#freekoulchi “Pour une amnistie politique générale au Maroc” via @mamfakinch

22 05 2012

“Treize ans après l’avènement sur le trône de Mohammed VI et sept ans après la présentation du rapport de l’Instance équité et réconciliation (IER), la situation des droits de l’homme au Maroc n’a guère changé : des dissidents sont poursuivis, condamnés et emprisonnés pour leurs opinions, des journalistes emprisonnés et exilés, des procès iniques se poursuivent, des violences policières – notamment lors de manifestations pacifiques – ont toujours lieu, la justice se garde toujours de contrarier le Palais, l’audiovisuel public demeure un outil de propagande et les lois répressives – notamment en matière anti-terroriste – sont toujours là.

C’est un constat de stagnation et de déception qui doit être fait : même les recommandations de l’IER, pourtant nommée par le Roi, n’ont pas été mises en œuvre. Quant à la constitution révisée de 2011, elle est plus un instrument de communication externe qu’un instrument de réelle réforme du pays. Adoptée par un plébiscite au score nord-coréen – 97,58% de oui – dans la foulée de la chute des dictatures tunisienne et égyptienne au début du printemps arabe, sa mise en œuvre n’a pas apporté de changement.
Face à cette stagnation, alors même que les peuples tunisien et égyptien choisissent librement leur constitution et leur président, nous, citoyens et citoyennes marocaines, appelons le gouvernement Benkirane et la Chambre des Représentants à rompre avec l’immobilisme et à présenter, débattre et adopter un projet de loi d’amnistie de tous ceux qui ont été condamnés pour des motifs politiques, que ce soit durant la période couverte par le rapport de l’IER (1956-1999) ou depuis. Les modalités pratiques de cette amnistie devraient être précisées, et notamment l’établissement d’une commission chargée de définir les critères ouvrant droit à l’amnistie, mais elles devraient inclure tous ceux condamnés pour des délits de presse, de grève, d’appel au boycott des élections et des référendums et de manifestation non-violente.

Une telle amnistie inclurait le rappeur Mouad Belghouat, jugé deux fois en quelques mois pour ses opinions politiques et condamné il y a quelques jours à une année de prison pour une de ses chansons, le poète Younes Belkhedim, récemment condamné à deux ans de prison ou la militante islamiste Nadia Yassine, poursuivie depuis 2005 pour avoir exprimé ses opinions républicains. Elle inclurait non seulement ceux qui sont actuellement poursuivis ou emprisonnés, mais également ceux qui ont déjà été condamnés dans le passé – comme le journaliste le plus lu du Maroc, Rachid Nini, qui a purgé une peine d’emprisonnement d’un an ferme pour une tribune où était mis en cause l’appareil sécuritaire marocain – et qui gardent dans leur casier judiciaire la mention d’infractions à caractère politique, mention infâmante qui a en outre des conséquences pratiques sur l’accès à la fonction publique ou l’obtention de passeport ou de visa.

Une telle amnistie ne serait bien évidemment que le point de départ d’une démocratisation profonde du Maroc. Le chantier est vaste, et va de la législation relative au viol – telle qu’elle est abusivement interprétée par la justice marocaine, elle permet au violeur d’épouser sa victime mineure – à celle relative au droit de grève, en passant par le code de la presse au nom duquel le journaliste le plus lu du Maroc, Rachid Nini, a purgé une peine d’emprisonnement d’un an ferme pour une tribune où était mis en cause l’appareil sécuritaire marocain. La réforme judiciaire, promise à chaque rentrée parlementaire depuis près d’une décennie, doit aboutir à un système judiciaire radicalement dégagé de l’emprise du pouvoir exécutif, c’est-à-dire du Palais. L’appareil sécuritaire, militaire et civil, source de nombreuses exactions relevées notamment par l’IER, doit être intégralement soumis au parlement et à des tribunaux indépendants. Mais avant de prévenir et empêcher l’injustice, il faut réparer les injustices du passé. L’amnistie y contribue.

Alors que le gouvernement marocain a à répondre devant le Conseil des droits de l’homme de l’ONU, ce mardi 22 mai, du lourd bilan des droits de l’homme au Maroc dans le cadre de l’examen périodique universel, nous, Marocains et Marocaines militant pour la démocratisation de notre pays, demandons au gouvernement et parlement d’assumer leurs responsabilités devant le peuple marocain et l’avenir du pays. Nous invitons les Nations-Unies et les amis du peuple marocain à ne pas se laisser duper par des effets d’annonce et des opérations de communication qui ne peuvent cacher la triste continuité de la répression et de l’injustice au Maroc.

Effaçons les injustices du passé pour empêcher celles d’aujourd’hui et de demain !”
Collectif Mamfakinch.





البيــان العــام للمؤتمر الوطني الثامن #OMDH

9 04 2012

إن المؤتمر الوطني الثامن للمنظمة المغربية لحقوق الإنسان، المنعقد بالرباط وبوزنيقة  أيام 06- 07 -08 أبريل 2012 تحت شعار ” إعمال المساواة ضمانا لسيادة حقوق الإنسان “، والذي تم التمهيد لأشغاله بندوة فكرية موضوعاتية حول موضوع :” الحركة الحقوقية والتحديات الراهنة “، بمشاركة خبراء وطنيين ودوليين وممثلي منظمات غير حكومية، أثارت مجموعة من التساؤلات والإشكاليات المطروحة على الحركة الحقوقية دوليا وإقليميا ووطنيا.

وبعد النقاش البناء والعميق الذي تلا تقديم التقريرين الأدبي والمالي من طرف المكتب الوطني السابق، والمصادقة عليهما.

وبعد مناقشة مقترحات تعديل القانون الأساسي ومشروع تطوير أداء المنظمة.

اعتبارا:

-  لاستناد المنظمة إلى مرجعية كونية ترتكز على قيم الكرامة الإنسانية المتأصلة والحرية والمساواة والعدل؛

-  لتعلقها بالسلم والشرعة الدولية؛

-  لتقيد عملها بنص الدستور و ما يفتحه من آفاق لضمان إعمال حقوق الإنسان؛

-  للتكامل والترابط بين إقرار حقوق الإنسان واحترام سيادة القانون أساسا للاستقرار والأمن والعدالة الاجتماعية؛

-  لكون الحقوق السياسية والمدنية والاقتصادية والاجتماعية والثقافية والبيئية والإيكولوجية والحق في التنمية، منظومة كلية لا تقبل التجزئة؛

-  لتحصيل منجزات هامة في مجال حقوق الإنسان بفضل نضالات الحركة الحقوقية وتبصرها؛

-  لأهمية وضرورة الحرص على ترسيخ هذه المكتسبات وتحصينها من أي تراجع أو انتكاس؛

-  لهوية المنظمة كمكون متميز من مكونات الحركة الحقوقية المغربية؛

-  لاستقلالية المنظمة عن الدولة والفاعلين السياسيين والاقتصاديين والاجتماعيين؛

-  للدروس والعبر المستخلصة على مدى أكثر من ثلاث وعشرين سنة من النضال الهادف إلى ترسيخ قيم حقوق الإنسان.

فإن المؤتمر الوطني الثامن للمنظمة المغربية لحقوق الإنسان يصدر البيان العام الآتي:

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Printemps islamiste ou « les islamistes au défi du pouvoir »

5 03 2012

Il est sans doute plus approprié de parler du printemps islamiste que de printemps arabe! En effet, un peu partout dans la région arabe, là où des élections sont organisées, plus transparentes que les précédentes, les islamistes ont gagné haut la main ! et les exemples ne manquent pas : Maroc, Tunisie, Egypte, Palestine, Turquie, Liban, … et là où les consultations ne sont pas encore organisées, on présage également une victoire islamiste (Yemen, Syrie, Libye, … ). Les islamistes sont-ils les mêmes partout ? Ceux qui intègrent le « jeu » politique sont-ils arrivés à accepter la démocratie ? Les sociétés arabes deviennent-elles plus conservatrices que jadis ? … beaucoup de questions se posent dans cette région du monde, mais surtout en occident.

Et si on dépasse ces questions pour analyser sereinement le comportement des forces de l’islam politique face à cette nouvelle donne : l’exercice du pouvoir ? Tel est l’exercice que se sont donné Samir Amghar, Docteur en sociologie, et une équipe de chercheurs, en analysant pays par pays, à travers un ouvrage fraichement paru, qui « retrace l’histoire de ces mouvements [islamistes], leur évolution, explique les causes de leur récente popularité et s’interroge sur leur devenir ».

« Les islamistes au défi du pouvoir – Evolution d’une idéologie » est un ouvrage en 208 pages paru Mars 2012 chez les éditions Michalon à Paris, avec focus sur le Maroc, l’Algérie, la Tunisie, le Yémen, la Palestine, le Pakistan, la Turquie, le Liban et l’Egypte.

Alors que j’ai considéré ( actes de la conférence Forum de gauche, Décembre 2011 ) que la monté des islamistes au pouvoir partout où un simulacre de démocratie existait dans notre région est dûe essentiellement à une revanche des sociétés musulmanes sur une greffe non consentie de modernité « occidentale » depuis les colonisations, le rejet d’une occidentalisation détachante de ses élites, dites progressistes, l’ouvrage présent, quand à lui, se focalise sur les caractéristiques intrinsèques des mouvements de l’Islam politique et s’essaie de prédire leur évolution : passage de partis révolutionnaires à des partis de gouvernements, laïcisation de leur discours et leurs programmes … Et puis, pour effleurer des questions économiques et de géopolitiques : Quel sera le programme ( la tendance géopolitique ) de ces mouvements islamistes au pouvoir ? Vont-ils pencher vers le néo-libéralisme ou vers l’Islamo-gauche ?

L’analyse de chaque mouvement et dans chaque pays permet de voir que même si les évolutions sont différentes, vu le contexte de chaque pays, de grands points communs restent en suspens : la relation arithmétique liant les islamistes à la démocratie, double langage selon catégories sociale et selon communication interne ou externe, valeurs universelles, … Le bouquin reste in fine une bonne référence en matière de constat, par pays, des mouvements de l’Islam politique.





La fille “musulmane” interdite de rester avec son père, seuls, sans la mère!

1 03 2012

Les filles, vous êtes prévenues :





Brahim Yassine sur le #feb20

6 09 2011

Je l’aime bien ce monsieur, un des rares “Fquih” du PSU :





Tribune : Pour avoir des élus dont nous pouvons être fiers, instaurons l’obligation de vote #intikhabates

23 08 2011

Cet article exprime une opinion personnelle et n’engage que son auteur.

 Après l’adoption de la nouvelle constitution, la grande question que se posent les citoyens et les analystes  est : « Auront nous au Maroc une élite politique à la hauteur de cette nouvelle constitution ? »

Certes le souverain a mis le doigt sur la nécessité de disposer d’une élite politique nouvelle.

Extrait du discours du trône du 3O juin 2011 : “ Ainsi, et dans la mesure où c’est une Constitution avancée, relevant d’une nouvelle génération de Constitutions, elle requiert aussi une nouvelle génération d’élites qualifiées, imprégnées de culture et d’éthique politiques nouvelles. Ces élites se doivent de faire preuve de patriotisme, de citoyenneté responsable et d’un sens élevé des responsabilités et de l’intérêt général”

Mais est ce que les partis politiques peuvent et ont envie de présenter des candidats correspondant aux critères de cette nouvelle élite tels que définis dans le discours royale et souhaitée par la grande majorité des citoyens de notre pays.

Toute chose étant égale par ailleurs, je crains que les nouvelles prérogatives du parlement et du gouvernement n’attirent au jeu politique plus des profils intéressés par le pouvoir ou l’argent et pas du tout par l’intérêt général.

Dans le meilleur des mondes, les partis, pour désigner leur candidat seront guidé par un seul critère : Quel est le candidat qui va apporter le plus de sièges (seul le résultat compte peu importe les moyens).

Or gagner un ou plusieurs siège pourrait être aisé pour les candidats sans éthique vu le nombre de votant réduit.

Certes, nous pouvons espérer que la loi électorale (en cours d’élaboration) devrait permettre en théorie de réduire le niveau de corruption par des mécanismes législatifs et par le niveau des sanctions. Mais à mon avis le seul remède intégral serait d’augmenter le nombre de votant pour désintéresser les corrupteurs.

Les citoyens marocains, ayant manifesté  ou pas, sont dans le droit d’espérer une classe politique digne de leur vote et de leur confiance. Mais ceux qui ne voteront pas,  pour quelque raison que ce soit, accordent aux candidats véreux,  une facilité d’accès au « marché des voix » de façon certes involontaires et inconsciente et néanmoins désastreuse pour notre pays.

Aussi vu qu’il s’agit là de l’intérêt général de notre pays, je propose de rendre le VOTE  OBLIGATOIRE aux élections nationales et locales.

Pour ceux qui vont dire mais ce n’est pas démocratique, je souhaiterais rappeler que cette obligation est en vigueur dans plusieurs pays : la Belgique, l’Australie, La Turquie, la Grèce, le Luxembourg, le Brésil, le Costa Rica …

Bien évidemment cette obligation s’accompagne pour les citoyens qui ne l’auraient pas respecté de sanctions pécuniaires et/ou administratives. En Belgique par exemple Un électeur qui ne se rend pas aux urnes peut se voir infliger une amende de 25 à 50 €, et jusqu’à 125 € en cas de récidive.

La constitution du royaume prévoit dans son article  30  « Le vote est un droit personnel et un devoir 

National ».

 

 Aussi à mon humble avis, vu que la carte d’identité nationale va être instaurée pour les opérations de vote et vu que la quasi-totalité des citoyens majeurs dispose d’une telle pièce d’identité, il serait opportun, utile et constitutionnel de prévoir dans la nouvelle loi électorale l’obligation de vote.

 

Sans cette obligation de vote,  les méthodes ancienne de formation de l’élite politique seront toujours en vigueur.

Hamid benlafdil





Tribune : Le consensus régressif qui se trame !

27 07 2011

Le consensus régressif qui se trame !

Une réalité politique nouvelle s’esquisse

Le Maroc est déjà à l’aube d’une réalité politique nouvelle. Le “printemps arabe” et ses prolongements à travers le mouvement du 20FEV, dessinent une double tendance déjà perceptible lors des derniers scrutins électoraux.

Première tendance : L’activité citoyenne est de plus en plus déconnectée du moment électoral. Les vrais citoyens ne sont pas forcément des électeurs. L’élection étant ici plus qu’ailleurs encore très largement frappée de suspicion. Elle ne constitue pas le seul registre de légitimité de la vie publique.

Deuxième tendance, loin de manifester une indifférence à l’endroit des sujets politiques, l’activité citoyenne entreprend désormais de les prendre en charge directement, ouvertement et publiquement moyennant  des procédés et des formes de mobilisation nouveaux. Jamais le thème de la réforme constitutionnelle n’a connu pareils diffusion et engouement, au moyen d’un portage politique de la société civile, aux dépens de celui peu convaincant et/ou bien tardif des partis politiques.

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Tribune : 20 février, 1er juillet… quelles perspectives pour la lutte démocratique ?

26 07 2011

“20 février, 1er juillet… quelles perspectives pour la lutte démocratique ?”   Resume   Mon propos sur les perspectives de la lutte democratique après le 1er juillet peut se resumer de la maniere suivante:   - La strategie des forces democratiques doit aussi etre une contre-strategie face au pouvoir. - Les impasses et les contradictions de l’autoritarisme monarchique doivent etre sérieusement exploitées par les forces démocratiques. - Un des principaux enjeux de l’action pour le passage à la démocratie est la question de la responsabilité politique du roi. On ne peut concevoir un passage a la démocratie en maintenant un “évitement” de la question de la responsabilité du roi.

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Tribune : حوار هادىء مع الأستاذ عبد الإله بنكيران

14 06 2011

يكثف سؤال «من نحن؟» كل جدل وتوتر قضايا «الهوية». من نحن؟: جماعة مؤمنين؟ سلالة خالصة لعرق نقي؟ مواطنون تعاقدوا على دولة القانون والولاء المدني للوطن الواحد؟ مسلمون، أم عرب أو أمازيغ، أم مغاربة منخرطون في مغامرة إنسانية أشمل؟ سؤال يحيل الى آخر: ما «الوطن»؟ بوثقة ذكريات مشتركة لأجيال تقاسمت الآلام والحروب والأحزان والأفراح والرموز والأساطير؟ شراكة أحلام تنهض على رغبة ملحة في العيش المشترك وعلى إحساس قوي بالمصير المشترك؟ قومية مكتملة التشكل أم مجرد محطة عابرة في أفق محطة قادمة، على مرمى حلم أو وهم، قد تكون: أمة الإسلام، وطنا عربياً أو بلاد تامزغا

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عبد الهادي خيرات : حتى الآليات الديمقراطية تفرز “شوابن” أي شيوخا. أنا عادة ما كررت قولي على أن الشباب له دماغ الشيوخ

9 06 2011

في حوار خاص لإيلاف، قال القيادي في حزب الاتحاد الاشتراكي للقوات الشعبية عبد الهادي خيرات

2011 الأربعاء 8 يونيو

في حوار خاص لإيلاف، قال القيادي في حزب الاتحاد الاشتراكي للقوات الشعبية عبد الهادي خيرات إن حركة 20 فبراير زاغت عن الخط الذي رسمته لنفسها منذ البداية عندما حاولت أطراف ركوبها سياسيا،  وأكد مطلبه في ملكية برلمانية إن “تضافرت جميع الجهود المؤمنة بالتغيير” كما اعتبر أن جماعة العدل والإحسان الإسلامية، والنهج الديمقراطي اليساري “لا قيم لها”.

كيف ترد على من يتساءل حول الجدوى من عقد قيادي حزبي للقاء سياسي مع الجالية إن كانت هي محرومة أصلا من المشاركة السياسية؟
- نحن في أوروبا الغربية لدينا تنظيم مهيكل في إطار كتابة إقليمية، و المغرب يعرف نقاشا دستوريا سيعاد بموجبه النظر في العديد من المؤسسات. وفي هذا الإطار فتحنا نقاشا مع جميع المناضلين بمن فيهم المقيمون في أوروبا بخصوص التعديلات الدستورية المرتقبة، و كذلك الإصلاحات السياسية التي ستكون مصاحبة لها، وحضرنا بهذا الشأن ملفا كبيرا يهم مثلا اقتصاد الريع، قانون الأحزاب، اللوائح الانتخابية وغيرها. ولا أظن أن الجالية بالنسبة إلينا مهمشة، هي كذلك عند البعض.
ماذا عن المشاركة السياسية لهذه الجالية؟
- أنا أقصد المشاركة السياسية، فهي مدعوة لإعطاء رأيها في الإصلاحات الدستورية كما هو شأن جميع شرائح المجتمع المغربي.  و نحن لنا وجهة نظر في مساهمة الجالية، على أن تمثل في المؤسسات المقبلين على بنائها، و في الاستحقاقات القادمة. و اقترحنا أن يحدث مجلس أعلى للجالية، كما أننا اقترحنا أن تكون لها مساهمة في الحياة السياسية القادمة. الخطر في الأمر أن الجالية تتعرض اليوم إلى هجمة في بلدان الاستقبال ورسميا لا يوجد تحرك موازٍ لهذه الهجمة.

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Tribune : حميد باجو حركة 20 فبراير أمام الباب المسدود، من يتحمل المسؤولية؟

2 06 2011

القمع ينزل على متظاهري 20 فبراير في حي اسباتة، وهؤلاء يتصارعون فيما بينهم ولا يصلون إلى أي اتفاق حول أجندة الأيام القادمة، وآخرون يحرضون ويجيشون السكان ضد الحركة.

فما الذي أوصلنا إلى هذا الباب المسدود، أو من الذي أرغمنا على أن لا نختار إلا بين الأبيض والأسود، أو بالأصح بين الأسود والأسود، أسود مخزني وأسود للتطرف والخرافة؟  ألم يبق لشبابنا الحق في اختيار ألوان أخرى من غير ما فرض عليهم مؤخرا داخل الحركة، ألوان تحفز على حب الحياة وحب الوطن؟

كنا نعرف جميعا منذ البداية، مدى الاختلافات الموجودة وسط أجهزة الدولة بشأن كيفية التعامل مع حركة 20 فبراير، وكنا نعايش أيضا من داخل هذه الأخيرة منذ انطلاقتها، مدى التفاوت في التقديرات وفي الأجندات بين مكوناتها.

ولكننا بقينا نحلم أو نعمل من أجل أن نحقق ما قد يبدو مستحيلا: أن لا ينتصر لوبي القمع وحراس المخزن القديم من داخل الدولة، وفي المقابل ألا يعلو صوت التطرف والمزايدات العدمية وسط شباب الحركة.

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Les méthodes policières marocaines en deux actes

30 05 2011

C’est la troisième semaine que le Mouvement du 20 février au Maroc subit de plein fouet les foudres du régime politique marocain, à travers ses appareils répressifs et idéologiques, qui ne servent qu’à liquider toute aspiration des forces vives du pays, particulièrement sa jeune génération, à l’émancipation, à la liberté, et à une démocratie réelle.
A Rabat, ayant enregistré plus d’une centaine de blessés lors des manifestations brutalement réprimées des 15 et 22 mai derniers, le mouvement, ainsi que les organisations qui le soutiennent ont décidé d’organiser, ce samedi 28 mai, un sit-in devant le parlement pour condamner la répression policière à l’encontre de ses militants. Après avoir interdit le sit-in pacifique, les forces de police, toutes catégories confondues sont intervenues pour disperser  de force les manifestants. En 2 minutes, la place devant le parlement s’est vidée. S’en est suivi des courses-poursuites qui ont duré près d’une heure. Tous les cafés et boutiques du quartier entourant le parlement ont été fouillés par la police, qui a commencé une chasse aux sorcières dans toutes les rues à la recherche des jeunes du 20 février.

Acte I :
Dispersion faite et réussie, les militants se sont séparés, chacun est parti vaquer à ses occupations. A 16h, personne n’avait plus l’intention de re-manifester. Dans une rue derrière l’hôtel Balima, Nizar Bennamate, un jeune du 20 février et moi, croyions la course-poursuite finie. On est alors surpris par une quarantaine d’agents BLIR (Brigades légères d’intervention rapide) surgir des deux bouts de la rue. On essaie de se cacher dans une épicerie. Mais on a été rattrapés par une dizaine de ces agents, venus nous sortir manu militari de l’épicerie. Dans la rue, un photographe de la police s’approche de nous, et nous prend en photo de différents angles. Par la suite on est passés à la matraque, aux coups de brodequins, et coups de poing avant de nous relâcher, non sans les formules habituelles d’humiliation et de provocation.
Cette scène est très courante au Maroc, les mouvements sociaux à Rabat s’y sont habitués. En revanche, ce qui suit sort de la banalité, et renvoie aux méthodes employées par la police politique lors des années de plomb, que la génération actuelle ne connaissait que dans les romans de la littérature carcérale.

Acte II :
A 20h, il n’y avait plus les forces d’intervention dans la place, tout semblait calme. J’attendais ma copine dans un café, pour rentrer à la maison, où on organisait une petite fête entre amis. Sur le chemin de la maison, deux policiers en uniforme (des CMI munis de gilets pare-balles) nous suivent depuis le café. Ils m’interpellent, me demande ma pièce d’identité. Je demande avec insistance la raison de mon arrestation, « tu sauras dans quelques minutes » m’avaient-ils expliqué. Ils nous emmènent, ma copine et moi, dans une rue vide de monde. Après dix minutes d’attente, leur chef arrive. Il me trouve en train de parler au téléphone à une membre du Bureau central de l’Association marocaine des droits humains (AMDH). Il m’ordonne, coup de poing dans mon thorax à l’appui, de raccrocher.  Le « chef », comme les deux CMI l’appelaient, était vêtu d’un uniforme marron, et était mieux musclé que la plupart des autres policiers. Les personnes à qui j’ai demandé des renseignements sur ce corps de la police, en uniforme marron, n’en savent rien. Ma copine terrorisée par cette violence physique et verbale, j’ai essayé de garder mon calme et ne pas réagir à leur provocation. « Nous t’avons vu dans la manifestation de tout à l’heure, et nous t’avons pris en photo » me dit-il. Il ajoute, en m’étranglant : «La prochaine fois que je te vois avec les jeunes du 20 février, dans un café ou dans la rue, la prochaine fois que tu participes à leurs réunions, la prochaine fois que tu manifesteras, je vais te briser le dos, je m’occuperai moi-même de te tuer et de t’enterrer. Rappelle-toi bien de moi ». Je me demande comment je pourrai l’oublier…

Après les coups de matraque, l’humiliation, la provocation, la police marocaine semble passer à une vitesse supérieure dans l’usage de la violence à l’encontre des militants. Le 22 mai dernier, elle a eu recours aux rafles nocturnes à Casablanca. Le 15 mai, en poursuivant les militants du 20 février, les chefs de police ordonnaient aux agents d’intervention rapide : « Cassez lui le bras, cassez lui la jambe », en ciblant méthodiquement  les militants les plus actifs. Les méthodes d’intimidation se multiplient dans les quartiers et dans la rue, où la police s’attaque à tout citoyen qui aurait manifesté un jour, et qui ait eu le malheur d’avoir été pris en photo par leurs photographes.

En tant que citoyen marocain, je considère que les forces de police agissent en toute illégalité, et que, par leurs actes que je dénonce, elles plongeront mon pays dans la terreur des années de plomb. Face à des mouvements qui prônent la protestation pacifique, le seul acteur qui emploie la violence actuellement, c’est l’Etat marocain.

Tout en revendiquant mon droit à l’expression et à la protestation pacifique, je réclame mon droit à une enquête sur cet agent de la police qui m’a explicitement menacé de mort, menaces que je prends très au sérieux, et je tiens, par conséquent, le ministre de l’Intérieur, Taieb Cherkaoui, pour unique responsable de ce qui pourrait m’arriver dans le futur, de la part des différentes catégories de la police.

Rabat, Le samedi 28 mai
Omar Radi
Jeune du 20 février. Journaliste.





Breaking : Réactions suite à l’attentat de Marrakech

30 04 2011

Communiqué du Collectif Démocratie et Modernité relatif à l’attentat de Marrakech

DÉMOCRATIE OU BARBARIE ?

Ce 28 Avril, un attentat criminel a provoqué la mort d’innocents de nationalités diverses en plein cœur touristique de Marrakech.

Ce crime odieux vise à semer la terreur au Maroc et à compromettre le choix pacifique pour le changement pour lequel autant l’Etat que les manifestants ont opté. L’objectif est de briser l’élan du profond processus de changement qui s’opère dans le pays.

Quels que soient les auteurs de cet attentat, ce sont des ennemis de la démocratie, de la modernité et de la liberté qui cherchent à engager le pays dans le cercle vicieux de la violence comme en Syrie ou en Libye…

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Tribune : هل يجب على اللجنة الاستشارية لتعديل الدستور أن تعلن للمغاربة عن خطة عملها التالية؟

21 04 2011

بلاغ منتدى المواطنة للتغيير الديمقراطي

هل يجب على اللجنة الاستشارية لتعديل الدستور أن تعلن للمغاربة عن خطة عملها التالية؟

إننا أكثر من 440 مواطنة ومواطن ننتمي لمنتدى المواطنة للتغيير الديمقراطي، نمثل آفاقا وخلفيات متنوعة ونتوق لتغيير دستوري حقيقي يؤسس لملكية برلمانية في إطار سياق شامل وفعال للتغيير الديمقراطي العميق.
وفي هذا الإطار، نعتبر بأن من حق المواطنات والمواطنين المغاربة أن يطلعوا عاجلا على المنهجية الكاملة التي تتبناها اللجنة الاستشارية لتعديل الدستور التي باشرت عملها منذ العاشر من مارس الماضي.
ومن أجل بلوغ هذا الحق، نرى بأنه على اللجنة أن تقدم للرأي العام إجابات واضحة عن الأسئلة التالية:
• هل ستكتفي اللجنة بالمرتكزات السبع التي أعلن عنها الخطاب الملكي أم أنها ستعتمد الجرأة والانفتاح ؟
• كيف ستعمل على إدماج مقترحات كل المؤسسات التي استمعت إليها ؟
• هل ستأخذ بعين الاعتبار مطالب الأطراف التي عبرت عن مقترحاتها للرأي العام والتي لم تستمع إليها شخصيا ؟
• هل ستقوم بتحرير مشروعها وتقديمه للملك الذي سيعرضه مباشرة على الاستفتاء دون إمكانية فتحه أمام وسيلة من وسائل النقاش العام ؟
إننا ننتظر إجابات واضحة من لدن اللجنة وتعهدا قاطعا بأخذها بعين الاعتبار لكل المطالب التي ترمي إلى تأسيس ملكية برلمانية، كما ننتظر أن تعلن عن مشروعها للعموم من أجل نقاش شعبي حر وديمقراطي ومنفتح على كل الحساسيات المنافسة من خلال مشاريع تنبثق عن مصادر أخرى.
وسنتطرق في الوقت المناسب إلى الشروط الفعلية التي من شأنها ضمان الحرية والانفتاح والديمقراطية في إدارة هذا النقاش العام والمآل الذي ستعرفه خلاصات هذا الحركية.
لقد أبان المغاربة نساء ورجالا على مستوى عال من النضج والمسؤولية وينتظرون أن يعاملوا بالمثل حيث يتم تنويرهم حول الآليات التي ستمكنهم من لعب دورهم كاملا كفاعلين في التحول الديمقراطي للمجتمع.
وذلك سيكون خير دليل على صدق الإرادة الرسمية في مباشرة التغيير وإرضاء الطموح الشعبي العميق في الديمقراطية والمواطنة.





Tribune : مذكرة أولية للمنظمة المغربية لحقوق لإنسان حول مراجعة الدستور

13 04 2011

إن المنظمة المغربية لحقوق الإنسان، وعيا منها بجوهرية الحقوق في تعريف الإنسان؛

وتأكيدا على أهمية حماية هذه الحقوق وضمان ممارستها في تحقيق كرامة الإنسان؛

وإدراكا منها بأن هذه الحماية والضمانة تبدآن من التأصيل الدستوري لهذه الحقوق؛

واعتمادا على المرجعية الدولية لحقوق الإنسان؛

واستحضارا للحركية المجتمعية التفاعلية في اتجاه توسيع مجال الحقوق والحريات؛

واعتبارا للتوصيات الصادرة عن هيئة الإنصاف والمصالحة؛

وانطلاقا من رصدها ومتابعتها وخبراتها المتراكمة في حماية حقوق الإنسان والنهوض بها وطنيا ودوليا، منذ تأسيسها والمتمثلة بشكل رئيس في المؤتمر الأخير المنعقد تحت شعار: “عدم الإفلات من العقاب: رهان مأسسة دولة الحق”؛

وتأتي مساهمة المنظمة كتتويج للعديد من المبادرات والتفاعلات المتمخضة عبر مختلف بنياتها التنظيمية، والتي يمكن تلخيص أهمها في ما يلي:

-         الورقة التأسيسية للمنظمة المغربية لحقوق الإنسان؛

-         التقارير الموازية للتقارير الحكومية المقدمة إلى (لجنة) مجلس حقوق الإنسان بالأمم المتحدة؛

-         توصيات مؤتمرات المنظمة والمناظرات والندوات الوطنية التي نظمتها بهذا الخصوص؛

-         توصيات لجان تقصي الحقائق وملاحظة الانتخابات التي أنجزتها المنظمة؛

-         دورات المجلس الوطني الموضوعاتية للمنظمة؛

-         توصيات النسيج المدني لمتابعة ملف الانتهاكات الجسيمة لحقوق الإنسان؛

-         توصية المجلس الوطني المنعقد بتاريخ 19 مارس 2011 بتطوان الخاصة بتكوين لجنة لإعداد مذكرة المنظمة بخصوص الإصلاحات الدستورية؛

وتنفيذا للقرار الأخير تم تنظيم خمس ورشات للتفكير وتبادل الرأي حول الإصلاحات الدستورية (من 2 أبريل إلى 7 أبريل 2011) شارك فيها مختلف الفاعلون المدنيون والأكاديميون كل حسب مجال اختصاصه. وتركيبا لمختلف المساهمات تمت صياغة مسودة المذكرة التي عدلها وصادق عليها المكتب الوطني على أساس إضافة المقترحات الممكنة في الدورة المقبلة للمجلس الوطني للمنظمة.

وبناء على ذلك، تتناول هذه المذكرة  الديباجة ثم المبادئ الأساسية فالحقوق والحريات ثم المؤسسات والسلط الدستورية وأخيرا آليات الحكامة والمراقبة.

ومساهمة منها في إصلاح الدستور على قاعدة بناء دولة الحق والمؤسسات، فإنها تتقدم للجنة الاستشارية لمراجعة الدستور بالمقترحات التالية:

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Tribune : “إمارة المؤمنين” تتناقض مع الديمقراطية والفصل بين الدين والدولة ضروري

10 04 2011

بصدد النقاش السياسي الدائر بالمغرب حول تعديل الدستور :

“إمارة المؤمنين” تتناقض مع الديمقراطية
والفصل بين الدين والدولة ضروري

عبد الرحمان النوضة[1]

بعد خطاب الملك محمد السادس في 9 مارس 2011، وفي إطار جلسات الاستماع الجارية بين اللجنة المكلفة بإعداد مشروع دستور للمغرب من جهة، ومن جهة أخرى القوى السياسية، طرحت بعض الأحزاب، مثل حزب الاستقلال، وحزب الحركة الشعبية، وحزب العدالة والتنمية،  أنها تريد الحفاظ على “إمارة المؤمنين”.
ليست هذه، لا المرة الأولى، ولا الأخيرة، التي تريد فيها بعض الأحزاب، مثل حزب الاستقلال، وحزب العدالة والتنمية، أن تظهر كأحزاب، غيورة على الملك، و”ملكية أكثر من الملك”. ولماذا ذلك ؟ لأن هذه الأحزاب تتملق على الملك، ولأنها مهووسة بضرورة تغليب الدين على السياسة، ولو في المظاهر. وكل حزب, أو كل شعب، يقبل إخضاع الدولة أو السياسة للدين، فإنه لن يستطيع أن يكون ديمقراطيا.

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Tribune : Création du Forum citoyen pour le changement démocratique

9 04 2011

Dans le sillage du printemps arabe, initié par les jeunes en Tunisie, en Egypte puis dans d’autres pays arabes,  le Maroc est entré dans une nouvelle phase du combat pour le changement démocratique marquée par l’émergence du mouvement courageux et déterminé des jeunes du 20 février.

L’une des conséquences en a été la décision royale d’ouvrir le chantier de la réforme constitutionnelle

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Tribune : مذكرة أولية لحزب المؤتمر الوطني الاتحادي بشأن مراجعة الدستور مقدمة إلى اللجنة الاستشارية لمراجعة الدستور

2 04 2011

الرباط :30مارس 2011

تقديم

يعرف العالم، وعلى الأخص العربي منه ،لحظة تحول تاريخي نوعي ، تقتضي الانتقال من الدولة التقليدانية إلى الدولة الديمقراطية الحديثة ،و هو ما يفرض حتما على المغرب المراجعة الشاملة و العميقة للدستور ،بما يؤسس لممارسة ديمقراطية حقيقية ،و بناء دولة المؤسسات ،لإقرار الحقوق السياسية و الاقتصادية و الاجتماعية و الثقافية لكل المغاربة ،و تأمين الاستقرار و ضمان شروط التقدم و التطور و التنمية الشاملة و المستدامة ،فالوطن فوق الجميع و مصلحة المواطنين فوق كل المصالح الفردية و الفئوية ،و من ثمة فإن الضرورة الوطنية و التاريخية تفرض عدم تكرار التجارب السابقة ، و وضع حد لكل معوقات بناء الدولة الحديثة . من هذا المنطلق فان المؤتمر الوطني الاتحادي وعيا منه بمسؤولياته الوطنية و استحضارا لمواقفه و طروحاته يرى بأن المغرب لا يمكنه أن يضيع هذه الفرصة بما يؤمن الانطلاقة التاريخية المنشودة لبلادنا لتلج عصرها و تحتل مكانتها المستحقة بين الأمم.

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Tribune : الإعلان عن مشروع دستور 2011 بالمغرب بين الثوابت والمتغيرات

1 04 2011

بتاريخ تاسع مارس من السنة الجارية أعلن الملك عن تشكيل لجنة تتولى إعداد مشروع تعديل دستور 1996 الذي يخول للملك اتخاذ مثل هذه المبادرة التي لم يجرؤ عليه لا مجلس النواب ولا مجلس المستشارين طبقا لنفس الفصل عبر تاريخ الدستورانية المغربية جزئيا أو كليا، نظرا لقوة وحدة موانع المبادرة المنصوص عليها في الفصلين الرابع والخامس بعد المائة بالنسبة لممثلي الدوائر الانتخابية المجزأة كما كان يسمي الحسن الثاني أعضاء مجلس النواب على الأقل.

هكذا، ومرة إضافية يستفرد الملك بسلطة تأسيس ملكية يوليوز بعد مرور حوالي اثني عشرة سنة التي كرسها للفاعلية الاجتماعية والاقتصادية والهيكلية والسياسية، وبعد استتباب الحكم له،  والكل تمهيدا لهذا الصرح الذي سيكشف عن حقيقة التوجهات الجديدة التي يراد منها التميز عن السلف والتأسيس المرحلي لمرحلة جديدة.

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Tribune : اقتراحات حـــــزب الطليعـــــة الديمقراطـــــي الاشتراكـــــي الأولية بشأن مراجعة الدستور

30 03 2011

تقديـــــم:

- هذه الاقتراحات الأولية التي قد تتلوها، عند الاقتضاء، اقتراحات إضافية، هي استجابة لمراسلة توصل بها الحزب من السيد رئيس اللجنة وتحمل تاريخ 8 مارس 2011 ورقم 009 والتي تدعو الحزب إلى تقديم تصوراته واقتراحاته بشأن مراجعة الدستور.

- وإذا كان حزبنا قد سجل، من خلال البيان الصادر عن مجلسه الوطني المؤرخ في 13 مارس 2011 أهمية ما جاء به الخطاب الملكي ليوم 9 مارس 2011 من توجيهات تتعلق بسبع مرتكزات لتعديل الدستور وخمس توجهات متعلقة بدسترة الجهوية، إلا أن هذه الأهمية:

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