Tribune : du Congrés Mondial Amazigh à propos des prochaines révisions constitutionnelles au Maroc

24 03 2011

Après la dynamique de combativité qui a été créée après les manifestations du 20 Février 2011 et dans le cadre des événements régionaux, tendus et précipités, qu’a connus la région de l’Afrique du Nord, vient le discours du roi Mohammed VI du 09 Mars 2011 dans lequel il a déclaré la révision de la présente constitution marocaine en annonçant quelques réformes politiques. Après une lecture et une étude du contenu de ce discours et des réactions survenues après, le Congrès Mondial Amazigh apprécie quelques réformes partielles contenues dans le discours concernant la révision constitutionnelle. Néanmoins, il enregistre quelques observations citées comme suit :

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Tribune : على هامش العرض الدستوري الجديد:ثورة الشكل عودة الى تاريخ النقاش حول مسطرة و ضع الدستور

18 03 2011

سينكب  الكثيرون  على  تحليل  و  قراءة  أبعاد  الخطاب  الملكي  التاريخي  ليوم9أبريل 2011،من زاوية جرأة المضامين  المعلنة  و قوة  المبادئ  الكبرى  المقدمة  كأرضية  مرجعية  لأعادة بناء هندسة  دستورية  جديدة ،تقطع  مع  الخطاطة  التى  اعتمدها  المغرب  منذ  ولوجه  زمن  الدسترة  عام  1962  و الى  حدود  1996،و تنطلق  في  أفق بناء  دستوري بمنطق  مغاير يعتمد مبدأفصل  السلط  و فكرة ربط السلطة بالمسؤولية و المراقبة

لكن  من  المهم  كذلك  ،الانتباه  الى  تحول نوعي  كذلك  لكن  هذه  المرة  على  مستوى  الشكل،وهو  تحول  يرتبط  كما  بدا  واضحا  من خطاب  تنصيب  اللجنة  الاستشارية لمراجعة  الدستور  يوم الخميس  10 مارس،باعتماد  منهجية تشاورية  و تشاركية  ،قوامها  اللجنة الخاصة بمراجعة الدستور برئاسة  الأستاذ عبد اللطيف المنوني،ثم  الى  جانبها  ألية سياسية للمتابعة و التشاور  برئاسة  الا ستاذ  محمد معتصم.

لقد  ظلت  قضية الشكل  و المسطرة  ،من القضايا الحاضرة في النقاش الدستوري منذ انطلاقه بعيد الاستقلال، لذلك فعندما اعتبر الأستاذ عبد الرحمن اليوسفي أن السلطة التأسيسية تتكون من طرفين الطرف الأول هو الذي قدم التعديلات الدستورية والطرف الثاني هو الشعب الذي يتخذ في الأخير قراره بقبولها أو رفضها , و ذللك خلال اللجنة المركزية لحزب الاتحاد الاشتراكي المنعقدة قصد اتخاذ الموقف من التعديلات الدستورية لسنة 1992،

سيرى المتتبعون في هذه “الصياغة” الفقهية/السياسية،إنهاءا حاسما لإشكالية دستورية هيمنت على الواقع السياسي المغربي منذ الستينات هي إشكالية المجلس التأسيسي[1] ويبدو أن هذا الإنهاء لم يكن من قبيل التحول القطعي في استراتيجية اليسار، خصوصا إذا نحن استحضرنا السياق التاريخي لطرح شعار “المجلس التأسيسي”[2] وكل الملابسات التاريخية التي أحاطت بتبلوره ثم بتجاوزه، ورغم أن البعض اعتبر ذلك تطورا مسطريا في الشكل لا في المضمون[3] فإن التحليل الأكثر موضوعية يربط بين تجاوز النقاش حول السلطة التأسيسية الحاضر في التاريخ السياسي المغربي وبين الظهور القوي للطابع “التحاوري” الذي ميز معالجة الملف الدستوري بين الحكم والمعارضة، هذا الظهور الذي يجسد اعتراف كل طرف بشرعية الطرف الآخر.

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tribune : تدابير الثقة ذات الطبيعة الإستعجالية من أجل دعم المراجعة الشاملة للدستور ومسار الإصلاح

16 03 2011

حسب مختلف المتابعين والمراقبين يعتبر الخطاب الملكي ليوم 9 مارس 2011 إحدى اللحظات التاريخية القوية في مسار المغرب، والتي سيحال عليها مستقبلا للتأريخ للمغرب المعاصر، ففي ظل التحولات الجارية على مستوى المنطقة المغاربية، والعالم العربي، يسجل الإصغاء العميق والتفاعل الإيجابي للمؤسسة الملكية مع النبض المجتمعي بمختلف تعبيراته من خلا ل ما تضمنه الخطاب الملكي وخاصة في ما يتعلق ب:

- الالتزام الصريح بتمكين البلاد من إطار دستوري جديد يعيد الاعتبار للسيادة الشعبية وسموها في الاختيارات الأساسية ويرسخ الديمقراطية ودولة الحق والقانون،

- إقرار هندسة جديدة للسلط التنفيذية والتشريعية والقضائية وفقا للمعايير الديمقراطية المتعارف عليها كونيا،

وفي هذا السياق حدد الخطاب الملكي المرتكزات السبعة التي ينبغي أن تستند عليها اللجنة المكلفة بإعداد مشروع الدستور الجديد، كما أكد على ضرورة إفساح المجال للجنة ذات الصلة بتوسيع دائرة الاستشارة وإمكانية الاجتهاد في اقتراح كل الآليات التي تمكن من ترسيخ الديمقراطية والتوزيع المتوازن للسلط وخضوعها لمبدأ المحاسبة،

إن الخطاب الملكي  وهو يؤسس للمبادئ والتوجهات والمجالات، التي ستؤطر المراجعة الشاملة للدستور، فقد جعل من فصل السلط وسمو الدستور منطلقا وهدفا لهذا المشروع.

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Le Changement démocratique pacifique…au Maroc et maintenan

8 03 2011

Nous, citoyennes et citoyens, individus et acteurs associatifs et politiques, appelons à œuvrer pour le changement démocratique pacifique au Maroc et maintenant.

Suivant les transformations que connait la région arabe et leurs prolongements au Maroc à travers les appels à un changement profond, nous prenons acte des initiatives de la jeunesse marocaine, y compris les initiatives du 20 février pour le changement qui traduisent la forte préoccupation de la jeunesse pour les questions d’intérêt général et qui dessinent l’horizon de ce changement.

En nous inscrivant dans la dynamique de ces différentes initiatives qui appellent au changement démocratique pacifique, nous exprimons notre soutien aux revendications de nos jeunes et confirmons la nécessité d’entamer rapidement les changements et les réformes qui garantissent la gouvernance démocratique du système politique, au moyen notamment de:

1 – la révision constitutionnelle globale garantissant la séparation et l’équilibre des pouvoirs, le renforcement des pouvoirs législatif et exécutif, et l’établissement de la justice comme pouvoir indépendant.

2 – le renforcement de l’exercice des droits et libertés basé sur l’égalité, y compris l’égalité des sexes, l’équité et la justice, et sur une révision profonde du code des libertés publiques et de toutes les législations qui limitent les droits et les libertés.

3 – l’adoption de législations et de mécanismes pour combattre la corruption.

4 – la lutte contre la corruption dans les secteurs administratif, économique et politique appliquant le principe de la lutte contre l’impunité en matière des crimes économiques et politiques.

5- la fin des pratiques rentières et clientélistes, et la garantie de la justice sociale et de la distribution équitable des richesses.

6 – la rupture avec l’hégémonie étatique sur l’audiovisuel et l’ouverture du paysage médiatique sur la pluralité et la diversité des opinions et des expressions

7 – la révision du cadre législatif des institutions nationales et consultatives et la soumission de celles-ci au principe du contrôle et de l’imputabilité

8 – l’affirmation et l’application des droits culturels et linguistiques et la consécration constitutionnelle de la langue amazigh et l’application des droits à la santé, à l’éducation et au logement.

Tout en soulignant le caractère urgent de ces revendications, nous proclamons notre attachement aux moyens pacifiques et démocratiques pour les réaliser en permettant à toutes les catégories et à toutes les sensibilités, l’expression et la participation démocratiques, organisées et responsables à l’œuvre de changement.

Cette initiative « Changement Démocratique Pacifique..au Maroc et maintenant », est ouverte à celles et ceux qui en partagent ces principes et ces objectifs.

Nous, citoyennes et citoyens, individus et acteurs associatifs et politiques, appelons à œuvrer pour le changement démocratique pacifique au Maroc et maintenant.

Suivant les transformations que connait la région arabe et leurs prolongements au Maroc à travers les appels à un changement profond, nous prenons acte des initiatives de la jeunesse marocaine, y compris les initiatives du 20 février pour le changement qui traduisent la forte préoccupation de la jeunesse pour les questions d’intérêt général et qui dessinent l’horizon de ce changement.

En nous inscrivant dans la dynamique de ces différentes initiatives qui appellent au changement démocratique pacifique, nous exprimons notre soutien aux revendications de nos jeunes et confirmons la nécessité d’entamer rapidement les changements et les réformes qui garantissent la gouvernance démocratique du système politique, au moyen notamment de:

1 – la révision constitutionnelle globale garantissant la séparation et l’équilibre des pouvoirs, le renforcement des pouvoirs législatif et exécutif, et l’établissement de la justice comme pouvoir indépendant.

2 – le renforcement de l’exercice des droits et libertés basé sur l’égalité, y compris l’égalité des sexes, l’équité et la justice, et sur une révision profonde du code des libertés publiques et de toutes les législations qui limitent les droits et les libertés.

3 – l’adoption de législations et de mécanismes pour combattre la corruption.

4 – la lutte contre la corruption dans les secteurs administratif, économique et politique appliquant le principe de la lutte contre l’impunité en matière des crimes économiques et politiques.

5- la fin des pratiques rentières et clientélistes, et la garantie de la justice sociale et de la distribution équitable des richesses.

6 – la rupture avec l’hégémonie étatique sur l’audiovisuel et l’ouverture du paysage médiatique sur la pluralité et la diversité des opinions et des expressions

7 – la révision du cadre législatif des institutions nationales et consultatives et la soumission de celles-ci au principe du contrôle et de l’imputabilité

8 – l’affirmation et l’application des droits culturels et linguistiques et la consécration constitutionnelle de la langue amazigh et l’application des droits à la santé, à l’éducation et au logement.

Tout en soulignant le caractère urgent de ces revendications, nous proclamons notre attachement aux moyens pacifiques et démocratiques pour les réaliser en permettant à toutes les catégories et à toutes les sensibilités, l’expression et la participation démocratiques, organisées et responsables à l’œuvre de changement.

Cette initiative « Changement Démocratique Pacifique..au Maroc et maintenant », est ouverte à celles et ceux qui en partagent ces principes et ces objectifs.





Manifeste pour une réforme politique démocratique

2 03 2011

Lettre ouverte au Roi Mohammed VI et à l’ensemble des citoyennes et citoyens

Leçon tunisienne et égyptienne au Maroc : Manifeste pour une réforme politique démocratique.

 

Majesté,

Sœurs et frères Citoyens Marocains,

 

La commémoration des marocains du 11 Janvier a coïncidé avec les révoltes des peuples tunisien et égyptien, exprimant la volonté des peuples de notre région à récupérer leur dignité et leur droit à la citoyenneté. Evoquant les dimensions de la présentation du manifeste de l’indépendance, nous commémorons les luttes du peuple marocain pour obtenir son indépendance, la défense de la nation et son aspiration à une réelle démocratie et la réalisation d’une citoyenneté intégrale.

 

Nous remarquons que le Maroc vie une régression du projet démocratique. En outre, les conditions sociales et économiques de larges couches du peuple marocain sont sujettes à une grande préoccupation, en parallèle avec un copinage effréné et l’aggravation de l’économie de rente. Le paysage politique marocain parait abject du fait d’un consensus stérile empêchant la confrontation d’idée et la possibilité de leur renouvellement ainsi que le renouvellement de l’élite les portant. Cette élite continue d’être formée dans des positions de clientélisme loin de l’école publique ou des organisations vives de la société, et ce par l’intervention des autorités dans le vif de l’action politique et civile la tentative de sa restructuration d’en-haut, outre l’intervention des « affiliés » au Roi dans toutes les questions décisives de la nation, bravant toute logique de la bonne gouvernance. Les autorités abdiquent toujours à leur engagement de présenter des excuses publiques au sujet de leurs violations des droits humains et refusent d’activer l’application des recommandations de l’Instance Equité et Réconciliation. Une minorité continue d’agencer les richesses du pays et épuiser ses ressources. Au même temps, les partis politiques souffrent d’un faible encadrement de la population, de l’absence de leurs initiatives réformatrices et l’impopularité de leurs leaders.

Les Marocains souffrent de cette situation, le Maroc et son intégrité sont menacés du fait de la poursuite de la même logique dans la gestion des affaires publiques et des enjeux nationaux.

 

Partant de là, nous, soussignés, demandons :

 

  • Le renvoi du gouvernement actuel, la destitution du parlement et la constitution d’un gouvernement de transition composé de potentialités démocratiques civiles, présidé par une personnalité nationale honnête réunissant un large consensus.

 

  • La constitution d’une instance nationale de toutes les sensibilités sociales, civiles et politiques pour la formulation d’un projet de constitution démocratique sujet à un référendum populaire, libre et transparent au cours de l’année actuelle. Une constitution instituant une monarchie parlementaire, où le Roi règne et les institutions gouvernent, qui garantit la séparation de pouvoirs, un gouvernement responsable devant un parlement véridique et représentatif de la volonté populaire, et qui instaure l’universalité des droits humains, la suprématie de la loi et la criminalisation de l’impunité.

 

  • La réalisation de la justice sociale, économique et fiscale, l’encouragement de la culture, la promotion de l’éducation, la réforme de la justice, la libéralisation des informations et de l’expression, surtout la démocratisation de l’espace audio-visuel afin de créer un climat sain de débat public, la réforme radicale de l’enseignement et le rétablissement des droits individuels et publics tels qu’universellement reconnus.

 

  • La poursuite de tout individu ayant été prouvé son implication dans la dilapidation des deniers publics, l’abus de pouvoirs ou l’atteintes aux droits humains.

 

Nous appelons l’ensemble des citoyens marocains à l’expression pacifique de leurs opinions de la façon convenable. Nous ne voulons que soit élevées la démocratie et la justice sociale, à travers un géni marocain. Le Maroc et les marocains méritent la transition rapide et lisse vers la démocratie.

 

Le Maroc, le 29 Janvier 2011.

 

Traduction de la lettre à signer ici. Pour voir la liste des signataires, c’est ici.

 

Répartition géographique des signataires du Maroc





دلالات حقوقية لمسيرات 20 فبراير 2011

23 02 2011

شهد المغرب يوم 20 فبراير 2011 أول مبادرة من طرف شباب للتعبير عن مطالب تهم الإصلاح السياسي في البلاد، حيث قررت فئات مختلفة ومتنوعة من الشباب المغربي بواسطة الفايس بوك تنظيم مسيرة في كل التراب الوطني.

 

مقاربة التتبع

اختارت المنظمة المغربية لحقوق الإنسان كمنظمة حقوقية غير حكومية، مستقلة عن السلطات العمومية والتيارات السياسية والايديولوجية رصد وتتبع تنظيم مسيرة 20 فبراير. ويتجسد هذا الاختيار بالنسبة للمنظمة في:

-         اقتناعها الراسخ بحق كل فرد أو مجموعة في التظاهر والتجمع السلميين والتعبير الحر؛

-         قيامها بمهامها في الدفاع عن حق الشباب في التعبير عن مطالبهم دون وصاية؛

-         إعمالها لمقاربتها بخصوص احترام حق التجمع والتظاهر؛

-         رصدها لمدى احترام السلطات العمومية للقوانين الجاري بها العمل والضامنة للحق في التظاهر؛

وقد قامت المنظمة منذ الإعلان عن تنظيم مسيرة 20 فبراير بـ :

-          متابعة تبادل وجهات النظر عبر فايس بوك بخصوص تنظيمها وشعارتها ومختلف المواقف المعبر عنها؛

-         التدخل العاجل للدفاع عن عدد من الشباب الذين تم توقيفهم بمدن الدار البيضاء والقنيطرة ومراكش يومين قبل المسيرة خلال توزيعهم لبيانات المشاركة؛

-          تنظيم عملية المراقبة والرصد عبر التراب الوطني مع أعضائها ومسانديها؛

-         إحداث فريق بالمقر المركزي للمنظمة طيلة يوم 20 فبراير لتنسيق ملاحظات أعضائها عبر التراب الوطني وتسجيل المطالب المعبرة عليها خلال المسيرات السلمية؛

 

مجريات المسيرات

تميزت المسيرات إياها بمشاركة هامة لشباب إناثا وذكورا كما شارك فيها مواطنون من فئات اجتماعية وأعمار مختلفة، تتفاوت أعدادها من مدينة لأخرى.

وسجل أعضاء المنظمة المغربية لحقوق الإنسان خلال تتبعهم للمسيرات المختلفة مطالب تلتقي حول مراجعة الدستور خاصة الإصلاحات السياسية وفصل السلط والعدالة الاجتماعية ومحاربة الرشوة وإعمال مبدإ المساواة وتكافئ الفرص والحقوق اللغوية والثقافية الأمازيغية وإسقاط الحكومة وحل البرلمان

كما سجل أعضائها ابتداء من الساعة الرابعة مساء وعلى التوالي بمدن العرائش – مراكش –صفرو- الحسيمة – طنجة – كلميم، أحداث عنف قامت بها مجموعات لم يتمكن أعضاؤها من تحديد هويتها. وقد ترتب عنها إضرام النار بمؤسسات عمومية (محاكم-مفوضيات الأمن- مستشفيات) ووكالات بنكية وتجارية وبنايات وسيارات خاصة، ومحطات البنزين وعمارات سكنية. وقد تأكد لدى المنظمة تفحم خمس جثث داخل وكالة بنكية بمدينة الحسيمة، وجرح عدد من المتظاهرين والقوات العمومية واعتقال عدد منهم وعدم تدخل القوات العمومية في الإبان المناسب ووفق متطلبات الموقف.

 

تداعيات المسيرات

استمرت مظاهر التجمع والتظاهر خلال يوم 21 فبراير 2011 خاصة بمدينتي فاس والحسيمة حيث سجل أعضاء المنظمة:

-  منع القوات العمومية عدد من ساكنة إمزورن بالتنقل إلى مدينة الحسيمة نتج عنه مواجهات عنيفة، خلفت جرحى بين المتظاهرين والقوات العمومية؛

-         – تنظيم وقفة سلمية لساكنة ايت بوعياش احتجاجا على عملية إضرام النار وإتلاف الممتلكات بالحسيمة؛

-         تدخل القوات العمومية بفاس في مواجهات بين مجموعات مختلفة من المتظاهرين؛

-         نهب بعض المحلات التجارية والمقاهي بفاس ومؤسسة للتعليم العالي؛

-         حالات اعتداء خلال وقفة احتجاجية بالرباط.

 

دلالات حقوقية للمسيرات 

وإذ تسجل المنظمة المغربية لحقوق الإنسان نجاح دعوة الحركات الشبابية لتنظيم المسيرات فإنها تعتبرها:

-         قيمة مضافة لنضالات المغاربة منذ سنوات من أجل الديمقراطية وحقوق الإنسان،

-         مناسبة عبر فيها المتظاهرون على أزمة تدبير السلطات العمومية للشأن السياسي والاقتصادي والاجتماعي والثقافي،

-         لبنة نوعية لتعزيز ترسيخ البناء الديمقراطي في المغرب،

-         تمرينا للتعبير السلمي والعمومي والمتعدد بما يساهم في التربية على المواطنة.

استنتاجات

انطلاقا من متابعتها والمعطيات  التي توفرت عليها، فإن المنظمة المغربية لحقوق الإنسان خلصت إلى ما يلي:

  • تنامي حركية المجتمع المغربي من حيث اتساع المصادر المطالبة بالاصلاحات السياسية لتشمل مبادرة من حركات شبابية. وباستعمال وسائل الاتصال الحديثة؛
  • · تميز المبادرة بتعبير الشباب الصريح والعلني عن إرادتهم بضرورة مشاركتهم الفعلية في التفكير في الشأن العام وتدبيره من خلال بلورتهم لشعارات ومطالب تهم الإصلاحات السياسية ؛
  • احترام القوات العمومية للقواعد القانونية التي تضمن للمواطنين الحق في التظاهر والتعبير العمومي عن الآراء، الذي يعتبر أحد أسس الديمقراطية. رغم الاستثناءات التي برزت والمتمثلة في بعض التجاوزات والتدخلات العنيفة ؛
  • · إدانة العنف والتخريب كيفما كان مصدره باعتباره مسا خطيرا بالحق في الحياة والسلامة الجسمانية والاعتداء على الملكيات العمومية والخاصة، حيث  طالبت المنظمة وزير العدل بفتح تحقيق وتحديد المسؤوليات ؛

المطالب المستعجلة

وإذ تذكر بتوصياتها في موضوع الإصلاحات الدستورية والقانونية والحكامة والحريات العامة والمشاركة في التدبير الشأن العام منذ تأسيسها فإن المنظمة المغربية لحقوق الإنسان:

  • · تستعجل السلطات العمومية في اتخاذ قرارات وإجراءات واضحة استجابة للمطالب المعبرة عنها في كل مسيرات 20 فبراير 2011؛
  • · تدعو البرلمان إلى تحمل كامل مسؤولياته السياسية والأخلاقية وإعمال اختصاصاته حتى يكون انعكاسا لكل الفئات بما يساهم في وضع مبادرات عمومية للاستجابة لمطالب الإصلاحات السياسية المعبر عليها؛

تعلن أنها ستستمر في إعمال مقاربة الرصد والتتبع من خلال تداعيات الحدث على إجراءات الحكومة، وتفاعلها مع الموضوع في إطار المسؤولية والمحاسبة.

المنظمة المغربية لحقوق الإنسان

21 فبراير 2011





HRW : Maroc : Des milliers de personnes ont manifesté en faveur de réformes

22 02 2011

(Rabat, le 20 février 2011) – Des milliers de Marocains ont manifesté dans plusieurs villes du pays en faveur de réformes politiques le dimanche 20 février, a indiqué Human Rights Watch aujourd’hui. Les manifestations et rassemblements, pacifiques pour la plupart, ont eu lieu dans des villes et des villages, essentiellement sans interférence de la part de la police, qui dans certains endroits était à peine visible.

Ces milliers de Marocains n’ont été confrontés à aucun des moyens meurtriers utilisés par les forces de sécurité contre les manifestants en Tunisie, Libye, Egypte, au Bahreïn et au Yémen.

 « Dans le passé, les forces de sécurité marocaines ont parfois recouru à une violence considérable pour disperser d’importantes manifestations », a déclaré Sarah Leah Whitson, directrice de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord à Human Rights Watch. « Mais aujourd’hui, les forces de sécurité ont permis aux citoyens marocains de manifester pacifiquement pour réclamer de profonds changements dans la manière dont leur pays est gouverné. »

À Rabat, la capitale, quelque 2 000 manifestants se sont réunis sur la place Bab el-Had et ont défilé jusqu’au parlement sur l’avenue Mohammed V, où ils ont scandé divers slogans appelant au changement : « Aujourd’hui ou demain, nous obtiendrons nos droits », « À bas la tyrannie » et « Le peuple réclame le changement ». Certains manifestants appelaient à des changements constitutionnels, à un système judiciaire indépendant et à un nouveau gouvernement.

Certaines sources à Casablanca, la plus grande ville du Maroc, ainsi qu’à Marrakech et à Agadir, ont indiqué à Human Rights Watch que des centaines de personnes avaient manifesté dans chacune de ces villes. Selon certaines informations, des manifestants ont incendié un poste de police à Marrakech. Des manifestations se sont également déroulées dans des villes du Rif, la région montagneuse située dans le nord du pays. Des témoins résidant dans cette région ont déclaré que la présence de la police était restée discrète à proximité des manifestants.

À Rabat, la manifestation tenue entre Bab el-Had et le parlement a été surveillée par près d’une dizaine de policiers en uniforme non armés et largement répartis dans cette zone. Quelques groupes d’agents en civil se tenaient à la périphérie de la manifestation. Des observateurs se sont dits surpris de n’apercevoir nulle part aucun fourgon rempli de forces auxiliaires ou de policiers anti-émeute, alors que l’on peut souvent voir ces fourgons lorsque des manifestations ont lieu. Une contre-manifestation pro-gouvernementale d’une quarantaine de personnes s’est déroulée un peu plus haut dans la rue où se trouvait la foule des manifestants en faveur des réformes, mais les deux groupes ont gardé leurs distances. Aucune arrestation n’avait été signalée à Rabat à la tombée de la nuit.

Toutefois, à Larache dans le nord-ouest du Maroc, des groupes de personnes ont mis le feu à un poste de police, ont dévalisé des magasins et tenté de pénétrer dans des banques, selon un représentant de l’Association marocaine des droits humains. Dans la ville d’Al-Hoceima, des groupes de manifestants ont vandalisé un stade, deux bureaux de parti politique et deux hôtels, ont indiqué des militants de cette ville. Les forces de sécurité ont riposté en utilisant des gaz lacrymogènes et des balles de caoutchouc, faisant quelques blessés selon les informations recueillies. À Séfrou, ville située au nord du centre du Maroc, des manifestants favorables à des réformes se sont heurtés à des partisans du gouvernement, selon une personne blessée dans la bagarre. À Marrakech, des groupes de manifestants ont incendié un poste de police et endommagé des véhicules privés et des feux de circulation, selon l’un des témoignages recueillis par Human Rights Watch.

Les principales villes marocaines sont fréquemment le théâtre de manifestations. Parmi les manifestants figurent des groupes bien organisés de personnes sans emploi qui réclament du travail, ainsi que des familles de prisonniers politiques. Il y a eu aussi dans le passé des manifestations de solidarité en faveur du peuple palestinien. À l’occasion de l’une des plus grosses manifestations que Casablanca ait jamais connues, environ un demi-million de personnes y ont défilé le 12 mars 2000, pour s’opposer aux projets de réforme du code de la famille marocain, basé sur la Charia. Selon le droit marocain, les organisateurs d’une manifestation en plein air doivent fournir une notification préalable aux autorités, qui peuvent interdire l’événement si elles estiment qu’il constitue une menace pour l’ordre public.

La réponse des forces de sécurité marocaines aux manifestations est très variable ; elles laissent parfois l’événement se dérouler paisiblement ; parfois elles frappent les manifestants à coups de matraque, et s’en prennent aux journalistes qui photographient ou filment les événements. Au fil des ans, les autorités ont inculpé des centaines de Marocains de participation à des manifestations « illégales », et les tribunaux ont condamné nombre d’entre eux à des peines de prison de plusieurs mois.

Alors que les manifestations de ce jour se terminaient et que les Marocains se préparaient à entamer une semaine de travail lundi, les organisateurs ont parlé de préparer une autre manifestation le prochain week-end.

« La réponse calme du gouvernement marocain aux manifestations de ce jour montre qu’il est possible de tolérer une opposition pacifique, et devrait constituer la règle et non l’exception », a conclu Sarah Leah Whitson.






Inscrit : je supporte les manifs du 20 Février

14 02 2011





Témoignage d’une marocaine d’Alexandrie

2 02 2011

Depuis des années de discussions, d’attentes exprimées et non exprimées, des années de patience et de résistance, de retenues et de réclamations, enfin c’est la rupture! Vendredi 28 janvier: le jour de la colère en Egypte, les manifestations en Alexandrie ont démarré dès la fin des prières du midi et se sont pursuivies pendant toute l’après-midi. Depuis le matin, il n’y a plus de connexion Internet ni de réseau pour les téléphones portables. On annonce le couvre-feu à partir de 18h et les confrontations ont continué jusqu’à l’aube. Le président de la république a fait son discours le soir même pour annoncer sa décision de dissoudre le gouvernement actuel et de former un nouveau gouvernement qui sé era chargé de missions précises. Il a regrété dans son discours les pertes de vie et les incidents survenus. Il a aussi fait référence aux aspirations du peuple egyptien pour plus de démocratie! en laissant entendre que celui-ci jouit déjà d’une “liberté d’expression” et de “liberté de se manifester”! Le lendemain matin on découvre le paysage de commissariats et de voitures de police brûlées. La police s’est complètement retirée et a disparu de vue. L’armée est descendue dans les rues et des citoyens ont pris en charge la circulation dans les grands axes de la ville. Les manifestations reprennent dès les premières heures de la matinée. Si les slogans de la veille faisaient allusion à la volonté du peuple de changer de régime, aujourd’hui c’est le départ du président qui est clairement réclamé. Les réseaux de téléphone portable ont été rétablis de manière progressive vers 10h du matin, alors que la connexion Internet ne fonctionne toujours pas. Le couvre-feu est annoncé cette fois-ci à partir de 16h. Les rues ont commencé à se vider et on apprend que des bandes de jeunes avec des armes blanches auraient l’intention de commettre des actes de vandalisme et de vol. L’information circule assez vite et on voit des hommes armés de bâtons occuper les rues pour protéger les voitures et les propriétés privées. Personne ne sait ce qui va se passer demain. Une chose est sure: les manifestations vont continuer! On pourrait penser que ce qui s’est passé en Tunisie ne se reproduira pas forcément partout dans le monde arabe. On pourrait dire que les situations et les contextes sont différents d’un pays à l’autre, etc. etc. mais, ce qui est certain c’est que le peuple a dit son dernier mot: des presidents à vie, non merci!

Samira





Il vaut mieux qu’on soit comptable institutionnellement, qu’on soit comptable à la façon tunisienne!

31 01 2011

“L’Etat, dans son ère dite nouvelle, a besoin d’une nouvelle constitution, avec laquelle elle couperait avec l’Etat de feu Hassan II. Mais il semble que l’Etat n’a pas renouvelé son sang par une nouvelle élite et travaille toujours avec une constitution ancienne qui ne convient pas pour réaliser le développement souhaité de la citoyenneté. Devant son échec à appliquer ses engagements et les recommandations de ses conseillers [Sic : IER], je ne peut que dire que la transition marche sur sa tête … Il vaut mieux qu’on soit comptable institutionnellement, qu’on soit comptable à la façon tunisienne!”

Mustapha Manouzi, Président du Forum Marocain Vérité & Justice ( Syndicat des victimes des violations des droits humains de 1956 à 1999 ), Alittihad Alichtiraki, 26 Janvier 2011.





Le citoyen safiote qui s’était immolé est décédé à Casablanca

28 01 2011

Le citoyen marocain, Mouad, qui s’était auto-immolé à Safi le 25 Janvier dernier a succombé hier à ses brulures à Casablanca au CHU Averroes. Selon la MAP, ce jeune de 22 ans “souffre de troubles psychiatriques, est sous traitement et suivi par le docteur Khamiss Malika, psychiatre”.

Il ne faut aucunement faire l’appologie de ces actes, le droit à la vie est sacré. La manifestation pour des droits sociaux, économiques, culturels ou politiques ont d’autres moyens, pacifiques, pour s’être affichée.





Qui gère le dossier du transport public au Maroc? Exemple de Rabat

26 01 2011

Il y a moins d’une semaine, l’annonce a été faite par la société délégatrice du service public de transport ( bus ) pour son nouveau réseau. La carte du réseau des bus est consultable ici.

Selon le communiqué, l’ultime phase de déploiement du réseau de bus “assurera la complémentarité avec le réseau du tramway sur Rabat et Salé et interviendra après la mise en service de ce dernier”. Seulement il se trouve ( comme affiché sur la carte du réseau des bus ) que les mêmes trajets que fait le futur tramway de Rabat, qui rentrera en service avant la première moitié de l’année ( pour les deux premières lignes )!

Le ticket du bus est maintenu à 4 Dh ( sans compter les liaisons intervilles – Salé – Rabat – Téméra … ). Les tarifs futurs du tramway seront de 7 Dh par ticket ( valable 1h, avec des formules aventageuses pour les étudiants et les abonnements ). Mais le pire c’est que les ticket du tram et du bus n’ont pas de validité interchangeable ( comme le stipule le principe de complémentarité ). Aucun organisme ne veille sur cette homogénéisation!

En outre, les deux opérateurs, ayant la délégation du service public, font partie du même groupe, qui est largement contesté par la société civile, notamment en solidarité avec le peuple palestinien!

Dans tout cela, j’accuse les mairies de l’agglomération, qui sont censées représenter la population, défendre ses intérêts et entendre sa voix! Laissons Salé de côté, la justice est en train d’instruire un dossier, Témara n’est pas en reste. Pour Rabat, Mr le Maire, Fathallah Oulaalou, êtes vous au courant de ces affaires? Si oui, êtes-vous consentant de ce qui se passe? Dans les deux cas, vous ferez mieux de démissionner et de nous dire, surtout aux Rbatis, qui gère ces dossiers!





En solidarité avec le peuple de Palestine, la campagne marocaine Boycott-Désinvestissement-Sanctions

19 01 2011

Les citoyennes et citoyens, associations, syndicats, et individualités marocain(e)s signataires,

Conscient(e)s de l’impasse à laquelle est arrivée en Palestine la communauté internationale des Etats en traitant par l’impunité la plus totale les violations répétées du Droit par l’Etat raciste d’Israël,

Soucieux(ses) de contribuer à un avenir de justice et de paix, pour toute la région et pour le monde, avenir qui se joue en Palestine aujourd’hui,

Inspiré(e)s par les succès historiques de la communauté citoyenne mondiale dans l’abolition du régime d’Apartheid en Afrique du Sud à laquelle ont largement contribué la campagne de Boycott et de Désinvestissement et l’application de Sanctions internationales,

En solidarité avec le peuple de Palestine, et en réponse à l’appel lancé par la société civile palestinienne, à se joindre à la campagne internationale Boycott-Désinvestissement-Sanctions,

En conformité avec le droit humanitaire international,

Rappellant les objectifs de ‘l’initiative BDS’, tels que soulignés dans sa charte, à savoir :

« …obtenir que l’Etat sioniste se soumette à la Loi Internationale en :

- Levant le siège de Gaza ;

- Démantelant les colonies et le Mur de l’Apartheid ;

- Libérant les milliers de détenus politiques qui croupissent dans les geôles de l’occupation ;

- Reconnaissant le droit inaliénable du peuple palestinien à l’autodétermination sur sa terre, en particulier à travers :

- La reconnaissance des droits fondamentaux des Palestiniens citoyens d’Israël à la dignité et à l’égalité ;

- La reconnaissance des droits des réfugiés palestiniens à revenir dans leurs maisons et propriétés (résolution 194 de l’ONU). »

 

Déclarent que,

+ Il est inadmissible que le Maroc continue à importer des produits ’made in Israel’, alimentant ainsi les ressources du budget militaire de l’Etat d’Israël.

+ Il n’est pas logique que Le Maroc, signataire de la 4ème Convention de Genève, accueille des entreprises qui sont parties prenantes dans des crimes de guerre au sens de la dite Convention, entre autres :

  • Caterpillar dont les bulldozers servent à l’armée israélienne à raser les maisons palestiniennes.
  • Siemens qui équipe les colonies, les prisons et les check-points.
  • G4S dont les milices montent la garde autour des colonies en Cisjordanie.
  • Veolia-Environnement qui prend en charge l’assainissement solide et liquide des colonies de Cisjordanie.
  • Alstom et Veolia alors que ces sociétés construisent le tramway qui relie Jérusalem Ouest à Jérusalem Est et aux colonies de Cisjordanie – a fortiori parce que le Maroc préside le Comité AL QODS.

+ Il est inadmissible que l’espace aérien du Maroc soit ouvert aux compagnies de transport  israéliennes.

+ Il est inadmissible de recevoir au Maroc des criminels de guerre au sens du droit humanitaire international.

 

C’est pourquoi les signataires de cet appel,

Appellent les autorités officielles du Maroc à contribuer à mettre l’Etat d’Israël au ban de la société internationale, en coupant toutes relations officielles économiques, politiques, culturelles, sportives… avec un Etat raciste et coupable de crimes contre l’humanité,

  • en interdisant par la loi l’importation de produits des sociétés israéliennes et toutes les activités économiques israéliennes au Maroc (Boycott),
  • en mettant en demeure les compagnies étrangères coupables de crimes de guerre de choisir entre leurs affaires en Israël et leurs affaires au Maroc (Désinvestissement),
  • et en exigeant que des sanctions soient décidées contre l’Etat raciste d’Israël par la Communauté internationale (Sanctions).

Appellent les citoyennes et citoyens et les forces vives de notre pays (et en particulier les chefs d’entreprise, les agriculteurs, les professions libérales, les universitaires, les associations, les médias et les partis politiques…), à nous rejoindre dans cette campagne BDS.

PS : Appel lancé et coordonné par Sion Assidon.





Solidarité marocaine avec la Tunisie

16 01 2011

De droite à gauche : Naibila Mounib ( membre du bureau politique PSU ), Jalila ( membre du parti communiste tunisien, exilée au Maroc), Hamid Bajjou ( Membre du conseil national l'USFP ) & Ahmed Daba ( Membre du conseil national du PSU ).

Une réunion s’est tenue ce soir, par l’espace de Casablanca pour le dialogue de gauche, pour organiser une activité “festive” en guise de solidarité avec le peuple tunisien ce samedi 22 Janvier au siège du PSU. L’espace invite tous les organismes démocratiques et toutes les bonnes intentions à une réunion de coordination, ce mardi au PSU à 18h30, pour organisation commune.

Autrement, un appel aux dons et vivres sera lancé incessamment pour collecter des aides au peuple tunisien, en réponse aux alertes de plusieurs organisations tuniennes amies.

Dans un autre registre, je publie la lettre suivante :

“J’ai longtemps attendu votre réaction, avant de vous écrire.

J’ai lu votre communiqué concernant les Coptes d’Egypte ; je l’ai trouvé  stéréotypé, répétitif de slogans galvaudés, incohérent et donc très peu convainquant.  Votre silence concernant ce qui se passe en Tunisie est incompréhensible. Je pense, en tant qu’être humain, qu’un autre  être  humain- (qui aurait pu être moi) qui s’immole par le feu, mérite que les spectateurs de son immolation- extrême violence exercée contre soi-même, publient au moins  un communiqué.

 

Bouazizi, humain- indépendamment de sa nationalité- contraint d’être en deçà de l’humanité- vendeur ambulant, pour pouvoir survivre et préserver ainsi sa dignité-  valeur primordiale de l’humain-  mais resté conscient de continuer à appartenir à l’humanité, s’immole pour que l’éveil,  le réveil, d’une  conscience collective, en l’occurrence maghrébine et méditerranéenne,  endormie à coup de silences ou de discours vides (ce qui revient ici  au même), ait lieu.

Sommes nous à la hauteur de comprendre son message lourd de sens? Sommes-nous capables de dialoguer avec lui, de lui transmettre notre message de reconnaissance dérisoire ?  

Je ne connais toujours pas votre conception du dialogue interculturel ; mais le dialogue  ne peut être synonyme, en aucun cas, de silence.

Le monde entier sait, aujourd’hui, que tout un peuple, dans le pourtour méditerranéen, est capable de briser le silence et de vaincre la peur, ce qui  est le sens même la liberté.

 

Quelle est votre opinion ? Puis-je espérer une réponse? 

Humaine, qui faute d’avoir des ailes, est incapable d’être en ce moment en Tunisie, mais qui dit ce qu’elle pense”

Lettre de Laila Imerhrane, membre de la fondation Anna Lindh, en réaction aux évènements de Tunisie et à ce communiqué de la même fondation :

Déclaration de la Fondation Anna Lindh sur l´attentat d´Alexandrie

La Fondation Euro-méditerranéenne Anna Lindh pour le dialogue entre les cultures, dont le siège central est à Alexandrie (Egypte), manifeste sa profonde tristesse et douleur face à l´attentat terroriste dont cette ville a été l´objet la nuit du 31 décembre, et exprime la solidarité de son Président, André Azoulay, et de toute son équipe avec les victimes, leurs familles et le peuple égyptien.

Lisez la déclaration à travers le lien suivant :

http://www.euromedalex.org/fr/nouvelles/d-claration-de-la-fondation-anna-lindh-sur-l-attentat-d-alexandrie





J’ai peur, au sujet des droits humains au Maroc, qu’il arrive des retours en arrière

15 01 2011

« J’ai peur, au sujet des droits humains au Maroc, qu’il arrive des retours en arrière. Les ennemis de la démocratie dans notre pays sont toujours là, et nous devons faire attention ».

Abbas Elfassi, premier ministre du Maroc, le 13 Janvier 2011.





FINALEMENT, L’HISTOIRE RETIENDRA QU’UN MALHEUREUX VENDEUR DE LEGUME AMBULANT A EBRANLE LE PLUS GRAND DICTATEUR ARABE!

14 01 2011

A Monastère, hier, les manifestants tunisiens ont brulé les portraits du président périmé Benali :

Le soir même, le président périmé a prononcé un discours avec un ton de perdant :

Aujourd’hui, une grande manifestation a été organisée en face du ministère de l’Intérieur, scandant des slogan appelant au départ du président Benali :

Alors que les manifestants pacifistes étaient en train de planter leurs pancartes et drapeaux sur les toits du ministère de l’intérieur :

Les policiers ont commencé le tir à balles réelles ( alors que Benali a promis d’arrêter ces tirs ).

Des rumeurs sur le cable #SidiBouzid de twitter faisait circuler l’infod’un putsch militaire. Ce matin, alors que la police tire à bout portant sur les manifestants, la foule se réfugiait chez les militaires qui ont assuré qu’ils sont avec le peuple. D’autres indiscrétions parlent d’une fuite de Benali à bord d’un hélico militaire français vers Paris, alors que sa femme et sa famille auraient fuit aux EAU.

Notons que les grandes ONG ( FIDH, RSF, REDDH, …, dont sont membres notamment l’OMDH et l’AMDH au Maroc, la LADDH algérienne et la LADH et ADFT tunisiènnes ) de défense des DDH ont signé un communiqué commun où “organisations appellent les autorités tunisiennes à se conformer à leurs obligations internationales en mettant un terme immédiat à toute forme de menaces et de harcèlement à l’encontre de tous les avocats tunisiens et à l’ensemble des défenseurs des droits de l’Homme et à respecter en toutes circonstances l’intégrité physique et psychologique des toutes les personnes prenant part aux manifestations pacifiques”, puis un autre communiqué où ces “organisations condamnent avec la plus grande fermeté les violations graves, disproportionnées et systématiques des droits de l’Homme perpétrées par les autorités à l’encontre du mouvement de contestation”.

Au Maroc, seul les ONG de droits humains et les associations liées à la mouvances sociales se sont prononcé sur le sujet. Les autorités ont interdit à plusieurs reprises des manifestations de solidarité avec les démocrates tunisiens. Des indiscrétions parlent d’instructions aux médias pour ne pas donner d’importance au sujet, chose qui se confirme dans le traitement médiatique de ces évènements.

FINALEMENT, L’HISTOIRE RETIENDRA QU’UN MALHEUREUX VENDEUR DE LEGUME AMBULANT A EBRANLE LE PLUS GRAND DICTATEUR ARABE!





Les chiites, au Maroc, ne se cachent plus pour prier

13 01 2011

Officiellement, le Maroc avait rompu ses relations diplomatiques avec l’Iran sur fond d’une crise entre ce dernier et le Bahrein concernant un conflit territorial. Mais au fond des choses, et le communiqué en parle, le Maroc reprochait à l’Iran “un activisme avéré des autorités de ce pays, et notamment de sa représentation diplomatique à Rabat, visant à altérer les fondamentaux religieux du Royaume, à s’attaquer aux fondements de l’identité ancestrale du peuple marocain et à tenter de menacer l’unicité du culte musulman et le Rite Malékite Sunnite au Maroc, dont est le Garant SM le Roi Mohammed VI, Amir Al Mouminine“.

A Meknes, Tanger, ou d’autres villes du Royaume, beaucoup de citoyens s’activent pour montrer ostentatoirement leur  appartenance à ce rite chiite, dont les différences sont expliquées dans un article récap de notre amie Chadwane :

Doctrine : 3 Points de divergence

Les chiites

1. Les seuls ayants droits à l’imamat (succession) sont Ali et sa descendance, dits Ahl Al Bayt. L’imamat est transférée par hérédité.

2. Sont reconnues à l’imam les mêmes qualités et prérogatives que le prophète. Il est infaillible et nul n’a le droit de lui demander de comptes.

3. La oumma (nation) musulmane connaîtra le retour de l’un de ses imams, le douzième dans la lignée, Ali étant le premier. Il s’agit de Mohammed Ibn Al Hassan Al Askari qui disparut (comprendre évaporé) durant son adolescence, réapparaîtra des siècles après sa disparition pour sauver la nation islamique de la déchéance et la réunifier. C’est le Mahdi al Mountadar.

Les sunnites

1. C’est à la nation musulmane de choisir son calife. Aucune légitimité préétablie n’est reconnue à personne.

2. Le calife ne peut bénéficier des mêmes attributs que les prophètes. Élu par la nation, celle-ci est en droit de critiquer ses actes, de le destituer et d’en nommer un autre.

3. La croyance en le Mahdi al Mountadar existe également dans le rite sunnite, mais ce dernier rejette la théorie de l’imam réapparu des siècles après sa mystérieuse disparition. Chez les sunnites, son identité est inconnue. Il naîtra comme le commun des mortels.”

L’affichage public de ces citoyens commence par la toile ici, ou même ici pour un “repenti“. Les Oulémas officiels du Maroc, qui ont à l’époque appostasié Alkhomeyni, ne craignent pas prosélytisme chiite : “Certes il y a des puissances et des courants qui cherchent à déstabiliser la société pour faire passer leurs idées et défendre leurs intérêts. D’autres tentent de nous faire plier face à des leaderships religieux alors qu’ils ignorent même les rudiments de base de la Charia. Le travail que nous réalisons au niveau des lieux de culte en tablant sur le savoir-faire et la compétence  des imams des mosquées est rassurant.” affirme Mustapha Benhamza, président du conseil des Oulémas de l’Oriental. Quelle est la crainte alors? le prosélytisme ( chisste, salafiste, évangéliste ), taxé d’ébranler la foi des marocains, est un grand danger pour le fondement même du Royaume où dure une dualité de légitimité : Constitution et Allégeance ( Albayaa ). Plusieurs observateurs suivent avec intérêt le “combat” que mènent les autorités du Maroc à ce phénomène et enregistre la guéguerre, par exemple, déclenchée entre salafistes et chiites. Ces mêmes chiites semblent dire qu’ils sont contre “l’Iran officiel“, mais cette information reste difficlement vérifiable notamment à cause de la taKya ( principe qui donne aux chiites le droits de mentir et cacher leur doctrines si leur droit à la vie est baffoué ), ceci étant, ils n’hésitent pas à insulter et appostasier les compagnons du prophète.

De toutes les manières, vous pourrez voir une analyse juridique des droits confessionnels  au Maroc chez Ibn Kafka. Un vrai débat de société doit s’ouvrir sur ces minorités religieuses : chiites, maliens, chrétiens, athées, …





Pour que le peuple algérien puisse recourir à son droit légitime de disposer de lui même!

12 01 2011

Les émeutes se produisant en Algérie voisine démontre un malaise social et surtout politique : “Nous n’avons aucune information. Nous avons l’impression que le président ne pense qu’à son pouvoir, qu’il nous méprise. Il a juste envoyé les policiers pour réprimer les émeutes. Ce n’est pas suffisant. Je ne sais pas comment nous allons sortir de cette crise mais c’est très grave. L’Algérie est au plus mal, croyez-moi”, raconte un jeune homme de 26 ans du quartier de Bab Eloued à Alger.

Les propos, qui semblent naïfs, de ce jeune homme algérois témoignent d’une grande crise de gouvernance : Comment dans un pays dont la manne pétrolifère ne cesse d’augmenter, alors que les conditions socio-économiques des populations se dégradent? Comment croire que dans un pays dont le PIB par habitant dépasse 4800$ ( Le double du Maroc ) ait un taux de chomage officiel de plus de 15% et une inflation de plus de 4,8%? Qui gouverne en Algérie ( socialiste, populaire, … )? Le peuple algérien a besoin de se débarasser du MALG et des MALGACHES! Ceci explique cela, ce service créé en 1958 ( avant l’indépendance ) par le FLN comportant un millier de personnes. Durant l’histoire post-coloniale, et parmi les 1000 Malgaches, l’Algérie a vu 4 présidents, 21 ministres, 32 wali, 7 généraux, 15 ambassadeurs, … ( De chakib Khélil à Bouteflika par exemple ), construisant un puissant réseau qui s’accapare la destinée du peuple algérien frère.

Alors soyons tous avec le peuple algérien dans sa lutte pour recouvrir son droit à son autodétérmination sur sa terre!





L’hymne nation de Tunisie a changé aujourd’hui

10 01 2011







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