Archives de Catégorie: Jeunesse

Kénitra : Appel à réagir contre la poussière noire ! #tekhne9na


#anfass بيان بخصوص العفو على سجين اسباني معتقل على خلفية قضية اغتصاب أطفال مغاربة


 

بيان بخصوص العفو على سجين اسباني معتقل على خلفية قضية اغتصاب أطفال مغاربة

تابعت حركة انفاس الديمقراطية تفاعلات قضية العفو الصادر, بمناسبة عيد العرش, بحق المدعو دانيال كالفان, مواطن اسباني قد توبع و حكم عليه ب30 سنة سجنا نافدة و 50.000 درهم كتعويض للضحايا.

ان الحركة, و في سياق تتبعها و رصدها لهده القضية, تسجل :

+ ارتياحها لمنطوق الحكم الدي صدر في حق المتابع بجريمة اغتصاب قاصرين و التغرير بهم, لما من شانه ان يكون اجتهادا قضائيا محمودا.

+ اعلان القصر الاسباني ان العاهل الاسباني طلب من نظيره المغربي تمتيع مواطنين اسبان بالعفو, ثم إعلانه شكر ملك اسبانيا لملك المغرب في نفس السياق بعد صدور العفو.

+ العفو حق ملكي مكفول دستوريا.

كما تابعت الحركة استنكار فئات عديدة, خصوصا من الشباب على صفحات شبكات التواصل الاجتماعي, اطلاق سراح المدعو دانيال, و الدعوة الى التظاهر يوم الجمعة 02 غشت امام البرلمان بالرباط على الساعة العشرة مساءا.

ان حركة انفاس الديمقراطية :

+ تعلن تضامنها اللامشروط مع الضحايا و عائلاتهم.

+ تطالب السلطات العمومية بالاعتذار الرسمي و العلني للضحايا و عائلاتهم و لعموم الشعب المغربي عن هدا الخطأ الأخلاقي.

+ تدعوا السلطات العمومية المغربية ان تطلب من نظيرتها الاسبانية, في اطار الاتفاقيات القضائية بين الجانبين, ان يقضي المتابع عقوبته بالسجون الاسبانية.

+ تطالب بإصلاح مسطرة العفو و إعادة النظر في الفصل 53 من القانون الجنائي و الظهير رقم 1.57.387 لسنة 1958.

+ تعلن خروجها للتظاهر مساء يوم الجمعة 02 غشت 2013, كما تدعوا مناضلاتها و مناضليها و كافة المتعاطفين الى المشاركة في الوقفة.

كما تعلن انها ستستمر في تتبع هده القضية و اقتراح خطوات عملية لتفادي تكرار مثل هده الهفوات.

عن اللجنة التحضيرية الوطنية,

الدار البيضاء, 01 غشت2013

Communiqué  sur  la grâce royale du prisonnier espagnol inculpé pour viol d’enfants marocains :

 

Le mouvement Anfass démocratique a suivi l’affaire de grâce royale dont a bénéficié  Daniel CaLavan, citoyen espagnol condamné à une peine de 30 ans de prison ferme et 5.0000 Dhs de édommagement pour ses 11 victimes.

Dans le cadre de cette affaire, le mouvement tient tout d’abord à souligner quelques constats :

  • Sa satisfaction de l’énoncé du jugement prononcé à l’encontre de l’inculpé poursuivi pour pédophilie et détournement de mineurs, ce qui représente une jurisprudence importante.
  • Selon la déclaration du palais espagnol : le roi d’Espagne a demandé à celui du Maroc de faire bénéficier ses concitoyens de la grâce royale, chose faite, le roi d’Espagne a remercié le roi du Maroc pour son geste.
  • La grâce royale est un droit garanti par la constitution.

Le mouvement Anfass a aussi suivi l’indignation générale, exprimée de façon explicite sur les réseaux sociaux, par rapport au relâchement du prisonnier Daniel, et dans ce sens un appel à une manifestation vendredi 2 Aout  à 22h devant le parlement à  Rabat a été lancé.

 

Le mouvement :

  • Déclare sa solidarité inconditionnée avec les victimes et leurs familles.
  • Exige des excuses officielles et publiques de la part des autorités publiques  à exprimer aux victimes, à leurs familles et à tout le peuple marocain pour cette  erreur d’ordre éthique.
  • Incite les autorités publiques marocaines à demander à celles espagnoles que l’inculpé purge la totalité de  sa peine en Espagne, et ce dans le cadre des accords juridiques entre les deux pays.
  • Demande une réforme de la procédure de grâce, ainsi qu’une revision de l’article 53 du code pénale et du décret numéro 1.57.387 de l’année 1958.
  • Déclare sa participation dans la manifestation du vendredi 2 août 2013, et invite ses militantes, militants et tous les sympathisants à faire de même.

 

Le mouvement  continuera à suivre l’évolution de cette affaire et proposera des  solutions pratiques  pour éviter de telle situation dans le futur.

 

Comité préparatoire national.

Casablanca, 01 août 13

 

Mobilisons-nous tous contre la grâce au violeur d’enfant!!!


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Le violeur d’enfants de Kénitra, alias Daniel a été gracié par le Roi Mohamed VI à l’occasion de la célébration de sa 14ème fête du trône.

Scandale alarmant pour la justice marocaine, il est à rappeler que Daniel a violé 11 enfants, crime pour lequel il a été condamné à 30 ans de prison ferme. A 2 ans de sa condamnation, Daniel est aujourd’hui gracié par le Roi!
Terrorisées, les familles des victimes sont incapables de réagir pour rendre justice à leurs enfants.

Dans ce sens, un sit-in est organisé le vendredi 02 Août à 22h devant le parlement à Rabat, mobilisons-nous tous pour un vraie liberté de la justice au Maroc !

La liste des victimes du violeur espagnol gracié:

1. Nawal (6 ans), âgée de 2 ans au moment des faits
2. Rkia (12 ans), qui avait 8 ans lorsqu’elle s’est fait violer.
3. Saïdia (13 ans) .
4. Souâd (10 ans), 6 ans au moment du viol.
5. Aziza. (10 ans), 6 ans au moment du premier viol.
6. Omar (19 ans), 14 ans au moment des faits.
7. Amal, 10 ans
8. Intissar, 10 ans aussi.
9. Fatéma, 15 ans.
10. Karima 11 ans (la sœur de Fatéma).
11. Hanane : 9 ans

@nicoladiaz Webmaster FIDH : "la promotion et l’implémentation des logiciels libres à l’échelle nationale pourraient sans équivoque capitaliser sur un accroissement significatif du degré de souveraineté technologique d’entités névralgiques d’une nation "


Après des études de linguistique, en 1996, il contracte le virus du geek et l’autodidactie le pousse vers le webmastering. En 1999, il a été formé par un ingénieur en sécurité et logiciels libres au sein de la FIDH et s’emploie depuis plus de 12 ans à fournir aux défenseurs des droits humains des outils numériques pour mieux communiquer et lutter en faveur des libertés fondamentales.
Aujourd’hui Nicolas DIAZ s’intéresse particulièrement aux problématiques de la vie privée, de la sécurisation des données et de la souveraineté technologique. Il est webmaster chez la FIDH.


1- Pourriez-vous expliquer la notion de Hacktivite?
L’hacktivisme : c’est la discipline qui consiste à utiliser les technologies de l’information pour défendre les droits fondamentaux et donc tendre vers l’utopie. Ces technologies peuvent être donc détournées afin de mieux servir une cause noble et juste. L’hacktivisme impose aussi une bonne dose de curiosité et de veille pour mieux combattre l’opacité des systèmes et la surveillance engendrée notamment par les éditeurs de logiciels privateurs. L’hacktiviste a un trait distinctif il défend et promeut les logiciels libres :)

2- Dans le sillage du "printemps arabe", des informations se sont vérifiées : des entreprises occidentales ont bien livré des équipements d’espionnage aux régimes despotiques d’avant mais aussi aux nouveaux régimes, avec les islamistes en têtes des gouvernements. Comment commentez-vous cela?

Ces outils de surveillance sont purement et simplement des moyens mis à disposition des régimes tyranniques pour mieux aliéner la société civile et ce au prétexte de la lutte contre le terrorisme.
Les terroristes sont bien plus malins et ils n’utilisent pas que l’internet pour organiser leurs méfaits. Ils utilisent le prosélytisme dans les quartiers déshérités, les prisons, les écoles. Ils utilisent des photocopieurs, des vidéos sur support DVD, des voitures … Les gouvernements qui diabolisent l’internet n’ont jamais pris la peine d’interdire les voitures, l’usage de photocopieurs. Les fournisseurs de solutions de surveillance usent des mêmes stratagèmes que les marchands d’arme pour vendre leurs technologies.

3- Certains Réseaux sociaux à succès planétaire sont aujourd’hui une réelle mine d’informations personnelles et d’habitudes des gens. Ils utiliseraient ces informations pour s’enrichir davantage. Quelles sont votre point de vue la dessus? Pourquoi les "petits" réseaux communautaires ne marcheraient pas?

Depuis la révélation du programme Prism de la NSA grâce à Snowden on peut vraiment affirmer que le confort de l’utilisateur prime sur  la Protection de sa vie privée.
L’exemple Tunisien : aujourd’hui 3 millions d’utilisateurs sur 10 millions d’habitants … accélérateur de révolution mais aussi potentiellement un outil de surveillance de masse à l’échelle d’un pays. Plus que jamais il est impératif de surveiller les dérives et les abus des géant américains de l’internet FaceBook, Apple, Microsoft et Google sont tellement puissants qu’ils peuvent aujourd’hui sans trop de difficultés soumettre un état et porter atteinte à sa souveraineté.
Par ailleurs, Facebook/youtube ont libéré la parole des tunisiens et de nombreux peuples, mais sont évidemment également  des amplificateurs de rumeurs voire des vecteurs de diffamation ou de calomnie. En termes de journalisme, les informations trop soumises à la précipitation des réseaux sociaux perdent en pertinence et ne passent plus par le traitement déontologique journalistique. En somme la suprématie de certaines plateformes dîtes de liberté d’expression a, a contrario, amplifié la désinformation et l’absence de déontologie en journalisme.

4- Justement, des fuites récentes parlent d’une grande opération de flicage des services américains avec un libre accès aux serveurs des géants comme Google/facebook/microsoft/… ce qui mettrait en danger les informations personnelles de plusieurs centaines de millions de personnes sur terre. Comment voyez-vous ce risque?

Enfin je dirai que la centralisation des données représente un danger pour les internautes. Il est préférable de tendre vers la décentralisation du stockage des données et stimuler les échanges de données de pair à pair (peer2peer). Je recommande à tous les gens désireux de défendre leur liberté sur internet de consulter ce site : https://prism-break.org/ . Ce site répertorie tous les logiciels libres qui sont un des garants des libertés sur l’internet.

5- Revenons à un autre sujet important. Comment commentez-vous la poursuite des régimes du post "printemps arabe" d’achat de logiciels à cout de milliard de dirhams, alors que des équivalents en logiciel libre permettraient d’économiser cet argent pour ces pays qui en ont grandement besoin? Pareil pour les pays pauvres d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine.

Le cas de Microsoft est emblématique du manque de transparence des marchés publics notamment en FRANCE, en TUNISIE et en EGYPTE. Ces trois pays ont ce point commun : pour des raisons encore obscures ils sont soumis aux produits Microsoft. Certains justifient ces contrats astronomiques avec la firme de Redmond au nom de l’interopérabilité de systèmes et notamment celui de l’OTAN.
En termes de souveraineté, des transferts de compétences, de défense, d’emploi c’est une catastrophe pour tous ces pays voire ces continents qui sans le savoir sont soumis à une seule technologie et versent rapidement dans une addiction inconsciente.
A contrario la promotion et l’implémentation des logiciels libres à l’échelle nationale (administrations, écoles, ministères, universités) pourraient sans équivoque capitaliser sur un accroissement significatif du degré de souveraineté technologique d’entités névralgiques d’une nation et ainsi créer de la valeur et capitaliser sur son savoir-faire.

6- Finalement, quel rôle de la FIDH notamment pour la promotion des droits bafoués que vous avez évoqué dans cet entretien?

Le rôle de la FIDH est de défendre tous les droits énoncés dans la déclaration universelle des droits de l’Homme. En l’espèce et concernant les technologies de l’information : la FIDH défend le droit à la vie privé et combats de les entreprises de surveillance qui violent les libertés fondamentales. Les récentes affaires : Amesys et Prism reflètent combien la FIDH s’est
emparé de ces problématiques. Notre groupe d’action judiciaire mené par Maître Patrick Baudouin (président d’honneur de la FIDH) est plus que jamais à l’œuvre pour lutter contre ces violations et rendre justice aux victimes. Le FIDH agit dans l’intérêt commun d’où la plainte contre X déposée récemment qui pourrait déboucher sur une enquête visant à déterminer qui de la NSA, du FBI, des entreprises au centre de Prism doit rendre des comptes la justice.

#anfass Secteur de la #santé : Sortir des sentiers battus


« Mouvement ANFASS Pour la Démocratie et la citoyenneté »

Secteur de la santé : Sortir des sentiers battus

 

Pourquoi ce Document ?

Dans un contexte marqué par la tenue, pour la première fois depuis 1959, d’une conférence nationale sur la santé visant à déterminer les priorités stratégiques pour les 30 années à venir, nous, « Mouvement ANFASS pour la Démocratie et la citoyenneté », soumettons cette contribution au débat public.

En Mai dernier, et en collaboration avec le mouvement « Clarté-Ambition-Courage », nous avions publié un document sur la fiscalité où nous avions mis clairement l’accent sur la notion de « pacte de citoyenneté ». Nous avons considéré que la fiscalité est « un instrument au service du projet de société » et une contribution citoyenne reflétant l’engagement du citoyen envers sa société à travers un pacte. De ce fait, elle ne pourra jamais être perçue comme telle sans un regain de confiance du citoyen dans les piliers que sont l’éduction, la justice, la sécurité et la santé.

La santé aujourd’hui au Maroc marche à deux vitesse et créé de ce fait deux catégories de citoyens : citoyens ayant une couverture médicale « solide » ou des moyens financiers, et les autres démunis, laissés pour leur compte. Cela doit absolument cesser !

Nous estimons qu’il est temps de sortir des sentiers battus et établir un projet sectoriel « santé 2030 » adapté à nos réalités locales capable de surmonter, dans un futur proche, les écueils qui entachent ce secteur névralgique, dans le cadre d’une stratégie globale permettant de redonner l’espoir d’un Maroc meilleur avec un service public de qualité.

Etat des lieux :

Nous relevons, en toute objectivité, que les politiques de santé menées depuis l’indépendance ont permis un certain nombre de réalisations indéniables qu’on peut résumer comme suit :

  • Une amélioration de l’espérance de vie à la naissance et une baisse notoire de la mortalité infanto-juvénile (moins de 5 ans).
  • Une baisse de la mortalité maternelle liée principalement à une amélioration du suivi de la grossesse et de la prise en charge des accouchements.
  • Une généralisation de la couverture vaccinale et des structures de soins de santé de base (dispensaires, centres de santé, centre de santé avec unités d’accouchements).
  • Un démarrage d’un programme de couverture médicale.
  • Une production locale du médicament capable de subvenir à plus de 70% des besoins nationaux, avec des dispositifs de contrôles adéquats.

Malgré ces réalisations, le système de santé demeure handicapé par de nombreuses insuffisances qu’il faudra absolument surmonter si on désire redonner confiance au citoyen dans ses établissements de santé.

Ainsi, nous notons principalement :

  • une disparité importante des indicateurs de santé entre les milieux urbain et rural.
  • Une concentration de l’offre de soin spécialisé autour des grands centres urbains traditionnels.
  • L’insuffisance de la densité de la population médicale (6.2 médecins pour 10.000 habitants au Maroc contre 10.8 en moyenne de la région) et paramédicale (8.9 pour 10.000 habitants au Maroc contre 15.9 en moyenne de la région).
  • La faible part des dépenses de la santé dans le PIB (à peine 2%) dont plus de la moitié est supportée par les ménages (uniquement 34% de la population a actuellement une couverture maladie : dépense par habitant au Maroc est inférieure à 170 $ annuellement contre plus de 220 $ comme moyenne de la région).
  • L’absence d’une politique nationale de la santé mentale et psychique,
  • L’absence d’une politique du médicament.
  • La lenteur du processus de mise en adéquation de l’arsenal législatif.
  • Le retard manifeste en termes de recherche liée aux sciences de la santé.
  • Alors que le pays bénéficie d’une flore riche et variée dont une grande partie est représentée par les plantes médicinales et aromatiques, aucune volonté politique n’a été affichée pour rédiger les monographies liées à cette flore, et développer une industrie nationale structurée en la matière.
  • Certaines pratiques de charlatanisme demeurent manifestes en toute impunité et avec une neutralité passive de la part des autorités.
  • L’absence d’une politique nationale de santé bucco-dentaire.
  • Bien que le pays est en cours de virage épidémiologique où les maladies chroniques (cardio-vasculaires, cancers..) sont de plus en plus prépondérantes comme causes de mortalité, presqu’aucune politique nationale préventive n’est enregistrée.
  • De même, la population de plus en plus vieillissante ne bénéficie d’aucun programme national de gériatrie et de prise en considération des besoins des populations âgées.

Nos propositions :

Sur le plan démarche :

Nous avons entamé, depuis un certain temps, au sein du « Mouvement ANFASS pour la démocratie et la citoyenneté » une réflexion de fond sur les futurs possibles du système de la santé.

Notre démarche qui s’appuie sur la prospective stratégique s’articule sur 4 étapes dont la conduite nécessite un travail de fond d’environ 2 ans :

  • Une première étape de collecte d’informations et de données visant à l’élaboration de fiches de synthèses sur les principales problématiques clés du secteur.
  • Une seconde étape de formulation d’hypothèses à partir des données recueillies et conduite d’une enquête nationale impliquant tous les acteurs.
  • Une troisième étape de publication des résultats de l’enquête et de rapprochement statistique permettant de dégager des scénarii futurs que nous soumettrons à débat public.
  • Une quatrième étape d’élaboration d’un programme d’action sur 15 ans intitulé « Vision santé 2030 ».

Cette initiative est ouverte à tous les acteurs qui peuvent nous rejoindre pour participer et mener à bien cette démarche.

Sur le plan mesures :

Notre travail actuel sur cette problématique nous pousse à regarder avec scepticisme la manière avec laquelle la deuxième conférence nationale sur la santé est en train d’être menée et nous doutons fortement de l’émergence d’orientations politiques et de programmes d’action clairs. Nous avons vu opportun de formuler quelques propositions d’orientations ayant émergé du débat sur la question au sein du « Mouvement ANFASS pour la démocratie et la citoyenneté », en harmonie avec le projet de société que nous défendons axé sur les valeurs de l’équité sociale, de la centralité du citoyen, du progrès et de la répartition. Dans cet état d’esprit, nous pensons que toute réflexion doit prendre en compte les quatre enjeux que sont :

  • L’accès
  • La qualité.
  • L’équité.
  • Le coût

Parmi les axes vers lesquels nous souhaitons que le débat public soit orienté, nous mentionnons :

  • La formation : Nous estimons qu’il faudra revoir, sur le fond, la manière avec laquelle le médecin est formé. La formation du personnel paramédical est également un domaine à réformer.
  • La médecine préventive doit devenir le centre du système de santé.
  • Une politique de santé psychique axée sur une meilleure prise en charge, l’implication du médecin généraliste et la création de nouvelles structures de soins.
  • La problématique de l’accès au médicament devra être résolue d’une manière différente en dehors de l’approche actuelle. Nous estimons qu’on ne peut être efficace dans l’amélioration de l’accès au médicament sans prises de certaines mesures :
    • Encouragement de l’émergence de grands acteurs pharmaceutiques nationaux capables de produire à très grande échelle et exporter vers les plus grands marchés internationaux.
    • Amélioration de la couverture maladie.
  • L’encouragement de la recherche médicale appliquée et en économie de la santé.

Nous estimons au sein du « Mouvement ANFASS pour la démocratie et la citoyenneté » que la santé est l’un des leviers importants permettant de redonner confiance au citoyen marocain et conduire à la concrétisation d’un pacte de citoyenneté.

Contacts :

Othmane Boumaalif (boumaalif@gmail.com)

Issam Ourrai  (issam.ourrai@gmail.com )

Les espoirs de révolution culturelle au Maroc (1966-1973) racontés par Kenza Sefrioui.


« Le magnifique travail de Kenza Sefrioui, retranscris dans son livre « La revue Souffles : Espoirs de révolution culturelle au Maroc (1966-1973) » est une victoire de l’intelligence, de la mémoire et une arme contre le désespoir ». C’est ainsi que Abdellatif Laabi s’était-il exprimé dans la rencontre organisée le 1er Juin à la médiathèque de CEDIDELP*  sous le thème : "Jeunes des années 1960-jeunes des années 2000 : Liaisons et ruptures pour un Maroc démocratique", à Paris devant une quarantaine d’invités.

revue souffles par kenza sefriouiLa rencontre a été l’occasion de présenter l’ouvrage de Kenza Sefrioui consacré à l’étude de la revue souffles, ayant fait l’objet d’une thèse de doctorat de l’auteur. « Créée à Rabat en mars 1966 par un petit groupe de jeunes poètes d’expression française, Souffles a été, tout au long de ses sept années d’existence, une tribune singulière dans le paysage de la presse marocaine. Elle a porté un véritable mouvement littéraire et intellectuel, avant de devenir la tribune du mouvement marxiste-léniniste. Disparue en 1972, après l’arrestation d’Abdellatif Laâbi et d’Abraham Serfati, son histoire, retracée au travers des témoignages de ses auteurs, montre que sa vision moderniste et progressiste invitait à des questionnements toujours d’actualité » peut-on lire dans la description du livre.

D’emblée, pour saisir l’importance de l’ouvrage, il faut souligner qu’il a fallu 10 ans à notre journaliste (du défunt « Journal Hebdo ») et critique littéraire Kenza Sefrioui pour nous raconter l’histoire de la revue « Souffles », qui elle n’a duré que 8 ans ! Pour l’auteure, l’ambition était de « retracer l’historique de la revue souffles, puis en deuxième partie du livre d’étudier la relation politique ». Il est à noter qu’une multitude d’entretiens exclusifs ont été accordés à K. Sefrioui, édité en annexe de son livre, de témoins et acteurs de la revue (notamment de feu Abraham Serfaty, Abdellatif Laabi, Mostapha Nissabouri, … ).

rencontre cedidel souffles kenza sefrioui

Pour Abdellatif Laabi, dont le combat pour la culture date depuis la création de Souffles, il a estimé que la proposition qu’il a faite pour la création de « l’institut national de la mémoire contemporaine » ainsi que celle du « manifeste pour la culture au Maroc » n’ont pas eu beaucoup d’échos, et des fois dans les sphères intellectuelles ! Le poète marocain, prix Goncourt, se dit préoccupé des thématiques de la mémoire, de la transmission entre génération et de l’archive. Dans ce sens, il loue une initiative réussie de l’auteure K. Sefrioui de conserver une partie de la mémoire collective, lui qui a « préfacé ce travail consacré à une histoire qui ne lui appartient plus » a résumé le modérateur.

L’auteure s’est indignée également d’une absence de volonté politique de développer la culture, parlant de la « nécessité d’une vraie révolution des valeurs ». « Dans les conclusions, je parlais d’ « élan brisé » parce qu’il faut tirer la sonnette d’alarme sur la situation culturelle au Maroc ! La culture est centrale dans le projet démocratique ! » Ajoute Kenza Sefroui. Plus nuancé, Abdellatif Laabi pense « que les mêmes combats continuent, surtout avec un système de l’enseignement actuel qui fabrique des analphabètes bilingues ! Mais, certaines initiatives (exemple de théâtre) nous redonnent l’espoir ».

Intervenant au nom du « Mouvement Anfass pour la démocratie », présenté comme portant le même combat que la revue d’antan, le militant du 20 Février Montassir Sakhi accuse « les carriéristes de la culture et ceux d’entre eux décrits dans « un autre Maroc » de Laabi par « ces intellectuels vendant leur âme contre des miettes » et surtout ceux qui n’ont pas soutenu le mouvement des jeunes ». Tout en rappelant l’engagement de Laabi et d’autres dans les manifestations du 20 Février, il a insisté sur le fait que « le 20 février n’est pas orphelin, il est l’héritier des mouvements de résistance, depuis la résistance pour l’indépendance ! ».

« Ecrivains, poètes, essayistes, cinéastes, plasticiens s’y croisent et s’y côtoient dans un partage fécond des idées. Celles-ci circulent, le projet culturel de la revue mûrit dans son entreprise de décolonisation des esprits et de reconstruction de l’identité nationale. Après la sombre page du colonialisme et l’archaïsme despotique du régime marocain d’alors, l’enjeu est de taille » analyse Nathalie Galesne dans une tribune consacrée au livre de Kenza Sefrioui, avant d’ajouter : « En nous racontant « Souffles comme mouvement », « Souffles comme projet d’opposition » l’auteure nous entraîne à visiter ou à revisiter une page essentielle de l’histoire du Maroc et à nous saisir, chemin faisant, d’un passeport de connaissance ».

Tout a commencé ainsi, nous apprend l’auteure : « C’était au départ un projet purement poétique. Abdellatif Laâbi, Mostafa Nissabouri et Mohammed Khaïr-Eddine – tous trois âgés de moins de trente ans et insatisfaits des circuits culturels – avaient décidé de créer leur propre tribune. Le premier numéro est un simple recueil de poèmes, accompagné des œuvres des artistes qui enseignaient à l’Ecole des Beaux-Arts de Casablanca (Farid Belkahia, Mohammed Chabâa et Mohammed Melehi, qui avait réalisé la maquette de la revue). Un tonitruant prologue signé Laâbi donne les grandes lignes : Souffles se veut une tribune ouverte à toutes les recherches novatrices ».

« La revue Souffles : Espoirs de révolution culturelle au Maroc (1966-1973) » est édité en 400 pages aux Editions du Sirocco.

* : « Centre de documentation internationale pour le développement, les libertés et la paix » dont l’objectif est « de rendre accessibles les savoirs et la mémoire des luttes sociales et environnementales passées et actuelles qui nous concernent tous, citoyens et citoyennes. Tout en conservant et valorisant les archives déjà présentes dans le centre, nous cherchons à ouvrir un maximum le CEDIDELP à des productions audiovisuelles des mouvements militants ou populaires contemporains »)

Guerre 2.0


Rediffusion de l’émission Maghreb-Orient Express sur TV5 à laquelle j’ai participé :

Monique Dagnaud : "La génération Y revendique plus de liberté individuelle, une égalité entre les sexes, la reconnaissance des identités particulières"


OLYMPUS DIGITAL CAMERAMonique Dagnaud est diplômée de HECjf, de l’Institut Politiques de Paris, et elle possède un doctorat en sociologie de l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales. Elle a un parcours professionnel de chercheur et enseignante. Elle est directrice de recherche CNRS à l’Institut Marcel Mauss (CNRS – EHESS) à Paris. Elle est également maître de conférence à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales ; elle enseigne dans le master professionnel de l’INA et a été maître de conférence à l’Institut d’Etudes Politiques de Paris de 1977 à 2008 .  Elle a été membre du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel de 1991 à 1999 et a été membre du Conseil de surveillance du Groupe Le Monde de 2005 à 2010.

Sociologue des médias, elle a développé aussi des recherches sur les adolescents et les jeunes adultes. Elle est l’auteur d’une quinzaine de livres et de nombreux articles scientifiques. Elle collabore régulièrement à deux sites web : Telos-eu et Slate.fr.

Livres  récents :

.Génération Y (Why), Les jeunes et réseaux sociaux : de la dérision à la subversion,  Editions des Presses de Sciences Po, 2011, réédité dans une version enrichie en janvier 2013.

. Martin Hirsch, le parti des pauvres, Histoire politique du RSA, Ed de l’Aube, 2009

. La teuf, Essai sur le désordre entre générations, Le Seuil, 2008

J’ai eu le plaisir d’animer une conférence avec Monique Dagnaud au Salon du livre de Casablanca avec comme thème : "Génération Y: les jeunes et les réseaux sociaux". A la marge, j’ai profité pour lui poser quelques questions :

1- Vous avez étudiez ce qu’on appelle aujourd’hui "génération Y", première génération à naitre sous l’ère d’Internet. Quelles en sont les principales caractéristiques?

Cette génération est la première à entrer dans l’univers de la connaissance, et de l’information par le biais des outils digitaux. Elle manie avec dextérité cet outil communicationnel, elle a pris l’habitude de fonctionner en jouant alternativement des liens forts (avec les gens que l’on connait et que l’on fréquente dans la vie réelle) et des liens faibles (avec les contacts que l’on peut mobiliser aux fins les plus diverses, récréatives ou engagées).  Une part importante de ses membres sait utiliser les abondantes ressources d’internet et des réseaux sociaux. Dans mes travaux, je dégage trois aspects qui sont amplifiés par cette culture digitale. D’abord,  la dimension expressive de l’individu : on se présente et on attire des contacts affinitaires en exprimant ses goûts, ses opinions, en se révélant par des photos, des images ou des vidéos fabriquées par soi ou repiquées, par des production artistiques éventuellement.  Ensuite,  une prédilection pour l’ironie et de la dérision, une certaine façon de regarder et de penser le monde, qui est aussi une prise de distance et une capacité critique à l’égard des autres; mais aussi de soi. Cette verve ironique est un catalyseur pour la critique sociale. Enfin, la consommation de biens culturels : jamais les jeunes n’ont consommé autant d’informations, de musiques, de films ou de séries télévisées.

2- Dans le monde professionnel, chez les parents, … il y a une grande incompréhension de cette génération. Croyez-vous que ce malaise est du justement à un conflit de génération normal, ou s’agit-il d’une accentuation du aux réflexes Internet?

C’est vrai que les générations plus âgées sont souvent critiques à l’égard d’une culture et d’un mode de fonctionnement qu’elles connaissent mal. Elles s’inquiètent de la mise dans l’espace public, sans trop réfléchir,  de données personnelles. Elles pensent qu’Internet favorise l’enferment dans un monde virtuel, et aboutit à se couper des autres et de la famille. Ces dérives existent, mais l’adolescence, dans les sociétés modernes,  est de toute façon une période de la vie où on tente de se construire individuellement,  où l’on prend son autonomie vis à vis de la famille, et où l’on favorise intensément la sociabilité avec les autres de son âge. Les réseaux sociaux intensifient cette tendance, mais n’inventent rien. Pour une grosse majorité des jeunes, Internet est un relais et un prolongement de la vie réelle, mais ne se substitue pas à la sociabilité de face à face.
Pourtant je pense que les professionnels et les parents regardent aussi cette culture avec une curiosité bienveillante, beaucoup souhaitent en connaitre le maniement et y participer.

3- Nous avons l’impression qu’un certain "nivellement culturel" est en train de se passer au niveau planétaire grâce à internet, surtout chez les jeunes. C’est dire une perte des cultures locales au profit d’une culture globalisée.  Approuvez-vous ce constat?

Il y a certainement une culture mondialisée de la jeunesse grâce à la circulation des opinions, aux échanges et à la consommation de biens culturels, via Internet. Je ne suis pas sûre que ce mouvement anéantisse les cultures locales, car les jeunes savent bien que pour trouver une place dans leur société il faut aussi accorder de l’importance à la transmission issue des générations précédentes, et aux identités locales. Je pense plutôt qu’ils savent bien jongler avec ces différentes dimensions culturelles, la confrontation des angles de vues est plutôt un enrichissement, rien n’est plus stérile que l’enfermement dans une seule et même façon de penser et de voir les choses.

4- Beaucoup d’observateurs font le parallèle des révoltes des jeunes dans les pays arabes, ou les jeunes du mouvements des indignés au mai 68, avec un outil de taille : Internet. Pensez-vous que ces jeunes portent la même conscience de leur futur que ceux de 68?

Ils revendiquent plus de liberté individuelle, une égalité entres les sexes, la reconnaissance des identités particulières : cela ressemble en effet au mouvement de mai 68, un mouvement qu’il faut examiner sous ses diverses facettes -son côté vraiment émancipateur, bien sûr, et parfois les excès qu’il a pu engendrer.

siel conference

Mamadou Kouma (@kmamadou) : "A Tombouctou, plusieurs centaines d’années d’histoire du Mali ont été partiellement détruites par des fous d’Allah"


Mamadou KOUMA est malien vivant en France depuis 6 ans. Naturellement, il suit très attentivement l’actualité de son pays dans lequel se trouvent toute sa famille et beaucoup de ses amis. Dans cet entretien, il essaiera de nous éclairer sur la situation au Mali

mamdou Kouma

1-      Comment voyez-vous la situation généralement au Mali aujourd’hui ?

Le Mali, aujourd’hui, reste un pays instable tant au niveau sécuritaire qu’au niveau institutionnel malgré la libération des villes occupées et la défaite des islamistes désormais retranchés dans les grottes de l’Adrar des Ifoghas.  Le pays reste toujours sous la menace des groupes armés qui ont été juste chassés de leurs positions mais qui n’ont pas été complètement vaincus. Repliés, ils ont changé de tactique : au lieu d’affronter directement les troupes maliennes, françaises et africaines ils ont opté pour la stratégie d’opérations coup de point (Attentats et embuscades) avec, toujours, le but de faire le maximum de victimes. Après la tyrannie et la Charia des Salafistes, la population est désormais prise par la psychose des attentats suicides.

Le Sud, de son coté, reste englué dans une crise institutionnelle provoquée par le coup d’Etat du 22 mars 2012 et, au milieu de querelles partisanes, continue à véhiculer l’image de ne pas être concerné par la guerre qui se déroule dans la moitié nord. Les récents affrontements entre Bérets rouges et les bérets verts (deux composantes de l’armée malienne : les premiers opposés au coup d’Etat perpétré par les seconds) viennent illustrer à souhait ce sentiment d’insouciance face à la situation catastrophique que traverse le pays. L’autorité et la légitimité du président intérimaire Dioncounda Traoré sont constamment contestées par une partie de la population et par une minorité très active de partis politiques favorables au putsch qui a chassé l’ancien président Amadou Toumani Touré.  Une étude récemment publiée dans le Washington post concernant le niveau de stabilité des pays du monde place le Mali parmi les pays à haut risque dans lesquels un coup d’Etat est possible en 2013. On est encore très loin de retrouver une situation « normale » pour l’ensemble du territoire malien. Les villes libérées doivent être sécurisées et des élections, annoncées pour les 7 et 21 Juillet 2013, devraient permettre d’élire un président légitime pour mettre fin à cette instabilité institutionnelle qui dure depuis 10 mois.

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Rendez-vous sur "Réseaux sociaux & Révolutions arabes"


Le 25 Janvier 2013, à 19h, le magasin FNAC de Casablanca abritera une rencontre autour du livre "Réseaux sociaux et révolutions arabes?". Le blogueur est consultant Marouane Harmach et le secrétaire général de la section Casablanca de l’OMDH donneront une lecture du livre.

Le 02 16 Février 2013 à 10h 17 h (date à confirmer), le magasin Virgin de Rabat organisera une séance de signature du même livre.

Le 05 Avril à 16h, j’interviendrai dans une conférence organisée par l’Institut français de Casablanca, avec Monique Dagnaud, sociologue, enseignante à l’EHESS et auteure de "Génération Y les jeunes et les réseaux sociaux: de la dérision à la subversion" (Ed. presses de sciences Po) et avec Aurélien Bellanger  auteur du roman "La théorie de l’information", suivie d’une séance de signature du livre organisée par www.livremoi.ma au Salon International de l’Edition et du Livre SIEL de Casablanca.

Ils ont dit à propos du livre :

"Bensalah retrace les évènements qui ont secoué la blogosphère, le parcours d’activistes incarcérés, les buzz nés sur le Net, et présente le travail de blogueurs influents comme la Tunisienne Lina Ben Mhenni ou l’Egyptien Wael Abbas" (tel-quel).

"Mounir Bensalah fait partie de ces blogueurs qui sont parvenus à s’imposer là où personne ne les attendait. Il essaye, à travers son livre, de répondre à plusieurs interrogations par une enquête sur le terrain sur la génèse des réseaux sociaux" (EMarrakech).

"Mouir BENSALAH possède toute la légitimité nécessaire pour parler des réseaux sociaux qu’il fréquente et qu’il anime et des révolutions arabes auxquels il a assisté, en tant qu’observateur intéressé et s’agissant du Maroc en tant qu’acteur impliqué" (Citoyen Hmida).

"Comme Machiavel dans Le prince, Bensalah est toujours très concret. Il se garde d’expliciter et de théoriser la leçon qu’il nous donne. Mais c’est, comme Machiavel, une belle leçon de liberté" (LeLittéraire).

"Une sorte de «e-mémoires» de huit ans d’écriture et de mobilisation en ligne" (L’Observateur).

"Ces raccourcis ont fait que le monde estime que le « printemps arabe », ou « le 89 arabe » comme aime le nommer Benjamin Stora dans son dernier livre du même titre,  est né d’Internet. Jusqu’à quel point cette assertion est juste ? « Réseaux sociaux etrévolutions arabes ? » est un essai qui pose cette problématique le long d’un voyage du cyber-activisme dans le monde arabe" (OMDH).

"Des possibilités infinies de contestation, que Mounir Bensalah tente de condenser dans son essai, qui se veut être un hommage à la jeunesse militante et virevoltante des blogs et des réseaux sociaux arabes. «Ce livre est davantage qu’un recueil de témoignages des blogueurs de notre région, acteurs du printemps arabe ; il est la preuve de l’acte participatif de tout un chacun dans le processus du changement de la société»" (La Vie Eco ).

"Un document qui remet les pendules à l’heure dans un monde virtuel envahi par des gens vendus qui n’hésitent pas à propager des rumeurs, à dénigrer les cyberactivistes de la première heure et à salir leur image pour servir leurs maîtres, qui ayant compris l’importance et la puissance d’Internet n’ont pas hésité à les recruter  pour des fins pas très catholiques" (Lina Benmhenni)

@Novinha56 : « Si les Frères Musulmans étaient sans aucun doute la meilleure force d’opposition au niveau de leur organisation, ils sont de piètres politiciens »


ikhwane epicerie

Blogueuse avertie, elle travaille depuis 15 ans sur les questions sociales et de développement, notamment en Égypte où elle vit depuis 6 ans. @Novinha56, en plus de son blog ( Le blog à Bécassine ) où elle transcrit ses observations sur l’actualité, nous livre ci-dessous dans un entretien, des observations pertinentes :

L’Egypte connait un bouillonnement inégalé depuis la chute de l’ex-président Moubarak. Quelle est la situation que vous observez?
Le bouillonnement n’est pas constant, il surgit par crise à différents moments et à différents endroits. En dehors des points chauds et d’une minorité qui se sent concernée par la situation, une grande majorité d’Égyptiens continuent à vivre tant bien que mal (et plutôt mal que bien). Lorsqu’on vit assez loin des points chauds, on est peu touché dans notre vie quotidienne par cette instabilité, sauf quand les écoles sont fermées pour raisons de sécurité, ce qui a été le cas plusieurs fois au cours de ce dernier mois.

Si "bouillonnement" nous renvoie à l’idée d’instabilité en ce moment, ce n’est pas toujours le cas. Il y a aussi un "bouillonnement" positif comme la formidable explosion culturelle qu’on observe en Egypte depuis la révolution, dans les domaines de la musique, du cinéma, de la littérature. Cela mériterait un article complet.

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Réseaux sociaux et révolutions arabes?


"Depuis les évènements postélectoraux de 2009 en Iran, le monde a découvert qu’Internet joue un rôle majeur dans la mobilisation citoyenne. Les Révolutions arabes de 2011 sont venues conforter ce constat. Les régimes autoritaires ont sous-estimé ce que ces nouveaux outils pouvaient apporter aux jeunes citadins arabes pour braver la censure, la compromission de leurs élites et le silence honteux de l’Occident. Les jeunes Arabes ont préparé et informé, via le net, le monde entier des mouvements qui ont secoué la région. Internet a aussi changé les habitudes sociales et économiques d’une région qui était frappée de conservatisme bédouin. Ce nouvel espace médiatique sans limites est un canal privilégié, celui de l’avenir.L’auteur, ingénieur marocain de trente-trois ans, blogueur depuis 2004, a été témoin et acteur de nombreux évènements majeurs, au Maroc surtout. Militant politique de gauche, membre de l’Organisation Marocaine des Droits Humains (OMDH), il a été à l’avant-garde d’un réseau de jeunes militants blogueurs."

Aux éditions Michalon.

Le livre dans les médias (MAJ 31/10/2012) :

Le Parisien (France – en français) : Les réseaux sociaux en débat.

France24 (France – en arabe) : Mounir Bensalah, les régimes du "printemps arabes" tentent la mainmise sur Internet par de nouvelles contraintes.

France24 (France – en français) : Mounir Bensalah, auteur de "Réseaux sociaux et révolutions arabes".

Beur Fm (France – En français) : Internet & Révolutions Arabes ( choisir diffusion du 1er Novembre 2011 ).

Libération (Maroc – en français) : «Réseaux sociaux et révolutions arabes ?» de Mounir Bensalah : La topographie du militantisme cybernétique.

Tel-quel (Maroc – en français) : tawra 2.0

MidiPresse (France – en français ) : La topographie du militantisme cybernétique.

Febrayer (Maroc – en arabe) : Le Maroc s’est doté de technologies pour contrôler Internet.

Hespress (Maroc – en arabe) : Bensalah et le printemps arabe.

Gazapetition (Palestine – en arabe) : Blogueur marocain : Ce qui se passe au Bahrein est une révolution comme les autres révolutions arabes.

DZactiviste (Algérie – en français) : Livre : Réseaux sociaux et révolutions arabes ?

Blog 7our (Algérie – en français) : Interview de @7our par @mounirbensalah.

Observatoire des droits de l’Homme de Tizi-Ouzou (Algérie – en français) : @7our: "le jeune internaute [algérien] lui étant plus un absentéiste plus ou moins désabusé du débat politique" .

1stActu (France – en français) : «Réseaux sociaux et révolutions arabes ?» de Mounir Bensalah : La topographie du militantisme cybernétique.

Tunisian Girl (Tunisie – en français) : «Réseaux sociaux et révolutions arabes ?» de Mounir Bensalah : La topographie du militantisme cybernétique.

EMarrakech.info (Maroc – en français) : "Réseaux sociaux et Révolutions Arabes" de Mounir Bensalah (05/11/2012).

La Nouvelle Tribune (Maroc – en français) : “Réseaux sociaux et Révolutions Arabes” de Mounir Bensalah (07/11/2012).

Agence de presse Russe (Russie – en arabe) : "Mounir Bensalah : les ennemis de la démocratie au Maroc se vengent des jeunes du 20 février" (16/11/2012).

3lach.ma (Maroc – en arabe) : Mounir Bensalah édite un livre sur la relation des réseaux sociaux aux révolutions arabes (17/11/2012).

Hit Radio (Maroc – en français) : Sortie du livre: Réseaux sociaux et révolutions arabes (21/11/2012).

Forums social Mondial ( Tunisie – en français ) : réseaux sociaux et révolutions arabes (21/11/2012).

Blog Citoyen Hmida (Maroc – en français) : UN INTERNAUTE MAROCAIN FACE AUX REVOLUTIONS ARABES (23/11/2012).

Blog Alwihda – Actualité Franco-Tchadienne (France – Tchad – en français) : Ouvrage sur les révolutions arabes : Parole de cyberactiviste  (23/11/2012).

Tunisie Focus (Tunisie – en français) : Livre : Réseaux sociaux et révolutions arabes ? Par Mounir BEN SALAH (23/11/2012).

Talk Afrika (Afrique – en français) : Ouvrage sur les révolutions arabes : Parole de cyberactiviste (24/11/2012)

Le grand soir (Belgique – en français) : Réseaux sociaux et révolutions arabes ? (26/11/2012).

Salon du livre des droits de l’homme à Saintes (France – en français ) : Mounir Bensalah : un auteur sur le SALON 2012 (26/11/2012).

Mamfakinch (Maroc – en français) : « internet a été le moteur Formule 1 placé dans la vieille voiture de la révolution arabe qui peinait à remonter la pente.» (28/11/2012).

Maroc Hebdo (Maroc – en français) : Le temps des cybermilitants (07/12/2012).

Blog Le mythe (France – en français) : Un livre et un regard sur la Blogma (15/12/2012).

L’observateur (Maroc – en français) : Mounir Bensalah, l’ingénieur aux 20.000 tweets (17/12/2012).

LeLitteraire.com (France – en français) : La puissance libre des blogs (21/12/2012).

OMDH – Section Casablanca (Maroc – en français) : Le 89 arabe est-il né d’Internet ? (27/12/2012)

Maghreb Digital (Maghreb – en français) : Essai mettant en lumière 10 années d’activisme sur l’Internet dans le Monde Arabe. (01/01/2013)

La Vie Eco (Maroc – en français) : Printemps arabe 1.0 (28/12/2012)

A Tunisian Girl – Blog de Lina Benmhenni (Tunisie – en français ) : Notes de lecture: Réseaux Sociaux et Révolutions Arabes? de Mounir Bensalah (10/01/2013).

InassPress (Maroc – en arabe) : Livre de Mounir Bensalah "Réseaux sociaux et révolutions arabes?" (22/01/2013)

La vie Eco (Maroc – en français) : Presse électronique : "Certains sites se développent et cherchent aussi un modèle économique" (29/01/2013).

France 24 (France – en français) : Printemps arabe : "Le rôle des réseaux sociaux a été très exagéré" (04/02/2013).

Le Devoir de Montréal (Canada – en français) : "Printemps arabe et réseaux sociaux: une influence plus qu’exagérée" (04/02/2013).

Femmes du Maroc (Maroc – en français) : Mounir Bensalah blogeurs pour la liberté (05/02/2013).

Blog de Damien Delbrel (France – en français) : Réseaux sociaux et révolutions arabes ? (06/02/2013).

Jeune Afrique (France – en français) : Livres : Printemps arabe, le Net plus ultra (11/02/2013).

Horizons médiatiques (France – en français) : Crise de nerfs dans la blogosphère (12/02/2013).

Tel-Quel (Maroc – en français) : Internet relie les révoltés solitaires (12/02/2013).

Le Soir Echos (Maroc – en français ) : Que reste-t-il du M20F ? (20/02/2013).

Tel-Quel (Maroc – en français) : Maroc 2.0. La révolution par le Net (21/02/2013).

E-média (Suisse – en français) : Démocratie année 0 (05/03/2013).

Blog Livremoi.ma (Maroc – en français) : Petite récap’ entre amis (08/04/2013).

Luxe Radio (Maroc – en français ) : Où va le monde arabe (08/04/2013).

DimaBladna (Maroc – en français) : Génération Y, qui es tu? (09/04/2013).

Alwatane (Maroc – en arabe ) : Guerre médiatique dans le conflit du Sahara (02/05/2013)

Médi1TV (Maroc – en arabe) : Les marocains et les réseaux sociaux (20/05/2013).

TV5 (France – en français) : Émission Maghreb-Orient Express spéciale Guerre 2.0 (02/06/2013).

Média24 (Maroc – en français) : une première, algériens et marocains se font la guerre sur Twitter (03/06/2013).

L’Express (France – en français) : Réseaux sociaux et mobilisations? (01/07/2013).

FranceTV (France – en français) : Baiser marocain sur Facebook : "Le royaume tente de museler les internautes" (11/10/2013).

Blog Révolution 2.0 (en français) : Une censure détournée par la population jeune 23/01/2014).

20minutes.fr (France – en français) : Facebook: Que reste-t-il de l’usage du réseau social après les révolutions arabes? (03/02/2014).

Melty Buzz (France – en français) :Facebook : 10 ans d’existence qui ont modifié nos vies (03/02/2014).

Luxe Radio (Maroc – en français) : Internet, Facebook, twitter,…plus de liberté(s) : réalité ou virtualité (14/04/2014).

Achetez le livre en ligne :

Maroc : Livremoi.ma

France : Fnac ou Amazon

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Belgique : Fnac

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ورقة اتحاديو 20 فبراير – من أجل مؤتمر التغيير وبناء اتحاد اشتراكي جديد


إن مؤتمر الاتحاد الاشتراكي التاسع ينعقد في ظروف خارجية وداخلية متغيرة تمتاز بمتغيرات تحتاج فهما عميقا وجرأة قوية لتسمية الأشياء بمسمياتها وفرض مسار واضح وتعاقد جديد يمكن من تأسيس ديمقراطية وتنمية حقيقيتين.
• في المحيط العالمي: أزمة اقتصادية عالمية تهدد اقتصادات الدول التي اختارت سياسات رأسمالية وليبرالية لا تؤمن إلا بالربح وتبضيع كل القطاعات بما فيها التعليم والصحة والموارد الطبيعية من ماء وأرض وكل ما هو مرتبط بالإنسان. إنها الأزمات الاقتصادية التي تترجم أزمة الباراديغم (النسق) العالمي المهيمن والمتميز بوحشيته النيوليبرالية. أمام هذا الوضع، انطلقت العديد من الحركات الاجتماعية بأمريكا اللاتينية، اليونان، الولايات المتحدة الأمريكية وغيرها من الدول مسنودة بمفكرين وفلاسفة للدفاع عن نشأة أنظمة ديمقراطية جديدة لتجاوز تلك القائمة على التمثيلية لأخرى تشاركية تضع الطبيعة، والإنسان، بما هو جزء من الطبيعة، في قلب المعادلة الاقتصادية والسياسية.
• في المحيط الإقليمي: استفاقت شعوب جنوب المتوسط للإطاحة بأنظمة استبدادية فشلت في تحقيق الاستقلال التام والخروج من التبعية للرأسمال العالمي وتحقيق الديمقراطية والتنمية لشعوبها. سقوط الأنظمة لم يثمر عن تحقيق قطائع حقيقية مع الأنساق السياسية والفكرية السائدة بل سمح بصعود مد محافظ إلى الحكم بالدول التي عرفت فورانا شعبيا ضد الحكام. هكذا ابتدأ مسار جديد من تدافع القوى لغاية تحقيق الديمقراطية والتنمية. هذا في الوقت الذي تدخلت فيه القوى الإمبريالية مرة أخرى بكل همجية عسكرية تحت يافطة إنقاذ الشعوب في بعض الدول التي نشأت بها مقاومة مسلحة، لكن واقع الحال يبرز أن هذه التدخلات تهدف إلى الحفاظ عن المصالح المالية والاقتصادية ليس إلا.
• في المغرب: انبعاث روح التغيير والمطالبة بإصلاحات سياسية ومجتمعية عميقة من خلال حركة 20 فبراير التي طرحت مطلب التغيير في الشارع متجاوزة المؤسسات التمثيلية التي فشلت في تحقيقه أمام قوى الفساد التي خنقت المسار الديمقراطي الذي كان منتظرا انطلاقه مع حكومة التناوب التوافقي الأولى. حركة 20 فبراير تعبر اليوم عن صحوة شعبية مطالبة بولوج المغرب عهد الديمقراطية الحقيقية والخروج من زمن الاستبداد. هي نفس الحركة التي سمحت بنشأة فضاء عمومي جديد من شأنه وضع كل القضايا السياسية، الاقتصادية، الاجتماعية والثقافية أمام النقاش العمومي.
• على مستوى الحزب:
أزمة تنظيمية وسياسية عميقة جعلت الحزب يتقهقر ويبتعد تدريجيا عن المجتمع نتيجة تسيير غير ديمقراطي وتوجهات سياسية لا تمت صلة بالإرث النضالي لحزب القوات الشعبية. تتجلى الأزمة كذلك عبر الامتداد الذي حققه أتباع الدولة المخزنية العتيقة والتيار المصلحاتي داخل أجهزة الحزب. إنها العناصر الحزبية التي تقاوم كل تطلع لبناء قطب يساري ديمقراطي مطالب بالقطيعة مع الاستبداد والتبعية والفساد الذي يطبع التدبير المخزني لمغرب اليوم. فلا شك أن البنية السوسيولوجية الراهنة لحزب الاتحاد الاشتراكي على مستوى قيادته تبرز مدى تغلغل هذه القوى المنبطحة والمصلحاتية داخل الأداة الحزبية، وهو الأمر الذي يهدد الحزب بالانقراض مالم تتحد قوى التغيير داخله لقلب المعادلة وإعادة بناء وإصلاح الأداة.
عدم وضوح الخط السياسي وعدم تفعيل مقررات المؤتمر الثامن وتراجع إدارة الحزب عن التزاماتها أمام المناضلين وأمام الشعب مما يبين عدم استقلاليتها في القرار وخضوعها لضغط المصالح الشخصية.
تجميد أجهزة الشبيبة الاتحادية التي صارت تعيش أزمة عميق إثر تدبير كارثي عصف بكل التراكمات التي حققها هذا الإطار الذي كان شعلة وسباقا لطرح كل القضايا الجوهرية في مجال الشباب والديمقراطية عموما.
أمام هذه المتغيرات الرئيسية، ظل التيار الاشتراكي التقدمي والديمقراطي بالمغرب يعيش أزمته العميقة ويسمح بتصاعد المد الأصولي والرجعي. ولعل الاتحاد الاشتراكي الذي كان دائما سباقا لحمل مشعل الدفاع عن حقوق الشعب المغربي وحقه في الديمقراطية والحرية والتقدم صار رمزا لهذه الأزمة، و جزءا منها, مع انعدام البديل اليساري التقدمي المنشود.

إن المناضلين المطالبين بالإصلاح العميق للحزب، وعلى رأسهم اتحاديو 20 فبراير والموقعين على هذا النداء، يلتزمون بما يلي:
• المشاركة في المؤتمر التاسع باعتباره فرصة أخيرة لإعادة بناء حزب الاتحاد الاشتراكي للقوات الشعبية كحزب اشتراكي، ديمقراطي تقدمي حامل لهم تأسيس دولة مدنية عصرية ديمقراطية بتوجه حداثي. إن شباب اتحاديو 20 فبراير يحملون على عاتقهم مهمة تاريخية تقتضي المساهمة في إعادة بناء الأداة الحزبية وبناء اليسار مع رفاقهم المناضلين في باقي الأحزاب والتنظيمات الاشتراكية الأخرى ورفقة كل المؤمنين بقيم الحداثة والعدالة الاجتماعية. اتحاديو 20 فبراير يدافعون عن حقهم في الترشح لقيادة وإدارة الحزب من خلال العضوية بالهيئات التقريرية والتنفيذية الوطنية والمحلية الحزبية.
• الدفاع عن الخط الاشتراكي الديمقراطي المستقل عن قرارات الدولة وحكومة الظل وباقي المتحكمين اللادستوريين واللامؤسساتيين الطامحين لتنميط الحياة السياسية وغلق الفضاء العمومي وخنق إرادة التغيير التي سطعت لدى جيل جديد من المغاربة كما سطعت من قبل لدى الأجيال السابقة.
• الدفاع عن الفعل اليساري المشترك في افق البديل الاشتراكي الديمقراطي من خلال فتح قنوات النقاش مع مختلف مكونات اليسار الديمقراطي المغربي انطلاقا من قيم ومبادئ اليسار الطامحة لبناء دولة ديمقراطية حداثية حقيقية.
• الاستمرار في الانخراط وفي تطوير ديناميات 20 فبراير و الحركات الاجتماعية و الاحتجاجية والضغط من داخل المؤسسات ومن خلال التعبئة في الشارع و إعمال الترافع وبلورة مختلف الأشكال النضالية الديمقراطية والسلمية لتحقيق دولة ديمقراطية مدنية في إطار ملكية برلمانية تعاقدية واضحة تكون فيها السلط بيد المؤسسات المنتخبة الخاضعة للمراقبة الشعبية وقضاء مستقل.
• ضرورة الارتقاء بالممارسة النضالية للشبيبة الاتحادية. إرتقاء يبدأ بإعادة هيكلتها ودمقرطة أجهزتها و قرارتها.
عاش الاتحاد الاشتراكي للقوات الشعبية
عاش اليسار وقيم الاشتراكية الديمقراطية والحداثة
عاشت حركة 20 فبراير
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"A vous de voter les enfants"


Au petit village "Fanidi", les enfants sont appelés à voter leur maire junior. Ce sera un droit réservé uniquement aux enfants, comme citoyens "juniors" de la cité.

Le monde du village fanidi est peuplé de "mounikettes". Un monde fabuleux et éducatif.

""A vous de voter les enfants !" est le titre du tout premier livre pour enfant signé Hanane Oulaïllah Jazouani, journaliste et auteure jeunesse franco-marocaine vivant actuellement à Casablanca au Maroc.

Mettant en scène les Mounikettes, l’objectif du livre est d’encourager les enfants à devenir de bons citoyens et à les sensibiliser sur l’importance du vote. Ainsi, l’histoire se passe dans un petit village marocain s’appelant Fanidi où ont lieu des élections municipales dont les candidats sont des enfants. Un livre idéal à découvrir en classe ou à la maison.

"A vous de voter les enfants ! " est disponible en français et en arabe actuellement dans toutes les librairies du Maroc et disponible également en France et sur internet, mais en langue française seulement."

Cet ouvrage servira à faire l’exercice de vote démocratique à une classe d’enfants, d’une manière ludique et citoyenne. N’hésitez pas à l’offrir à vos enfants.

Oubliés de la rentrée : trisomiques


Je ne souhaite pas revenir sur la définition de cette maladie, ni à l’approche d’intégration des malades, d’autres le font très brillamment d’ailleurs.

Je veux juste raconter une histoire qui m’a ému hier :

L’histoire de A, un père de famille, cinquantenaire, entrepreneur, père de 4 enfants, dont le plus jeune L , 9ans, est trisomique. A a un faible particulier pour L. Il m’a montré ses photos en train de jouer, de danser, … et partant à l’école. Sauf que L va dans une école "normale", son père A habite à Sidi Bernoussi, a cherché vainement un établissement spécifique dans les quartiers nord de Casa! Soit c’est très loin, au sud, soit trop loin et trop chère! Dans cette école "normale", parce que L veut être comme tous les enfants, avoir un cartable et aller à l’école, il n y a aucun équipement, ni aucune pédagogie spécifiques pour L!

Ceci est un appel : si vous connaissez un établissement spécifique dans les quartiers sud ( plutôt défavorisé de la métropole ), merci de me le notifier. Sinon, des âmes sensibles et des parents dans les mêmes conditions et la même localisation, sont priés de s’associer pour trouver une solution. Un mécène, à qui j’ai parlé, pourrait offrir un local. L et les autres enfants ont le droit d’aller à "leur" école. l’Etat? La ville? … pfff

لا نملك سوى المقاومة… الفردية


محمد بنيس*

لم يكن منَ المُستغرَب أن ينتصرَ الإسلاميون في الانتخابات. فهم كانوا القوة السياسية المقموعة، في الدرجة الأولى، أو تعاني من مضايقات في ممارستها السياسية، في مرحلة ما قبل الربيع العربي. السلطات المحلية والغربية كانت تخشى وصول الإسلاميين إلى الحكم، بسبب تشبثهم بالمرجعية الدينية ورفضهم الاحتكام للمرجعية الغربية، سياسياً وفكرياً. وقد كان الإسلاميون، في المقابل، منظمين ومنضبطين في التعبير عن مواقفهم كما في صداميتهم.
وفوجئ الإسلاميون، كما فوجئ الجميع، بثورة الشبان. جاء شبان الربيع العربي بجواب يختلف عن جواب الإسلاميين على الأزمة. فهم عادوا من جديد إلى قيم الحداثة في الاختيار السياسي والاجتماعي والثقافي. عالم برمته أصبح يتشكل مع هؤلاء الشبان الذين عبروا عن البعد التحرري للثقافة الحديثة. وكان اعتماد بيتـين من قصيدة »إرادة الحياة« لأبي القاسم الشابي، كافياً وحده للتنبيه على الجديد، النوعي والمبدع، في ثورة الشبان.
فهل كان من اللازم أن يكون حظنا من الفرح بثورة الشبان كلَّ هذا الانجراف في النهاية، نحو حكم إسلامي؟ صياغة السؤال، على هذا النحو، لا تعني الاستهانة بأشكال الظلم الذي كان الإسلاميون ضحيته. بل تعني أنّ هذا الظلم ليس وحده المبرر لتسلمهم مقاليد تسيير حكومات. فإذا كنت من الذين ينددون بقمع حرية الإسلاميين في التعبير، فأنا من بين الذين يرون أيضاً أن الربيع العربي أتى ليغير المسار، فيما توجُّهُ الإسلاميين نكوصٌ في مسار تاريخ الشعوب العربية الحديثة. بهذا المعنى يخفي انتصارهم هزيمة إضافية لمستقبلنا المفتوح على الذات والعالم.
غير أنّ ما يحدث قد يشجع على النظر إلى الثورات السياسية في العالم، بما هي ضوء يشع لحين يفتح طريقاً جديدة ليختفي، وننظر إلى تاريخ الثورات، من حيث هو تاريخ أفول هذه الومضات العابرة، التي تترك أثراً لا يلبث أن يمّحي. قراءة بعيدة عن مفهوم العبثية.
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Les islamistes tabassent ceux qui se prosternent pour la dignité et s’excusent aux français !


Mercredi 22 Aout, des citoyens ont décidé d’organiser une « fête d’allégeance à la dignité », en réaction, certainement, au maintien des cérémonies d’Allégeance, organisé par le palais comme signe de renouvellement du « contrat » moral liant les régions à la monarchie. Des activistes voient en ces cérémonies, où les représentants des régions se prosternent devant le Roi, un « acte de soumission esclavagiste » et des « pratiques moyenâgeuses ».

Plusieurs militants, , notamment progressistes, critiquent ces cérémonies depuis longtemps et y voient une humiliation à tous les marocains. Beaucoup également s’attendaient à ce que soient allégées ces cérémonies après la constitution de 2011 ayant ôté la sacralité au Roi. Depuis quelques mois, des islamistes du PJD ( au gouvernement ) ont commencé également à critiqué ces cérémonies, sous prétexte religieux. Néanmoins, les présidents de communes ont participé depuis longtemps à ces cérémonies d’allégeance, tout comme leurs ministres. Ce n’est pas notre sujet, si ce n’est pas cette déclaration de Hamidine, membre du secrétariat national du PJD, selon laquelle, les représentants du PJD ne vont pas se prosterner devant le Roi, dans une démarche démagogique, politicienne et électoraliste !

Membres du gouvernement Benkirane, se prosternant devant le Roi, tout comme leurs prédécesseurs.

Revenons à nos militants qui ont appelé à leur fête d’allégeance à la dignité. Ils ont été tout bêtement et simplement empêchés de s’exprimer, pire, tabassés et humiliés. Des journalistes ( AFP, Assabah, … ), venus couvrir la « fête », ont eu leur part de bâton.

Le ministre de l’intérieur aurait ordonné l’ouverture d’une enquête pour savoir comment cet incident « déplorable » ait été déclenché. Son homologue islamiste de la communication se serait adressé à l’agence de presse française pour présenter « ses » excuses, sans se prendre la peine de faire de même avec ses concitoyens, et non moins ses anciens confrères, alors que le ministre de l’intérieur a sorti un communiqué chargent le correspondant de l’AFP d’avoir provoqué ses flics.

Toute ma solidarité avec les organisateurs de "la fête de l’allégeance à la dignité" !

Bienvenue chez les islamistes de sa majesté.

Ramadane Moubarak : Equité sociale dites-vous?


Si ceci est faux, il faut poursuivre les personnes qui postent ce genre de conneries, 1 autre jeune casablancais vient d’être poursuivi pour avoir posté des images et des commentaires blasphématoires sur Facebook.

Si ceci est vrai … rien à dire!!

Ramadane Moubarak

محاربة الفساد : من اجل مقاربة شمولية


في اطار المنتدى الجهوي حول سياسة المدينة المنظم بمدينة الدار البيضاء, شاركت في النقاش لعدة اعتبارات : اعتبار مهني بحكم كوني مهندسا مهتما بقضايا السكنى و التعمير ثم اعتبارا لانتماءاتي الجمعوية و السياسية. استحسنت خصوصا المقاربة التشاركية التي تنهج في القطاع. و قد كنا في فرع المنظمة المغربية لحقوق الانسان سبقنا ان اشتغلنا, مع مجموعة من الشركاء, حول قضايا السكن ( الدور الايلة للسقوط, السكن الغير اللائق, السكن العشوائي, … و كان قد شارك في هذا المنتدى الجهوي كل من وزير السكنى و التعمير و سياسة المدينة, و والي جهة الدار البيضاء الكبرى و عمال و عمدة الدار البيضاء و رؤساء المقاطعات, اضافة الى مسؤولين بالادارة الترابية و بالمصالح الادارية و منتخبون بالجهة الى جانب ممثلين عن القطاع الخاص و المجتمع المدني المحلي.

في خلال هذا المنتدى, صرح السيد احمد بوحميدة, رئيس "الاتحاد الوطني لصغار المنعشين العقاريين" بان منعشا عقاريا كان جالسا بجانبه في القاعة كان قد " طلب منه أحد المنتخبين بمدينة الدار البيضاء رشوة قيمتها 40 مليون سنتيم" مقابل ان يقبل ملفه في إطار تسوية مخالفات التعمير.

تساءلت مع مجموعة من الاصدقاء حول هذا التصريح الواضح و الذي لا غبار فيه على مسمع من مسؤولين محليين و وطنيين. تساءلنا هل سيطلب السيد وزير العدل و الحريات, بوصفه رئيسا للنيابة العامة, بفتح تحقيق نزيه بخصوص تصريحات السيد احمد بوحميدة اعمالا لمبدا عدم الافلات من العقاب؟ ان تصريحا مماثلا بحضور مسؤولين عموميين يسائل السلطات العمومية في تعاملها مع شعارات "محاربة الرشوة و الريع" و مسؤوليتها بخصوص الكشف عن الحقيقة.

تساءلنا كذلك هل سيقوم السيد وزير السكنى و التعمير و سياسة المدينة بفتح تحقيق حول تصريحات السيد بوحميدة بخصوص انه " يمكن تخفيض السعر المحدد حاليا من طرف الدولة لشقق السكن الاقتصادي في 25 مليون سنتيم، لكن بشرط وجود الشفافية والنزاهة والمساواة" و بخصوص الامتيازات المفترضة الممنوحة  في اطار استثناءات التعمير

(Dérogation)

و التي تتعارض مع مبدا المساواة بين المواطنين؟

 انتظرنا بعدها مدة من الوقت و لم يحصل لا تحقيق و لا مساءلة. لا ندري ان كان السيد بوحميدة على صواب؟ على اي فتصريحاته الخطيرة تقتضي من دولة الحق اعمال المساءلة و تنوير الراي العام.

او ربما كان الصديق الذي تواجد حينها بجانبي على صواب حين قال لي : لم يتم فتح تحقيق في تقارير المجلس الاعلى للحسابات اللهم البعض منها مما يعطي التسليط الاعلامي. ربما صديقي على حق او ربما هي سذاجتي كما وصفها احد "الصحفيين" حين خلط الاوراق بين بيان الحقيقة و الاعتذار للقراء عند الافتراء و بين تصفية حسابات بالوكالة.

على اي, محاربة الفساد تتطلب المزيد من الشفافية عكس الفرقعات و الالهاء الاعلامي. و الله اعلم

1er reportage sur le 20 Février #feb20


 

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