Représentants à rompre avec l’immobilisme et à présenter, débattre et adopter un projet de loi d’amnistie de tous ceux qui ont été condamnés pour des motifs politiques, que ce soit durant la période couverte par le rapport de l’IER (1956-1999) ou depuis. Les modalités pratiques de cette amnistie devraient être précisées, et notamment l’établissement d’une commission chargée de définir les critères ouvrant droit à l’amnistie, mais elles devraient inclure tous ceux condamnés pour des délits de presse, de grève, d’appel au boycott des élections et des référendums et de manifestation non-violente.

Une telle amnistie inclurait le rappeur Mouad Belghouat, jugé deux fois en quelques mois pour ses opinions politiques et condamné il y a quelques jours à une année de prison pour une de ses chansons, le poète Younes Belkhedim, récemment condamné à deux ans de prison ou la militante islamiste Nadia Yassine, poursuivie depuis 2005 pour avoir exprimé ses opinions républicains. Elle inclurait non seulement ceux qui sont actuellement poursuivis ou emprisonnés, mais également ceux qui ont déjà été condamnés dans le passé – comme le journaliste le plus lu du Maroc, Rachid Nini, qui a purgé une peine d’emprisonnement d’un an ferme pour une tribune où était mis en cause l’appareil sécuritaire marocain – et qui gardent dans leur casier judiciaire la mention d’infractions à caractère politique, mention infâmante qui a en outre des conséquences pratiques sur l’accès à la fonction publique ou l’obtention de passeport ou de visa.

Une telle amnistie ne serait bien évidemment que le point de départ d’une démocratisation profonde du Maroc. Le chantier est vaste, et va de la législation relative au viol – telle qu’elle est abusivement interprétée par la justice marocaine, elle permet au violeur d’épouser sa victime mineure – à celle relative au droit de grève, en passant par le code de la presse au nom duquel le journaliste le plus lu du Maroc, Rachid Nini, a purgé une peine d’emprisonnement d’un an ferme pour une tribune où était mis en cause l’appareil sécuritaire marocain. La réforme judiciaire, promise à chaque rentrée parlementaire depuis près d’une décennie, doit aboutir à un système judiciaire radicalement dégagé de l’emprise du pouvoir exécutif, c’est-à-dire du Palais. L’appareil sécuritaire, militaire et civil, source de nombreuses exactions relevées notamment par l’IER, doit être intégralement soumis au parlement et à des tribunaux indépendants. Mais avant de prévenir et empêcher l’injustice, il faut réparer les injustices du passé. L’amnistie y contribue.

Alors que le gouvernement marocain a à répondre devant le Conseil des droits de l’homme de l’ONU, ce mardi 22 mai, du lourd bilan des droits de l’homme au Maroc dans le cadre de l’examen périodique universel, nous, Marocains et Marocaines militant pour la démocratisation de notre pays, demandons au gouvernement et parlement d’assumer leurs responsabilités devant le peuple marocain et l’avenir du pays. Nous invitons les Nations-Unies et les amis du peuple marocain à ne pas se laisser duper par des effets d’annonce et des opérations de communication qui ne peuvent cacher la triste continuité de la répression et de l’injustice au Maroc.

Effaçons les injustices du passé pour empêcher celles d’aujourd’hui et de demain !”
Collectif Mamfakinch.





Adieu Moumen Diouri : Aux Grands Hommes, la Patrie doit être reconnaissante!

16 05 2012

Tout un pan de l’histoire s’en va avec le décès de Moumen Diouri

Opposant sous Hassan II, il a été condamné à mort en 1963 ( Procès des “comploteurs UNFP” ). Devant la cour, il avoua qu’il a été approché par Oufkir lui proposant de modifier sa version des faits et avouer l’implication des camarades ( Mehdi benbarka, Abderrahmane Youssoufi, … ) en contrepartie de l’arrêt de torture qu’il subissait!

Moumen était réfugié à Paris, où il a été déporté sous Chirac, sous pression de Hassan II, au Gabon, avant de revenir en France. Il rentre au Maroc en 2007.

Moumen Diouri est natif de Kénitra, fils d’un résistant tué par le colonisateur Français. Une grande artère de la ville porte encore le nom de son père : “Chahid Mohamed diouri”.

Il a été notamment l’auteur d’un livre accablant : “A qui appartient le Maroc” :

Dans ce livre documenté, Moumen montrait les détournements de l’économie par Hassan II, la famille royale et les personnes de l’entourage du sérail. Ce livre serait toujours interdit au Maroc, malgré que je l’ai aperçu une fois dans l’étalage d’une librairie Merrakchie ( exception qui confirme la règle! ).

J’ai eu l’occasion de connaître Moumen Diouri et de le rencontrer une fois à Paris. Son corps témoignait du calvaire qu’il a vécu en combattant le despotisme. Je suis tout ému du déçu de ce Héros de la nation. Moumen Diouri et beaucoup de ses camarades, ont sacrifié leur vie, leurs projets personnels et professionnels pour que notre génération vit l’ouverture, toute relative, d’aujourd’hui. Tout en présentant mes condoléances à sa petite et grande famille ( 3aza2ouna wa7id ), je tiens à exprimer ma grande reconnaissance à ce Héros. Aux Grands Hommes, la Patrie doit être reconnaissante!





Solidarité avec les prisionniers palestiniens en grêve de faim #freepalestine متضامن مع الاسرى الفلسطينين المضربين عن الطعام #تحرير_فلسطين

14 05 2012

En accord avec Le Front populaire de libération de la Palestine et l’Association de lutte contre le sionisme et le racisme.





Scandaleux au Maroc de l’après #feb20 !!!

28 04 2012

Pour un débat public et une enquête incriminant les supposés coupables!!!





البيــان العــام للمؤتمر الوطني الثامن #OMDH

9 04 2012

إن المؤتمر الوطني الثامن للمنظمة المغربية لحقوق الإنسان، المنعقد بالرباط وبوزنيقة  أيام 06- 07 -08 أبريل 2012 تحت شعار ” إعمال المساواة ضمانا لسيادة حقوق الإنسان “، والذي تم التمهيد لأشغاله بندوة فكرية موضوعاتية حول موضوع :” الحركة الحقوقية والتحديات الراهنة “، بمشاركة خبراء وطنيين ودوليين وممثلي منظمات غير حكومية، أثارت مجموعة من التساؤلات والإشكاليات المطروحة على الحركة الحقوقية دوليا وإقليميا ووطنيا.

وبعد النقاش البناء والعميق الذي تلا تقديم التقريرين الأدبي والمالي من طرف المكتب الوطني السابق، والمصادقة عليهما.

وبعد مناقشة مقترحات تعديل القانون الأساسي ومشروع تطوير أداء المنظمة.

اعتبارا:

-  لاستناد المنظمة إلى مرجعية كونية ترتكز على قيم الكرامة الإنسانية المتأصلة والحرية والمساواة والعدل؛

-  لتعلقها بالسلم والشرعة الدولية؛

-  لتقيد عملها بنص الدستور و ما يفتحه من آفاق لضمان إعمال حقوق الإنسان؛

-  للتكامل والترابط بين إقرار حقوق الإنسان واحترام سيادة القانون أساسا للاستقرار والأمن والعدالة الاجتماعية؛

-  لكون الحقوق السياسية والمدنية والاقتصادية والاجتماعية والثقافية والبيئية والإيكولوجية والحق في التنمية، منظومة كلية لا تقبل التجزئة؛

-  لتحصيل منجزات هامة في مجال حقوق الإنسان بفضل نضالات الحركة الحقوقية وتبصرها؛

-  لأهمية وضرورة الحرص على ترسيخ هذه المكتسبات وتحصينها من أي تراجع أو انتكاس؛

-  لهوية المنظمة كمكون متميز من مكونات الحركة الحقوقية المغربية؛

-  لاستقلالية المنظمة عن الدولة والفاعلين السياسيين والاقتصاديين والاجتماعيين؛

-  للدروس والعبر المستخلصة على مدى أكثر من ثلاث وعشرين سنة من النضال الهادف إلى ترسيخ قيم حقوق الإنسان.

فإن المؤتمر الوطني الثامن للمنظمة المغربية لحقوق الإنسان يصدر البيان العام الآتي:

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Droit d’association : Le gouverneur n’a pas le droit de changer la loi, nous élisons des parlementaires pour cette tâche!!!

30 03 2012

La loi sur les libertés publiques ( notamment en matière de liberté d’association ) stipule que les porteur d’un projet d’association au Maroc déposent par eux même, ou par huissier de justice, le dossier complet aux autorités territoriales contre récépissé provisoire. Le reçu de dépôt final doit être opéré dans maximum 60jours.

Le gouverneur d’Elhajeb, envoie une correspondance administrative aux agents d’autorité de sa province, leur interdisant de délivrer le fameux récépissé aux présidents d’associations dépositaires, avant d’avoir l’aval des autorités centrales!!!

Un gouverneur peut légiférer?





#OMDH #RIPAmina إلغاء ممارسة تزويج المغتصبة

19 03 2012

بيـان

إلغاء ممارسة تزويج المغتصبة

وضعت الشابة أمينة الفيلالي (16 سنة من مدينة العرائش) حدا لحياتها نتيجة إرغامها على الزواج بمغتصبها !

إن المنظمة المغربية لحقوق الإنسان إذ :

-  تستحضر المعايير الدولية المتعلقة بحقوق المرأة والأسرة… خاصة المادة الثالثة والعشرين (23) من العهد الدولي للحقوق المدنية والسياسية،  والتي تنص في فقرتها الثالثة (3) على أنه “لا  ينعقد أي زواج إلا برضا الطرفين المزمع زواجهما رضاء كاملا لا إكراه فيه”؛

-  تذكر بكون ممارسة تزويج المغتصبة عملا غير مشروع أخلاقيا واجتماعيا وحقوقيا، وتطالب بإلغاء المادة 475 من القانون الجنائي المتعلقة بتزويج المغتصبة من الجاني وكذا تعديل الفصل 20 من مدونة الأسرة بشأن تزويج القاصرات؛

-  تستعيد مواقفها بخصوص ضرورة توفير الحماية اللازمة للطفلات والنساء من كل أشكال العنف.. إعمالا لحقوقهن ومراعاة لمصالحهن…؛

-  تعتبر الاغتصاب فعلا إجراميا موجبا للجزاء… ولا يمكن التماس أي تبرير له ؛

-  تؤكد أن تزويج ضحايا الاغتصاب الجنسي يؤدي إطرادا إلى مراكمة المعاناة النفسية وتوسيعها داخل مؤسسة الأسرة وبالتالي إعاقة بناء مجتمع سليم؛

-  تدين بشدة فعل الاغتصاب لكونه ممارسة عنفية؛ وجريمة تتأسس على القهر الجسدي والنفسي؛

-  تلح على إخراج القانون المتعلق بحماية النساء والطفلات من كل أشكال العنف، والذي سبق مناقشته من طرف مؤسسات رسمية ومكونات المجتمع المدني العامل في مجال حقوق الإنسانP

-  تعبر عن تعازيها الحارة لعائلة الطفلة أمينة الفيلالي وتتضامن مع  باقي الطفلات اللواتي  تعرضن لمثل هذه المحنة  والمأساة.





Moul #grima : défenseur du trône marocain!

13 03 2012

 

Pour paraphraser Rémy Leveau, avec son “Le fellah marocain, défenseur du trône“, un réel traité de sociologie marocaine. Dommage que nos sociologues ne se penchent pas vers ce titre : Moul #grima : défenseur du trône marocain!





La fille “musulmane” interdite de rester avec son père, seuls, sans la mère!

1 03 2012

Les filles, vous êtes prévenues :





Le militantisme, le net-journalisme, … on s’en fiche de la déontologie?? @ghalito91

22 01 2012

Merci @ghalito91 d’avoir partagé ce lien avec moi : “The Moroccan Unemployment Holocaust” at CAPDEMA Conference .

Deux choses choquent :

  • L’emploi du terme “Holocaust” par le journaliste ( soi-disant reprenant une intervenante ) est tout simplement scandaleux.
  • Nabila Mounib n’est pas folle, elle est Secrétaire Générale d’un parti qui se respecte, et sait ce qu’elle dit. Lui faire dire des conneries, c’est tout simplement révoltant.

Déontologie?





Titre du canard “introuvable” aux kiosques marocains

9 12 2011





La voix du boycott #intikhabate doit être libre de s’exprimer !

17 11 2011

Je ne suis pas fan du boycott, disons que je suis contre le boycott des élections. D’une part parce que ce n’est pas utile ( politiquement et sociétalement s’entend ) et d’autre part parce qu’il reflète une soustraction de certaines « forces » politique de la mesure de son réel poids à travers les voix.

Ceci étant, en tant que démocrate, je ne peux qu’exprimer ma solidarité absolue avec les porte voix du boycott et crois sincèrement à leur droit d’exister. Les intimidations ( voir ici, ici, ici, … ) combinées à une loi liberticide ( incriminant l’appel au boycott, en plus de celle interdisant –tout « simplement » les sondages ) dans un contexte de construction démocratique sont tout simplement réactionnaires !

Le Maroc nouveau, qui souhaite se mettre dans la bonne voie de la construction démocratique, ne doit pas avoir peur de la voix du boycott, qui de plus émane de citoyens marocains, peut-être déçus des expériences passées.

Le droit à ne pas croire la volonté officielle du changement est un droit que je défendrai quelque soit le coût.

Mounir Bensalah,
Militant politique et de droits humains.





Travail domestique : Arrêtons l’impunité, l’esclavagisme et l’exploitation !

4 10 2011

Les histoires tragiques des petites filles exploitées dans notre société marocaines se suivent, se ressemblent et atteste d’une incapacité chronique de combattre ce fléau au 21ème siècle. L’histoire de la petite Zineb d’Oujda, 11 ans, torturé dans le foyer d’un juge, celle du même âge torturée, récemment, jusqu’à la mort, … ne sont que la partie visible de l’iceberg ! Elles sont plus de 60.000 petites filles qui servent ( et je l’assume ) d’esclaves modernes dans les foyers. Pire, parmi les gens plus pieux, les modernistes plus acharnés, cette pratique ne semble perturber leurs principes ! Le célèbre blogueur marocain Citoyen Hmida s’exprimait, avec les mots adéquats, sur le sujet ainsi : « Avant même de poser des problèmes de droit et de société, l’exploitation des petites filles dans les travaux ménagers doit nous interpeller individuellement au niveau de notre conscience, de notre morale, de notre éthique ! », il a bien raison ! Ne nous voilons pas la face : combien de mère de famille tolère que ses adolescents abusent de la petite domestique au lieu de choper le sida ailleurs ? Combien de famille considère que faire travailler une petite fille d’une famille pauvre est la sauver de la misère ? Combien de nous tous, s’accommodent devant trouver une petite bonne chez la famille ou les amis ? … Mais en même temps, le problème est beaucoup plus complexe, car aucune société n’a combattu un fléau par la simple remise en cause individuelle de ses citoyens. A mon sens, il faut œuvrer sur deux niveaux parallèles.

 

Travaillant quelque 14 heures par jour, 6 jours sur 7 ( et là je suis clément ), soit quelques 364 heures par mois, contre un salaire de misère qui ne dépasse guère les 800 dirhams par mois, soit 2,20 dirhams de l’heure ! Et si c’était seulement ça : la violence, les viols, la maltraitance, … sont autant de supplices subies par ces petites Cosettes, dont le seul tort est d’être nées dans une société impitoyables, dans un état qui peine à protéger ses enfants ! La société civile n’a pas cessé de dénoncer cette situation, pourtant le Maroc est signataires de toutes les conventions OIT interdisant le travail de l’enfant. Même HRW s’est mêlée à cette dramatique destinée !

Le code du travail, censé être le cadre légal réglementant les relations de travail entre employeurs et employés, a évité de rentrer dans le détail du travail domestique tout en renvoyant vers un texte de loi spécial pour cette question. Depuis quelques mois déjà, le projet de loi sur « les travailleurs domestiques » est chez le SGG. En voici quelques avancées et remarques que j’ai faites :

  • Interdiction d’employer enfants de moins de 15 ans. Entre 15 et 18 ans, un accord parental est nécessaire.
  • Le projet de loi impose un contrat type entre employeur et employé, dont un exemplaire doit parvenir à l’inspection du travail.
  • L’employé est rétabli dans ses droits légitimes : congé payé (minimum 1,5 journée par mois), 1journée chômée par semaine, prime de fin de contrat, salaire minimum équivalent à la moitié du SMIG applicable en industrie, …
  • L’inspection du travail est, à l’instar des autres conflits durant et après les autres contrats de travail, est habilitée à arbitrer entre les contractants.
  • Le contrat ouvre l’imposition d’affiliation à la sécurité sociale.
  • Il est passible d’amende entre 25 et 30.000 dirhams ceux qui ne déclarent pas leur contrat de travail. En cas de récidive, la peine peut aller jusqu’à 3mois de prison ferme.

Conscient de l’importance d’une réglementation qui saura mettre à niveau à moyen et long terme la situation de ces travailleurs clandestins, il est nécessaire dans le même ordre d’idée que la mentalité change. Ceci n’est possible que par une appropriation des valeurs des droits humains par tout un chacun, ce qui nécessite une vraie révolution culturelle. Ceci est valable dans tous les domaines par ailleurs.

Le débat est ainsi ouvert !





Lancement du site de l’OMDH www.marsad.ma relatif à L’observation des élections législatives 2011

26 09 2011

Lancement du site de l’OMDH www.marsad.ma relatif à L’observation des élections législatives 2011

L’OMDH a décidé pour les élections législatives du 25 Novembre 2011, d’effectuer une observation de l’opération électorale par la mise en place d’un processus d’observation basé, à la fois sur : – L’observation qualitative de certaines circonscriptions, qui seront déterminées ultérieurement ; – Le monitoring de la collecte d’informations par des moyens des nouvelles technologies de l’information Ainsi, l’OMDH procédera à la simulation du site www.marsad.ma le 26 septembre 2011 relative à l’observation des élections législatives en vue de préparer les administrateurs et de familiariser les citoyen(es) à l’utilisation de cette technologie. Un séminaire international sera organisé en Octobre prochain en partenariat avec ICT4Peace durant la phase de simulation pour validation finale. La plateforme sera lancée officiellement le 25 octobre 2011 prochain, un mois avant les élections. Dans son communiqué publié en date du 06 septembre, l’OMDH a informé l’opinion public que sa nouvelle approche d’observation des élections via l’utilisation des nouvelles technologies et de sa plateforme électronique dénommée « Marsad » – www.marsad.ma sera accessible aux citoyens pour signaler et visualiser des incidents, des dysfonctionnements ou violations liés à l’opération électorale par différents moyens technologiques à savoir le SMS, l’e-mail, le twitter et autres.





Tribune : Pour avoir des élus dont nous pouvons être fiers, instaurons l’obligation de vote #intikhabates

23 08 2011

Cet article exprime une opinion personnelle et n’engage que son auteur.

 Après l’adoption de la nouvelle constitution, la grande question que se posent les citoyens et les analystes  est : « Auront nous au Maroc une élite politique à la hauteur de cette nouvelle constitution ? »

Certes le souverain a mis le doigt sur la nécessité de disposer d’une élite politique nouvelle.

Extrait du discours du trône du 3O juin 2011 : “ Ainsi, et dans la mesure où c’est une Constitution avancée, relevant d’une nouvelle génération de Constitutions, elle requiert aussi une nouvelle génération d’élites qualifiées, imprégnées de culture et d’éthique politiques nouvelles. Ces élites se doivent de faire preuve de patriotisme, de citoyenneté responsable et d’un sens élevé des responsabilités et de l’intérêt général”

Mais est ce que les partis politiques peuvent et ont envie de présenter des candidats correspondant aux critères de cette nouvelle élite tels que définis dans le discours royale et souhaitée par la grande majorité des citoyens de notre pays.

Toute chose étant égale par ailleurs, je crains que les nouvelles prérogatives du parlement et du gouvernement n’attirent au jeu politique plus des profils intéressés par le pouvoir ou l’argent et pas du tout par l’intérêt général.

Dans le meilleur des mondes, les partis, pour désigner leur candidat seront guidé par un seul critère : Quel est le candidat qui va apporter le plus de sièges (seul le résultat compte peu importe les moyens).

Or gagner un ou plusieurs siège pourrait être aisé pour les candidats sans éthique vu le nombre de votant réduit.

Certes, nous pouvons espérer que la loi électorale (en cours d’élaboration) devrait permettre en théorie de réduire le niveau de corruption par des mécanismes législatifs et par le niveau des sanctions. Mais à mon avis le seul remède intégral serait d’augmenter le nombre de votant pour désintéresser les corrupteurs.

Les citoyens marocains, ayant manifesté  ou pas, sont dans le droit d’espérer une classe politique digne de leur vote et de leur confiance. Mais ceux qui ne voteront pas,  pour quelque raison que ce soit, accordent aux candidats véreux,  une facilité d’accès au « marché des voix » de façon certes involontaires et inconsciente et néanmoins désastreuse pour notre pays.

Aussi vu qu’il s’agit là de l’intérêt général de notre pays, je propose de rendre le VOTE  OBLIGATOIRE aux élections nationales et locales.

Pour ceux qui vont dire mais ce n’est pas démocratique, je souhaiterais rappeler que cette obligation est en vigueur dans plusieurs pays : la Belgique, l’Australie, La Turquie, la Grèce, le Luxembourg, le Brésil, le Costa Rica …

Bien évidemment cette obligation s’accompagne pour les citoyens qui ne l’auraient pas respecté de sanctions pécuniaires et/ou administratives. En Belgique par exemple Un électeur qui ne se rend pas aux urnes peut se voir infliger une amende de 25 à 50 €, et jusqu’à 125 € en cas de récidive.

La constitution du royaume prévoit dans son article  30  « Le vote est un droit personnel et un devoir 

National ».

 

 Aussi à mon humble avis, vu que la carte d’identité nationale va être instaurée pour les opérations de vote et vu que la quasi-totalité des citoyens majeurs dispose d’une telle pièce d’identité, il serait opportun, utile et constitutionnel de prévoir dans la nouvelle loi électorale l’obligation de vote.

 

Sans cette obligation de vote,  les méthodes ancienne de formation de l’élite politique seront toujours en vigueur.

Hamid benlafdil





LETTRE OUVERTE AUX CASABLANCAIS : L’immeuble Piot Templier

21 07 2011

LETTRE OUVERTE
AUX CASABLANCAIS

L’immeuble Piot Templier :
premier bâtiment inscrit comme patrimoine national à être démoli avec la bénédiction de la Commune Urbaine de Casablanca !

« Association de sauvegarde du patrimoine architectural du XXe siècle au Maroc – CASAMEMOIRE»

casamemoire@casamemoire.org / www.casamemoire.org

Ce samedi 16 juillet 2011, nous avons assisté impuissants à la démolition de l’immeuble Piot Templier (sis angle boulevard Mohammed V et rue de la Chaouia). Cet immeuble a été construit en 1922 par l’architecte Pierre Ancelle. Il faisait partie d’un alignement urbain Art-Déco et Néomauresque exceptionnel voire unique au monde ; qui fait toute la valeur du boulevard Mohammed V.
L’autorisation de démolir signée par M. le président du Conseil de la ville de Casablanca le 26 mai 2011, constitue selon nous un déni flagrant de trois décisions officielles antérieures prises expressément pour la sauvegarde de ce monument historique :
i. ) le PV de la commission du patrimoine du 8 janvier 2010 composée de représentants de l’agence urbaine, de la commune urbaine, de la préfecture Casa-Anfa et de l’inspection des monuments historiques, et qui décide de l’inscription sur la liste du patrimoine national d’une liste de 17 bâtiments dont l’immeuble Piot Templier.
ii. ) l’arrêté du gouverneur de la préfecture de Casa-Anfa n°33 en date du 29 décembre 2010 édictant un moratoire sur la démolition de tout bâtiment à caractère patrimonial (notamment ceux en cours d’inscription aux monuments historique) sur le territoire de la préfecture de Casa-Anfa, et ce pour une période d’un an.
iii. ) l’arrêté ministériel du 25 janvier 2011 pris par le ministre de la Culture (n° 196.11, publié au Bulletin officiel 5919 du 21 février 2011) portant inscription de l’immeuble Piot Templier à la liste des monuments historiques.
Sur la foi de quoi, Casamémoire dénonce avec force :

1. la délivrance d’une autorisation de démolir un bâtiment inscrit à la liste des monuments nationaux, 1. en violation de l’article 6 de la loi 22-80 relative à la conservation des monuments historiques et des sites, des inscriptions, des objets d’art et d’antiquités
2. le refus des autorités de mettre fin à cette démolition, après avoir été saisies par la société civile dès le 2. 15 juillet 2011
3. la décision de M. le président du Conseil de la ville de Casablanca qui a permis la disparition d’un 3. pan de l’histoire commune à tous les habitants en contradiction avec ses discours officiels favorables au patrimoine ;
4. la désorganisation des services concernés de l’Etat et de la ville de Casablanca, apparente dans la ges4. tion du dossier du patrimoine depuis des années ;
l’instrumentalisation de la justice contre l’intérêt général et la désinformation lors de la procédure au 5. tribunal administratif, créant ainsi un dangereux précédant ;
5. le désintérêt manifeste de certains acteurs privés et publics dans la préservation active du patrimoine 6. urbanistique et architectural de Casablanca, au moment où les casablancais montrent un plus grand attachement à leur histoire et leur mémoire.
Il ne s’agit pas uniquement de la disparition d’un édifice aussi important soit-il. Il s’agit de la démolition d’un élément faisant partie d’un alignement urbain exceptionnel et unique au monde : le boulevard Mohammed V qui par ce fait, perd tout entier de sa valeur. Il s’agit également d’un acte qui met en évidence un grave disfonctionnement dans la gouvernance locale et la gestion du patrimoine, ce qui est une atteinte à l’histoire de la ville, mais peut également remettre en cause la candidature en cours de préparation de Casablanca au titre du patrimoine mondial de l’UNESCO.
Casamémoire demande donc à ce que des mesures soient prises en urgence afin que cet acte irresponsable et ses conséquences néfastes sur le patrimoine de la ville de Casablanca, soient corrigés par les autorités compétentes et ne soit plus répété. Ceci passe par des mesures de conservation immédiate des bâtiments dont l’inscription aux monuments historiques a été réalisée ainsi que ceux dont l’inscription est en cours. Ainsi que par le prolongement de la validité de l’arrêté gubernatorial obligeant à un gel des permis de démolir des édifices patrimoniaux et son extension aux autres préfectures de la Wilaya de Casablanca en attendant la mise en place d’un véritable plan patrimonial global.
Casamémoire interpelle également toutes les autorités compétentes quant au danger à laisser s’installer une culture du mépris de la règle de droit, au nom du pouvoir ou de l’argent et invite les casablancais à se mobiliser fortement pour la sauvegarde de leur patrimoine commun contre toutes les tentatives de captation et de dénaturation de leur cadre de vie. Il s’agit aujourd’hui de redonner une cohérence à une ville mutilée et à conforter la volonté des autorités et des citoyens de participer au processus de sauvegarde du patrimoine et d’amélioration du cadre urbain casablancais.

Crédit photo : Casamémoire (de haut en bas du 15 juillet au 19 juillet 2011)
Performance du danseur marocain : Aboubakr Menaoui





Voter oui, non, boycottez, … liser d’abord le projet #dostour

18 06 2011

Texte intégral du projet de nouvelle Constitution

Rabat- Ci-après le texte intégral du projet de nouvelle Constitution.

PREAMBULE

Fidèle à son choix irréversible de construire un Etat de droit démocratique, le Royaume du Maroc poursuit résolument le processus de consolidation et de renforcement des institutions d’un Etat moderne, ayant pour fondements les principes de participation, de pluralisme et de bonne gouvernance.

Il développe une société solidaire où tous jouissent de la sécurité, de la liberté, de l’égalité des chances, du respect de leur dignité et de la justice sociale, dans le cadre du principe de corrélation entre les droits et les devoirs de la citoyenneté.

Etat musulman souverain, attaché à son unité nationale et à son intégrité territoriale, le Royaume du Maroc entend préserver, dans sa plénitude et sa diversité, son identité nationale une et indivisible. Son unité, forgée par la convergence de ses composantes arabo-islamique, amazighe et saharo-hassanie, s’est nourrie et enrichie de ses affluents africain, andalou, hébraïque et méditerranéen.

La prééminence accordée à la religion musulmane dans ce référentiel national va de pair avec l’attachement du peuple marocain aux valeurs d’ouverture, de modération, de tolérance et de dialogue pour la compréhension mutuelle entre toutes les cultures et les civilisations du monde.

Mesurant l’impératif de renforcer le rôle qui lui revient sur la scène mondiale, le Royaume du Maroc, membre actif au sein des organisations internationales, s’engage à souscrire aux principes, droits et obligations énoncés dans leurs chartes et conventions respectives , il réaffirme son attachement aux droits de l’Homme tels qu’ils sont universellement reconnus, ainsi que sa volonté de continuer à Œuvrer pour préserver la paix et la sécurité dans le monde.

Se fondant sur ces valeurs et ces principes immuables, et fort de sa ferme volonté de raffermir les liens de fraternité, de coopération, de solidarité et de partenariat constructif avec les autres Etats, et d’Œuvrer pour le progrès commun, le Royaume du Maroc, Etat uni, totalement souverain, appartenant au Grand Maghreb, réaffirme ce qui suit et s’y engage :

- oeuvrer à la construction de l’Union du Maghreb, comme option stratégique,.

- Approfondir le sens d’appartenance à la Oumma arabo-islamique, et renforcer les liens de fraternité et de solidarité avec ses peuples frères,.

- Consolider les relations de coopération et de solidarité avec les peuples et les pays d’Afrique, notamment les pays du Sahel et du Sahara ,.

-Intensifier les relations de coopération rapprochée et de partenariat avec les pays de voisinage euro-méditerranéen,.

-Elargir et diversifier ses relations d’amitié et ses rapports d’échanges humains, économiques, scientifiques, techniques et culturels avec tous les pays du monde.

- Renforcer la coopération Sud-sud,.

-Protéger et promouvoir les dispositifs des droits de l’Homme et du droit international humanitaire et contribuer à leur développement dans leur indivisibilité et leur universalité,.

- Bannir et combattre toute discrimination à l’encontre de quiconque, en raison du sexe, de la couleur, des croyances, de la culture, de l’origine sociale ou régionale, de la langue, de l’handicap ou de quelque circonstance personnelle que ce soit,.

- accorder aux conventions internationales dûment ratifiées par lui, dans le cadre des dispositions de la Constitution et des lois du Royaume, dans le respect de son identité nationale immuable, et dès la publication de ces conventions, la primauté sur le droit interne du pays, et harmoniser en conséquence les dispositions pertinentes de sa législation nationale.

Ce préambule fait partie intégrante de la présente Constitution.

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Tribune : حوار هادىء مع الأستاذ عبد الإله بنكيران

14 06 2011

يكثف سؤال «من نحن؟» كل جدل وتوتر قضايا «الهوية». من نحن؟: جماعة مؤمنين؟ سلالة خالصة لعرق نقي؟ مواطنون تعاقدوا على دولة القانون والولاء المدني للوطن الواحد؟ مسلمون، أم عرب أو أمازيغ، أم مغاربة منخرطون في مغامرة إنسانية أشمل؟ سؤال يحيل الى آخر: ما «الوطن»؟ بوثقة ذكريات مشتركة لأجيال تقاسمت الآلام والحروب والأحزان والأفراح والرموز والأساطير؟ شراكة أحلام تنهض على رغبة ملحة في العيش المشترك وعلى إحساس قوي بالمصير المشترك؟ قومية مكتملة التشكل أم مجرد محطة عابرة في أفق محطة قادمة، على مرمى حلم أو وهم، قد تكون: أمة الإسلام، وطنا عربياً أو بلاد تامزغا

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Le match Maroc Algérie : dommage collatéral, 3 caids tabassés par des “mroud”

2 06 2011

Une des incarnation du “Makhzen” dans l’inconscient collectif des marocains est la structure du Caïdat. Le caïd, même en temps modernes, est le représentant de l’administration dans la plus petite parcelle. Il est aidé par les Mkadems, les chioukhs, et les forces auxiliaires, communément appelés “mrouds”.

A Marrakech, la vente des tickets pour le derby maghrébin a connu l’ingérence de certains des forces auxiliaires, qui jouaient au marché noir. Des caïds ont essayé de les en empêcher, alors nos mrouds, connaissant un seul langage, se sont révoltés contre l’incarnation du makhzen : les caids, ils les ont tabassé bien comme il faut. Résultats : 3 caids hospitalisés, et les mrouds déférés devant la justice.

Source : site Alahdath relooké.





Les méthodes policières marocaines en deux actes

30 05 2011

C’est la troisième semaine que le Mouvement du 20 février au Maroc subit de plein fouet les foudres du régime politique marocain, à travers ses appareils répressifs et idéologiques, qui ne servent qu’à liquider toute aspiration des forces vives du pays, particulièrement sa jeune génération, à l’émancipation, à la liberté, et à une démocratie réelle.
A Rabat, ayant enregistré plus d’une centaine de blessés lors des manifestations brutalement réprimées des 15 et 22 mai derniers, le mouvement, ainsi que les organisations qui le soutiennent ont décidé d’organiser, ce samedi 28 mai, un sit-in devant le parlement pour condamner la répression policière à l’encontre de ses militants. Après avoir interdit le sit-in pacifique, les forces de police, toutes catégories confondues sont intervenues pour disperser  de force les manifestants. En 2 minutes, la place devant le parlement s’est vidée. S’en est suivi des courses-poursuites qui ont duré près d’une heure. Tous les cafés et boutiques du quartier entourant le parlement ont été fouillés par la police, qui a commencé une chasse aux sorcières dans toutes les rues à la recherche des jeunes du 20 février.

Acte I :
Dispersion faite et réussie, les militants se sont séparés, chacun est parti vaquer à ses occupations. A 16h, personne n’avait plus l’intention de re-manifester. Dans une rue derrière l’hôtel Balima, Nizar Bennamate, un jeune du 20 février et moi, croyions la course-poursuite finie. On est alors surpris par une quarantaine d’agents BLIR (Brigades légères d’intervention rapide) surgir des deux bouts de la rue. On essaie de se cacher dans une épicerie. Mais on a été rattrapés par une dizaine de ces agents, venus nous sortir manu militari de l’épicerie. Dans la rue, un photographe de la police s’approche de nous, et nous prend en photo de différents angles. Par la suite on est passés à la matraque, aux coups de brodequins, et coups de poing avant de nous relâcher, non sans les formules habituelles d’humiliation et de provocation.
Cette scène est très courante au Maroc, les mouvements sociaux à Rabat s’y sont habitués. En revanche, ce qui suit sort de la banalité, et renvoie aux méthodes employées par la police politique lors des années de plomb, que la génération actuelle ne connaissait que dans les romans de la littérature carcérale.

Acte II :
A 20h, il n’y avait plus les forces d’intervention dans la place, tout semblait calme. J’attendais ma copine dans un café, pour rentrer à la maison, où on organisait une petite fête entre amis. Sur le chemin de la maison, deux policiers en uniforme (des CMI munis de gilets pare-balles) nous suivent depuis le café. Ils m’interpellent, me demande ma pièce d’identité. Je demande avec insistance la raison de mon arrestation, « tu sauras dans quelques minutes » m’avaient-ils expliqué. Ils nous emmènent, ma copine et moi, dans une rue vide de monde. Après dix minutes d’attente, leur chef arrive. Il me trouve en train de parler au téléphone à une membre du Bureau central de l’Association marocaine des droits humains (AMDH). Il m’ordonne, coup de poing dans mon thorax à l’appui, de raccrocher.  Le « chef », comme les deux CMI l’appelaient, était vêtu d’un uniforme marron, et était mieux musclé que la plupart des autres policiers. Les personnes à qui j’ai demandé des renseignements sur ce corps de la police, en uniforme marron, n’en savent rien. Ma copine terrorisée par cette violence physique et verbale, j’ai essayé de garder mon calme et ne pas réagir à leur provocation. « Nous t’avons vu dans la manifestation de tout à l’heure, et nous t’avons pris en photo » me dit-il. Il ajoute, en m’étranglant : «La prochaine fois que je te vois avec les jeunes du 20 février, dans un café ou dans la rue, la prochaine fois que tu participes à leurs réunions, la prochaine fois que tu manifesteras, je vais te briser le dos, je m’occuperai moi-même de te tuer et de t’enterrer. Rappelle-toi bien de moi ». Je me demande comment je pourrai l’oublier…

Après les coups de matraque, l’humiliation, la provocation, la police marocaine semble passer à une vitesse supérieure dans l’usage de la violence à l’encontre des militants. Le 22 mai dernier, elle a eu recours aux rafles nocturnes à Casablanca. Le 15 mai, en poursuivant les militants du 20 février, les chefs de police ordonnaient aux agents d’intervention rapide : « Cassez lui le bras, cassez lui la jambe », en ciblant méthodiquement  les militants les plus actifs. Les méthodes d’intimidation se multiplient dans les quartiers et dans la rue, où la police s’attaque à tout citoyen qui aurait manifesté un jour, et qui ait eu le malheur d’avoir été pris en photo par leurs photographes.

En tant que citoyen marocain, je considère que les forces de police agissent en toute illégalité, et que, par leurs actes que je dénonce, elles plongeront mon pays dans la terreur des années de plomb. Face à des mouvements qui prônent la protestation pacifique, le seul acteur qui emploie la violence actuellement, c’est l’Etat marocain.

Tout en revendiquant mon droit à l’expression et à la protestation pacifique, je réclame mon droit à une enquête sur cet agent de la police qui m’a explicitement menacé de mort, menaces que je prends très au sérieux, et je tiens, par conséquent, le ministre de l’Intérieur, Taieb Cherkaoui, pour unique responsable de ce qui pourrait m’arriver dans le futur, de la part des différentes catégories de la police.

Rabat, Le samedi 28 mai
Omar Radi
Jeune du 20 février. Journaliste.








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