Raja, fête les dix titres du Raja

Raja, fête les dix titres du Raja


المكتب السياسي للاتحاد الاشتراكي يدعو إلى إصلاح دستوري ومؤسسي يحقق مبدأ فصل وتوازن السلط، بما يحفظ للمؤسسات كلها (الملكية، البرلمان، الحكومة، القضاء، الجهة..) أدوارها ومكانتها ويدقق صلاحياتها انتهاج حكامة جيدة تغير من طبيعة العلاقات الريعية والفاسدة السائدة اليوم عقد المكتب السياسي للاتحاد الاشتراكي للقوات الشعبية ، مساء يوم الثلاثاء 23 فبراير 2011، اجتماعا له برئاسة الكاتب الآول عبد الواحد الراضي، تناول فيه مستجدات الوضع السياسي والتنظيمي ولا سيما منها تنصيب المجلس الاقتصادي والاجتماعي والتحضير للمجلس الوطني، في شروط تضمن نجاحه وتفاعله مع التطورات الحاصلة في المحيط القريب والبعيد. وقد أصدر على إثر هذا الاجتماع البلاغ التالي: إن المكتب السياسي للاتحاد الاشتراكي للقوات الشعبية، بعد نقاش مستفيض حول ما تعرفه المنطقة العربية من تحولات جذرية مست كيانات الأنظمة وأعادت شعوب المنطقة الى دائرة الفعل التاريخي،وبعد استحضار الجو الوطني المصاحب لكل هذه التحولات، وبناء على مختلف التقارير والتحاليل التي سبقت التطورات الأخيرة: – يسجل بكامل الثقة ما يشهده المغرب من تعبيرات حيوية، لعل أهم تمظهراتها المطالبة بالتعجيل بالانتقال الى مرحلة متقدمة من مسيرة توطيد الديموقراطية، والقطع مع مظاهر الفساد بكل وجوهه. – إذ يأسف للانفلاتات التي حدثت في عدد من المدن ويدين الطابع الاجرامي لبعضها، يعتز المكتب السياسي بدرجة النضج الذي أبانت عنه تظاهرات 20 فبراير السلمية والتي عمقت المطالب الإصلاحية وحولتها الى موجة عمق تلتقي مع مطالب حزبنا التي عبر عنها منذ مؤتمره الثامن، وتضيف شحنة جديدة الى تراكمات نضال القوى الديموقراطية والوطنية الصادقة من أجل بناء دولة المؤسسات. وعلى قاعدة ذلك، يعتبر المكتب السياسي للاتحاد الاشتراكي للقوات الشعبية أن بلادنا أمامها فرصة تاريخية كبرى، لتحقيق طفرة جديدة ، لا سيما وأن المغرب يملك رصيدا مهما من الإصلاحات ، والتي دشنتها بلادنا منذ 15 سنة، غير أن الدورة التي انطلقت منذ تلك اللحظة بدأت تستنفد نفسها، وأصبح لزاما على بلادنا التعجيل بالشروع في إصلاحات هيكلية عميقة تهم إعادة شحن النفس الاصلاحي بجرعات أقوى وأكثر تأثيرا على سير البلاد، سياسيا واقتصاديا واجتماعيا. والمكتب السياسي إذ ينصت الى نبض المجتمع في الظرفية الراهنة ، يعي بأن تجاوز الاختناق السياسي الراهن، يمر ، كما وضح بيان مؤتمرنا الوطني الثامن، عبر تأمين المكتسبات الإيجابية المحققة، وتسريع وتيرة الاصلاحات الاقتصادية والاجتماعية والسياسية بما يعيد الثقة والأمل للحياة السياسية، ويصون استقرار البلاد ويمكنها من وسائل مؤسسية تقيها من الهزات والتجارب المكرورة. – وإذ يعتبر المكتب السياسي المهمة المركزية في الظرفية السياسية الراهنة تتمثل في تجاوز الهوة القائمة بين المواطن والمجتمع السياسي، وإعادة الاعتبار للسياسة، فإن على رأس الإصلاحات اليوم ، الإصلاحات الدستورية الرامية الى بناء مؤسسات قوية ، حقيقية وقادرة على النهوض بشؤون البلاد ، بما يستوجبه الوضع الحالي إقليميا ودوليا ، إصلاح دستوري ومؤسسي يحقق مبدأ فصل وتوازن السلط، بما يحفظ للمؤسسات كلها ( الملكية، البرلمان، الحكومة، القضاء ، الجهة..) أدوارها ومكانتها ويدقق صلاحياتها، ويؤهلها للاضطلاع بمهامها في هيكلة الحقل السياسي وتأهيله.. – لقد سجل المكتب السياسي أن التظاهرات السلمية والشعارات المرفوعة أدانت الفساد بكل جوانبه ووجوهه، الاقتصادية والسياسية والاجتماعية والحزبية، وهو ما يطرح ضرورة انتهاج حكامة جيدة تغير من طبيعة العلاقات الريعية والفاسدة السائدة اليوم في المجالات المذكورة ، وذلك بإقرار سياسة واضحة وشاملة لمحاربة الفساد والرشوة في المجالات الاقتصادية والسياسية على السواء، وبمحاربة اقتصاد الريع والامتيازات، وربط كل الإجراءات بإعلان واضح عن الممتلكات، قبل وبعد تحمل المسؤولية.. – يرى المكتب السياسي أن قوة الإصلاحات السياسية التي يمكنها أن تحفظ للعمل وللتعددية السياسيين صدقيتهما،وتضمن حياد الإدارة الشامل ، وتعيد الطابع المؤسساتي الى الممارسة السياسية في الاختيار وفي التدبير، وتضمن الشرعية التمثيلية، عبر إعادة ربط العلاقة بين القرار الانتخابي والقرار السياسي، تستوجب تحديد أجندة لهذه الإصلاحات، محددة في سقف يتماشى مع سرعة التطورات الحالية في العالم عموما، وفي جوارنا الاقليمي والعربي خصوصا
Au-delà d’un rapide jugement sur « ma » position exprimée sur le titre, l’objet de ce présent texte est de se poser toutes les questions nécessaires pour reconstruire avec logique ma conviction. Avec beaucoup d’intellectuels marocains, arabes et étrangers, la question du Sahara, quand elle est évoquée, pose anormalement de malentendus et d’idées reçues. Les derniers, tristes et malheureux, évènements de la ville de Laayoune acculent tout le monde à penser à ce conflit qui n’a que trop duré et puis de se positionner dans l’échiquier.
Autrement, je pourrai citer plusieurs raisons subjectives ( affectives, familiales, tribales, … ) qui me soutiennent dans ma rigide position de défenseur de la marocanité des provinces du sud. Laissons ces arguments de côté, pour construire objectivement mon schéma d’analyse.
Retour au fondamentaux : Etat-Nation, Unions régionales, mondialisation, …
Je me définis d’abord comme étant Marocain. Ce qui implique, que je fais partie de cette entité « Etat-Nation » qu’est le Maroc dans la conscience collective ici et maintenant. Ce concept d’Etat-Nation n’est pas très vieux, il remonte juste au 19ième siècle dans le monde entier. Les historiens ( Laroui, Vermeren, Abitbol, … sont autant d’auteurs accessibles et défendant cette thèse ) s’accordent, que la conscience collective de cette entité qui donnera naissance à l’Etat-Nation chez nous, commence entre 1830 et 1844, c’est-à-dire, entre la colonisation de l’Algérie ( c’est dire que l’histoire est liée ) et la bataille d’Isly où l’Emir Abdelkader se replie dans son combat contre l’armée française au Maroc. Ne revenons pas trop dans l’histoire, mais ces évènements ont incité les marocains à un repli identitaire vertueux au sens de la nation contre « l’impie » occupant les territoires voisins.
Comme cela était le cas l’année passée, à casa, la pluie frappe encore :

Autoroute Casa-Rabat

Autouroute d'un autre angle

Entrée du port

Surpoids ou route mal dimensionnée? La faute au chauffard, au code de la route ou aux marchés publics?
A Monsieur le Président de la fédération marocaine de Football.
Copie : Monsieur le ministre de la jeunesse et des sports.
Monsieur le président,
Etant donné que le poste de sélectionneur national de football pour l’équipe nationale du Maroc est vacant, je profite de cette occasion de tenue de la coupe du monde des nations pour vous exprimer ma motivation sincère pour ce poste à pourvoir.
A la lecture de mon CV, je ne porte rien d’extraordinaire. Je suis un ingénieur, métier qui d’ailleurs se fait aujourd’hui renvoyé dans un Maroc qui « se construit » à toute allure. Raison professionnelle évoquée, je vous explique en quoi ma candidature pourrait vous être intéressante. J’ai commencé à toucher le ballon, mon premier jouet, à l’age de 2 ans, à l’instar de l’écrasante majorité de mes concitoyens. J’ai joué au foot dans les chaussées de mon quartier, puis à l’école sur un terrain de Handball, ensuite sommairement dans une équipe amateur de ma ville dont l’entraîneur est un proche cousin. Je ne citerai pas son nom, par souci de partialité de choix de ma candidature, il a été un moment sélectionneur des juniors. Il m’avait conseillé de poursuivre mes études pour exercer le métier que je fais maintenant, avant que je découvre que le président de l’association professionnelle me représentant est renvoyé à cause d’une grève. J’ai ainsi décidé de changer de métier et de ne plus faire grève !
Concrètement, je vous explique les raisons pour lesquelles vous avez tout intérêt à me prendre comme sélectionneur national pour l’équipe du Maroc :
Monsieur le président,
Conscient de vos multiples occupations à l’ONEP, l’ONE, je ne voudrai pas vous en rajouter avec la FRMF et surtout avec cet épineux poste de sélectionneur national. Votre ministre de tutelle ne voit aucun problème à changer de couleur partisane si la finalité est de servir le gouvernement. Dans la même logique, je ne vois aucun souci à changer de métier si la finalité est de servir le football national. Le ministre a même avoué que c’est « le bureau fédéral qui décide », c’est dans ce contexte que je me dirige vers vous.
Monsieur le président,
Je serais assisté, gratis, par tous les « observateurs » – « experts » – « commentateurs » … officieux qui officient dans tous les cafés du Royaume devant la télé d’Aljazeera autour des matchs de foot. Vous pourrez les contacter à votre demande pour appuyer ma candidature.
Dans l’attente de votre réponse, veuillez accepter mes salutations.
Mounir Bensalah,
Ingénieur qui ne veut plus l’être,
Postulant pour le poste de sélectionneur national.
Mohamed Abed Jabri, un des grands penseurs marocains et arabes contemporains est décédé aujourd’hui à l’age de 75 ans.

Avec Laroui, ils sont à l’origine, ou presque, de toute la pensée philosophique marocaine, mais aussi de la production politique. tous deux ont été derrière la grande littérature de l’USFP, et tous deux l’ont quitté déçus ( tous finirons par le faire ).




« Hassan o rba3tou », est le nouveau spectacle de l’humoriste marocain Hassan El Fed. Avec « sa troupe » ( Rba3tou ), l’artiste a excellé en redessinant le sourire pour un public casablancais, généralement déprimé des programmes télévisés, dits humoristiques, de ce Ramadan.

Le spectacle, pour le moins original, met en scène plusieurs tableaux inspirés de scènes de la halqa marrakchie. Cet art populaire marocain ancestral, incarné notamment dans l’espace mythique de Jamaa Elfna à Marrakech, entre autres, combine récits, chants, acrobatie, … et improvisations. El Fed a rendu possible sa mise en scène au théâtre, avec beaucoup de retouches d’humour. « Ce qui est intéressant dans cet art, c’est que l’artiste œuvre à transformer les passant en spectateur. Son public n’est pas destiné, mais attiré. C’est toute la magie de cet art » Conclut El Fad à la fin de son spectacle, louant ainsi ses co-protagonistes de la scène. Dans un entretien à un quotidien de la place, El Fed explique qu’il a cherché à « Explorer tout ce panel de traditions populaires qui contient de la théâtralité et qui est transposable dans un théâtre contemporain ». Un critique le décrit : « Campant le rôle d’animateur de ce spectacle haut en couleur, El Fad, en profite, pour le bonheur d’un public ravi, en vue de servir des boutades irrésistibles, et de faire apprécier ce one man show qui est bien son truc à lui et où il excelle particulièrement ».
Mariant avec habilité plusieurs scènes de chant, de récits, de dialogue, … le spectacle redessine le sourire à partir des contradictions simples du vécu du marocain. Il ne cherche pas la mise en boite, ni même le gag abrutissant, il va au cœur de préoccupations simples et de scènes ordinaires. De l’ancien combattant nostalgique au faux guide, personnages qu’incarne El Fed, l’artiste a daigné de partager sa scène avec des stars de la halqa populaire, devant un public assoiffé de bons spectacles. La salle du Megarama où se produisait l’humoriste affichait complet pendant les trois jours du show.
Ils sont aujourd’hui plus de 1.500 fans à rejoindre son club sur facebook. Les messages d’éloge n’y manquent pas : « un vrai régal hier soir, un spectacle original, éclectique, on se sent transporté dans la place Jamaa El Fna pour voir ses meilleurs 7lay9ia.Les personnages représentés par Hassan sont tout aussi marrants et amusants les uns les autres. Je le conseille vivement à tous ceux ou celles qui souhaitent rire, s’amuser ou décompresser » affirme un de ses fans. Le public d’autres villes attendent avec impatience la programmation nationale de son spectacle.
En tout cas, le public bidaoui a été bien gâté. Une scène de dakka marrakchia à l’entrée du Megarama et un spectacle applaudi longuement par le public. Ce dernier revient à sa morosité quotidienne sur les chaînes de télévision nationales, où El Fed est grand absent cette année.
Merci à ceux qui m’y ont amené
Source MAP :

Affaire à suivre!!
Lettre d’un citoyen au ministre de la communication.
Monsieur le ministre,
Je vous écris aujourd’hui pour vous demander de prendre en considération ma requête pour la restitution de « la taxe pour la promotion du paysage audiovisuel » à partir de ce mois.
Je suis un citoyen marocain, habitant à Casablanca. Ma facture mensuelle déléctricité du mois d’Août 2009, au nom de Lydec sous n° 835612593 PV, d’un montant de 84,30 dirhams, comporte dans son verso, une mention de taxes récoltées par la société délégatrice au profit de l’Etat Marocain d’un montant de 16,89 dirhams. Entre autres taxes, figure un montant de 7,10 dirhams correspondant à la « taxe pour la promotion du paysage audiovisuel ».
Monsieur le ministre, conscient que nulle demande ne peut être rétro-active, je ne vous demande pas de me restituer la somme des montants de la dite taxe payés au titre des anciennes factures. Je vous prie, par contre, de considérer ma demande de ne plus participer, en tant que citoyen, à la « promotion du paysage audiovisuel ». Je vous explique ci-après les raison d’une telle demande :
Premièrement, je ne regarde pas les chaînes de télévision nationales. Ce qui m’intéresserait dans les programmes de télévision, ce sont les informations, les matchs de football de la champion’s league européenne, les talks shows politiques. Il se trouve que nos chaînes nationales ne retransmettent pas mes matchs préférés, ne diffusent pas les informations qui m’intéressent et ne diffusent les débats politiques que lors d’échéances électorales. Pour suivre mes programmes préférés, je suis obligé de « zapper » vers les chaînes satellitaires étrangères. J’ai même arrêté de voir la télévision quand j’ai contracté un abonnement Internet haut débit, qui me permet de choisir les programmes qui me sied.
Deuxièmement, les responsabilités de gestion du pôle public ne sont pas soumis à mon contrôle, via les représentants que j’ai choisi au titre des élections législatives. A ce titre, les marocains, peu nombreux d’ailleurs, qui ont voté en 2007 pour choisir des représentants au parlement, ont voté pour des partis politiques. Ces représentants, une fois en coalition de majorité, appliquent le programme pour lequel ils ont été choisi. Or il se trouve qu’aucun parti n’a présenté une vision pour l’audiovisuel, ce qui me fait croire que le gouvernement n’a pas une politique spécifique dans ce domaine et n’a aucune autorité sur les responsables de ce pole, pourtant public, id est qui est mien, entre autres citoyens. Aucun responsable n’a été nommé à l’initiative du gouvernement, issu de la majorité parlementaire !
Troisièmement, je trouve exagéré de dépenser, selon les indiscrétions, parce que personne ne m’en rend compte, environ 8 ou 9 millions de dirhams pour des programmes spécifiques, dits comiques, du mois de Ramadan, qui au goût de beaucoup de mes concitoyens sont « décevants » voire « déprimants » même. Encore des millions de dirhams, issus de la « taxe pour la promotion du paysage audiovisuel » ou du budget de l’Etat, finalement du contribuable, pour des émissions du genre « télé-réalités » me paraissent invraisemblables. La « télé » de « réalité » devrait refléter le vécu des marocains et non chercher à le folkloriser. Dépenser des millions pour un nouveau « plateau des informations » sans informations à transmettre me paraît exagéré alors que des chaînes de grande audience étrangères transmettent les informations d’un décor en plein air, sans aucun investissement de décoration.
Camarade, si j’ose encore vous appeler ainsi, partageant une certaine « sensibilité » de gauche, vous avez traité des citoyens comme moi dans un article, initiative qui mérite toute félicitation pour un ministre qui « communique », d’affectés de « nihilisme sublimé », « opposés à tout ce qui se fait » dans votre tribune concernant la censure des magazines Nichane et Tel Quel. Vous ajoutiez « Si ce pays a encore du ressort, il est temps que chacun assume ses responsabilités. Le Maroc est un pays en transition, mais paradoxalement sans débat ! Cela ne peut continuer de la sorte. ». Alors, répondant à votre appel au débat, je vous révèle que, personnellement, je n’assume pas ce « nihilisme » dont vous nous traitez, par contre j’assume toute ma responsabilité dans la requête formulée ci-haut. Vous poussez, camarade, les citoyens soit à choisir entre supporter votre acte de censure ou être dans le « nihilisme sublimé », voir même se situer avec les « les nihilistes sincères ». Dans ce cas, permettez moi camarade de vous exprimer mon choix, assumé cette fois, de nihilisme, si telle est sa définition, son clivage.
Excellence le ministre, quand la télévision publique ne répond pas à mes besoins, je suis dans mon droit de réclamer ma participation à la « promotion » du PAM, paysage audiovisuel marocain. Je présume que parmi mes concitoyens, il se peut qu’on soit une minorité, que j’estime arbitrairement à 9%, à ne pas vouloir soutenir ce PAM. Ces 9% de marocains, estimés à 675.000 personnes ( 9% de 30 millions, avec l’hypothèse d’un foyer moyen de 4 personne par famille ) participeraient à hauteur de 4.792.500 dirhams ( sur la base de ma facture ) mensuellement, soit 57.510.000 dirhams annuellement. Personnellement, je souhaite que cette somme, somme toute conséquente, soit versée pour la promotion des troupes de théâtre, des groupes musicaux de la nayda, ou la construction de maisons de jeunes, la promotion des colonies de vacances ( 75.000 bénéficiaires cette année, contre 220.000 il y a deux ans ) ou aux clubs de sport dans les différentes régions du Maroc.
Enfin, je vous prie, Monsieur le ministre, de dépasser votre sensibilité à mon « nihilisme » pour traiter, avec le grand soin, ma requête de citoyen.
Mounir BENSALAH.
« Mes amis et moi ne sommes pas marginaux, simplement épris de liberté. Nous aimons notre ville, mais ses habitants nous le rendent très mal ». C’est ainsi que s’exprime Najoua Nourredine dans « Le miroir maudit ». l’effet du miroir que l’auteur s’essaie à exhiber dans cette nouvelle est une projection dans des personnages multiples, « marginaux » mais imposants. L’auteur pousse à l’extrême son altruisme littéraire. Que penserait l’autre de moi, si j’étais … ? La réponse est toute simple, on se met dans la peau de l’autre et se regarde dans « Le miroir maudit ».

Najoua est journaliste dans le Magazine Essor. Elle est lauréate du prix 2m pour la création littéraire en 2007. Son livre « Miroir maudit & autres nouvelles », aux éditions La croisée des chemins, se situe en 79 pages et composé de trois nouvelles : « Le miroir maudit », « La deuxième dimension » et « La prison passionnelle ».
La « forêt interdite » et l’amour de « l’anti-héroïne » Christelle à Sévy, protagoniste de la « bande », donnent le tempo de la première nouvelle. Ponctué de dialogues, le récit, d’un style de Marry shelly sans mutant surhumain, pousse à l’extrême les jugements interposés tout en plongeant dans la description détaillée, voire passionnée. Dans des scènes problématiques, tout en se rejetant l’hypothétique souffrance, l’auteur s’aventure à décrire ce que pense l’autre, arrogant et incompréhensif, stéréotype de l’homme chez la femme. « Elle désire donc tant que cela mourir en martyre de l’amour. », tel un miroir qui sert d’exorcisme de fantasmes.
Le style descriptif et altruiste atteint son paroxysme dans « la deuxième dimension ». la seconde nouvelle met en avant une protagoniste extrêmement tournée vers autrui. « Tu me trouves jolie ? » balance-t-elle à son voisin de la salle d’attente, parfaitement inconnu. Est-elle libre et libérée pour autant ? L’auteur n’en fait aucune allusion, sauf en laissant dire qu’elle finit par aimer son voisin, son amant qu’elle avait oublié ! « La prison passionnelle » vient conforter l’idée de l’exorcisme. En euthanasique assumée, l’auteur met en scène Yasmine, un personnage à passion extrême. « Je suis coupable de t’avoir trop aimé, mon Julien. Je vais devoir en payer le prix fort. » s’adresse-t-elle à son défunt conjoint, à qui elle a mis fin à sa vie, parce qu’elle avait « marre de se coltiner un infirme ».
J’avais commencé depuis un certain temps à écrire mes impressions à l’occasion du 10 anniversaire de l’intronisation de Mohamed VI, puis j’ai arrêté en me disant que plusieurs analystes auraient fait pareil, et par paresse, je les laisse faire. Entre “nouveaux orientalistes” et réfuzniks, peu d”analyses objectives sur les 10 ans de règne. C’est ainsi quand Larbi a lancé son appel, il m’a implicitement encouragé à participer au “jeu”. Je le remercie de m’avoir poussé à transcrire ce que je pense être un regard, parmi tant d’autres. J’espère être aussi positif, citoyen et responsable
J’aurais certainement oublié beaucoup de détails, mais 10 ans, en 10 paragraphes, c’est assez réducteur. J’espère avoir contribué à une lecture objective et constructive. Alors que Malika Ahfiri pense que “ce que l’on constate très nettement est que les dix années de règne du Roi Mohammed VI sont appréciés. Applaudis. Le Roi est aimé au Maroc. Il n’est pas craint. N’est ce pas là l’une des plus rassurantes et belle transition démocratique du Royaume?”, Politis se demande : “Doit-on pour autant prétendre que les dix dernières années sont à passer par pertes et profits pour le Maroc ?”, tandis qu’un fan et “…” d’internet, Baskaoui estime “devant de tel gouvernement les marocains n’ont confiance que dans les décisions sage de SM Mohamed 6 ,car les marocains sont maintenant sûr que ni le gouvernement ni les parties politique ne sont pas encors apte a prendre la responsabilité et que seule les directives royales était là pour corriger les erreurs incessantes du gouvernement et le pousse à penser aux intérêts des marocains non à ses intérêts personnelles.” Laurent, blog casawaves, estime quant à lui qu’ “En conclusion, beaucoup de choses sont à construire, mais l’avenir est ouvert”. Vous aussi, vous pouvez en parler. Essayez

Au Maroc, Mohamed VI règne, gouverne, juge, légifère, … sans opposition.
Beaucoup d’observateurs ont porté un grand espoir sur le règne du Roi Mohamed VI. L’image du Roi jeune, moderne et proche de son peuple a ravivé toutes les espérances. Bien des réalisations notoires ont pu voir le jour, mais ces mêmes observateurs ont omis, ou alors oublié sous l’effet de l’espoir, que le régime est marqué de continuité, la monarchie ne peut être que conservatrice, cherchant la stabilité du pays et la pérennité du règne.
Objectivement, le règne du Roi Mohamed VI a pu faire entrer le Maroc dans une spirale vertueuse de croissance économique, mal répartie par ailleurs, et de réformes. Tout honnête observateur remarquera le changement, en terme d’infrastructures, de comportements, d’attitude de l’administration, de « marges » de liberté, … certes, mais la rupture avec les pratiques du passé n’a pas été consommée. Il est aussi important de signaler les grands défis hérités par le Roi : Dossier du Sahara, islamisme, révolutionnaires reconvertis au makhzen, lobbies économiques et militaires, atmosphère internationale tendue… Plusieurs avancées notoires sont à mettre au compte du nouveau règne : moudawana, grands chantiers structurant, IER, … mais cela ne s’élève pas à une rupture marquée qui saura porter le Maroc vers une vraie modernité et démocratie.
Sur le registre économique, plusieurs grands chantiers ont vu le jour. Le PIB par habitant a presque doublé depuis 1998, la croissance économique moyenne a dépassé les 4% par an. Certes la croissance est visible, mais la répartition est inéquitable. En bon élève des institutions internationales ( BM, FMI, … ), le Maroc a respecté une orthodoxie exemplaire sur le plan macro-économique, mais n’a pas pu dépassé « l’énigme » de sa croissance ( dixit la banque Mondiale ). De « nouveaux riches » et des « champions nationaux » de l’économie ont vu le jour et ont été les principaux bénéficiaires de la croissance. Malgré les efforts de l’INDH, initiative du souverain censée réduire les inégalités, le pays peine à surpasser le scénario le moins optimiste du « rapport du cinquantenaire » de l’indépendance. Entre « cadeaux » fiscaux, « cadeaux » terriens, protectionnisme tacite et de fait, bulle boursière, les champions nationaux font la pluie et le beau temps de l’économie, et sont souvent alliés à l’entourage du sérail ou de l’empire économique du monarque ONA/SNI/SIGER.
Le secteur social présente le plus grand défi du Maroc. L’analphabétisme bat un taux incomparable dans la région. A ceux qui ont trouvé la fatwa de « Taza est plus proche que Gaza », la banque mondiale a répliqué que l’éducation à Gaza est meilleure, martelant avec un ton humiliant qualifiant le pays de « cancre » de la région arabe ! La situation de la femme a été nettement améliorée grâce à la Moudawana que le souverain a imposé, à raison, à toute la classe politique, après que les progressistes du « plan d’intégration de la femme » ont abdiqué à leur projet devant une démonstration de force des islamistes. Ces derniers profitent de la conjoncture internationale, de l’analphabétisme et de l’enracinement de la religion au sein de la population pour imposer chaque jour des retours en arrière au sein de la société. Les femmes qui ont jadis enlevé le voile « marocain » à l’aube de l’indépendance, signe de modernité, ont importé 40 ans après, des voiles saoudien, égyptien, … voire afghan. Une jeunesse « nayda » ( traduction littérale : debout, en mouvement ) n’a pas pu s’imposer en tant qu’alternative « populaire ». Avec une musique au ton critique, un code vestimentaire libéré, la « nayda » n’a pas fédéré le monde culturel marocain. L’élite d’une autre génération voit en cette nayda un « mouvement de jeunes » qui ne s’élève pas à la « bonne culture ». Largement supportées par des fans jeunes à travers tous le Royaume, les festivités de « nayda » ont été bien assistées par le monde économique, avant que ce dernier se tourne vers des festivals « semi-publics » ( mawazine, Tanjazz, Gnawa Essaouira, spirituel de Fès … ) avec des « associations » bien introduites, dirigées le plus souvent par de grands commis du Makhzen. Le Roi, en 2008, soutient plusieurs groupes de cette mouvance à travers un don et des promesses ( tenues ) de tournage de clips par la télévision marocaine, et par le soutien au « L’boulevard » en 2009, association qui a essentiellement contribué à l’émergence de la nayda. Quant à la libéralisation du Paysage Audiovisuel Marocain, le PAM, elle n’a aboutit finalement qu’à quelques progrès, en laissant émerger quelques émissions radio de talk show et « libre antenne ». Côté télévision, le verrou makhzénien est toujours de mise.
Plusieurs autres défis sociaux de taille sont en jeu. Le mouvement amazigh pose désormais la barre haute. Après son manifeste, la création de l’Institut Royal de la Culture Amazigh, les promesses de la chaîne télévision … le mouvement n’a jamais oublié sa revendication de constitutionnaliser de la langue amazigh. Certains dans ce mouvement pousse vers le radicalisme, notamment dans certains campus universitaires. Ces derniers connaissent maints bouillonnements, dont le dernier s’est terminé par le procès de Zahra, 22 ans, étudiante à Marrakech, et ses camarades. Sidi Ifni, Sefrou, Tilmi, Boulemane, … des régions pauvres vivant dans la grande précarité se sont soulevées sans aucun encadrement politique des forces traditionnelles ( partis, associations, … ) ce qui commence à agacer les autorités. La liberté de la presse est de plus en plus bafouée, soit par de multiples procès, soit par des amendes faramineuses.
La loi tacite du « consensus » stérile bat son plein sur le champs politique. Aujourd’hui, le Roi règne, gouverne, légifère, … sans opposition. Le premier ministre, juste après sa nomination par le Souverain affirme que son « programme gouvernemental est celui des discours royaux ». Encore, un leader du Parti Authenticité et Modernité, PAM, a-t-il déclaré que les « partis politiques marocains se concurrencent dans les élections pour appliquer le programme du Roi ». Ce PAM, constitué autour d’Elhimma, « ami du Roi », vient couronner un long processus où ce dernier avait agi en chasseur de têtes avec une grande base de données, du ministère de l’intérieur qu’il occupait auparavant. Il a recruté à « gauche » comme à « droite » et une année après la formation de son parti, il est classé au sommet des votes !
Le paysage politique Marocain se dirige vers le projet d’assimilation d’une bipolarité : islamistes ( maîtrisés ) et « progressistes » autour du PAM, ce qui convergerait finalement vers le modèle tunisien ou égyptien. La gauche, en perte d’orientation et de projet, n’a plus aucune alternative et est tombée, sous l’effet de sa faiblesse, sous le charme d’une alliance avec le makhzen ou les islamistes. Les réformes constitutionnelles tant attendues depuis le nouveau règne, semblent aujourd’hui loin d’être un horizon visible, malgré l’appel, ou le rappel, à la « monarchie parlementaire » lancé par le 8ème congrès de l’USFP ( principale formation de gauche ), en mal pour ces médiocres résultats aux élections de 2007 et à l’éviction de Youssoufi, partenaire de Feu Hassan II dans l’expérience de l’alternance.
Aujourd’hui, alors que le règne de Mohamed VI perd sa qualité de « nouveau » après dix ans, les choix du souverain semblent être décidés : Renforcer les infrastructures du pays, renforcer les pôles économiques régionaux, œuvrer dans une politique sociale, renforcer l’image moderne du Maroc à l’étranger, … quant à la démocratie, la séparation des pouvoirs, l’équité sociale, … ils sont en seconde priorité. Modernité économique, de buildings et d’ouvrages, … la modernité poltique serait reportée sine die!
Mounir BENSALAH.
Le constat est clair et sans appel, le « pôle » gauche, l’USFP en tête, est le grand perdant des dernières communales. Quoique l’on peut dire, quoique l’on peut creuser encore sur les circonstances « mafieuses » et anti-moderniste des agissements des adversaires, il n’est nul doute que la gauche a perdu. N’en déplaise à tous, non seulement la gauche partisane qui a perdu, mais tout l’idéal de gauche, même ceux qui ont « ce cœur à gauche », et toute l’aspiration progressiste sortent perdants des dernières consultations.
Observations générales sur le scrutin.
Avant de me lancer sur les raisons intrinsèques de l’échec mon parti, l’USFP, de ma famille idéologique, la gauche, je souhaite, objectivement, revenir sur l’atmosphère générale qui régnait durant toute la période des élections.
Il est trivial que les marocains ont été un peu plus nombreux à voter comparativement avec 2007. Ce constat peut être réconfortant si l’on omet de rappeler que plus de 2 millions ont été rayé des listes électorales. Ce qui ramène le taux de participation, en tenant compte de la liste de 2007, de 52 à 46%. Aussi, faut-il rappeler que 130.000 candidats mobiliseraient un peu plus, ne serait-ce que leurs propres familles, que les 6.000 candidats à la députation. Ajoutez à cela la mobilisation frauduleuse des intermédiaires des candidats, cela fait que le taux n’a pas été élevé comme le souhaitaient les plus optimistes des marocains.
Abstraction faite de cette micro-analyse, il est communément admis que la moitié des inscrits sur les listes n’ont pas voté ! Pourquoi ? personne n’a donné une explication convaincante, tout comme en 2007. L’utilisation massive de l’argent ( les exemples ne manquent pas et les rapports d’observation des différents organismes en attestent ), l’abus de pouvoir, l’utilisation des moyens de l’Etat, … sont d’autres phénomènes qui ont entaché le déroulement du scrutin.
Sur un autre registre, et sans rappeler nos divers écrits sur le sujets avant même le scrutin, un parti, qui sort du plein pouvoir de l’Etat, constitué en moins d’un an présente le plus grand nombre de candidat et rafle la première places en terme de nombre de conseillers communaux ! Du déjà vu, aux années 60, 70, 80, … c’est une pratique que nous avons crue révolue. Constituer un « parti » avec des « potentialités » de gauche, puis mandater des candidats, bien rôdés aux magouilles électoraux, pour enfin gouverner, est un « navet » dont les marocains n’ont plus besoin de regarder. Dans ce contexte, notons ce que relève le forum civil démocratique marocain dans son rapport d’observation : « De ce point de l’arrivée sur scène d’un nouveau parti a constitué un fait majeur sur lequel s’est articulé de larges pans de la vie politique courante. Le nouveau venu a mené une action de construction organisationnelle à l’échelle nationale à l’occasion de la dernière échéance électorale, dépassant ainsi les enjeux locaux de cette dernière. La question de savoir s’il s’agit d’un nouveau FDIC, d’un nouveau RNI, d’une nouvelle UC est largement posée. En même temps celle de savoir s’il ne constitue pas un phénomène inédit dans le contexte marocain, une initiative d’un type nouveau a également été invoquée. Il n’est pas de réponse convaincante pour l’heure à ces hypothèses. De même il n’en est pas concernant la proximité de cette nouvelle organisation par rapport à l’Etat: s’agit-il du produit de la recherche par l’Etat d’un soutien organisée, de nature politique, face aux dangers et menaces qui guettent l’ordre marocain ? N’est-il pas le produit de l’affaiblissement actuel des partis politiques ? N’est-il pas non plus une simple tentative du régime de se doter d’une base indépendante ? La phase à venir apportera sans doute des éléments de réponse à ces interrogations. » Tant de questions auxquelles l’intelligentsia marocaine est amenée à répondre !
Une autocritique !
J’ai été candidat dans la liste USFP de l’arrondissement de roches-noires à Casablanca. Bien que nouveau dans la section ( y habite depuis 3 ans, au bureau de la section depuis moins d’un an ), et réticent de nature quant aux consultations populaires ( croyant n’ayant pas le profil idoine ), j’ai été amené à déposer ma candidature par manque de candidature et par précaution, étant membre du bureau ( Nous avions reçu 16 candidatures pour une liste de 13 ). On ne peux pas être moine, non pratiquant. Passé de la 13ème à la 8ème puis à la 3ème place, nos listes, à l’instar de toutes les listes du parti à travers le Maroc, se faisait et se défaisait. J’ai cru bien faire, et je le croix toujours, en me mettant sur la liste de mon parti, mettant en évidence un profil de jeune, de cadre, … que je suis, en lequel pourrait s’identifier une jeunesse en mal de vote. Faisant aussi fi à tous les récalcitrants, de ma candidature, de celle des autres co-listiers. Cela est devenu coutume dans le parti de la rose, tu portes X tête de liste, alors Y range la moitié des militants contre lui, dans une campagne adverse. La liste n’a été finalisé qu’une journée avant la campagne, comme toutes les listes du parti, alors que les adversaires étaient préparés bien longtemps.
Nous avons passé une campagne sereine, parlant avec les habitants du quartier, exposant un programme détaillé, chiffré et budgétisé, ayant un franc parler, … les concurrents, certains bien connus ont engagé une armada « d’ouvriers de campagne » balançant des tracts partout et s’adonnant à de frauduleux agissements. Je faisait ma campagne dans un bidonville, un de ceux que l’on a crée durant les années où l’Etat peuplaient les villes par une armée de votants dociles. Il n’est nul malheur que de voir des gens, marchander la misère de ces habitants, à qui, malgré tout, notre message était incompréhensible.
Ayant, pour un moment, cru que sans projet politique national clair, sans travail quotidien de proximité, sans un parti en bonne santé organisationnelle, il suffisait de rencontrer les citoyens, en exhibant son intégrité, sa jeunesse, son programme local, … faisant fi des enjeux nationaux, des circonstances politiques, de l’utilisation massive de l’argent, …, ayant cru, naïvement, en cela, j’ai eu tort. C’est une erreur politique !
Malgré toute la bonne foi expiant l’interprétation et le devoir militant, un acteur politique se doit d’avouer son échec quand il se produit, à reconnaître l’erreur. Le résultat est sans appel : 0 siège, 593 voix sur 12300 votants parmi 61000 inscrits. Un échec cuisant.
L’USFP, les dinosaures sont appelés à partir !
Tout a commencé en 2002. Cette date marque, politiquement, un grand tournant dans la vie du parti de la rose. Le Roi a choisi de remplacer le socialiste Abderrahmane Youssoufi, alors premier ministre de l’alternance et de la transition démocratique, par Driss Jettou, technocrate, alors que l’USFP était classé 1er aux élections législatives. Le parti réagit durement en se révoltant dans un fameux communiqué sur le non respect de la « coutume démocratique », mais se contredit le lendemain par l’acceptation de la participation dans un gouvernement sans teneur politique. Les conséquences politiques se suivent et se ressemblent. Le parti, pourtant favoris par les votes en 2003, à l’occasion des communales, se voit écarté encore une fois de la gestion des grandes villes ( Casablanca, Rabat, … ). 4 ans durant, les « leaders de parti » chantaient l’harmonie, répétaient à qui veut l’entendre que « le makhzen est mort », … pour arriver à un séisme politique en 2007. Tempête au sein de la formation qui a fait que le congrès ait duré en souffrance. 2009 a été la dernière gifle pour les dinosaures. L’appareil affaibli à coup de mouvements organisationnel : listes des élections 2007, congrès, réoganisation des sections, choix des listes, …
Les gestations de la crise n’ont cessé de s’accumuler. Lutte interne pour la préparation d’un congrès, passé dans la douleur, élection des congressistes, … puis le congrès semble bien faire le diagnostic. Un appel sans appel à « une monarchie parlementaire ». Abdelouahed Radi promu à la tête de la formation de Bouabid avait promis aux militants de démissionner de son poste ministériel pour s’occuper, à plein temps, de la refondation du parti. Un peu plus d’un mois passé, le Roi le « félicite pour la confiance placée en lui par les militants de l’USFP pour son élection » et « Après avoir rappelé le contexte de la candidature et de l’élection de M. Abdelwahed Radi à la direction de l’Union socialiste des forces populaires, SM le Roi, que Dieu l’Assiste, a demandé à M. Abdelwahed Radi de continuer à assumer ses fonctions pour s’acquitter de la tâche de réforme profonde de la justice » ( communiqué Map ), chose que Radi acceptera contre sa promesse aux militants et ne démissionnera de son poste de chef des socialistes. Signe après signe, les vieux routiers du parti déçoivent !
La gauche, les « forces populaires » et les prolétaires.
J’ai été toujours fasciné par Marx, par cette théorie de classes et par sa description du « capital ». J’ai longtemps débattu avec mes camarades de gauche sur comment avoir une description marxiste du Maroc. Je ne comprends pourtant jamais comment la classe la plus défavorisée de notre pays, s’allie avec la classe qui l’exploite. Comment se fait-il par exemple, qu’au niveau de la province de Hay Mohammadi Ain Sebaa, jadis bastion de la gauche, de l’USFP en particulier, et emblème de la résistance aux années de plomb, également de la résistance contre l’occupation française, les trois premières formations sont successivement l’UC, le RNI et le PAM ? J’avoue que la gauche, pas seulement marocaine, manque gravement d’outils nouveaux d’analyse.
Pour justement revenir à cette débâcle de la gauche dans les grandes cités du Royaume, il faut certainement regarder l’état des formations de gauche. Premier constat, il y en a plusieurs ! Plusieurs militants qui oeuvrent au sein de ces mêmes formations à un travail commun, et ont même appelé à une candidature commune. En vain. Les ego ont triomphé sur l’idéal. La gauche est en train de se transformer à un grand salon de débat, stérile, improductif et sans orientation ni projet !
Dans les grandes villes, la gauche sort perdante. Les villes et les citadins ont changé, alors que la gauche n’a pas suivi. Il est temps de tout recomposer dans cette gauche, toute entière.
En effet, la déconfiture de la gauche, la seconde gifle, … sont autant de facteurs qui devraient pousser les derniers récalcitrants et douteux à adhérer à l’idée du rassemblement de la gauche. Cette dernière, toute rassemblée, a obtenu 1.356.088 voix, soit 19,37 % du total des voix, dépassant de 3 points le premier parti en terme de voix !
Qu’on se rassemble, ou qu’on arrête !
Mounir BENSALAH.
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