Monique Dagnaud : "La génération Y revendique plus de liberté individuelle, une égalité entre les sexes, la reconnaissance des identités particulières"
Monique Dagnaud est diplômée de HECjf, de l’Institut Politiques de Paris, et elle possède un doctorat en sociologie de l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales. Elle a un parcours professionnel de chercheur et enseignante. Elle est directrice de recherche CNRS à l’Institut Marcel Mauss (CNRS – EHESS) à Paris. Elle est également maître de conférence à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales ; elle enseigne dans le master professionnel de l’INA et a été maître de conférence à l’Institut d’Etudes Politiques de Paris de 1977 à 2008 . Elle a été membre du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel de 1991 à 1999 et a été membre du Conseil de surveillance du Groupe Le Monde de 2005 à 2010.
Sociologue des médias, elle a développé aussi des recherches sur les adolescents et les jeunes adultes. Elle est l’auteur d’une quinzaine de livres et de nombreux articles scientifiques. Elle collabore régulièrement à deux sites web : Telos-eu et Slate.fr.
Livres récents :
.Génération Y (Why), Les jeunes et réseaux sociaux : de la dérision à la subversion, Editions des Presses de Sciences Po, 2011, réédité dans une version enrichie en janvier 2013.
. Martin Hirsch, le parti des pauvres, Histoire politique du RSA, Ed de l’Aube, 2009
. La teuf, Essai sur le désordre entre générations, Le Seuil, 2008
J’ai eu le plaisir d’animer une conférence avec Monique Dagnaud au Salon du livre de Casablanca avec comme thème : "Génération Y: les jeunes et les réseaux sociaux". A la marge, j’ai profité pour lui poser quelques questions :
1- Vous avez étudiez ce qu’on appelle aujourd’hui "génération Y", première génération à naitre sous l’ère d’Internet. Quelles en sont les principales caractéristiques?
Cette génération est la première à entrer dans l’univers de la connaissance, et de l’information par le biais des outils digitaux. Elle manie avec dextérité cet outil communicationnel, elle a pris l’habitude de fonctionner en jouant alternativement des liens forts (avec les gens que l’on connait et que l’on fréquente dans la vie réelle) et des liens faibles (avec les contacts que l’on peut mobiliser aux fins les plus diverses, récréatives ou engagées). Une part importante de ses membres sait utiliser les abondantes ressources d’internet et des réseaux sociaux. Dans mes travaux, je dégage trois aspects qui sont amplifiés par cette culture digitale. D’abord, la dimension expressive de l’individu : on se présente et on attire des contacts affinitaires en exprimant ses goûts, ses opinions, en se révélant par des photos, des images ou des vidéos fabriquées par soi ou repiquées, par des production artistiques éventuellement. Ensuite, une prédilection pour l’ironie et de la dérision, une certaine façon de regarder et de penser le monde, qui est aussi une prise de distance et une capacité critique à l’égard des autres; mais aussi de soi. Cette verve ironique est un catalyseur pour la critique sociale. Enfin, la consommation de biens culturels : jamais les jeunes n’ont consommé autant d’informations, de musiques, de films ou de séries télévisées.
2- Dans le monde professionnel, chez les parents, … il y a une grande incompréhension de cette génération. Croyez-vous que ce malaise est du justement à un conflit de génération normal, ou s’agit-il d’une accentuation du aux réflexes Internet?
C’est vrai que les générations plus âgées sont souvent critiques à l’égard d’une culture et d’un mode de fonctionnement qu’elles connaissent mal. Elles s’inquiètent de la mise dans l’espace public, sans trop réfléchir, de données personnelles. Elles pensent qu’Internet favorise l’enferment dans un monde virtuel, et aboutit à se couper des autres et de la famille. Ces dérives existent, mais l’adolescence, dans les sociétés modernes, est de toute façon une période de la vie où on tente de se construire individuellement, où l’on prend son autonomie vis à vis de la famille, et où l’on favorise intensément la sociabilité avec les autres de son âge. Les réseaux sociaux intensifient cette tendance, mais n’inventent rien. Pour une grosse majorité des jeunes, Internet est un relais et un prolongement de la vie réelle, mais ne se substitue pas à la sociabilité de face à face.
Pourtant je pense que les professionnels et les parents regardent aussi cette culture avec une curiosité bienveillante, beaucoup souhaitent en connaitre le maniement et y participer.
3- Nous avons l’impression qu’un certain "nivellement culturel" est en train de se passer au niveau planétaire grâce à internet, surtout chez les jeunes. C’est dire une perte des cultures locales au profit d’une culture globalisée. Approuvez-vous ce constat?
Il y a certainement une culture mondialisée de la jeunesse grâce à la circulation des opinions, aux échanges et à la consommation de biens culturels, via Internet. Je ne suis pas sûre que ce mouvement anéantisse les cultures locales, car les jeunes savent bien que pour trouver une place dans leur société il faut aussi accorder de l’importance à la transmission issue des générations précédentes, et aux identités locales. Je pense plutôt qu’ils savent bien jongler avec ces différentes dimensions culturelles, la confrontation des angles de vues est plutôt un enrichissement, rien n’est plus stérile que l’enfermement dans une seule et même façon de penser et de voir les choses.
4- Beaucoup d’observateurs font le parallèle des révoltes des jeunes dans les pays arabes, ou les jeunes du mouvements des indignés au mai 68, avec un outil de taille : Internet. Pensez-vous que ces jeunes portent la même conscience de leur futur que ceux de 68?
Ils revendiquent plus de liberté individuelle, une égalité entres les sexes, la reconnaissance des identités particulières : cela ressemble en effet au mouvement de mai 68, un mouvement qu’il faut examiner sous ses diverses facettes -son côté vraiment émancipateur, bien sûr, et parfois les excès qu’il a pu engendrer.
Mamadou Kouma (@kmamadou) : "A Tombouctou, plusieurs centaines d’années d’histoire du Mali ont été partiellement détruites par des fous d’Allah"
Mamadou KOUMA est malien vivant en France depuis 6 ans. Naturellement, il suit très attentivement l’actualité de son pays dans lequel se trouvent toute sa famille et beaucoup de ses amis. Dans cet entretien, il essaiera de nous éclairer sur la situation au Mali
1- Comment voyez-vous la situation généralement au Mali aujourd’hui ?
Le Mali, aujourd’hui, reste un pays instable tant au niveau sécuritaire qu’au niveau institutionnel malgré la libération des villes occupées et la défaite des islamistes désormais retranchés dans les grottes de l’Adrar des Ifoghas. Le pays reste toujours sous la menace des groupes armés qui ont été juste chassés de leurs positions mais qui n’ont pas été complètement vaincus. Repliés, ils ont changé de tactique : au lieu d’affronter directement les troupes maliennes, françaises et africaines ils ont opté pour la stratégie d’opérations coup de point (Attentats et embuscades) avec, toujours, le but de faire le maximum de victimes. Après la tyrannie et la Charia des Salafistes, la population est désormais prise par la psychose des attentats suicides.
Le Sud, de son coté, reste englué dans une crise institutionnelle provoquée par le coup d’Etat du 22 mars 2012 et, au milieu de querelles partisanes, continue à véhiculer l’image de ne pas être concerné par la guerre qui se déroule dans la moitié nord. Les récents affrontements entre Bérets rouges et les bérets verts (deux composantes de l’armée malienne : les premiers opposés au coup d’Etat perpétré par les seconds) viennent illustrer à souhait ce sentiment d’insouciance face à la situation catastrophique que traverse le pays. L’autorité et la légitimité du président intérimaire Dioncounda Traoré sont constamment contestées par une partie de la population et par une minorité très active de partis politiques favorables au putsch qui a chassé l’ancien président Amadou Toumani Touré. Une étude récemment publiée dans le Washington post concernant le niveau de stabilité des pays du monde place le Mali parmi les pays à haut risque dans lesquels un coup d’Etat est possible en 2013. On est encore très loin de retrouver une situation « normale » pour l’ensemble du territoire malien. Les villes libérées doivent être sécurisées et des élections, annoncées pour les 7 et 21 Juillet 2013, devraient permettre d’élire un président légitime pour mettre fin à cette instabilité institutionnelle qui dure depuis 10 mois.
Rendez-vous sur "Réseaux sociaux & Révolutions arabes"

Le 25 Janvier 2013, à 19h, le magasin FNAC de Casablanca abritera une rencontre autour du livre "Réseaux sociaux et révolutions arabes?". Le blogueur est consultant Marouane Harmach et le secrétaire général de la section Casablanca de l’OMDH donneront une lecture du livre.
Le 02 16 Février 2013 à 10h 17 h (date à confirmer), le magasin Virgin de Rabat organisera une séance de signature du même livre.
Le 05 Avril à 16h, j’interviendrai dans une conférence organisée par l’Institut français de Casablanca, avec Monique Dagnaud, sociologue, enseignante à l’EHESS et auteure de "Génération Y les jeunes et les réseaux sociaux: de la dérision à la subversion" (Ed. presses de sciences Po) et avec Aurélien Bellanger auteur du roman "La théorie de l’information", suivie d’une séance de signature du livre organisée par www.livremoi.ma au Salon International de l’Edition et du Livre SIEL de Casablanca.
Ils ont dit à propos du livre :
"Bensalah retrace les évènements qui ont secoué la blogosphère, le parcours d’activistes incarcérés, les buzz nés sur le Net, et présente le travail de blogueurs influents comme la Tunisienne Lina Ben Mhenni ou l’Egyptien Wael Abbas" (tel-quel).
"Mounir Bensalah fait partie de ces blogueurs qui sont parvenus à s’imposer là où personne ne les attendait. Il essaye, à travers son livre, de répondre à plusieurs interrogations par une enquête sur le terrain sur la génèse des réseaux sociaux" (EMarrakech).
"Mouir BENSALAH possède toute la légitimité nécessaire pour parler des réseaux sociaux qu’il fréquente et qu’il anime et des révolutions arabes auxquels il a assisté, en tant qu’observateur intéressé et s’agissant du Maroc en tant qu’acteur impliqué" (Citoyen Hmida).
"Comme Machiavel dans Le prince, Bensalah est toujours très concret. Il se garde d’expliciter et de théoriser la leçon qu’il nous donne. Mais c’est, comme Machiavel, une belle leçon de liberté" (LeLittéraire).
"Une sorte de «e-mémoires» de huit ans d’écriture et de mobilisation en ligne" (L’Observateur).
"Ces raccourcis ont fait que le monde estime que le « printemps arabe », ou « le 89 arabe » comme aime le nommer Benjamin Stora dans son dernier livre du même titre, est né d’Internet. Jusqu’à quel point cette assertion est juste ? « Réseaux sociaux etrévolutions arabes ? » est un essai qui pose cette problématique le long d’un voyage du cyber-activisme dans le monde arabe" (OMDH).
"Des possibilités infinies de contestation, que Mounir Bensalah tente de condenser dans son essai, qui se veut être un hommage à la jeunesse militante et virevoltante des blogs et des réseaux sociaux arabes. «Ce livre est davantage qu’un recueil de témoignages des blogueurs de notre région, acteurs du printemps arabe ; il est la preuve de l’acte participatif de tout un chacun dans le processus du changement de la société»" (La Vie Eco ).
"Un document qui remet les pendules à l’heure dans un monde virtuel envahi par des gens vendus qui n’hésitent pas à propager des rumeurs, à dénigrer les cyberactivistes de la première heure et à salir leur image pour servir leurs maîtres, qui ayant compris l’importance et la puissance d’Internet n’ont pas hésité à les recruter pour des fins pas très catholiques" (Lina Benmhenni)
@Novinha56 : « Si les Frères Musulmans étaient sans aucun doute la meilleure force d’opposition au niveau de leur organisation, ils sont de piètres politiciens »
Blogueuse avertie, elle travaille depuis 15 ans sur les questions sociales et de développement, notamment en Égypte où elle vit depuis 6 ans. @Novinha56, en plus de son blog ( Le blog à Bécassine ) où elle transcrit ses observations sur l’actualité, nous livre ci-dessous dans un entretien, des observations pertinentes :
L’Egypte connait un bouillonnement inégalé depuis la chute de l’ex-président Moubarak. Quelle est la situation que vous observez?
Le bouillonnement n’est pas constant, il surgit par crise à différents moments et à différents endroits. En dehors des points chauds et d’une minorité qui se sent concernée par la situation, une grande majorité d’Égyptiens continuent à vivre tant bien que mal (et plutôt mal que bien). Lorsqu’on vit assez loin des points chauds, on est peu touché dans notre vie quotidienne par cette instabilité, sauf quand les écoles sont fermées pour raisons de sécurité, ce qui a été le cas plusieurs fois au cours de ce dernier mois.
Si "bouillonnement" nous renvoie à l’idée d’instabilité en ce moment, ce n’est pas toujours le cas. Il y a aussi un "bouillonnement" positif comme la formidable explosion culturelle qu’on observe en Egypte depuis la révolution, dans les domaines de la musique, du cinéma, de la littérature. Cela mériterait un article complet.
Réseaux sociaux et révolutions arabes?
"Depuis les évènements postélectoraux de 2009 en Iran, le monde a découvert qu’Internet joue un rôle majeur dans la mobilisation citoyenne. Les Révolutions arabes de 2011 sont venues conforter ce constat. Les régimes autoritaires ont sous-estimé ce que ces nouveaux outils pouvaient apporter aux jeunes citadins arabes pour braver la censure, la compromission de leurs élites et le silence honteux de l’Occident. Les jeunes Arabes ont préparé et informé, via le net, le monde entier des mouvements qui ont secoué la région. Internet a aussi changé les habitudes sociales et économiques d’une région qui était frappée de conservatisme bédouin. Ce nouvel espace médiatique sans limites est un canal privilégié, celui de l’avenir.L’auteur, ingénieur marocain de trente-trois ans, blogueur depuis 2004, a été témoin et acteur de nombreux évènements majeurs, au Maroc surtout. Militant politique de gauche, membre de l’Organisation Marocaine des Droits Humains (OMDH), il a été à l’avant-garde d’un réseau de jeunes militants blogueurs."
Le livre dans les médias (MAJ 31/10/2012) :
France24 (France – en arabe) : Mounir Bensalah, les régimes du "printemps arabes" tentent la mainmise sur Internet par de nouvelles contraintes.
France24 (France – en français) : Mounir Bensalah, auteur de "Réseaux sociaux et révolutions arabes".
Beur Fm (France – En français) : Internet & Révolutions Arabes ( choisir diffusion du 1er Novembre 2011 ).
Libération (Maroc – en français) : «Réseaux sociaux et révolutions arabes ?» de Mounir Bensalah : La topographie du militantisme cybernétique.
Tel-quel (Maroc – en français) : tawra 2.0
MidiPresse (France – en français ) : La topographie du militantisme cybernétique.
Febrayer (Maroc – en arabe) : Le Maroc s’est doté de technologies pour contrôler Internet.
Hespress (Maroc – en arabe) : Bensalah et le printemps arabe.
Gazapetition (Palestine – en arabe) : Blogueur marocain : Ce qui se passe au Bahrein est une révolution comme les autres révolutions arabes.
DZactiviste (Algérie – en français) : Livre : Réseaux sociaux et révolutions arabes ?
Blog 7our (Algérie – en français) : Interview de @7our par @mounirbensalah.
Observatoire des droits de l’Homme de Tizi-Ouzou (Algérie – en français) : @7our: "le jeune internaute [algérien] lui étant plus un absentéiste plus ou moins désabusé du débat politique" .
1stActu (France – en français) : «Réseaux sociaux et révolutions arabes ?» de Mounir Bensalah : La topographie du militantisme cybernétique.
Tunisian Girl (Tunisie – en français) : «Réseaux sociaux et révolutions arabes ?» de Mounir Bensalah : La topographie du militantisme cybernétique.
EMarrakech.info (Maroc – en français) : "Réseaux sociaux et Révolutions Arabes" de Mounir Bensalah (05/11/2012).
La Nouvelle Tribune (Maroc – en français) : “Réseaux sociaux et Révolutions Arabes” de Mounir Bensalah (07/11/2012).
Agence de presse Russe (Russie – en arabe) : "Mounir Bensalah : les ennemis de la démocratie au Maroc se vengent des jeunes du 20 février" (16/11/2012).
3lach.ma (Maroc – en arabe) : Mounir Bensalah édite un livre sur la relation des réseaux sociaux aux révolutions arabes (17/11/2012).
Hit Radio (Maroc – en français) : Sortie du livre: Réseaux sociaux et révolutions arabes (21/11/2012).
Forums social Mondial ( Tunisie – en français ) : réseaux sociaux et révolutions arabes (21/11/2012).
Blog Citoyen Hmida (Maroc – en français) : UN INTERNAUTE MAROCAIN FACE AUX REVOLUTIONS ARABES (23/11/2012).
Blog Alwihda – Actualité Franco-Tchadienne (France – Tchad – en français) : Ouvrage sur les révolutions arabes : Parole de cyberactiviste (23/11/2012).
Tunisie Focus (Tunisie – en français) : Livre : Réseaux sociaux et révolutions arabes ? Par Mounir BEN SALAH (23/11/2012).
Talk Afrika (Afrique – en français) : Ouvrage sur les révolutions arabes : Parole de cyberactiviste (24/11/2012)
Le grand soir (Belgique – en français) : Réseaux sociaux et révolutions arabes ? (26/11/2012).
Salon du livre des droits de l’homme à Saintes (France – en français ) : Mounir Bensalah : un auteur sur le SALON 2012 (26/11/2012).
Mamfakinch (Maroc – en français) : « internet a été le moteur Formule 1 placé dans la vieille voiture de la révolution arabe qui peinait à remonter la pente.» (28/11/2012).
Maroc Hebdo (Maroc – en français) : Le temps des cybermilitants (07/12/2012).
Blog Le mythe (France – en français) : Un livre et un regard sur la Blogma (15/12/2012).
L’observateur (Maroc – en français) : Mounir Bensalah, l’ingénieur aux 20.000 tweets (17/12/2012).
LeLitteraire.com (France – en français) : La puissance libre des blogs (21/12/2012).
OMDH – Section Casablanca (Maroc – en français) : Le 89 arabe est-il né d’Internet ? (27/12/2012)
Maghreb Digital (Maghreb – en français) : Essai mettant en lumière 10 années d’activisme sur l’Internet dans le Monde Arabe. (01/01/2013)
La Vie Eco (Maroc – en français) : Printemps arabe 1.0 (28/12/2012)
A Tunisian Girl – Blog de Lina Benmhenni (Tunisie – en français ) : Notes de lecture: Réseaux Sociaux et Révolutions Arabes? de Mounir Bensalah (10/01/2013).
InassPress (Maroc – en arabe) : Livre de Mounir Bensalah "Réseaux sociaux et révolutions arabes?" (22/01/2013)
La vie Eco (Maroc – en français) : Presse électronique : "Certains sites se développent et cherchent aussi un modèle économique" (29/01/2013).
France 24 (France – en français) : Printemps arabe : "Le rôle des réseaux sociaux a été très exagéré" (04/02/2013).
Le Devoir de Montréal (Canada – en français) : "Printemps arabe et réseaux sociaux: une influence plus qu’exagérée" (04/02/2013).
Femmes du Maroc (Maroc – en français) : Mounir Bensalah blogeurs pour la liberté (05/02/2013).
Blog de Damien Delbrel (France – en français) : Réseaux sociaux et révolutions arabes ? (06/02/2013).
Jeune Afrique (France – en français) : Livres : Printemps arabe, le Net plus ultra (11/02/2013).
Horizons médiatiques (France – en français) : Crise de nerfs dans la blogosphère (12/02/2013).
Tel-Quel (Maroc – en français) : Internet relie les révoltés solitaires (12/02/2013).
Le Soir Echos (Maroc – en français ) : Que reste-t-il du M20F ? (20/02/2013).
Tel-Quel (Maroc – en français) : Maroc 2.0. La révolution par le Net (21/02/2013).
E-média (Suisse – en français) : Démocratie année 0 (05/03/2013).
Blog Livremoi.ma (Maroc – en français) : Petite récap’ entre amis (08/04/2013).
Luxe Radio (Maroc – en français ) : Où va le monde arabe (08/04/2013).
DimaBladna (Maroc – en français) : Génération Y, qui es tu? (09/04/2013).
Achetez le livre en ligne :
Maroc : Livremoi.ma
Canada : Archambault
Belgique : Fnac
Suisse : Payot
Angleterre : Amazon
ورقة اتحاديو 20 فبراير – من أجل مؤتمر التغيير وبناء اتحاد اشتراكي جديد
إن مؤتمر الاتحاد الاشتراكي التاسع ينعقد في ظروف خارجية وداخلية متغيرة تمتاز بمتغيرات تحتاج فهما عميقا وجرأة قوية لتسمية الأشياء بمسمياتها وفرض مسار واضح وتعاقد جديد يمكن من تأسيس ديمقراطية وتنمية حقيقيتين.
• في المحيط العالمي: أزمة اقتصادية عالمية تهدد اقتصادات الدول التي اختارت سياسات رأسمالية وليبرالية لا تؤمن إلا بالربح وتبضيع كل القطاعات بما فيها التعليم والصحة والموارد الطبيعية من ماء وأرض وكل ما هو مرتبط بالإنسان. إنها الأزمات الاقتصادية التي تترجم أزمة الباراديغم (النسق) العالمي المهيمن والمتميز بوحشيته النيوليبرالية. أمام هذا الوضع، انطلقت العديد من الحركات الاجتماعية بأمريكا اللاتينية، اليونان، الولايات المتحدة الأمريكية وغيرها من الدول مسنودة بمفكرين وفلاسفة للدفاع عن نشأة أنظمة ديمقراطية جديدة لتجاوز تلك القائمة على التمثيلية لأخرى تشاركية تضع الطبيعة، والإنسان، بما هو جزء من الطبيعة، في قلب المعادلة الاقتصادية والسياسية.
• في المحيط الإقليمي: استفاقت شعوب جنوب المتوسط للإطاحة بأنظمة استبدادية فشلت في تحقيق الاستقلال التام والخروج من التبعية للرأسمال العالمي وتحقيق الديمقراطية والتنمية لشعوبها. سقوط الأنظمة لم يثمر عن تحقيق قطائع حقيقية مع الأنساق السياسية والفكرية السائدة بل سمح بصعود مد محافظ إلى الحكم بالدول التي عرفت فورانا شعبيا ضد الحكام. هكذا ابتدأ مسار جديد من تدافع القوى لغاية تحقيق الديمقراطية والتنمية. هذا في الوقت الذي تدخلت فيه القوى الإمبريالية مرة أخرى بكل همجية عسكرية تحت يافطة إنقاذ الشعوب في بعض الدول التي نشأت بها مقاومة مسلحة، لكن واقع الحال يبرز أن هذه التدخلات تهدف إلى الحفاظ عن المصالح المالية والاقتصادية ليس إلا.
• في المغرب: انبعاث روح التغيير والمطالبة بإصلاحات سياسية ومجتمعية عميقة من خلال حركة 20 فبراير التي طرحت مطلب التغيير في الشارع متجاوزة المؤسسات التمثيلية التي فشلت في تحقيقه أمام قوى الفساد التي خنقت المسار الديمقراطي الذي كان منتظرا انطلاقه مع حكومة التناوب التوافقي الأولى. حركة 20 فبراير تعبر اليوم عن صحوة شعبية مطالبة بولوج المغرب عهد الديمقراطية الحقيقية والخروج من زمن الاستبداد. هي نفس الحركة التي سمحت بنشأة فضاء عمومي جديد من شأنه وضع كل القضايا السياسية، الاقتصادية، الاجتماعية والثقافية أمام النقاش العمومي.
• على مستوى الحزب:
أزمة تنظيمية وسياسية عميقة جعلت الحزب يتقهقر ويبتعد تدريجيا عن المجتمع نتيجة تسيير غير ديمقراطي وتوجهات سياسية لا تمت صلة بالإرث النضالي لحزب القوات الشعبية. تتجلى الأزمة كذلك عبر الامتداد الذي حققه أتباع الدولة المخزنية العتيقة والتيار المصلحاتي داخل أجهزة الحزب. إنها العناصر الحزبية التي تقاوم كل تطلع لبناء قطب يساري ديمقراطي مطالب بالقطيعة مع الاستبداد والتبعية والفساد الذي يطبع التدبير المخزني لمغرب اليوم. فلا شك أن البنية السوسيولوجية الراهنة لحزب الاتحاد الاشتراكي على مستوى قيادته تبرز مدى تغلغل هذه القوى المنبطحة والمصلحاتية داخل الأداة الحزبية، وهو الأمر الذي يهدد الحزب بالانقراض مالم تتحد قوى التغيير داخله لقلب المعادلة وإعادة بناء وإصلاح الأداة.
عدم وضوح الخط السياسي وعدم تفعيل مقررات المؤتمر الثامن وتراجع إدارة الحزب عن التزاماتها أمام المناضلين وأمام الشعب مما يبين عدم استقلاليتها في القرار وخضوعها لضغط المصالح الشخصية.
تجميد أجهزة الشبيبة الاتحادية التي صارت تعيش أزمة عميق إثر تدبير كارثي عصف بكل التراكمات التي حققها هذا الإطار الذي كان شعلة وسباقا لطرح كل القضايا الجوهرية في مجال الشباب والديمقراطية عموما.
أمام هذه المتغيرات الرئيسية، ظل التيار الاشتراكي التقدمي والديمقراطي بالمغرب يعيش أزمته العميقة ويسمح بتصاعد المد الأصولي والرجعي. ولعل الاتحاد الاشتراكي الذي كان دائما سباقا لحمل مشعل الدفاع عن حقوق الشعب المغربي وحقه في الديمقراطية والحرية والتقدم صار رمزا لهذه الأزمة، و جزءا منها, مع انعدام البديل اليساري التقدمي المنشود.
إن المناضلين المطالبين بالإصلاح العميق للحزب، وعلى رأسهم اتحاديو 20 فبراير والموقعين على هذا النداء، يلتزمون بما يلي:
• المشاركة في المؤتمر التاسع باعتباره فرصة أخيرة لإعادة بناء حزب الاتحاد الاشتراكي للقوات الشعبية كحزب اشتراكي، ديمقراطي تقدمي حامل لهم تأسيس دولة مدنية عصرية ديمقراطية بتوجه حداثي. إن شباب اتحاديو 20 فبراير يحملون على عاتقهم مهمة تاريخية تقتضي المساهمة في إعادة بناء الأداة الحزبية وبناء اليسار مع رفاقهم المناضلين في باقي الأحزاب والتنظيمات الاشتراكية الأخرى ورفقة كل المؤمنين بقيم الحداثة والعدالة الاجتماعية. اتحاديو 20 فبراير يدافعون عن حقهم في الترشح لقيادة وإدارة الحزب من خلال العضوية بالهيئات التقريرية والتنفيذية الوطنية والمحلية الحزبية.
• الدفاع عن الخط الاشتراكي الديمقراطي المستقل عن قرارات الدولة وحكومة الظل وباقي المتحكمين اللادستوريين واللامؤسساتيين الطامحين لتنميط الحياة السياسية وغلق الفضاء العمومي وخنق إرادة التغيير التي سطعت لدى جيل جديد من المغاربة كما سطعت من قبل لدى الأجيال السابقة.
• الدفاع عن الفعل اليساري المشترك في افق البديل الاشتراكي الديمقراطي من خلال فتح قنوات النقاش مع مختلف مكونات اليسار الديمقراطي المغربي انطلاقا من قيم ومبادئ اليسار الطامحة لبناء دولة ديمقراطية حداثية حقيقية.
• الاستمرار في الانخراط وفي تطوير ديناميات 20 فبراير و الحركات الاجتماعية و الاحتجاجية والضغط من داخل المؤسسات ومن خلال التعبئة في الشارع و إعمال الترافع وبلورة مختلف الأشكال النضالية الديمقراطية والسلمية لتحقيق دولة ديمقراطية مدنية في إطار ملكية برلمانية تعاقدية واضحة تكون فيها السلط بيد المؤسسات المنتخبة الخاضعة للمراقبة الشعبية وقضاء مستقل.
• ضرورة الارتقاء بالممارسة النضالية للشبيبة الاتحادية. إرتقاء يبدأ بإعادة هيكلتها ودمقرطة أجهزتها و قرارتها.
عاش الاتحاد الاشتراكي للقوات الشعبية
عاش اليسار وقيم الاشتراكية الديمقراطية والحداثة
عاشت حركة 20 فبراير
Lire la suite →
"A vous de voter les enfants"
Au petit village "Fanidi", les enfants sont appelés à voter leur maire junior. Ce sera un droit réservé uniquement aux enfants, comme citoyens "juniors" de la cité.

Le monde du village fanidi est peuplé de "mounikettes". Un monde fabuleux et éducatif.
""A vous de voter les enfants !" est le titre du tout premier livre pour enfant signé Hanane Oulaïllah Jazouani, journaliste et auteure jeunesse franco-marocaine vivant actuellement à Casablanca au Maroc.
Mettant en scène les Mounikettes, l’objectif du livre est d’encourager les enfants à devenir de bons citoyens et à les sensibiliser sur l’importance du vote. Ainsi, l’histoire se passe dans un petit village marocain s’appelant Fanidi où ont lieu des élections municipales dont les candidats sont des enfants. Un livre idéal à découvrir en classe ou à la maison.
"A vous de voter les enfants ! " est disponible en français et en arabe actuellement dans toutes les librairies du Maroc et disponible également en France et sur internet, mais en langue française seulement."
Cet ouvrage servira à faire l’exercice de vote démocratique à une classe d’enfants, d’une manière ludique et citoyenne. N’hésitez pas à l’offrir à vos enfants.
Oubliés de la rentrée : trisomiques

Je ne souhaite pas revenir sur la définition de cette maladie, ni à l’approche d’intégration des malades, d’autres le font très brillamment d’ailleurs.
Je veux juste raconter une histoire qui m’a ému hier :
L’histoire de A, un père de famille, cinquantenaire, entrepreneur, père de 4 enfants, dont le plus jeune L , 9ans, est trisomique. A a un faible particulier pour L. Il m’a montré ses photos en train de jouer, de danser, … et partant à l’école. Sauf que L va dans une école "normale", son père A habite à Sidi Bernoussi, a cherché vainement un établissement spécifique dans les quartiers nord de Casa! Soit c’est très loin, au sud, soit trop loin et trop chère! Dans cette école "normale", parce que L veut être comme tous les enfants, avoir un cartable et aller à l’école, il n y a aucun équipement, ni aucune pédagogie spécifiques pour L!
Ceci est un appel : si vous connaissez un établissement spécifique dans les quartiers sud ( plutôt défavorisé de la métropole ), merci de me le notifier. Sinon, des âmes sensibles et des parents dans les mêmes conditions et la même localisation, sont priés de s’associer pour trouver une solution. Un mécène, à qui j’ai parlé, pourrait offrir un local. L et les autres enfants ont le droit d’aller à "leur" école. l’Etat? La ville? … pfff
لا نملك سوى المقاومة… الفردية
محمد بنيس*

لم يكن منَ المُستغرَب أن ينتصرَ الإسلاميون في الانتخابات. فهم كانوا القوة السياسية المقموعة، في الدرجة الأولى، أو تعاني من مضايقات في ممارستها السياسية، في مرحلة ما قبل الربيع العربي. السلطات المحلية والغربية كانت تخشى وصول الإسلاميين إلى الحكم، بسبب تشبثهم بالمرجعية الدينية ورفضهم الاحتكام للمرجعية الغربية، سياسياً وفكرياً. وقد كان الإسلاميون، في المقابل، منظمين ومنضبطين في التعبير عن مواقفهم كما في صداميتهم.
وفوجئ الإسلاميون، كما فوجئ الجميع، بثورة الشبان. جاء شبان الربيع العربي بجواب يختلف عن جواب الإسلاميين على الأزمة. فهم عادوا من جديد إلى قيم الحداثة في الاختيار السياسي والاجتماعي والثقافي. عالم برمته أصبح يتشكل مع هؤلاء الشبان الذين عبروا عن البعد التحرري للثقافة الحديثة. وكان اعتماد بيتـين من قصيدة »إرادة الحياة« لأبي القاسم الشابي، كافياً وحده للتنبيه على الجديد، النوعي والمبدع، في ثورة الشبان.
فهل كان من اللازم أن يكون حظنا من الفرح بثورة الشبان كلَّ هذا الانجراف في النهاية، نحو حكم إسلامي؟ صياغة السؤال، على هذا النحو، لا تعني الاستهانة بأشكال الظلم الذي كان الإسلاميون ضحيته. بل تعني أنّ هذا الظلم ليس وحده المبرر لتسلمهم مقاليد تسيير حكومات. فإذا كنت من الذين ينددون بقمع حرية الإسلاميين في التعبير، فأنا من بين الذين يرون أيضاً أن الربيع العربي أتى ليغير المسار، فيما توجُّهُ الإسلاميين نكوصٌ في مسار تاريخ الشعوب العربية الحديثة. بهذا المعنى يخفي انتصارهم هزيمة إضافية لمستقبلنا المفتوح على الذات والعالم.
غير أنّ ما يحدث قد يشجع على النظر إلى الثورات السياسية في العالم، بما هي ضوء يشع لحين يفتح طريقاً جديدة ليختفي، وننظر إلى تاريخ الثورات، من حيث هو تاريخ أفول هذه الومضات العابرة، التي تترك أثراً لا يلبث أن يمّحي. قراءة بعيدة عن مفهوم العبثية.
Lire la suite →
Les islamistes tabassent ceux qui se prosternent pour la dignité et s’excusent aux français !

Mercredi 22 Aout, des citoyens ont décidé d’organiser une « fête d’allégeance à la dignité », en réaction, certainement, au maintien des cérémonies d’Allégeance, organisé par le palais comme signe de renouvellement du « contrat » moral liant les régions à la monarchie. Des activistes voient en ces cérémonies, où les représentants des régions se prosternent devant le Roi, un « acte de soumission esclavagiste » et des « pratiques moyenâgeuses ».
Plusieurs militants, , notamment progressistes, critiquent ces cérémonies depuis longtemps et y voient une humiliation à tous les marocains. Beaucoup également s’attendaient à ce que soient allégées ces cérémonies après la constitution de 2011 ayant ôté la sacralité au Roi. Depuis quelques mois, des islamistes du PJD ( au gouvernement ) ont commencé également à critiqué ces cérémonies, sous prétexte religieux. Néanmoins, les présidents de communes ont participé depuis longtemps à ces cérémonies d’allégeance, tout comme leurs ministres. Ce n’est pas notre sujet, si ce n’est pas cette déclaration de Hamidine, membre du secrétariat national du PJD, selon laquelle, les représentants du PJD ne vont pas se prosterner devant le Roi, dans une démarche démagogique, politicienne et électoraliste !

Membres du gouvernement Benkirane, se prosternant devant le Roi, tout comme leurs prédécesseurs.
Revenons à nos militants qui ont appelé à leur fête d’allégeance à la dignité. Ils ont été tout bêtement et simplement empêchés de s’exprimer, pire, tabassés et humiliés. Des journalistes ( AFP, Assabah, … ), venus couvrir la « fête », ont eu leur part de bâton.
Le ministre de l’intérieur aurait ordonné l’ouverture d’une enquête pour savoir comment cet incident « déplorable » ait été déclenché. Son homologue islamiste de la communication se serait adressé à l’agence de presse française pour présenter « ses » excuses, sans se prendre la peine de faire de même avec ses concitoyens, et non moins ses anciens confrères, alors que le ministre de l’intérieur a sorti un communiqué chargent le correspondant de l’AFP d’avoir provoqué ses flics.
Toute ma solidarité avec les organisateurs de "la fête de l’allégeance à la dignité" !
Bienvenue chez les islamistes de sa majesté.
Ramadane Moubarak : Equité sociale dites-vous?

Si ceci est faux, il faut poursuivre les personnes qui postent ce genre de conneries, 1 autre jeune casablancais vient d’être poursuivi pour avoir posté des images et des commentaires blasphématoires sur Facebook.
Si ceci est vrai … rien à dire!!
Ramadane Moubarak
محاربة الفساد : من اجل مقاربة شمولية
في اطار المنتدى الجهوي حول سياسة المدينة المنظم بمدينة الدار البيضاء, شاركت في النقاش لعدة اعتبارات : اعتبار مهني بحكم كوني مهندسا مهتما بقضايا السكنى و التعمير ثم اعتبارا لانتماءاتي الجمعوية و السياسية. استحسنت خصوصا المقاربة التشاركية التي تنهج في القطاع. و قد كنا في فرع المنظمة المغربية لحقوق الانسان سبقنا ان اشتغلنا, مع مجموعة من الشركاء, حول قضايا السكن ( الدور الايلة للسقوط, السكن الغير اللائق, السكن العشوائي, … و كان قد شارك في هذا المنتدى الجهوي كل من وزير السكنى و التعمير و سياسة المدينة, و والي جهة الدار البيضاء الكبرى و عمال و عمدة الدار البيضاء و رؤساء المقاطعات, اضافة الى مسؤولين بالادارة الترابية و بالمصالح الادارية و منتخبون بالجهة الى جانب ممثلين عن القطاع الخاص و المجتمع المدني المحلي.
في خلال هذا المنتدى, صرح السيد احمد بوحميدة, رئيس "الاتحاد الوطني لصغار المنعشين العقاريين" بان منعشا عقاريا كان جالسا بجانبه في القاعة كان قد " طلب منه أحد المنتخبين بمدينة الدار البيضاء رشوة قيمتها 40 مليون سنتيم" مقابل ان يقبل ملفه في إطار تسوية مخالفات التعمير.
تساءلت مع مجموعة من الاصدقاء حول هذا التصريح الواضح و الذي لا غبار فيه على مسمع من مسؤولين محليين و وطنيين. تساءلنا هل سيطلب السيد وزير العدل و الحريات, بوصفه رئيسا للنيابة العامة, بفتح تحقيق نزيه بخصوص تصريحات السيد احمد بوحميدة اعمالا لمبدا عدم الافلات من العقاب؟ ان تصريحا مماثلا بحضور مسؤولين عموميين يسائل السلطات العمومية في تعاملها مع شعارات "محاربة الرشوة و الريع" و مسؤوليتها بخصوص الكشف عن الحقيقة.
تساءلنا كذلك هل سيقوم السيد وزير السكنى و التعمير و سياسة المدينة بفتح تحقيق حول تصريحات السيد بوحميدة بخصوص انه " يمكن تخفيض السعر المحدد حاليا من طرف الدولة لشقق السكن الاقتصادي في 25 مليون سنتيم، لكن بشرط وجود الشفافية والنزاهة والمساواة" و بخصوص الامتيازات المفترضة الممنوحة في اطار استثناءات التعمير
(Dérogation)
و التي تتعارض مع مبدا المساواة بين المواطنين؟
انتظرنا بعدها مدة من الوقت و لم يحصل لا تحقيق و لا مساءلة. لا ندري ان كان السيد بوحميدة على صواب؟ على اي فتصريحاته الخطيرة تقتضي من دولة الحق اعمال المساءلة و تنوير الراي العام.
او ربما كان الصديق الذي تواجد حينها بجانبي على صواب حين قال لي : لم يتم فتح تحقيق في تقارير المجلس الاعلى للحسابات اللهم البعض منها مما يعطي التسليط الاعلامي. ربما صديقي على حق او ربما هي سذاجتي كما وصفها احد "الصحفيين" حين خلط الاوراق بين بيان الحقيقة و الاعتذار للقراء عند الافتراء و بين تصفية حسابات بالوكالة.
على اي, محاربة الفساد تتطلب المزيد من الشفافية عكس الفرقعات و الالهاء الاعلامي. و الله اعلم
بيان بخصوص الحكم الصادر في حق السيد يونس بلخديم #omdh
المنظمة المغربية لحقوق الإنسان
فرع الدار البيضاء
بيان بخصوص الحكم الصادر في حق السيد يونس بلخديم
اصدرت هياة المحكمة الابتدائية لعين السبع بالدار البيضاء يوم 18 ماي 2012 حكما في حق السيد يونس بلخديم (الناشط في شبيبة حزب الطليعة الديموقراطي الاشتراكي و في حركة 20 فبراير بالدار البيضاء ) يدينه بسنتين سجنا و اداء5.000 درهم غرامة, بعد متابعته بتهمة "السب والقذف والاعتداء على رجال الأمن ومحاولة إقتحام مؤسسة عمومية". و كان السيد يونس بلخديم قد اعتقل خلال وقفة احتجاجية امام مركز الشرطة "الدار الحمراء" بالحي الحسني للمطالبة بإطلاق سراح السيد معاد بلغوات.
وفي اطار متابعة فرع المنظمة بالبيضاء لأوضاع حقوق الانسان عموما وبالخصوص تعامل السلطات العمومية مع النشطاء السياسيين والحقوقيين تسجل بأسف عميق :
+ استرسال متابعة ناشطين سياسيين و حقوقيين و مضايقتهم.
+ استمرار التشنج في علاقة السلطات العمومية في تعاملها مع بعض مظاهر الاحتجاج السلمي و عدم احترامها لحق التظاهر السلمي.
كما انها سجلت:
+ عدم احترام بعض الناشطين للمقتضيات القانونية و محاولة تكييف بعض القضايا ذات الصلة بالحق العام الى قضايا سياسية.
وقد قام فريق من اعضاء من فرع المنظمة المغربية لحقوق الانسان بالدار البيضاء بملاحظة اطوار المحاكمة واطلعوا على ملف قضية السيد يونس بلخديم واتصلوا بهياة الدفاع, ممثلة في الاستاذ العربي الشنتوفي وكذا بعائلة المتهم وسجل الفريق الملاحظات التالية:
+ رفض طلب دفاع السيد يونس بلخديم عرضه على خبرة طبية للكشف عن حقيقة ادعاء تعرضه للتعذيب في مخفر الشرطة.
+ تراجع شاهدين إثبات عن شهادتيهما امام الشرطة القضائية حين عرضهما على هياة المحكمة.
+ عرض النيابة العامة لأدلة اتهام ضعيفة ( عصا خشبية ) غير مشمعة.
+ تكوين قناعة هيأة المحكمة بناء على محضر الشرطة القضائية في مواجهة شهود الدفاع المؤكدين لسلمية الوقفة الاحتجاجية.
بناءا عليه, و تذكيرا بموقف المنظمة القاضي بماسسة حق التظاهر السلمي ( تقرير احداث صفرو 2008 ثم مذكرة حول تعديل الدستور في 2011 ) فان فرع المنظمة المغربية لحقوق الانسان :
+ يطالب باطلاق سراح السيد يونس بلخديم و كل النشطاء المعتقلين اثناء وقفات احتجاجية
+ يطالب بالمحاكمة العادلة للسيد يونس بلخديم اذ انتفت شروطها في المرحلة الابتدائية؛
+ يعلن عن مواصلة ملاحظته لأطوار المحاكمة في المرحلة الاستئنافية.
+ يدعو السلطات العمومية الى احترام المقتضيات الدولية و الدستورية و القانونية في احترام حق التظاهر السلمي و ضمان عدم استهداف الناشطين.
+ يدعو جميع الناشطين الى احترام القانون و مؤسسات و موظفي الدولة كشرط لاعتبار سلمية احتجاجاتهم و نضالاتهم المشروعة.
المنظمة المغربية لحقوق الانسان
فرع الدار البيضاء
28 ماي 2012
#freekoulchi "Pour une amnistie politique générale au Maroc" via @mamfakinch

"Treize ans après l’avènement sur le trône de Mohammed VI et sept ans après la présentation du rapport de l’Instance équité et réconciliation (IER), la situation des droits de l’homme au Maroc n’a guère changé : des dissidents sont poursuivis, condamnés et emprisonnés pour leurs opinions, des journalistes emprisonnés et exilés, des procès iniques se poursuivent, des violences policières – notamment lors de manifestations pacifiques – ont toujours lieu, la justice se garde toujours de contrarier le Palais, l’audiovisuel public demeure un outil de propagande et les lois répressives – notamment en matière anti-terroriste – sont toujours là.
C’est un constat de stagnation et de déception qui doit être fait : même les recommandations de l’IER, pourtant nommée par le Roi, n’ont pas été mises en œuvre. Quant à la constitution révisée de 2011, elle est plus un instrument de communication externe qu’un instrument de réelle réforme du pays. Adoptée par un plébiscite au score nord-coréen – 97,58% de oui – dans la foulée de la chute des dictatures tunisienne et égyptienne au début du printemps arabe, sa mise en œuvre n’a pas apporté de changement.
Face à cette stagnation, alors même que les peuples tunisien et égyptien choisissent librement leur constitution et leur président, nous, citoyens et citoyennes marocaines, appelons le gouvernement Benkirane et la Chambre des Représentants à rompre avec l’immobilisme et à présenter, débattre et adopter un projet de loi d’amnistie de tous ceux qui ont été condamnés pour des motifs politiques, que ce soit durant la période couverte par le rapport de l’IER (1956-1999) ou depuis. Les modalités pratiques de cette amnistie devraient être précisées, et notamment l’établissement d’une commission chargée de définir les critères ouvrant droit à l’amnistie, mais elles devraient inclure tous ceux condamnés pour des délits de presse, de grève, d’appel au boycott des élections et des référendums et de manifestation non-violente.
Une telle amnistie inclurait le rappeur Mouad Belghouat, jugé deux fois en quelques mois pour ses opinions politiques et condamné il y a quelques jours à une année de prison pour une de ses chansons, le poète Younes Belkhedim, récemment condamné à deux ans de prison ou la militante islamiste Nadia Yassine, poursuivie depuis 2005 pour avoir exprimé ses opinions républicains. Elle inclurait non seulement ceux qui sont actuellement poursuivis ou emprisonnés, mais également ceux qui ont déjà été condamnés dans le passé – comme le journaliste le plus lu du Maroc, Rachid Nini, qui a purgé une peine d’emprisonnement d’un an ferme pour une tribune où était mis en cause l’appareil sécuritaire marocain – et qui gardent dans leur casier judiciaire la mention d’infractions à caractère politique, mention infâmante qui a en outre des conséquences pratiques sur l’accès à la fonction publique ou l’obtention de passeport ou de visa.
Une telle amnistie ne serait bien évidemment que le point de départ d’une démocratisation profonde du Maroc. Le chantier est vaste, et va de la législation relative au viol – telle qu’elle est abusivement interprétée par la justice marocaine, elle permet au violeur d’épouser sa victime mineure – à celle relative au droit de grève, en passant par le code de la presse au nom duquel le journaliste le plus lu du Maroc, Rachid Nini, a purgé une peine d’emprisonnement d’un an ferme pour une tribune où était mis en cause l’appareil sécuritaire marocain. La réforme judiciaire, promise à chaque rentrée parlementaire depuis près d’une décennie, doit aboutir à un système judiciaire radicalement dégagé de l’emprise du pouvoir exécutif, c’est-à-dire du Palais. L’appareil sécuritaire, militaire et civil, source de nombreuses exactions relevées notamment par l’IER, doit être intégralement soumis au parlement et à des tribunaux indépendants. Mais avant de prévenir et empêcher l’injustice, il faut réparer les injustices du passé. L’amnistie y contribue.
Alors que le gouvernement marocain a à répondre devant le Conseil des droits de l’homme de l’ONU, ce mardi 22 mai, du lourd bilan des droits de l’homme au Maroc dans le cadre de l’examen périodique universel, nous, Marocains et Marocaines militant pour la démocratisation de notre pays, demandons au gouvernement et parlement d’assumer leurs responsabilités devant le peuple marocain et l’avenir du pays. Nous invitons les Nations-Unies et les amis du peuple marocain à ne pas se laisser duper par des effets d’annonce et des opérations de communication qui ne peuvent cacher la triste continuité de la répression et de l’injustice au Maroc.
Effaçons les injustices du passé pour empêcher celles d’aujourd’hui et de demain !"
Collectif Mamfakinch.
Solidarité avec les prisionniers palestiniens en grêve de faim #freepalestine متضامن مع الاسرى الفلسطينين المضربين عن الطعام #تحرير_فلسطين
En accord avec Le Front populaire de libération de la Palestine et l’Association de lutte contre le sionisme et le racisme.
Jib ktabek waji te9ra m3aya
Hadi hya l7amla.

Majmou3a dyal chabab, nadou darou 7amla zwina bezzaf : "Jib ktabek waji te9ra m3aya". Hadchi ghadi ykoune nhar l7ed m3a 5 dyal le3chya fga3 sa7at dyal lmoudoune lekbar ( li fcasa, raha fsa7et le7mam ). Li bgha ychouf ni9ach li dayer fel facebook yebrek hna
Wa thallaw
Droit d’association : Le gouverneur n’a pas le droit de changer la loi, nous élisons des parlementaires pour cette tâche!!!

La loi sur les libertés publiques ( notamment en matière de liberté d’association ) stipule que les porteur d’un projet d’association au Maroc déposent par eux même, ou par huissier de justice, le dossier complet aux autorités territoriales contre récépissé provisoire. Le reçu de dépôt final doit être opéré dans maximum 60jours.
Le gouverneur d’Elhajeb, envoie une correspondance administrative aux agents d’autorité de sa province, leur interdisant de délivrer le fameux récépissé aux présidents d’associations dépositaires, avant d’avoir l’aval des autorités centrales!!!
Un gouverneur peut légiférer?







Commentaires récents