Le Zoo n’est pas fait pour les pauvres! autres bêtes sévissent!

2 02 2012

Une chose est sure, lire mon billet là-dessus, les animaux ne vont plus se suicider par faute de bon foyer! le nouveau zoo est finalement prêt et surtout inauguré :

Des petits enfants d’une association caritative aurait demandé aux responsables du zoo la réduction du tarif d’entrée, voire l’exonération, pour ces enfants. Voici la réponse telle que publié par cette association sur facebook ( traduction : payer les 20dh par enfant, 30dh par accompagnant, ce sont des prix étudiés pour cette catégorie ) :

Réponse du zoo à une association caritative




Tribune : Lettre ouverte à Monsieur le Ministre de la communication

5 12 2011

M. le Ministre,

 

    Je m’adresse à vous en tant que citoyen marocain, mais aussi en tant qu’artiste, « auteur, compositeur et interprète », et gestionnaire de projets culturels, car la situation de l’artiste au Maroc ne peut que nous attrister. Certains pourraient se demander pourquoi je m’adresse à vous, alors que la logique voudrait que j’interpelle le Ministre de la culture. Dans cette lettre, je m’adresse à vous car la société de gestion des droits d’auteurs « BMDA » est curieusement sous votre tutelle ! Cela a-t-il un rapport avec la liberté d’expression ? Car c’est un secret de polichinelle de dire que la redistribution des droits d’auteurs est la condition sine qua non pour que l’artiste puisse avoir des rentrées d’argent autonomes afin qu’il puisse jouir de cette liberté. Si l’auteur ne peut vivre de ses œuvres, il est immédiatement asservi à une puissance économique, politique ou idéologique. Telle est l’histoire de l’art et de la création. A quelques exceptions près…

 

    Cependant tel n’est pas notre sujet. J’aimerais plutôt me focaliser sur le BMDA, cet organisme qui détient le monopole de la gestion des droits d’auteurs (Décret N°2.64.406 du 5 Kaada 1384 (8 mars 1965) Portant création du Bureau Marocain des Droits d’Auteurs) et qui est censé défendre l’auteur, compositeur et éditeur en premier lieu. Ce qui devrait être un droit, et une protection pour l’artiste et ses créations, se révèle être un grand flou artistique, l’un des tabous de la vie culturelle au sein du plus beau pays du monde. Malgré tout, artistes, associations, professionnels, entrepreneurs culturels, du monde de la musique, du cinéma, de l’édition, etc.… se mobilisent et se battent depuis plusieurs années pour que, au moins, les lois (votées par le parlement marocain) soient appliquées, et, au mieux, le système réformé. Monsieur le Ministre, même le plus rudimentaire des droits, celui de l’adhésion à cet organisme, est bafoué. Je vous parle en connaissance de cause car j’ai vécu un calvaire administratif pendant trois mois pour m’y inscrire sans que ma tentative ne puisse aboutir (Je vous épargne les détails de cette histoire qui, comme tant d’autres, révèle un dysfonctionnement administratif  aigu). Pourtant ce qui a pris trois mois sans aucun résultat avec le BMDA n’a pris que deux semaines à la SOCAN (Société de gestion des droits au Canada) et ce sans avoir à me déplacer à leurs locaux (effet magique d’internet).

 

     Je voudrais maintenant vous demander de prendre cinq minutes et de jeter un coup d’œil  sur le site web www.bmda.org.ma. Commencez par regarder le spot de sensibilisation qui constitue, à mon avis, une insulte à la créativité de l’artiste marocain. Mais peut-être illustre-t-il le mieux le BMDA ? Vous remarquerez ensuite que ce site est une coquille vide, et qu’il n’existe aucune possibilité d’avoir de l’information, ne serait-ce sur l’organigramme, son fonctionnement et ses objectifs spécifiques. Défile encore l’information d’un événement datant d’Avril 2009 (Une question : s’agit-il vraiment d’un organisme  sous la tutelle du Ministère de la communication ?!). N’importe quel artiste aimerait y apprendre que notre BMDA fait preuve d’une transparence inégale, où le dernier des centimes de la convention signée en 2010 à valeur de 13 millions de dhs entre votre Ministère et le BMDA est justifié. Que notre BMDA redistribue les droits à tous les ayants-droits qui voient leurs œuvres d’esprit passer en boucle sur les ondes des radios nationales. Qu’il lutte efficacement contre le piratage des œuvres artistiques qu’on trouve à chaque coin de rue. Pour que mes propos ne soient pas mal compris, je n’invoque pas les petits détaillants qui bataillent pour survivre dans un pays où le chômage et le clientélisme bloquent toute ascension sociale, mais je parle de l’industrie parallèle qui profite de l’anarchie ambiante, s’enrichit en produisant des millions de copies chaque jour sans que les ayants-droits puissent toucher leur du. Avez-vous une idée de la manne d’argent dont l’Etat se voit priver, à cause du piratage, et qui pourrait être investi dans le développement de l’économie de la culture, et son épanouissement ?

 

    M. le Ministre, vous avez du travail. Vous avez du travail car l’Histoire ne pardonne jamais, et ceux qui ont défilé avant vous à ce poste n’ont pas su marquer l’Histoire par des actes tangibles. Des actes qui ne se traduiraient  pas uniquement  par « mettre la main à la poche », mais par l’élaboration d’une stratégie à court, moyen et long terme, par le choix de personnes, intègres et qualifiées, à la tête de cet organisme. Des actes qui rendraient la confiance et l’espoir à tous les travailleurs de l’industrie culturelle (encore faudrait-il que celle-ci existe bel et bien).

 

     M. le Ministre je m’adresse à vous car vous n’êtes pas encore nommé Ministre de la communication. Vous êtes actuellement une personne lambda pour la plupart des marocains, vous avez encore l’oreille pour écouter nos revendications. Car, je suppose que, dès que les flashs de la photo officielle vont briller, l’effet de cette lettre ne sera plus le même.

 

 Badre Belhachemi

Auteur, compositeur, interprète & gestionnaire de projets culturels





La voix du boycott #intikhabate doit être libre de s’exprimer !

17 11 2011

Je ne suis pas fan du boycott, disons que je suis contre le boycott des élections. D’une part parce que ce n’est pas utile ( politiquement et sociétalement s’entend ) et d’autre part parce qu’il reflète une soustraction de certaines « forces » politique de la mesure de son réel poids à travers les voix.

Ceci étant, en tant que démocrate, je ne peux qu’exprimer ma solidarité absolue avec les porte voix du boycott et crois sincèrement à leur droit d’exister. Les intimidations ( voir ici, ici, ici, … ) combinées à une loi liberticide ( incriminant l’appel au boycott, en plus de celle interdisant –tout « simplement » les sondages ) dans un contexte de construction démocratique sont tout simplement réactionnaires !

Le Maroc nouveau, qui souhaite se mettre dans la bonne voie de la construction démocratique, ne doit pas avoir peur de la voix du boycott, qui de plus émane de citoyens marocains, peut-être déçus des expériences passées.

Le droit à ne pas croire la volonté officielle du changement est un droit que je défendrai quelque soit le coût.

Mounir Bensalah,
Militant politique et de droits humains.





#intikhabates vs #madammsafra et #feb20

25 10 2011

Sincèrement, voici ce que je pense des prochaines élections :

“Boycotter, ca veut dire rester à la marge. Et je ne pense pas que les marocains soient prêts pour une révolution”

Mounir Bensalah, ingénieur, blogueur et activiste âgé de32 ans, vit à Casablanca.

J’ai participé aux manifestations au début du Mouvement du 20 février, mais pas aux dernières, car je suis opposé au boycott. Boycotter, ça veut dire qu’on veut rester à la marge. Et après ? Cela veut-il dire qu’on passe à la révolution ? Je ne pense pas que les Marocains soient prêts pour cela. Les Marocains veulent du réformisme, pas une révolution.
C’est bien de descendre dans la rue, mais c’est mieux, selon moi, de passer par les institutions existantes. Quand nous étions face à une impasse, nous sommes descendus dans la rue. Maintenant que les Marocains ont adopté cette réforme constitutionnelle, nous avons dépassé l’impasse.
Je pense qu’il faut trouver un moyen d’amener les militants du Mouvement du 20 Février à représenter leurs idéaux dans les institutions. Nous pouvons également être observateurs de ce qui se passe pendants les élections, et témoigner des abus.
Le boycott aurait un effet négatif. En revanche, plus les gens votent, moins les irrégularités seront possible. Quand il y a une vraie participation, on ne peut pas acheter tout le monde !”




Travail domestique : Arrêtons l’impunité, l’esclavagisme et l’exploitation !

4 10 2011

Les histoires tragiques des petites filles exploitées dans notre société marocaines se suivent, se ressemblent et atteste d’une incapacité chronique de combattre ce fléau au 21ème siècle. L’histoire de la petite Zineb d’Oujda, 11 ans, torturé dans le foyer d’un juge, celle du même âge torturée, récemment, jusqu’à la mort, … ne sont que la partie visible de l’iceberg ! Elles sont plus de 60.000 petites filles qui servent ( et je l’assume ) d’esclaves modernes dans les foyers. Pire, parmi les gens plus pieux, les modernistes plus acharnés, cette pratique ne semble perturber leurs principes ! Le célèbre blogueur marocain Citoyen Hmida s’exprimait, avec les mots adéquats, sur le sujet ainsi : « Avant même de poser des problèmes de droit et de société, l’exploitation des petites filles dans les travaux ménagers doit nous interpeller individuellement au niveau de notre conscience, de notre morale, de notre éthique ! », il a bien raison ! Ne nous voilons pas la face : combien de mère de famille tolère que ses adolescents abusent de la petite domestique au lieu de choper le sida ailleurs ? Combien de famille considère que faire travailler une petite fille d’une famille pauvre est la sauver de la misère ? Combien de nous tous, s’accommodent devant trouver une petite bonne chez la famille ou les amis ? … Mais en même temps, le problème est beaucoup plus complexe, car aucune société n’a combattu un fléau par la simple remise en cause individuelle de ses citoyens. A mon sens, il faut œuvrer sur deux niveaux parallèles.

 

Travaillant quelque 14 heures par jour, 6 jours sur 7 ( et là je suis clément ), soit quelques 364 heures par mois, contre un salaire de misère qui ne dépasse guère les 800 dirhams par mois, soit 2,20 dirhams de l’heure ! Et si c’était seulement ça : la violence, les viols, la maltraitance, … sont autant de supplices subies par ces petites Cosettes, dont le seul tort est d’être nées dans une société impitoyables, dans un état qui peine à protéger ses enfants ! La société civile n’a pas cessé de dénoncer cette situation, pourtant le Maroc est signataires de toutes les conventions OIT interdisant le travail de l’enfant. Même HRW s’est mêlée à cette dramatique destinée !

Le code du travail, censé être le cadre légal réglementant les relations de travail entre employeurs et employés, a évité de rentrer dans le détail du travail domestique tout en renvoyant vers un texte de loi spécial pour cette question. Depuis quelques mois déjà, le projet de loi sur « les travailleurs domestiques » est chez le SGG. En voici quelques avancées et remarques que j’ai faites :

  • Interdiction d’employer enfants de moins de 15 ans. Entre 15 et 18 ans, un accord parental est nécessaire.
  • Le projet de loi impose un contrat type entre employeur et employé, dont un exemplaire doit parvenir à l’inspection du travail.
  • L’employé est rétabli dans ses droits légitimes : congé payé (minimum 1,5 journée par mois), 1journée chômée par semaine, prime de fin de contrat, salaire minimum équivalent à la moitié du SMIG applicable en industrie, …
  • L’inspection du travail est, à l’instar des autres conflits durant et après les autres contrats de travail, est habilitée à arbitrer entre les contractants.
  • Le contrat ouvre l’imposition d’affiliation à la sécurité sociale.
  • Il est passible d’amende entre 25 et 30.000 dirhams ceux qui ne déclarent pas leur contrat de travail. En cas de récidive, la peine peut aller jusqu’à 3mois de prison ferme.

Conscient de l’importance d’une réglementation qui saura mettre à niveau à moyen et long terme la situation de ces travailleurs clandestins, il est nécessaire dans le même ordre d’idée que la mentalité change. Ceci n’est possible que par une appropriation des valeurs des droits humains par tout un chacun, ce qui nécessite une vraie révolution culturelle. Ceci est valable dans tous les domaines par ailleurs.

Le débat est ainsi ouvert !





#intikhabate liste nationale : mauvais calcul?

30 09 2011

En dehors du débat que l’on peut avoir concernant le principe de liste nationale ( constitutionnelle ou pas ), le résultat présenté trahit une erreur grave de calcul, pourtant remarquable par un écolier de 10 ans.

Le ministère de l’intérieur et les partis politiques ont convenu la présentation d’une liste nationale de 90 candidat. La finalité est d’avoir dans le prochain parlement 60 femmes et 30 jeunes issus de cette liste. Seulement, ce qui a été une erreur de calcul, une omission ou une manœuvre est ce qui suit :

  • Quand un parti obtient 1 siège dans la liste nationale, il aura 1 femme parlementaire.
  • Quand un parti obtient 2 sièges dans la liste nationale, il aura 2 femmes parlementaires.
  • Quand un parti obtient 3 sièges dans la liste nationale, il aura 2 femmes et 1 jeune parlementaires.
  • Quand un parti obtient 4 sièges dans la liste nationale, il aura 3 femmes et 1 jeune parlementaires.

Ainsi, pouvons nous voir qu’à défaut que TOUS les partis aient des multiples de 3 comme sièges gagnés dans la liste nationale, le calcul des 60femmes/30jeunes est totalement faux.





Lancement du site de l’OMDH www.marsad.ma relatif à L’observation des élections législatives 2011

26 09 2011

Lancement du site de l’OMDH www.marsad.ma relatif à L’observation des élections législatives 2011

L’OMDH a décidé pour les élections législatives du 25 Novembre 2011, d’effectuer une observation de l’opération électorale par la mise en place d’un processus d’observation basé, à la fois sur : – L’observation qualitative de certaines circonscriptions, qui seront déterminées ultérieurement ; – Le monitoring de la collecte d’informations par des moyens des nouvelles technologies de l’information Ainsi, l’OMDH procédera à la simulation du site www.marsad.ma le 26 septembre 2011 relative à l’observation des élections législatives en vue de préparer les administrateurs et de familiariser les citoyen(es) à l’utilisation de cette technologie. Un séminaire international sera organisé en Octobre prochain en partenariat avec ICT4Peace durant la phase de simulation pour validation finale. La plateforme sera lancée officiellement le 25 octobre 2011 prochain, un mois avant les élections. Dans son communiqué publié en date du 06 septembre, l’OMDH a informé l’opinion public que sa nouvelle approche d’observation des élections via l’utilisation des nouvelles technologies et de sa plateforme électronique dénommée « Marsad » – www.marsad.ma sera accessible aux citoyens pour signaler et visualiser des incidents, des dysfonctionnements ou violations liés à l’opération électorale par différents moyens technologiques à savoir le SMS, l’e-mail, le twitter et autres.





Tribune : Pour avoir des élus dont nous pouvons être fiers, instaurons l’obligation de vote #intikhabates

23 08 2011

Cet article exprime une opinion personnelle et n’engage que son auteur.

 Après l’adoption de la nouvelle constitution, la grande question que se posent les citoyens et les analystes  est : « Auront nous au Maroc une élite politique à la hauteur de cette nouvelle constitution ? »

Certes le souverain a mis le doigt sur la nécessité de disposer d’une élite politique nouvelle.

Extrait du discours du trône du 3O juin 2011 : “ Ainsi, et dans la mesure où c’est une Constitution avancée, relevant d’une nouvelle génération de Constitutions, elle requiert aussi une nouvelle génération d’élites qualifiées, imprégnées de culture et d’éthique politiques nouvelles. Ces élites se doivent de faire preuve de patriotisme, de citoyenneté responsable et d’un sens élevé des responsabilités et de l’intérêt général”

Mais est ce que les partis politiques peuvent et ont envie de présenter des candidats correspondant aux critères de cette nouvelle élite tels que définis dans le discours royale et souhaitée par la grande majorité des citoyens de notre pays.

Toute chose étant égale par ailleurs, je crains que les nouvelles prérogatives du parlement et du gouvernement n’attirent au jeu politique plus des profils intéressés par le pouvoir ou l’argent et pas du tout par l’intérêt général.

Dans le meilleur des mondes, les partis, pour désigner leur candidat seront guidé par un seul critère : Quel est le candidat qui va apporter le plus de sièges (seul le résultat compte peu importe les moyens).

Or gagner un ou plusieurs siège pourrait être aisé pour les candidats sans éthique vu le nombre de votant réduit.

Certes, nous pouvons espérer que la loi électorale (en cours d’élaboration) devrait permettre en théorie de réduire le niveau de corruption par des mécanismes législatifs et par le niveau des sanctions. Mais à mon avis le seul remède intégral serait d’augmenter le nombre de votant pour désintéresser les corrupteurs.

Les citoyens marocains, ayant manifesté  ou pas, sont dans le droit d’espérer une classe politique digne de leur vote et de leur confiance. Mais ceux qui ne voteront pas,  pour quelque raison que ce soit, accordent aux candidats véreux,  une facilité d’accès au « marché des voix » de façon certes involontaires et inconsciente et néanmoins désastreuse pour notre pays.

Aussi vu qu’il s’agit là de l’intérêt général de notre pays, je propose de rendre le VOTE  OBLIGATOIRE aux élections nationales et locales.

Pour ceux qui vont dire mais ce n’est pas démocratique, je souhaiterais rappeler que cette obligation est en vigueur dans plusieurs pays : la Belgique, l’Australie, La Turquie, la Grèce, le Luxembourg, le Brésil, le Costa Rica …

Bien évidemment cette obligation s’accompagne pour les citoyens qui ne l’auraient pas respecté de sanctions pécuniaires et/ou administratives. En Belgique par exemple Un électeur qui ne se rend pas aux urnes peut se voir infliger une amende de 25 à 50 €, et jusqu’à 125 € en cas de récidive.

La constitution du royaume prévoit dans son article  30  « Le vote est un droit personnel et un devoir 

National ».

 

 Aussi à mon humble avis, vu que la carte d’identité nationale va être instaurée pour les opérations de vote et vu que la quasi-totalité des citoyens majeurs dispose d’une telle pièce d’identité, il serait opportun, utile et constitutionnel de prévoir dans la nouvelle loi électorale l’obligation de vote.

 

Sans cette obligation de vote,  les méthodes ancienne de formation de l’élite politique seront toujours en vigueur.

Hamid benlafdil





Et de 3 : Gaddafi s’en va, le n° 4 pour quand?

22 08 2011





Jouons au sondage : Législatives du 25 Novembre 2011 au Maroc

19 08 2011

https://docs.google.com/spreadsheet/viewform?hl=en_US&formkey=dDhEamwwcXBYLWtkWWQxUVdyNnUyNnc6MQ#gid=0





Caisse de compensation : comment financer le carburant des riches!

15 08 2011

La caisse de compensation, un instrument de l’Etat marocain, destiné à stabiliser les prix des matières essentielles ( Gasoil, butane, essence, sucre, pain, blé, … ) afin que le consommateur marocain soit à l’abri des changements des cours mondiaux, réduire l’inflation et préserver la paix sociale.

Seulement, il y a toujours une question importante : L’argent dépensé en compensation, va-t-elle à ceux qui la méritent? Pas sur, puisque tous bénéficions des prix réduit.

Un commencement de réflexion citoyenne est amorcée ici sur le blog de Didacasa concernant le carburant, permettant de gagner plus de 130 Millions de dirhams à travers un réaménagement de l’impôt sur les véhicules ( vignette ).

D’autres lectures sont faites par Larbi, Omar et BigB





Au Maroc, le changement est difficile : la preuve par la TVM

7 08 2011

Après une constitution, finalement mi-figue mi-raisin, apportant beaucoup d’améliorations par rapport à sa précédente et capitalisant sur les acquis, beaucoup de marocains, enfin ceux que je connais peut être, s’attendait à ce que les choses changent.

Les prémices d’une amertume, le conservatisme a la peau dure, ont déjà commencé lors de la campagne pour ladite constitution : des moussems (comprenez carnaval de mauvais goût), des hayaha (comprenez des gens payés pour faire de la « festivité politique »), des non-débats … ont envahi la scène nationale. A-t-on vraiment besoin de cela au 21ème siècle et surtout à un tournant historique où le pays s’accrochait, tant bien que mal, à dépasser les turpitudes et les mésaventures du « printemps » arabe et de passer, avec beaucoup de prudence ( J ) à une démocratie telle qu’universellement reconnue ( j’adore l’expression ) ? Au moment où plus de 99% des « forces » politiques ont approuvé le projet de constitution et le reste a tout bêtement boycotté le référendum, pourquoi tout ce folklore ? Il y a certainement des « poches de résistance » qui ont vu que leur « rôle » dans la nouvelle société allait être marginal, alors ont-ils eu l’immense intelligence à faire croire « à qui de droit » qu’ils sont indispensables ? Peu importe, il faut que nos « progressistes » s’essaient de comprendre, car si le là a été donné en cette période, les prémices ne sont pas de bonne augure ! Ne parlons pas de la cérémonie d’allégeance ou de la première séance des « dourouss hassanya » (causeries religieuse de Ramadan) où le ministre des habouss et des affaires islamiques tentait de faire le parallèle entre la démocratie et la bay’a ( allégeance ) !

Pas plus loin que ce soir, en famille, je m’essaie de regarder notre auguste première chaine de télévision « al oula » (traduisez la première), baromètre de l’Etat et son « porte parole audiovisuel ». Voici les premières impressions du journal télévisé principal  de ce jour:

  • 42 minute pour un journal télé est vachement beaucoup !
  • Le Roi est toujours à la UNE des journaux télévision avec la même voix sordide qui accompagne en commentaire : « des actions qui dépassent l’égo pour aboutir à une bienfaisance collective multiservices suivant une approche collective apportant le bien-être … bla bla » (vous imaginez cette dissertation dans un journal télé au 21ème siècle !).
  • Le Roi inaugure (et on nous montre les détails même de sa tournée avec les enfants) un espace pour enfants handicapés mentaux à Yaacoub El Mansour à Rabat ( bien sur avec tous les détails sur la superficie, le nombre de tables, de chaises, les financements, … )
  • Le Roi inaugure un centre d’insertion socio-économique se basant sur le principe de la solidarité collective pour créer des activités lucratives … bla bla, toujours à Yaacoub Elmansour (toujours avec les mêmes détails « techniques » et non « techniques »).
  • Après les images d’inauguration, un grand responsable de la fondation Med V (d’ailleurs, est-elle un établissement gouvernemental ou ONG ou quoi au juste ? #justeunequestion) pour la solidarité vient expliquer bien entendu, puis la voix magique revient pour donner des « explications complémentaires » en montrant des intervenants dans le projet.
  • 12 congressmen ont adressé une lettre au Roi que les réformes sociales et économiques sont importantes et apportent leur soutien au réformes lancées par le Roi.
  • 16mn30 pour les activités royales !

Au même moment, Niny est toujours en prison, jugé par le code pénal, d’autres journalistes sont poursuivis pour « diffusion de fausses informations » concernant la relation du PAM et certains gouverneurs/Walis.

Qu’est ce qui a changé depuis la promulgation de la constitution ? Finalement, il faut que le changement passe par les têtes de certains !





Tribune : Le consensus régressif qui se trame !

27 07 2011

Le consensus régressif qui se trame !

Une réalité politique nouvelle s’esquisse

Le Maroc est déjà à l’aube d’une réalité politique nouvelle. Le “printemps arabe” et ses prolongements à travers le mouvement du 20FEV, dessinent une double tendance déjà perceptible lors des derniers scrutins électoraux.

Première tendance : L’activité citoyenne est de plus en plus déconnectée du moment électoral. Les vrais citoyens ne sont pas forcément des électeurs. L’élection étant ici plus qu’ailleurs encore très largement frappée de suspicion. Elle ne constitue pas le seul registre de légitimité de la vie publique.

Deuxième tendance, loin de manifester une indifférence à l’endroit des sujets politiques, l’activité citoyenne entreprend désormais de les prendre en charge directement, ouvertement et publiquement moyennant  des procédés et des formes de mobilisation nouveaux. Jamais le thème de la réforme constitutionnelle n’a connu pareils diffusion et engouement, au moyen d’un portage politique de la société civile, aux dépens de celui peu convaincant et/ou bien tardif des partis politiques.

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Tribune : 20 février, 1er juillet… quelles perspectives pour la lutte démocratique ?

26 07 2011

“20 février, 1er juillet… quelles perspectives pour la lutte démocratique ?”   Resume   Mon propos sur les perspectives de la lutte democratique après le 1er juillet peut se resumer de la maniere suivante:   - La strategie des forces democratiques doit aussi etre une contre-strategie face au pouvoir. - Les impasses et les contradictions de l’autoritarisme monarchique doivent etre sérieusement exploitées par les forces démocratiques. - Un des principaux enjeux de l’action pour le passage à la démocratie est la question de la responsabilité politique du roi. On ne peut concevoir un passage a la démocratie en maintenant un “évitement” de la question de la responsabilité du roi.

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LETTRE OUVERTE AUX CASABLANCAIS : L’immeuble Piot Templier

21 07 2011

LETTRE OUVERTE
AUX CASABLANCAIS

L’immeuble Piot Templier :
premier bâtiment inscrit comme patrimoine national à être démoli avec la bénédiction de la Commune Urbaine de Casablanca !

« Association de sauvegarde du patrimoine architectural du XXe siècle au Maroc – CASAMEMOIRE»

casamemoire@casamemoire.org / www.casamemoire.org

Ce samedi 16 juillet 2011, nous avons assisté impuissants à la démolition de l’immeuble Piot Templier (sis angle boulevard Mohammed V et rue de la Chaouia). Cet immeuble a été construit en 1922 par l’architecte Pierre Ancelle. Il faisait partie d’un alignement urbain Art-Déco et Néomauresque exceptionnel voire unique au monde ; qui fait toute la valeur du boulevard Mohammed V.
L’autorisation de démolir signée par M. le président du Conseil de la ville de Casablanca le 26 mai 2011, constitue selon nous un déni flagrant de trois décisions officielles antérieures prises expressément pour la sauvegarde de ce monument historique :
i. ) le PV de la commission du patrimoine du 8 janvier 2010 composée de représentants de l’agence urbaine, de la commune urbaine, de la préfecture Casa-Anfa et de l’inspection des monuments historiques, et qui décide de l’inscription sur la liste du patrimoine national d’une liste de 17 bâtiments dont l’immeuble Piot Templier.
ii. ) l’arrêté du gouverneur de la préfecture de Casa-Anfa n°33 en date du 29 décembre 2010 édictant un moratoire sur la démolition de tout bâtiment à caractère patrimonial (notamment ceux en cours d’inscription aux monuments historique) sur le territoire de la préfecture de Casa-Anfa, et ce pour une période d’un an.
iii. ) l’arrêté ministériel du 25 janvier 2011 pris par le ministre de la Culture (n° 196.11, publié au Bulletin officiel 5919 du 21 février 2011) portant inscription de l’immeuble Piot Templier à la liste des monuments historiques.
Sur la foi de quoi, Casamémoire dénonce avec force :

1. la délivrance d’une autorisation de démolir un bâtiment inscrit à la liste des monuments nationaux, 1. en violation de l’article 6 de la loi 22-80 relative à la conservation des monuments historiques et des sites, des inscriptions, des objets d’art et d’antiquités
2. le refus des autorités de mettre fin à cette démolition, après avoir été saisies par la société civile dès le 2. 15 juillet 2011
3. la décision de M. le président du Conseil de la ville de Casablanca qui a permis la disparition d’un 3. pan de l’histoire commune à tous les habitants en contradiction avec ses discours officiels favorables au patrimoine ;
4. la désorganisation des services concernés de l’Etat et de la ville de Casablanca, apparente dans la ges4. tion du dossier du patrimoine depuis des années ;
l’instrumentalisation de la justice contre l’intérêt général et la désinformation lors de la procédure au 5. tribunal administratif, créant ainsi un dangereux précédant ;
5. le désintérêt manifeste de certains acteurs privés et publics dans la préservation active du patrimoine 6. urbanistique et architectural de Casablanca, au moment où les casablancais montrent un plus grand attachement à leur histoire et leur mémoire.
Il ne s’agit pas uniquement de la disparition d’un édifice aussi important soit-il. Il s’agit de la démolition d’un élément faisant partie d’un alignement urbain exceptionnel et unique au monde : le boulevard Mohammed V qui par ce fait, perd tout entier de sa valeur. Il s’agit également d’un acte qui met en évidence un grave disfonctionnement dans la gouvernance locale et la gestion du patrimoine, ce qui est une atteinte à l’histoire de la ville, mais peut également remettre en cause la candidature en cours de préparation de Casablanca au titre du patrimoine mondial de l’UNESCO.
Casamémoire demande donc à ce que des mesures soient prises en urgence afin que cet acte irresponsable et ses conséquences néfastes sur le patrimoine de la ville de Casablanca, soient corrigés par les autorités compétentes et ne soit plus répété. Ceci passe par des mesures de conservation immédiate des bâtiments dont l’inscription aux monuments historiques a été réalisée ainsi que ceux dont l’inscription est en cours. Ainsi que par le prolongement de la validité de l’arrêté gubernatorial obligeant à un gel des permis de démolir des édifices patrimoniaux et son extension aux autres préfectures de la Wilaya de Casablanca en attendant la mise en place d’un véritable plan patrimonial global.
Casamémoire interpelle également toutes les autorités compétentes quant au danger à laisser s’installer une culture du mépris de la règle de droit, au nom du pouvoir ou de l’argent et invite les casablancais à se mobiliser fortement pour la sauvegarde de leur patrimoine commun contre toutes les tentatives de captation et de dénaturation de leur cadre de vie. Il s’agit aujourd’hui de redonner une cohérence à une ville mutilée et à conforter la volonté des autorités et des citoyens de participer au processus de sauvegarde du patrimoine et d’amélioration du cadre urbain casablancais.

Crédit photo : Casamémoire (de haut en bas du 15 juillet au 19 juillet 2011)
Performance du danseur marocain : Aboubakr Menaoui





20 فبراير : التغيير بين المد و الجزر.

17 06 2011

كثيرا ما نتحدث عن التاريخ القريب لمغرب ما بعد الاستقلال, وقليلا من يتحدث عنه بموضوعية. عموما جاءت تسعينات قرن الألفية المنصرمة لتجعل المغرب يحاول أن “يطوي صفحة الماضي” و أن يمر إلى شيء جديد فيه كثير من التوافق. في غفلة من الشعب اتفق الملك الراحل مع المعارضة على إنهاء الصراع عبر التراضي (بتعبير الاستاد عبد الرحمان اليوسفي) في أمل بناء الدولة الوطنية الديمقراطية أخيرا. جاء “التناوب التوافقي” في 1998 و اقبر في 2002, و جاء العهد الجديد في 1999 ب”المفهوم الجديد للسلطة” و”سياسة الاوراش الكبرى” و “الإنصاف و المصالحة” و غيرها و افلت آمال المغاربة في التغيير المنشود في التنمية و الديمقراطية و العدالة الاجتماعية و الحداثة.

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Tribune : حوار هادىء مع الأستاذ عبد الإله بنكيران

14 06 2011

يكثف سؤال «من نحن؟» كل جدل وتوتر قضايا «الهوية». من نحن؟: جماعة مؤمنين؟ سلالة خالصة لعرق نقي؟ مواطنون تعاقدوا على دولة القانون والولاء المدني للوطن الواحد؟ مسلمون، أم عرب أو أمازيغ، أم مغاربة منخرطون في مغامرة إنسانية أشمل؟ سؤال يحيل الى آخر: ما «الوطن»؟ بوثقة ذكريات مشتركة لأجيال تقاسمت الآلام والحروب والأحزان والأفراح والرموز والأساطير؟ شراكة أحلام تنهض على رغبة ملحة في العيش المشترك وعلى إحساس قوي بالمصير المشترك؟ قومية مكتملة التشكل أم مجرد محطة عابرة في أفق محطة قادمة، على مرمى حلم أو وهم، قد تكون: أمة الإسلام، وطنا عربياً أو بلاد تامزغا

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عبد الهادي خيرات : حتى الآليات الديمقراطية تفرز “شوابن” أي شيوخا. أنا عادة ما كررت قولي على أن الشباب له دماغ الشيوخ

9 06 2011

في حوار خاص لإيلاف، قال القيادي في حزب الاتحاد الاشتراكي للقوات الشعبية عبد الهادي خيرات

2011 الأربعاء 8 يونيو

في حوار خاص لإيلاف، قال القيادي في حزب الاتحاد الاشتراكي للقوات الشعبية عبد الهادي خيرات إن حركة 20 فبراير زاغت عن الخط الذي رسمته لنفسها منذ البداية عندما حاولت أطراف ركوبها سياسيا،  وأكد مطلبه في ملكية برلمانية إن “تضافرت جميع الجهود المؤمنة بالتغيير” كما اعتبر أن جماعة العدل والإحسان الإسلامية، والنهج الديمقراطي اليساري “لا قيم لها”.

كيف ترد على من يتساءل حول الجدوى من عقد قيادي حزبي للقاء سياسي مع الجالية إن كانت هي محرومة أصلا من المشاركة السياسية؟
- نحن في أوروبا الغربية لدينا تنظيم مهيكل في إطار كتابة إقليمية، و المغرب يعرف نقاشا دستوريا سيعاد بموجبه النظر في العديد من المؤسسات. وفي هذا الإطار فتحنا نقاشا مع جميع المناضلين بمن فيهم المقيمون في أوروبا بخصوص التعديلات الدستورية المرتقبة، و كذلك الإصلاحات السياسية التي ستكون مصاحبة لها، وحضرنا بهذا الشأن ملفا كبيرا يهم مثلا اقتصاد الريع، قانون الأحزاب، اللوائح الانتخابية وغيرها. ولا أظن أن الجالية بالنسبة إلينا مهمشة، هي كذلك عند البعض.
ماذا عن المشاركة السياسية لهذه الجالية؟
- أنا أقصد المشاركة السياسية، فهي مدعوة لإعطاء رأيها في الإصلاحات الدستورية كما هو شأن جميع شرائح المجتمع المغربي.  و نحن لنا وجهة نظر في مساهمة الجالية، على أن تمثل في المؤسسات المقبلين على بنائها، و في الاستحقاقات القادمة. و اقترحنا أن يحدث مجلس أعلى للجالية، كما أننا اقترحنا أن تكون لها مساهمة في الحياة السياسية القادمة. الخطر في الأمر أن الجالية تتعرض اليوم إلى هجمة في بلدان الاستقبال ورسميا لا يوجد تحرك موازٍ لهذه الهجمة.

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Dimanche, le Maroc a gagné 4-0, Belkhayat dégage

7 06 2011





Tribune : حميد باجو حركة 20 فبراير أمام الباب المسدود، من يتحمل المسؤولية؟

2 06 2011

القمع ينزل على متظاهري 20 فبراير في حي اسباتة، وهؤلاء يتصارعون فيما بينهم ولا يصلون إلى أي اتفاق حول أجندة الأيام القادمة، وآخرون يحرضون ويجيشون السكان ضد الحركة.

فما الذي أوصلنا إلى هذا الباب المسدود، أو من الذي أرغمنا على أن لا نختار إلا بين الأبيض والأسود، أو بالأصح بين الأسود والأسود، أسود مخزني وأسود للتطرف والخرافة؟  ألم يبق لشبابنا الحق في اختيار ألوان أخرى من غير ما فرض عليهم مؤخرا داخل الحركة، ألوان تحفز على حب الحياة وحب الوطن؟

كنا نعرف جميعا منذ البداية، مدى الاختلافات الموجودة وسط أجهزة الدولة بشأن كيفية التعامل مع حركة 20 فبراير، وكنا نعايش أيضا من داخل هذه الأخيرة منذ انطلاقتها، مدى التفاوت في التقديرات وفي الأجندات بين مكوناتها.

ولكننا بقينا نحلم أو نعمل من أجل أن نحقق ما قد يبدو مستحيلا: أن لا ينتصر لوبي القمع وحراس المخزن القديم من داخل الدولة، وفي المقابل ألا يعلو صوت التطرف والمزايدات العدمية وسط شباب الحركة.

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