Adieu Moumen Diouri : Aux Grands Hommes, la Patrie doit être reconnaissante!

16 05 2012

Tout un pan de l’histoire s’en va avec le décès de Moumen Diouri

Opposant sous Hassan II, il a été condamné à mort en 1963 ( Procès des “comploteurs UNFP” ). Devant la cour, il avoua qu’il a été approché par Oufkir lui proposant de modifier sa version des faits et avouer l’implication des camarades ( Mehdi benbarka, Abderrahmane Youssoufi, … ) en contrepartie de l’arrêt de torture qu’il subissait!

Moumen était réfugié à Paris, où il a été déporté sous Chirac, sous pression de Hassan II, au Gabon, avant de revenir en France. Il rentre au Maroc en 2007.

Moumen Diouri est natif de Kénitra, fils d’un résistant tué par le colonisateur Français. Une grande artère de la ville porte encore le nom de son père : “Chahid Mohamed diouri”.

Il a été notamment l’auteur d’un livre accablant : “A qui appartient le Maroc” :

Dans ce livre documenté, Moumen montrait les détournements de l’économie par Hassan II, la famille royale et les personnes de l’entourage du sérail. Ce livre serait toujours interdit au Maroc, malgré que je l’ai aperçu une fois dans l’étalage d’une librairie Merrakchie ( exception qui confirme la règle! ).

J’ai eu l’occasion de connaître Moumen Diouri et de le rencontrer une fois à Paris. Son corps témoignait du calvaire qu’il a vécu en combattant le despotisme. Je suis tout ému du déçu de ce Héros de la nation. Moumen Diouri et beaucoup de ses camarades, ont sacrifié leur vie, leurs projets personnels et professionnels pour que notre génération vit l’ouverture, toute relative, d’aujourd’hui. Tout en présentant mes condoléances à sa petite et grande famille ( 3aza2ouna wa7id ), je tiens à exprimer ma grande reconnaissance à ce Héros. Aux Grands Hommes, la Patrie doit être reconnaissante!





Scandaleux au Maroc de l’après #feb20 !!!

28 04 2012

Pour un débat public et une enquête incriminant les supposés coupables!!!





Ali Benhaddou : “le pouvoir économique n’a pas changé de mains”

26 03 2012

La nouvelle Constitution marocaine, adoptée le 1er juillet dernier par référendum, amorce une démocratisation des institutions du royaume. Reste à l’appliquer… Pensez-vous que les élites du pays soient prêtes à l’accepter ?

Les élites du royaume sont depuis toujours réfractaires au changement. Leur objectif premier, de génération en génération, est de préserver leur statut et leurs privilèges. Mais, en même temps, elles sont liées à la monarchie. A partir du moment ou le roi décide de promouvoir des réformes, elles n’ont guère d’autre choix que de les accepter, ou de s’en accommoder. Cela dit, les réformes annoncées ne mettent pas véritablement en cause leur rôle ni leur suprématie.

Sont-ce les mêmes familles qu’à l’époque d’Hassan II qui sont au pouvoir aujourd’hui ?

Dans les grandes lignes, oui. Le roi a cependant promu plusieurs de ses anciens camarades du Collège royal qui, eux, viennent d’horizons divers, y compris de couches sociales plus défavorisées. Pour le reste, le pouvoir économique n’a pas changé de mains. Ce sont les mêmes qui sont à la tête des grandes entreprises, publiques ou privées, ou parfois les héritiers de la génération qui était aux affaires sous Hassan II. Adil Douiri, aujourd’hui l’un des grands noms de la finance après un passage au ministère du Tourisme est le fils de M’Hamed Douiri, l’un des fondateurs de l’Istiqlal, plusieurs fois ministre sous Hassan II. Mostafa Terrab, patron de l’Office chérifien des phosphates, est le petit-fils de Moulay Mustapha Belarbi Alaoui, l’une des figures de la politique et de la haute administration sous Hassan II. Driss Benhima, personnage clef du règne de Mohammed VI, lui aussi issu d’une grande famille, est le fils de l’ancien Premier ministre Mohamed Benhima. On pourrait multiplier les exemples… Ce sont des dynasties.

Ces dynasties ont aussi investi la technocratie, laquelle pèse au Maroc beaucoup plus lourd que la classe politique…

Absolument. Il en a toujours été ainsi depuis le début du règne d’Hassan II. Les technocrates exercent le pouvoir. On a tout fait depuis 1965 pour stériliser le champ politique. Pour manipuler aussi le jeu politique, afin qu’il ne constitue pas une menace. Or le débat politique est, avec l’action syndicale, un instrument de pacification de la société. Le supprimer, ou l’amputer de l’essentiel, c’est prendre le risque de la violence et de l’extrémisme. C’est d’ailleurs, en partie au moins, l’absence de vrai débat politique qui explique, à mon sens, la montée de l’islamisme.

Le Mouvement du 20 février a-t-il changé la donne ?

Il est l’expression de l’exaspération de la société civile. Celle-ci veut voir la politique reprendre ses droits.

La réforme des institutions est-elle vraiment prioritaire au Maroc ? Ne vaudrait-il pas mieux imposer d’abord une redistribution de la ressource nationale afin que les inégalités soient moins criantes ?

La démocratie est la base du développement. Mais la démocratie, c’est beaucoup plus qu’une réforme des institutions. La démocratie est à la fois politique, culturelle, économique. Elle induit en effet une redistribution des richesses seule à même de faire disparaître l’extrême pauvreté au Maroc.

Source : l’express





Tribune : Lettre ouverte à Monsieur le Ministre de la communication

5 12 2011

M. le Ministre,

 

    Je m’adresse à vous en tant que citoyen marocain, mais aussi en tant qu’artiste, « auteur, compositeur et interprète », et gestionnaire de projets culturels, car la situation de l’artiste au Maroc ne peut que nous attrister. Certains pourraient se demander pourquoi je m’adresse à vous, alors que la logique voudrait que j’interpelle le Ministre de la culture. Dans cette lettre, je m’adresse à vous car la société de gestion des droits d’auteurs « BMDA » est curieusement sous votre tutelle ! Cela a-t-il un rapport avec la liberté d’expression ? Car c’est un secret de polichinelle de dire que la redistribution des droits d’auteurs est la condition sine qua non pour que l’artiste puisse avoir des rentrées d’argent autonomes afin qu’il puisse jouir de cette liberté. Si l’auteur ne peut vivre de ses œuvres, il est immédiatement asservi à une puissance économique, politique ou idéologique. Telle est l’histoire de l’art et de la création. A quelques exceptions près…

 

    Cependant tel n’est pas notre sujet. J’aimerais plutôt me focaliser sur le BMDA, cet organisme qui détient le monopole de la gestion des droits d’auteurs (Décret N°2.64.406 du 5 Kaada 1384 (8 mars 1965) Portant création du Bureau Marocain des Droits d’Auteurs) et qui est censé défendre l’auteur, compositeur et éditeur en premier lieu. Ce qui devrait être un droit, et une protection pour l’artiste et ses créations, se révèle être un grand flou artistique, l’un des tabous de la vie culturelle au sein du plus beau pays du monde. Malgré tout, artistes, associations, professionnels, entrepreneurs culturels, du monde de la musique, du cinéma, de l’édition, etc.… se mobilisent et se battent depuis plusieurs années pour que, au moins, les lois (votées par le parlement marocain) soient appliquées, et, au mieux, le système réformé. Monsieur le Ministre, même le plus rudimentaire des droits, celui de l’adhésion à cet organisme, est bafoué. Je vous parle en connaissance de cause car j’ai vécu un calvaire administratif pendant trois mois pour m’y inscrire sans que ma tentative ne puisse aboutir (Je vous épargne les détails de cette histoire qui, comme tant d’autres, révèle un dysfonctionnement administratif  aigu). Pourtant ce qui a pris trois mois sans aucun résultat avec le BMDA n’a pris que deux semaines à la SOCAN (Société de gestion des droits au Canada) et ce sans avoir à me déplacer à leurs locaux (effet magique d’internet).

 

     Je voudrais maintenant vous demander de prendre cinq minutes et de jeter un coup d’œil  sur le site web www.bmda.org.ma. Commencez par regarder le spot de sensibilisation qui constitue, à mon avis, une insulte à la créativité de l’artiste marocain. Mais peut-être illustre-t-il le mieux le BMDA ? Vous remarquerez ensuite que ce site est une coquille vide, et qu’il n’existe aucune possibilité d’avoir de l’information, ne serait-ce sur l’organigramme, son fonctionnement et ses objectifs spécifiques. Défile encore l’information d’un événement datant d’Avril 2009 (Une question : s’agit-il vraiment d’un organisme  sous la tutelle du Ministère de la communication ?!). N’importe quel artiste aimerait y apprendre que notre BMDA fait preuve d’une transparence inégale, où le dernier des centimes de la convention signée en 2010 à valeur de 13 millions de dhs entre votre Ministère et le BMDA est justifié. Que notre BMDA redistribue les droits à tous les ayants-droits qui voient leurs œuvres d’esprit passer en boucle sur les ondes des radios nationales. Qu’il lutte efficacement contre le piratage des œuvres artistiques qu’on trouve à chaque coin de rue. Pour que mes propos ne soient pas mal compris, je n’invoque pas les petits détaillants qui bataillent pour survivre dans un pays où le chômage et le clientélisme bloquent toute ascension sociale, mais je parle de l’industrie parallèle qui profite de l’anarchie ambiante, s’enrichit en produisant des millions de copies chaque jour sans que les ayants-droits puissent toucher leur du. Avez-vous une idée de la manne d’argent dont l’Etat se voit priver, à cause du piratage, et qui pourrait être investi dans le développement de l’économie de la culture, et son épanouissement ?

 

    M. le Ministre, vous avez du travail. Vous avez du travail car l’Histoire ne pardonne jamais, et ceux qui ont défilé avant vous à ce poste n’ont pas su marquer l’Histoire par des actes tangibles. Des actes qui ne se traduiraient  pas uniquement  par « mettre la main à la poche », mais par l’élaboration d’une stratégie à court, moyen et long terme, par le choix de personnes, intègres et qualifiées, à la tête de cet organisme. Des actes qui rendraient la confiance et l’espoir à tous les travailleurs de l’industrie culturelle (encore faudrait-il que celle-ci existe bel et bien).

 

     M. le Ministre je m’adresse à vous car vous n’êtes pas encore nommé Ministre de la communication. Vous êtes actuellement une personne lambda pour la plupart des marocains, vous avez encore l’oreille pour écouter nos revendications. Car, je suppose que, dès que les flashs de la photo officielle vont briller, l’effet de cette lettre ne sera plus le même.

 

 Badre Belhachemi

Auteur, compositeur, interprète & gestionnaire de projets culturels





Tribune : تساؤلات دستورية

20 10 2011

أصدرت وكالة المغرب العربي للأنباء يوم 5 أكتوبر2011 بيانا تعلن فيه أن الملك محمد السادس عـيـَّن السيد المصطفى ساهل مستشارا له بالديوان الملكي، وذلك نقلا عن بلاغ لوزارة القصور الملكية والتشريفات والأوسمة.

قبل ذلك بشهرين صدر بلاغ مشابه يعلن عن تعيين السيد عبد اللطيف المنوني مستشارا للملك أيضا، وذلك بعد شهر و نيف عن الاستفتاء على الدستور الجديد الذي ترأس السيد المنوني لجنة صياغته.

وقد صدر تعيين السيد المنوني بالجريدة الرسمية عدد 5984 بتاريخ 06 أكتوبر 2011 :

هنا صورة الجريدة الرسمية :

هذان التعيينان يطرحان بضعة تساؤلات نورد منها :

أولا، ما هو موقع وزارة القصور الملكية والتشريفات والأوسمة من الدستور الجديد و هيكلته المؤسساتية ؟ علما أنها وزارة بدون وزير أو على الأقل بدون وزير معروف كباقي الوزراء، وعلما أن الفصل 87 من الدستور الجديد ينص صراحة ” تتألف الحكومة من رئيس الحكومة والوزراء، ويمكن أن تضم كتابا للدولة. يُحدد قانون تنظيمي، خاصة، القواعد المتعلقة بتنظيم وتسيير أشغال الحكومة والوضع القانوني لأعضائها.” بينما الفصل 93 ينص على ” الوزراء مسؤولون عن تنفيذ السياسة الحكومية كل في القطاع المكلف به، وفي إطار التضامن الحكومي. يقوم الوزراء بأداء المهام المسندة إليهم من قبل رئيس الحكومة، ويطلعون مجلس الحكومة على ذلك. يمكن للوزراء أن يفوضوا جزءا من اختصاصاتهم لكتاب الدولة “.

فما هي إذن صفة وزارة القصور الملكية و التشريفات والأوسمة وما وضعها القانوني؟ هل هي دستورية أم فوق دستورية أم تحت دستورية أم لا دستورية أم ماذا ؟ و هل ستضم الحكومة المقبلة وزيرا لهذه الوزارة ينفذ السياسة الحكومية في قطاع القصور الملكية ؟

ثانيا، هل احترمَ التعيينُ الملكي للمستشار السيد مصطفى ساهل و من قبله كذلك السيد عبد اللطيف المنوني، مقتضيات هذا الدستور و خاصة مساطر إصدار الظهائر من طرف الملك ؟ علما أن منصب المستشار ليس بالهين ولا يمكن حصره في دائرة الأمور الشخصية للملك – كالطبيب الخاص و السائق الخاص و غيره – وإلا فليس من المستساغ أي بكون تعيينه بظهير، وهو يتقاضى مرتبا من الميزانية العمومية و له موقع بروتوكولي بارز و يحضر المراسيم و يحضر مجلس الوزراء و يترأس الاجتماعات و يقرأ الرسائل الملكية نيابة عن الملك في المحافل|، و هناك من يشرف مباشرة على مشاريع اقتصادية أو اجتماعية وغير ذلك و قد يكون له القول الفصل في بعض الأمور أكثر من الحكومة و الأغلبية والمعارضة و البرلمان جميعا.

لننظر إذن ماذا يقول الدستور عن صلاحيات الملك و خاصة في ما يتعلق بالتعيينات في المناصب ؟

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عبد الرفيع جواهري : ما طوينا الكتاب

5 10 2011

عبد الرفيع جواهري

ما طوينا الكتاب

السلام عليكَ، السلام عليكْ
السلام، وفي يدنا باقة الياسمينْ.
السلام عليك، فلستَ من الغائبينْ.
السلام، لأنك يا سيدي أولُ الحاضرينْ.
رغم عصف السنينْ
لايزال الخلودْ
آيةً فوق ذاكَ الجبينْ
السلام على قامةٍ ما انحنتْ
عندما ركعتْ جوقةُ الراكعينْ
السلامُ على صرخة علّمتْ قولَ: »لا«
أمَّة الرافضين
السلام على جمرةٍ
مانزال على نارها قابضينْ
السلام على فكرة لاتزال إذا ذُكِرتْ
تُفزِع الحاقدينْ

ما طوينا الكتابْ
صفحةً، صفحةً
لانزال لها حافظينْ
ما طوينا الكتابْ
كيف نطوي دماً
لانزال على هدره شاهدينْ؟
دمُه بيننا
كيف ننسى دما
كيف ننسى دم الرائعينْ؟
ما طوينا الكتاب
والسطور دمٌ خَطَّها خنجرُ الغادرينْ

قال لي: كيف حالُ البلادْ
آه ياسيدي…
إنه زمن تحْتَهُ جمرةٌ في الرمادْ
السياسةُ مثل الحشيشْ
والكلام المزوَّقُ إفكٌ
تعارَكَ تجّارُه في المزادْ
والحقيقةُ؟
آه يا سيدي!!
إنها مثل »هودٍ« أتى قومَ »عادْ«
من يخاف من الحق؟ قلت له
إنه الحق إنْ بانَ، بانتْ »سعادْ«
والصحابُ؟
أتسألني أين تلك الجيادْ؟
لاتزال جراحاتُ إخوةِ يوسفَ، غائرةٌ في الفؤادْ
الصحابُ؟
»فما أكثر الصَّحْبَ حين تعدُّ الصحابَ ولكنّهم…«
دخلوا الكهفَ ثم استطابوا الرقادْ

كان ينظر في قلق للأفقْ
ساد صمت فقلت له ما العملْ؟
قال لابد من صعقةٍ ضد هذا السوادْ

استدار ودقَّ بقبضته الطاولة، ثم صاحْ:
أيها الساكنونَ كهفَ هذا السكونْ
فاخرجوا لتروا
كم هي الشمس رائعةٌ عندما تخرجونْ
انهضوا أيها النائمونْ
قبل أن يذبُلَ الوردُ فوق الغصونْ
انهضوا قبل أن تترهل أرواحكُمْ
في الكراسي التي فوقها تجلِسونْ
أيها الصامتونْ…
لم يعد عندنا الصمتُ من ذهبٍ عندما تصمتونْ
في انتظار الذي قد يكونْ
في انتظار الذي ربما لن يكونْ
إن »گودو« بدا ساخرا في العيونْ
كدتُ من حزني أن أقول:
لستُ أعبدُ ما تعبدونْ

دمَعَتْ مقلتاه فقلت له
سيدي: رغم هذا الدجى
لانزال على دحره قادرينْ
لم نكن أبدا يائسينْ
إن كَبَتْ خيلُنا…
سوف تأتي خيولْ
وعلى صهواتِ الجيادْ
سنرى فتيةً رائعينْ
من تراب القرى
ودروب المدنْ
سنراهم غدا قادمينْ





Brahim Yassine sur le #feb20

6 09 2011

Je l’aime bien ce monsieur, un des rares “Fquih” du PSU :





Tribune : Pour avoir des élus dont nous pouvons être fiers, instaurons l’obligation de vote #intikhabates

23 08 2011

Cet article exprime une opinion personnelle et n’engage que son auteur.

 Après l’adoption de la nouvelle constitution, la grande question que se posent les citoyens et les analystes  est : « Auront nous au Maroc une élite politique à la hauteur de cette nouvelle constitution ? »

Certes le souverain a mis le doigt sur la nécessité de disposer d’une élite politique nouvelle.

Extrait du discours du trône du 3O juin 2011 : “ Ainsi, et dans la mesure où c’est une Constitution avancée, relevant d’une nouvelle génération de Constitutions, elle requiert aussi une nouvelle génération d’élites qualifiées, imprégnées de culture et d’éthique politiques nouvelles. Ces élites se doivent de faire preuve de patriotisme, de citoyenneté responsable et d’un sens élevé des responsabilités et de l’intérêt général”

Mais est ce que les partis politiques peuvent et ont envie de présenter des candidats correspondant aux critères de cette nouvelle élite tels que définis dans le discours royale et souhaitée par la grande majorité des citoyens de notre pays.

Toute chose étant égale par ailleurs, je crains que les nouvelles prérogatives du parlement et du gouvernement n’attirent au jeu politique plus des profils intéressés par le pouvoir ou l’argent et pas du tout par l’intérêt général.

Dans le meilleur des mondes, les partis, pour désigner leur candidat seront guidé par un seul critère : Quel est le candidat qui va apporter le plus de sièges (seul le résultat compte peu importe les moyens).

Or gagner un ou plusieurs siège pourrait être aisé pour les candidats sans éthique vu le nombre de votant réduit.

Certes, nous pouvons espérer que la loi électorale (en cours d’élaboration) devrait permettre en théorie de réduire le niveau de corruption par des mécanismes législatifs et par le niveau des sanctions. Mais à mon avis le seul remède intégral serait d’augmenter le nombre de votant pour désintéresser les corrupteurs.

Les citoyens marocains, ayant manifesté  ou pas, sont dans le droit d’espérer une classe politique digne de leur vote et de leur confiance. Mais ceux qui ne voteront pas,  pour quelque raison que ce soit, accordent aux candidats véreux,  une facilité d’accès au « marché des voix » de façon certes involontaires et inconsciente et néanmoins désastreuse pour notre pays.

Aussi vu qu’il s’agit là de l’intérêt général de notre pays, je propose de rendre le VOTE  OBLIGATOIRE aux élections nationales et locales.

Pour ceux qui vont dire mais ce n’est pas démocratique, je souhaiterais rappeler que cette obligation est en vigueur dans plusieurs pays : la Belgique, l’Australie, La Turquie, la Grèce, le Luxembourg, le Brésil, le Costa Rica …

Bien évidemment cette obligation s’accompagne pour les citoyens qui ne l’auraient pas respecté de sanctions pécuniaires et/ou administratives. En Belgique par exemple Un électeur qui ne se rend pas aux urnes peut se voir infliger une amende de 25 à 50 €, et jusqu’à 125 € en cas de récidive.

La constitution du royaume prévoit dans son article  30  « Le vote est un droit personnel et un devoir 

National ».

 

 Aussi à mon humble avis, vu que la carte d’identité nationale va être instaurée pour les opérations de vote et vu que la quasi-totalité des citoyens majeurs dispose d’une telle pièce d’identité, il serait opportun, utile et constitutionnel de prévoir dans la nouvelle loi électorale l’obligation de vote.

 

Sans cette obligation de vote,  les méthodes ancienne de formation de l’élite politique seront toujours en vigueur.

Hamid benlafdil





Et de 3 : Gaddafi s’en va, le n° 4 pour quand?

22 08 2011





Tribune : Le consensus régressif qui se trame !

27 07 2011

Le consensus régressif qui se trame !

Une réalité politique nouvelle s’esquisse

Le Maroc est déjà à l’aube d’une réalité politique nouvelle. Le “printemps arabe” et ses prolongements à travers le mouvement du 20FEV, dessinent une double tendance déjà perceptible lors des derniers scrutins électoraux.

Première tendance : L’activité citoyenne est de plus en plus déconnectée du moment électoral. Les vrais citoyens ne sont pas forcément des électeurs. L’élection étant ici plus qu’ailleurs encore très largement frappée de suspicion. Elle ne constitue pas le seul registre de légitimité de la vie publique.

Deuxième tendance, loin de manifester une indifférence à l’endroit des sujets politiques, l’activité citoyenne entreprend désormais de les prendre en charge directement, ouvertement et publiquement moyennant  des procédés et des formes de mobilisation nouveaux. Jamais le thème de la réforme constitutionnelle n’a connu pareils diffusion et engouement, au moyen d’un portage politique de la société civile, aux dépens de celui peu convaincant et/ou bien tardif des partis politiques.

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Tribune : 20 février, 1er juillet… quelles perspectives pour la lutte démocratique ?

26 07 2011

“20 février, 1er juillet… quelles perspectives pour la lutte démocratique ?”   Resume   Mon propos sur les perspectives de la lutte democratique après le 1er juillet peut se resumer de la maniere suivante:   - La strategie des forces democratiques doit aussi etre une contre-strategie face au pouvoir. - Les impasses et les contradictions de l’autoritarisme monarchique doivent etre sérieusement exploitées par les forces démocratiques. - Un des principaux enjeux de l’action pour le passage à la démocratie est la question de la responsabilité politique du roi. On ne peut concevoir un passage a la démocratie en maintenant un “évitement” de la question de la responsabilité du roi.

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عبد الهادي خيرات : حتى الآليات الديمقراطية تفرز “شوابن” أي شيوخا. أنا عادة ما كررت قولي على أن الشباب له دماغ الشيوخ

9 06 2011

في حوار خاص لإيلاف، قال القيادي في حزب الاتحاد الاشتراكي للقوات الشعبية عبد الهادي خيرات

2011 الأربعاء 8 يونيو

في حوار خاص لإيلاف، قال القيادي في حزب الاتحاد الاشتراكي للقوات الشعبية عبد الهادي خيرات إن حركة 20 فبراير زاغت عن الخط الذي رسمته لنفسها منذ البداية عندما حاولت أطراف ركوبها سياسيا،  وأكد مطلبه في ملكية برلمانية إن “تضافرت جميع الجهود المؤمنة بالتغيير” كما اعتبر أن جماعة العدل والإحسان الإسلامية، والنهج الديمقراطي اليساري “لا قيم لها”.

كيف ترد على من يتساءل حول الجدوى من عقد قيادي حزبي للقاء سياسي مع الجالية إن كانت هي محرومة أصلا من المشاركة السياسية؟
- نحن في أوروبا الغربية لدينا تنظيم مهيكل في إطار كتابة إقليمية، و المغرب يعرف نقاشا دستوريا سيعاد بموجبه النظر في العديد من المؤسسات. وفي هذا الإطار فتحنا نقاشا مع جميع المناضلين بمن فيهم المقيمون في أوروبا بخصوص التعديلات الدستورية المرتقبة، و كذلك الإصلاحات السياسية التي ستكون مصاحبة لها، وحضرنا بهذا الشأن ملفا كبيرا يهم مثلا اقتصاد الريع، قانون الأحزاب، اللوائح الانتخابية وغيرها. ولا أظن أن الجالية بالنسبة إلينا مهمشة، هي كذلك عند البعض.
ماذا عن المشاركة السياسية لهذه الجالية؟
- أنا أقصد المشاركة السياسية، فهي مدعوة لإعطاء رأيها في الإصلاحات الدستورية كما هو شأن جميع شرائح المجتمع المغربي.  و نحن لنا وجهة نظر في مساهمة الجالية، على أن تمثل في المؤسسات المقبلين على بنائها، و في الاستحقاقات القادمة. و اقترحنا أن يحدث مجلس أعلى للجالية، كما أننا اقترحنا أن تكون لها مساهمة في الحياة السياسية القادمة. الخطر في الأمر أن الجالية تتعرض اليوم إلى هجمة في بلدان الاستقبال ورسميا لا يوجد تحرك موازٍ لهذه الهجمة.

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Dimanche, le Maroc a gagné 4-0, Belkhayat dégage

7 06 2011





Tribune : “إمارة المؤمنين” تتناقض مع الديمقراطية والفصل بين الدين والدولة ضروري

10 04 2011

بصدد النقاش السياسي الدائر بالمغرب حول تعديل الدستور :

“إمارة المؤمنين” تتناقض مع الديمقراطية
والفصل بين الدين والدولة ضروري

عبد الرحمان النوضة[1]

بعد خطاب الملك محمد السادس في 9 مارس 2011، وفي إطار جلسات الاستماع الجارية بين اللجنة المكلفة بإعداد مشروع دستور للمغرب من جهة، ومن جهة أخرى القوى السياسية، طرحت بعض الأحزاب، مثل حزب الاستقلال، وحزب الحركة الشعبية، وحزب العدالة والتنمية،  أنها تريد الحفاظ على “إمارة المؤمنين”.
ليست هذه، لا المرة الأولى، ولا الأخيرة، التي تريد فيها بعض الأحزاب، مثل حزب الاستقلال، وحزب العدالة والتنمية، أن تظهر كأحزاب، غيورة على الملك، و”ملكية أكثر من الملك”. ولماذا ذلك ؟ لأن هذه الأحزاب تتملق على الملك، ولأنها مهووسة بضرورة تغليب الدين على السياسة، ولو في المظاهر. وكل حزب, أو كل شعب، يقبل إخضاع الدولة أو السياسة للدين، فإنه لن يستطيع أن يكون ديمقراطيا.

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Tribune : الوزير الأول والحكومة في أفق المراجعة الدستورية القادمة

9 04 2011

هل نتجاوز ازدواجية الحكومة/ الدولة داخل نظامنا السياسي؟

د. حسن طارق [أستاذ القانون الدستوري بكلية الحقوق]

خصص الخطاب الملكي لتاسع مارس 2011، موقعاً مميزاً لموقع الوزير الأول والحكومة داخل المرتكزات السبع للمراجعة الدستورية العميقة المعلن عنها، إذ في سياق توطيد مبدأ فصل السلط وتوازنها، وتعميق دمقرطة وتحديث المؤسسات وعقلنتها سيتم الحديث عن:

ـ حكومة منتخبة بانبثاقها عن الإرادة الشعبية، المعبر عنها من خلال صناديق الاقتراع، والتي تحظى بثقة أغلبية مجلس النواب.

ـ تكريس تعيين الوزير الأول من الحزب السياسي، الذي تصدر انتخابات مجلس النواب وعلى أساس نتائجها.

ـ تقوية مكانة الوزير الأول، كرئيس لسلطة تنفيذية فعلية، يتولى المسؤولية الكاملة على الحكومة والادارة العمومية وقيادة تنفيذ البرنامج الحكومي.

ـ دسترة مؤسسة مجلس الحكومة وتوضيح اختصاصاته.

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Tribune : الإعلان عن مشروع دستور 2011 بالمغرب بين الثوابت والمتغيرات

1 04 2011

بتاريخ تاسع مارس من السنة الجارية أعلن الملك عن تشكيل لجنة تتولى إعداد مشروع تعديل دستور 1996 الذي يخول للملك اتخاذ مثل هذه المبادرة التي لم يجرؤ عليه لا مجلس النواب ولا مجلس المستشارين طبقا لنفس الفصل عبر تاريخ الدستورانية المغربية جزئيا أو كليا، نظرا لقوة وحدة موانع المبادرة المنصوص عليها في الفصلين الرابع والخامس بعد المائة بالنسبة لممثلي الدوائر الانتخابية المجزأة كما كان يسمي الحسن الثاني أعضاء مجلس النواب على الأقل.

هكذا، ومرة إضافية يستفرد الملك بسلطة تأسيس ملكية يوليوز بعد مرور حوالي اثني عشرة سنة التي كرسها للفاعلية الاجتماعية والاقتصادية والهيكلية والسياسية، وبعد استتباب الحكم له،  والكل تمهيدا لهذا الصرح الذي سيكشف عن حقيقة التوجهات الجديدة التي يراد منها التميز عن السلف والتأسيس المرحلي لمرحلة جديدة.

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Tribune : حركة 20 فبراير بين مزايدات دعاة “النظام الجمهوري” ودعاة “نظام الخلافة”

30 03 2011

كان كلام أحد أصدقائي جد معبر وهو يعترف في إطار نقاش حول التحولات الجارية حاليا في المنطقة العربية، أنه أصبح عاجزا عن فهم ما يجري وأن أدواته التحليلية المعتادة لم تعد تفيه بالغرض، أو ما عبر عنه أيضا بصيغة أخرى: أننا اليوم أمام باراديغم مختلف.

وفي هذا الإطار أيضا، كنت قد كتبت منذ سنتين، أننا نحن مضطرين الآن على الأقل بالنسبة لجيلنا السبعيني، لأن نغير النظارتين التي ننظر عبرهما إلى العالم، ونبهت في نفس الاتجاه، أننا نحن اليوم أمام جيل جديد صاعد، أصبح بفضل الأنترنيت وتكنولوجيا التواصل الحديثة، كل الأبواب مشرعة أمامه على العالم، وأن لا شيء سيحده بعد الآن غير الأفق الكوني المفتوح. أو بمعنى آخر، أن الشاب المغربي لن يرضى بعد اليوم، بنمط للعيش أقل مما يشاهده عند أقرانه الشباب في أي نقطة أخرى من العالم، ضاربا بذلك عرض الحائط كل أشكال الخصوصيات التي يحاول البعض أن يحصره ويسجن داخلها.

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Tribune : اقتراحات حـــــزب الطليعـــــة الديمقراطـــــي الاشتراكـــــي الأولية بشأن مراجعة الدستور

30 03 2011

تقديـــــم:

- هذه الاقتراحات الأولية التي قد تتلوها، عند الاقتضاء، اقتراحات إضافية، هي استجابة لمراسلة توصل بها الحزب من السيد رئيس اللجنة وتحمل تاريخ 8 مارس 2011 ورقم 009 والتي تدعو الحزب إلى تقديم تصوراته واقتراحاته بشأن مراجعة الدستور.

- وإذا كان حزبنا قد سجل، من خلال البيان الصادر عن مجلسه الوطني المؤرخ في 13 مارس 2011 أهمية ما جاء به الخطاب الملكي ليوم 9 مارس 2011 من توجيهات تتعلق بسبع مرتكزات لتعديل الدستور وخمس توجهات متعلقة بدسترة الجهوية، إلا أن هذه الأهمية:

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Tribune : Anticonstitutionnellement parlant, les partis politiques ont désobéit au discours royal.

30 03 2011

Propositions des partis politiques marocains concernant les réformes constitutionnelles.

Tout le monde les attendait ces propositions. Tout le monde s’est posé la question suivante aussi : Les partis politiques vont-ils ENFIN faire marcher leur méninge : Et bien non ! Ils ont même désobéit au souverain qui les à pourtant invité à  faire appel à leur sens créatif et à leur idées récentes et fraiches. Ca n’a pas était décidément le cas.
Bref, hormis le PJD qui voulait jouer les anti-héro et sombre ainsi dans l’ « Anti »tout court, les autres partis ont préféré caresser le bon sens du poil….
Voyons voir maintenant de plus près ce qui a été dit.

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Tribune : الشعب هو صاحب السيادة والمصدر الوحيد لكل السلط : الحـزب الاشتـراكي الموحـد

30 03 2011

الحـزب الاشتـراكي الموحـد

المجلس الوطني

انعقدت الجلسة الثالثة للمجلس الوطني للحزب الاشتراكي الموحد ضمن دورته العاشرة المفتوحة، يوم الأحد 27 مارس 2011 بالمقر المركزي للحزب بالدار البيضاء، وقد وقف الحاضرون على ما يلي :

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