#freekoulchi “Pour une amnistie politique générale au Maroc” via @mamfakinch

22 05 2012

“Treize ans après l’avènement sur le trône de Mohammed VI et sept ans après la présentation du rapport de l’Instance équité et réconciliation (IER), la situation des droits de l’homme au Maroc n’a guère changé : des dissidents sont poursuivis, condamnés et emprisonnés pour leurs opinions, des journalistes emprisonnés et exilés, des procès iniques se poursuivent, des violences policières – notamment lors de manifestations pacifiques – ont toujours lieu, la justice se garde toujours de contrarier le Palais, l’audiovisuel public demeure un outil de propagande et les lois répressives – notamment en matière anti-terroriste – sont toujours là.

C’est un constat de stagnation et de déception qui doit être fait : même les recommandations de l’IER, pourtant nommée par le Roi, n’ont pas été mises en œuvre. Quant à la constitution révisée de 2011, elle est plus un instrument de communication externe qu’un instrument de réelle réforme du pays. Adoptée par un plébiscite au score nord-coréen – 97,58% de oui – dans la foulée de la chute des dictatures tunisienne et égyptienne au début du printemps arabe, sa mise en œuvre n’a pas apporté de changement.
Face à cette stagnation, alors même que les peuples tunisien et égyptien choisissent librement leur constitution et leur président, nous, citoyens et citoyennes marocaines, appelons le gouvernement Benkirane et la Chambre des Représentants à rompre avec l’immobilisme et à présenter, débattre et adopter un projet de loi d’amnistie de tous ceux qui ont été condamnés pour des motifs politiques, que ce soit durant la période couverte par le rapport de l’IER (1956-1999) ou depuis. Les modalités pratiques de cette amnistie devraient être précisées, et notamment l’établissement d’une commission chargée de définir les critères ouvrant droit à l’amnistie, mais elles devraient inclure tous ceux condamnés pour des délits de presse, de grève, d’appel au boycott des élections et des référendums et de manifestation non-violente.

Une telle amnistie inclurait le rappeur Mouad Belghouat, jugé deux fois en quelques mois pour ses opinions politiques et condamné il y a quelques jours à une année de prison pour une de ses chansons, le poète Younes Belkhedim, récemment condamné à deux ans de prison ou la militante islamiste Nadia Yassine, poursuivie depuis 2005 pour avoir exprimé ses opinions républicains. Elle inclurait non seulement ceux qui sont actuellement poursuivis ou emprisonnés, mais également ceux qui ont déjà été condamnés dans le passé – comme le journaliste le plus lu du Maroc, Rachid Nini, qui a purgé une peine d’emprisonnement d’un an ferme pour une tribune où était mis en cause l’appareil sécuritaire marocain – et qui gardent dans leur casier judiciaire la mention d’infractions à caractère politique, mention infâmante qui a en outre des conséquences pratiques sur l’accès à la fonction publique ou l’obtention de passeport ou de visa.

Une telle amnistie ne serait bien évidemment que le point de départ d’une démocratisation profonde du Maroc. Le chantier est vaste, et va de la législation relative au viol – telle qu’elle est abusivement interprétée par la justice marocaine, elle permet au violeur d’épouser sa victime mineure – à celle relative au droit de grève, en passant par le code de la presse au nom duquel le journaliste le plus lu du Maroc, Rachid Nini, a purgé une peine d’emprisonnement d’un an ferme pour une tribune où était mis en cause l’appareil sécuritaire marocain. La réforme judiciaire, promise à chaque rentrée parlementaire depuis près d’une décennie, doit aboutir à un système judiciaire radicalement dégagé de l’emprise du pouvoir exécutif, c’est-à-dire du Palais. L’appareil sécuritaire, militaire et civil, source de nombreuses exactions relevées notamment par l’IER, doit être intégralement soumis au parlement et à des tribunaux indépendants. Mais avant de prévenir et empêcher l’injustice, il faut réparer les injustices du passé. L’amnistie y contribue.

Alors que le gouvernement marocain a à répondre devant le Conseil des droits de l’homme de l’ONU, ce mardi 22 mai, du lourd bilan des droits de l’homme au Maroc dans le cadre de l’examen périodique universel, nous, Marocains et Marocaines militant pour la démocratisation de notre pays, demandons au gouvernement et parlement d’assumer leurs responsabilités devant le peuple marocain et l’avenir du pays. Nous invitons les Nations-Unies et les amis du peuple marocain à ne pas se laisser duper par des effets d’annonce et des opérations de communication qui ne peuvent cacher la triste continuité de la répression et de l’injustice au Maroc.

Effaçons les injustices du passé pour empêcher celles d’aujourd’hui et de demain !”
Collectif Mamfakinch.





Adieu Moumen Diouri : Aux Grands Hommes, la Patrie doit être reconnaissante!

16 05 2012

Tout un pan de l’histoire s’en va avec le décès de Moumen Diouri

Opposant sous Hassan II, il a été condamné à mort en 1963 ( Procès des “comploteurs UNFP” ). Devant la cour, il avoua qu’il a été approché par Oufkir lui proposant de modifier sa version des faits et avouer l’implication des camarades ( Mehdi benbarka, Abderrahmane Youssoufi, … ) en contrepartie de l’arrêt de torture qu’il subissait!

Moumen était réfugié à Paris, où il a été déporté sous Chirac, sous pression de Hassan II, au Gabon, avant de revenir en France. Il rentre au Maroc en 2007.

Moumen Diouri est natif de Kénitra, fils d’un résistant tué par le colonisateur Français. Une grande artère de la ville porte encore le nom de son père : “Chahid Mohamed diouri”.

Il a été notamment l’auteur d’un livre accablant : “A qui appartient le Maroc” :

Dans ce livre documenté, Moumen montrait les détournements de l’économie par Hassan II, la famille royale et les personnes de l’entourage du sérail. Ce livre serait toujours interdit au Maroc, malgré que je l’ai aperçu une fois dans l’étalage d’une librairie Merrakchie ( exception qui confirme la règle! ).

J’ai eu l’occasion de connaître Moumen Diouri et de le rencontrer une fois à Paris. Son corps témoignait du calvaire qu’il a vécu en combattant le despotisme. Je suis tout ému du déçu de ce Héros de la nation. Moumen Diouri et beaucoup de ses camarades, ont sacrifié leur vie, leurs projets personnels et professionnels pour que notre génération vit l’ouverture, toute relative, d’aujourd’hui. Tout en présentant mes condoléances à sa petite et grande famille ( 3aza2ouna wa7id ), je tiens à exprimer ma grande reconnaissance à ce Héros. Aux Grands Hommes, la Patrie doit être reconnaissante!





Solidarité avec les prisionniers palestiniens en grêve de faim #freepalestine متضامن مع الاسرى الفلسطينين المضربين عن الطعام #تحرير_فلسطين

14 05 2012

En accord avec Le Front populaire de libération de la Palestine et l’Association de lutte contre le sionisme et le racisme.





Mr le Ministre de la communication, je ne souhaite pas financer vos convictions !

6 04 2012

Tout d’abord, permettez-moi Monsieur le Ministre de vous féliciter et féliciter votre parti pour la confiance des électeurs marocains. Je n’ai certainement pas voté pour vous, j’appartiens à une autre famille partisane et idéologique, opposée à la votre. Je le dis pour l’honnêteté intellectuelle. J’ai attendu les 100 jours du gouvernement dans lequel vous siégez pour faire objectivement la lecture de vos projets pour répondre aux attentes des marocains, dont une partie s’est inscrite dans la vague de contestation du 20 février 2011, moi compris.

Passons cette introduction. Vous avez déclaré Monsieur le Ministre que vous voulez interdire à 2M la diffusion des spots publicitaires des jeux de hasard. Le journal dont vous assuriez la direction, Attajdid, s’est chargé de monter l’argumentaire de votre souhait. Il avait avancé des arguments constitutionnel, juridique, social et pudique. Je ne souhaite pas contester votre argumentaire, ni votre souhait d’interdiction de la diffusion desdits spots. Vous avez même mis en balance votre maroquin ministériel et cette interdiction des spots de jeux de hasard. Je l’avoue, c’est courageux, mais je me demande à qui vous adressez-vous quand vous menacez de partir si cette interdiction ne se concrétise pas. Certainement pas à moi, citoyen, ou opposant politiquement à votre gouvernement.

Monsieur le Ministre, vous avez avancé que les recettes de la chaine 2M de ces publicités de hasard « ne dépassent pas 25 Millions de dirhams ». Vous avez proposé apparemment à la chaine de chercher à combler ces revenus qui s’évaporeraient au cas où votre décision prend effet, mais vous n’avez pas dit comment, vous le Ministre, politique.

Permettez-moi Monsieur le Ministre de vous rappeler que j’ai adressé une lettre, il a 3 ans, à votre prédécesseur lui faisant part de mon souhait de ne plus vouloir participer à la promotion de l’audiovisuel. Vous auriez même déclaré il y a moins d’un mois que vous allez mettre fin, pour 80% des marocains, dont j’estime en être un, à la taxe de promotion de l’audiovisuel. J’en été ravi, car ma lettre n’aurait pas été vaine. Il s’est avéré Monsieur le Ministre que nous auriez menti ! A la lecture de la loi de finances 2012, qui n’est toujours pas votée d’ailleurs alors qu’on est en Avril, cette taxe a la peau dure et persiste bien dans les recettes de l’Etat.

Monsieur le Ministre, pour revenir à cette suppression des spots publicitaires des jeux de hasard, si cette mesure vous sied et qu’elle est en phase avec vos convictions politiques sur la base desquelles votre parti a accédé au premier rang des élections, je n’ai pas d’objection. Sauf que je vous demande de payer cette mesure loin de ma poche !

Je ne souhaite pas financer vos convictions !

Veuillez accepter mes salutations.

Mounir Bensalah.

Deux remarques relatives au sujet :

  1. En parcourant le site de la loterie nationale, appartenant à l’Etat, j’ai trouvé que 20% des ventes de cette société de « jeux de hasard » sont versés, pas hasardeusement, aux caisses de l’Etat.
  2. La constitution prévoit une loi organique qui liste les établissements publics dits « stratégiques », dont les nominations se feront par le Roi. Il parait que la Société Nationale de la Radiodiffusion & Télévision, fait partie, selon votre secrétaire général du parti et non moins chef du gouvernement, de cette liste, selon sa propre proposition, soumise au parlement !




Monarchie vs chef de l’exécutif

4 04 2012

Il y a quatre ans, j’ai publié cette analyse sur l’évolution de la relation entre le roi du Maroc et les premiers ministres, à travers les déclarations et les discours du monarque. Je republie cette partie afin de préparer la mise à jour de l’après constitution de 2011 et gouvernement du PJDiste A. Benkirane :

1 – ( 2001 : Sous Youssoufi )

Question : Comment organisez-vous la répartition des tâches avec le Premier ministre Youssoufi ?

- S.M. le Roi : Il n’y a aucune improvisation. M. Youssoufi fait son travail, je fais le mien. Personne n’empiète sur le domaine de personne. Il y a quelques instants, j’ai eu M. Youssoufi au téléphone. Un conseil de gouvernement venait de se réunir et le Premier ministre m’a posé deux ou trois questions. Je lui en ai posé aussi. Nous avons échangé des informations. C’est comme cela que ça se passe. Avant le Conseil des ministres, M. Youssoufi vient me voir. Nous débattons de ce qui va être dit et on se partage la tâche en ce qui concerne la politique intérieure aussi bien que la diplomatie. Par exemple, M. Youssoufi nous a beaucoup aidés pour obtenir d’un certain nombre de pays qu’ils modifient leur position sur le Sahara. Un jour je suis stratège, un jour c’est lui qui l’est. Un jour je suis tacticien, un jour c’est lui. Et il n’y a pas que M. Youssoufi, il y a tout un gouvernement, des ministres, des secrétaires d’Etat. Là aussi, nous formons une équipe, une équipe très soudée.

2 – ( 2007 : Sous Jettou )

« Pour conforter cette avancée, le gouvernement doit mettre tous les moyens matériels et toutes les compétences humaines nécessaires à la disposition de notre diplomatie, afin qu’elle renforce sa présence dans le monde et au sein des instances et institutions internationales, et qu’elle puisse être à la hauteur des défis qui se posent à l’échelle régionale et internationale »

3 – ( 2008 : Sous Elfassi )

« Nous attendons, donc, du gouvernement qu’il s’attache à mettre en route »

« Parallèlement, Nous appelons le gouvernement à adopter une nouvelle stratégie »

« Partant, Nous sommes encore plus confiant quant à la nécessité d’approfondir la démocratie, de veiller à la régularité des échéances électorales, d’en faire consolider l’intégrité et la transparence par tous les acteurs et de former le gouvernement sur la base des résultats du scrutin. »

« C’est dans cette optique que le gouvernement s’est attelé à la concrétisation de Nos Directives concernant la réforme »





Droit d’association : Le gouverneur n’a pas le droit de changer la loi, nous élisons des parlementaires pour cette tâche!!!

30 03 2012

La loi sur les libertés publiques ( notamment en matière de liberté d’association ) stipule que les porteur d’un projet d’association au Maroc déposent par eux même, ou par huissier de justice, le dossier complet aux autorités territoriales contre récépissé provisoire. Le reçu de dépôt final doit être opéré dans maximum 60jours.

Le gouverneur d’Elhajeb, envoie une correspondance administrative aux agents d’autorité de sa province, leur interdisant de délivrer le fameux récépissé aux présidents d’associations dépositaires, avant d’avoir l’aval des autorités centrales!!!

Un gouverneur peut légiférer?





Ali Benhaddou : “le pouvoir économique n’a pas changé de mains”

26 03 2012

La nouvelle Constitution marocaine, adoptée le 1er juillet dernier par référendum, amorce une démocratisation des institutions du royaume. Reste à l’appliquer… Pensez-vous que les élites du pays soient prêtes à l’accepter ?

Les élites du royaume sont depuis toujours réfractaires au changement. Leur objectif premier, de génération en génération, est de préserver leur statut et leurs privilèges. Mais, en même temps, elles sont liées à la monarchie. A partir du moment ou le roi décide de promouvoir des réformes, elles n’ont guère d’autre choix que de les accepter, ou de s’en accommoder. Cela dit, les réformes annoncées ne mettent pas véritablement en cause leur rôle ni leur suprématie.

Sont-ce les mêmes familles qu’à l’époque d’Hassan II qui sont au pouvoir aujourd’hui ?

Dans les grandes lignes, oui. Le roi a cependant promu plusieurs de ses anciens camarades du Collège royal qui, eux, viennent d’horizons divers, y compris de couches sociales plus défavorisées. Pour le reste, le pouvoir économique n’a pas changé de mains. Ce sont les mêmes qui sont à la tête des grandes entreprises, publiques ou privées, ou parfois les héritiers de la génération qui était aux affaires sous Hassan II. Adil Douiri, aujourd’hui l’un des grands noms de la finance après un passage au ministère du Tourisme est le fils de M’Hamed Douiri, l’un des fondateurs de l’Istiqlal, plusieurs fois ministre sous Hassan II. Mostafa Terrab, patron de l’Office chérifien des phosphates, est le petit-fils de Moulay Mustapha Belarbi Alaoui, l’une des figures de la politique et de la haute administration sous Hassan II. Driss Benhima, personnage clef du règne de Mohammed VI, lui aussi issu d’une grande famille, est le fils de l’ancien Premier ministre Mohamed Benhima. On pourrait multiplier les exemples… Ce sont des dynasties.

Ces dynasties ont aussi investi la technocratie, laquelle pèse au Maroc beaucoup plus lourd que la classe politique…

Absolument. Il en a toujours été ainsi depuis le début du règne d’Hassan II. Les technocrates exercent le pouvoir. On a tout fait depuis 1965 pour stériliser le champ politique. Pour manipuler aussi le jeu politique, afin qu’il ne constitue pas une menace. Or le débat politique est, avec l’action syndicale, un instrument de pacification de la société. Le supprimer, ou l’amputer de l’essentiel, c’est prendre le risque de la violence et de l’extrémisme. C’est d’ailleurs, en partie au moins, l’absence de vrai débat politique qui explique, à mon sens, la montée de l’islamisme.

Le Mouvement du 20 février a-t-il changé la donne ?

Il est l’expression de l’exaspération de la société civile. Celle-ci veut voir la politique reprendre ses droits.

La réforme des institutions est-elle vraiment prioritaire au Maroc ? Ne vaudrait-il pas mieux imposer d’abord une redistribution de la ressource nationale afin que les inégalités soient moins criantes ?

La démocratie est la base du développement. Mais la démocratie, c’est beaucoup plus qu’une réforme des institutions. La démocratie est à la fois politique, culturelle, économique. Elle induit en effet une redistribution des richesses seule à même de faire disparaître l’extrême pauvreté au Maroc.

Source : l’express





Moul #grima : défenseur du trône marocain!

13 03 2012

 

Pour paraphraser Rémy Leveau, avec son “Le fellah marocain, défenseur du trône“, un réel traité de sociologie marocaine. Dommage que nos sociologues ne se penchent pas vers ce titre : Moul #grima : défenseur du trône marocain!





Printemps islamiste ou « les islamistes au défi du pouvoir »

5 03 2012

Il est sans doute plus approprié de parler du printemps islamiste que de printemps arabe! En effet, un peu partout dans la région arabe, là où des élections sont organisées, plus transparentes que les précédentes, les islamistes ont gagné haut la main ! et les exemples ne manquent pas : Maroc, Tunisie, Egypte, Palestine, Turquie, Liban, … et là où les consultations ne sont pas encore organisées, on présage également une victoire islamiste (Yemen, Syrie, Libye, … ). Les islamistes sont-ils les mêmes partout ? Ceux qui intègrent le « jeu » politique sont-ils arrivés à accepter la démocratie ? Les sociétés arabes deviennent-elles plus conservatrices que jadis ? … beaucoup de questions se posent dans cette région du monde, mais surtout en occident.

Et si on dépasse ces questions pour analyser sereinement le comportement des forces de l’islam politique face à cette nouvelle donne : l’exercice du pouvoir ? Tel est l’exercice que se sont donné Samir Amghar, Docteur en sociologie, et une équipe de chercheurs, en analysant pays par pays, à travers un ouvrage fraichement paru, qui « retrace l’histoire de ces mouvements [islamistes], leur évolution, explique les causes de leur récente popularité et s’interroge sur leur devenir ».

« Les islamistes au défi du pouvoir – Evolution d’une idéologie » est un ouvrage en 208 pages paru Mars 2012 chez les éditions Michalon à Paris, avec focus sur le Maroc, l’Algérie, la Tunisie, le Yémen, la Palestine, le Pakistan, la Turquie, le Liban et l’Egypte.

Alors que j’ai considéré ( actes de la conférence Forum de gauche, Décembre 2011 ) que la monté des islamistes au pouvoir partout où un simulacre de démocratie existait dans notre région est dûe essentiellement à une revanche des sociétés musulmanes sur une greffe non consentie de modernité « occidentale » depuis les colonisations, le rejet d’une occidentalisation détachante de ses élites, dites progressistes, l’ouvrage présent, quand à lui, se focalise sur les caractéristiques intrinsèques des mouvements de l’Islam politique et s’essaie de prédire leur évolution : passage de partis révolutionnaires à des partis de gouvernements, laïcisation de leur discours et leurs programmes … Et puis, pour effleurer des questions économiques et de géopolitiques : Quel sera le programme ( la tendance géopolitique ) de ces mouvements islamistes au pouvoir ? Vont-ils pencher vers le néo-libéralisme ou vers l’Islamo-gauche ?

L’analyse de chaque mouvement et dans chaque pays permet de voir que même si les évolutions sont différentes, vu le contexte de chaque pays, de grands points communs restent en suspens : la relation arithmétique liant les islamistes à la démocratie, double langage selon catégories sociale et selon communication interne ou externe, valeurs universelles, … Le bouquin reste in fine une bonne référence en matière de constat, par pays, des mouvements de l’Islam politique.





Le Zoo n’est pas fait pour les pauvres! autres bêtes sévissent!

2 02 2012

Une chose est sure, lire mon billet là-dessus, les animaux ne vont plus se suicider par faute de bon foyer! le nouveau zoo est finalement prêt et surtout inauguré :

Des petits enfants d’une association caritative aurait demandé aux responsables du zoo la réduction du tarif d’entrée, voire l’exonération, pour ces enfants. Voici la réponse telle que publié par cette association sur facebook ( traduction : payer les 20dh par enfant, 30dh par accompagnant, ce sont des prix étudiés pour cette catégorie ) :

Réponse du zoo à une association caritative




Il y a un an, fut une lettre … à la poste?

18 01 2012

Il y a un an, une lettre a été rédigée comme aujourd’hui pour être signée le 29/01/2011. Beaucoup n’ont pas trop apprécié le ton, certains l’ont trouvé simple mimisme ou trop révolutionnaire à leur yeux, d’autres j’en sais quoi.

Un an après, elle devient “trop banale”. Il est important à mon sens de voir le cheminement en un an, surtout de cocher ( le peu? ) ce qui a réalisé, et ce qu’il ne l’est pas!

 

Lettre ouverte au Roi Mohammed VI et à l’ensemble des citoyennes et citoyens

Leçon tunisienne et égyptienne au Maroc : Manifeste pour une réforme politique démocratique.

Majesté,

Sœurs et frères Citoyens Marocains,

La commémoration des marocains du 11 Janvier a coïncidé avec les révoltes des peuples tunisien et égyptien, exprimant la volonté des peuples de notre région à récupérer leur dignité et leur droit à la citoyenneté. Evoquant les dimensions de la présentation du manifeste de l’indépendance, nous commémorons les luttes du peuple marocain pour obtenir son indépendance, la défense de la nation et son aspiration à une réelle démocratie et la réalisation d’une citoyenneté intégrale.

Nous remarquons que le Maroc vie une régression du projet démocratique. En outre, les conditions sociales et économiques de larges couches du peuple marocain sont sujettes à une grande préoccupation, en parallèle avec un copinage effréné de l’élite et l’aggravation de l’économie de rente. Le paysage politique marocain parait abject du fait d’un consensus stérile empêchant la confrontation d’idée et la possibilité de leur renouvellement ainsi que le renouvellement de l’élite les portant. Cette élite continue d’être formée dans des positions de clientélisme loin de l’école publique ou des organisations vives de la société, et ce par l’intervention des autorités dans le vif de l’action politique et civile, la tentative de sa restructuration d’en-haut, outre l’intervention des « affiliés » au Roi dans toutes les questions décisives de la nation, bravant toute logique de la bonne gouvernance. Les autorités abdiquent toujours à leur engagement de présenter des excuses publiques au sujet de leurs violations des droits humains et refusent d’activer l’application des recommandations de l’Instance Equité et Réconciliation. Une minorité continue d’agencer les richesses du pays et épuiser ses ressources. Au même temps, les partis politiques souffrent d’un faible encadrement de la population, de l’absence de leurs initiatives réformatrices et l’impopularité de leurs leaders.

Les Marocains souffrent de cette situation, le Maroc et son intégrité sont menacés du fait de la poursuite de la même logique dans la gestion des affaires publiques et des enjeux nationaux.

Partant de là, nous, soussignés, demandons :

  • Le renvoi du gouvernement actuel, la destitution du parlement et la constitution d’un gouvernement de transition composé de potentialités démocratiques civiles, présidé par une personnalité nationale honnête réunissant un large consensus.

  • La constitution d’une instance nationale de toutes les sensibilités sociales, civiles et politiques pour la formulation d’un projet de constitution démocratique sujet à un référendum populaire, libre et transparent au cours de l’année actuelle. Une constitution instituant une monarchie parlementaire, où le Roi règne et les institutions gouvernent, qui garantit la séparation de pouvoirs, un gouvernement responsable devant un parlement véridique et représentatif de la volonté populaire, et qui instaure l’universalité des droits humains, la suprématie de la loi et la criminalisation de l’impunité.

  • La réalisation de la justice sociale, économique et fiscale, l’encouragement de la culture, la promotion de l’éducation, la réforme de la justice, la libéralisation des informations et de l’expression, surtout la démocratisation de l’espace audio-visuel afin de créer un climat sain de débat public, la réforme radicale de l’enseignement et le rétablissement des droits individuels et publics tels qu’universellement reconnus.

  • La poursuite de tout individu ayant été prouvé son implication dans la dilapidation des deniers publics, l’abus de pouvoirs ou l’atteintes aux droits humains.

Nous appelons l’ensemble des citoyens marocains à l’expression pacifique de leurs opinions de la façon convenable. Nous ne voulons que soit élevées la démocratie et la justice sociale, à travers un géni marocain. Le Maroc et les marocains méritent la transition rapide et lisse vers la démocratie.

Le Maroc, le 29 Janvier 2011.

Traduction de la lettre à signer ici. Pour voir la liste des signataires, c’est ici.





Tribune : Lettre ouverte à Monsieur le Ministre de la communication

5 12 2011

M. le Ministre,

 

    Je m’adresse à vous en tant que citoyen marocain, mais aussi en tant qu’artiste, « auteur, compositeur et interprète », et gestionnaire de projets culturels, car la situation de l’artiste au Maroc ne peut que nous attrister. Certains pourraient se demander pourquoi je m’adresse à vous, alors que la logique voudrait que j’interpelle le Ministre de la culture. Dans cette lettre, je m’adresse à vous car la société de gestion des droits d’auteurs « BMDA » est curieusement sous votre tutelle ! Cela a-t-il un rapport avec la liberté d’expression ? Car c’est un secret de polichinelle de dire que la redistribution des droits d’auteurs est la condition sine qua non pour que l’artiste puisse avoir des rentrées d’argent autonomes afin qu’il puisse jouir de cette liberté. Si l’auteur ne peut vivre de ses œuvres, il est immédiatement asservi à une puissance économique, politique ou idéologique. Telle est l’histoire de l’art et de la création. A quelques exceptions près…

 

    Cependant tel n’est pas notre sujet. J’aimerais plutôt me focaliser sur le BMDA, cet organisme qui détient le monopole de la gestion des droits d’auteurs (Décret N°2.64.406 du 5 Kaada 1384 (8 mars 1965) Portant création du Bureau Marocain des Droits d’Auteurs) et qui est censé défendre l’auteur, compositeur et éditeur en premier lieu. Ce qui devrait être un droit, et une protection pour l’artiste et ses créations, se révèle être un grand flou artistique, l’un des tabous de la vie culturelle au sein du plus beau pays du monde. Malgré tout, artistes, associations, professionnels, entrepreneurs culturels, du monde de la musique, du cinéma, de l’édition, etc.… se mobilisent et se battent depuis plusieurs années pour que, au moins, les lois (votées par le parlement marocain) soient appliquées, et, au mieux, le système réformé. Monsieur le Ministre, même le plus rudimentaire des droits, celui de l’adhésion à cet organisme, est bafoué. Je vous parle en connaissance de cause car j’ai vécu un calvaire administratif pendant trois mois pour m’y inscrire sans que ma tentative ne puisse aboutir (Je vous épargne les détails de cette histoire qui, comme tant d’autres, révèle un dysfonctionnement administratif  aigu). Pourtant ce qui a pris trois mois sans aucun résultat avec le BMDA n’a pris que deux semaines à la SOCAN (Société de gestion des droits au Canada) et ce sans avoir à me déplacer à leurs locaux (effet magique d’internet).

 

     Je voudrais maintenant vous demander de prendre cinq minutes et de jeter un coup d’œil  sur le site web www.bmda.org.ma. Commencez par regarder le spot de sensibilisation qui constitue, à mon avis, une insulte à la créativité de l’artiste marocain. Mais peut-être illustre-t-il le mieux le BMDA ? Vous remarquerez ensuite que ce site est une coquille vide, et qu’il n’existe aucune possibilité d’avoir de l’information, ne serait-ce sur l’organigramme, son fonctionnement et ses objectifs spécifiques. Défile encore l’information d’un événement datant d’Avril 2009 (Une question : s’agit-il vraiment d’un organisme  sous la tutelle du Ministère de la communication ?!). N’importe quel artiste aimerait y apprendre que notre BMDA fait preuve d’une transparence inégale, où le dernier des centimes de la convention signée en 2010 à valeur de 13 millions de dhs entre votre Ministère et le BMDA est justifié. Que notre BMDA redistribue les droits à tous les ayants-droits qui voient leurs œuvres d’esprit passer en boucle sur les ondes des radios nationales. Qu’il lutte efficacement contre le piratage des œuvres artistiques qu’on trouve à chaque coin de rue. Pour que mes propos ne soient pas mal compris, je n’invoque pas les petits détaillants qui bataillent pour survivre dans un pays où le chômage et le clientélisme bloquent toute ascension sociale, mais je parle de l’industrie parallèle qui profite de l’anarchie ambiante, s’enrichit en produisant des millions de copies chaque jour sans que les ayants-droits puissent toucher leur du. Avez-vous une idée de la manne d’argent dont l’Etat se voit priver, à cause du piratage, et qui pourrait être investi dans le développement de l’économie de la culture, et son épanouissement ?

 

    M. le Ministre, vous avez du travail. Vous avez du travail car l’Histoire ne pardonne jamais, et ceux qui ont défilé avant vous à ce poste n’ont pas su marquer l’Histoire par des actes tangibles. Des actes qui ne se traduiraient  pas uniquement  par « mettre la main à la poche », mais par l’élaboration d’une stratégie à court, moyen et long terme, par le choix de personnes, intègres et qualifiées, à la tête de cet organisme. Des actes qui rendraient la confiance et l’espoir à tous les travailleurs de l’industrie culturelle (encore faudrait-il que celle-ci existe bel et bien).

 

     M. le Ministre je m’adresse à vous car vous n’êtes pas encore nommé Ministre de la communication. Vous êtes actuellement une personne lambda pour la plupart des marocains, vous avez encore l’oreille pour écouter nos revendications. Car, je suppose que, dès que les flashs de la photo officielle vont briller, l’effet de cette lettre ne sera plus le même.

 

 Badre Belhachemi

Auteur, compositeur, interprète & gestionnaire de projets culturels





على الوردة الرجوع إلى تربتها قبل فوات الأوان

28 11 2011

رسالة إلى الرفيقات و الرفاق في المجلس الوطني للاتحاد الاشتراكي

حان الوقت :على  الوردة الرجوع إلى تربتها قبل فوات الأوان

الرفيقات و الرفاق,

ابعث لكم بهذه الرسالة كمناضل يحمل هم حزب من المفروض فيه الا يطرح فيه نقاش كهذا. قاد الاتحاد الاشتراكي سنة 1998 حكومة ما سمي بالتناوب في ظروف سال مداد كثير لتوصيفها و لا داعي للعودة إليها. في انتخابات 2002 عبر المغاربة عن تجديد ثقتهم في حزب المهدي و استأثر القصر حينها احترام “المنهجية الديمقراطية”. ان لهذا التاريخ بالضبط دلالة عميقة في التحول الذي شهده حزبنا في العشرية المنصرمة. مشاركة حزبنا في حكومة جطو كانت خطا سياسيا عميقا أفضى, بشكل كبير, إلى زلزال 2007 حيث اثر أربعة أخماس المغاربة عن التصويت و عاقبنا الخمس المصوت (ولم يعاتبنا كما أشار إليه الكاتب الأول حينها, الرفيق محمد اليازغي). و هكذا تعاقب التقهقر السياسي مرورا بالمسخ الانتخابي ل2009 و الذي كرس تقهقرنا بعد استبعادنا من “التناوب المحلي” سنة 2003 كما بشرنا به الأستاذ عبد الرحمان اليوسفي. و لحسن أقدار السياسة أن بعث فينا بوعزيزي تونس و أعطى عندنا 20 فبراير, المنتوج الوطني للتذمر السياسي, بمنشطات ما سمي بالربيع العربي.

على العموم, افرز المغرب السياسي دستورا جديدا, و ان لم يحقق الملكية البرلمانية, يوسع من “الهامش الديمقراطي”. أجريت انتخابات شهد الجميع بأنها كانت أكثر نزاهة و حيادية من سابقاتها في 25 نونبر الماضي و حصد الحزب نتيجة لا مجال لتبريرها : الهزيمة.

إليكم أيتها الرفيقات و الرفاق بعض الملاحظات :

+ إننا حزب شارك في تسيير الشأن العام منذ 1998 و نتائجنا في تقهقر منذ ذلك التاريخ, بعكس شريكنا حزب الاستقلال. إن المغاربة يعاقبوننا عل الاستمرار في التسيير مهما كان الثمن.

+ إن الإنصات لصوت المواطنين, بغض النظر عن نتائج الانتخابات, يمكن من مدى السخط على أداء الحزب و على بعض قيياديه.

+ إننا إذ نؤكد هجرة ناخبينا التقليديين نحو وجهات أخرى : 0 مقعد بالدار البيضاء و طنجة و القنيطرة و مكناس و مراكش, … فباستثناء بعض المدن الكبرى أو المتوسطة (فاس, الرباط, سطات, خريبكة, بن سليمان ) فقدنا إشعاعنا داخل الأوساط التي نحن نزعم تمثيلها.

أيتها الرفيقات و الرفاق,

لقد حان الوقت لان تعود الوردة الى تربتها قبل فوات الأوان و تذبل إلى الأبد.

+ إن المغرب اليوم محتاج لليسار كمشروع مجتمعي حداثي تقدمي يسعى لتحقيق الديمقراطية و العدالة الاجتماعية

+ إن الاتحاد الاشتراكي ما يزال قادرا على بلورة قطب يساري تلتف حوله كل القوى اليسارية و التقدمية في مجتمعنا.

+ إن المشاركة في أية حكومة يعني نهاية تمثيلنا للحداثة و يعني تأكيدنا للهرولة نحو المناصب و عدم قدرتنا بالمرة على التخلي عن رفاهية التسيير.

أيتها الرفيقات و الرفاق,

إنكم تتحملون مسؤولية كبرى في اختيار اصطفاف الحزب و كيفية تدبيره للمرحلة.

إنكم باختياركم مراجعة الذات الحزبية و الانكباب الحقيقي على بناء الخيار اليساري المغربي عبر تجديد خطاب الحزب و نخبه و استعادة الشرعية الديمقراطية تكونون اخترتم المستقبل.

اللهم إني قد بلغت, و لرفاقيتكم واسع النظر.

منير بن صالح,

مناضل





Au Maroc, le dilemme de la droite ou la droite ou le désintérêt « activistique ».

27 11 2011

Dans mon pays, la gauche est minoritaire ! Pire, politiquement émiettée : entre ceux qui ont catégoriquement choisi la droite de l’Etat en rejoignant une alliance électorale dont la matrice est constituée autour des partis des amis du Roi, ceux qui ont choisi de monnayer le patrimoine contre des maroquins ministériels devenus « existentiels », jouant à la marge de l’Etat, et ceux qui appellent au boycott sans alternatives ni issue de secours, à la marge et à la traîne d’une droite religieuse ancrée.

Le peuple de gauche rate encore un bel épisode de l’histoire : Au moment où ce que l’on convient d’appeler « printemps » dans la région Amazigho-Arabe, où la demande bat son plan sur le politique, et au moment où la crise économique bat son plein, réduisant le libéralisme à prôner un socialisme éclairé à travers l’Etat-régulateur, l’on a poussé à ce que les gens ne croient plus en un espoir de gauche !

J’avais écrit en 2007, vu la pénétration d’internet et la situation socio-économique, voire politique, de la jeunesse des jeunes va les « gauchiser », dans une quête de liberté, d’équité sociale, mais aussi par indignation ( mot magique qui revient même chez nos amis du nord ) en comparant leur situation avec cet ailleurs, accessible désormais. Quelle force de gauche pour encadrer cette jeunesse : Walou ! Certaines font de cette jeunesse un étalage de modernisation exhibé au pouvoir pour monnayer, d’autres leur ont appris que pour être de gauche, « dis non et tais toi ! » ( si vous voyez une ressemblance, cela se passe juste par votre tête ) dans une sorte de pédophilie intellectuelle sordide.

Encore, faut-il avouer un constat capital : le peuple de gauche existe-t-il vraiment ? A-t-il une réflexion ( au sens optique s’entend ) sur ce qui se passe ? Va-t-il mettre les gants pour voter à droite, ou du moins pousser à le faire ? Le peuple de gauche fait-il l’écrasante majorité de l’élite ?

En attendant de vous laisser choisir entre la droite, la droite et la droite, je vous laisse savourer ces deux passages d’intellectuels : Quand Sabila se demande, sans réponse, dans le dernier chapitre de son nouvel ouvrage : « Parlant des formations politiques issues du mouvement national, et particulièrement les formations progressistes et modernisatrices sur lesquelles des générations ont porté beaucoup d’espoir de réformer la société et de la porter vers le progrès, la modernité et la raison, ces formations dont les idées formaient une idéologie et une utopie pour les générations nouvelles de la post-indépendance, quel est le secret de leur échec ? Quel est le secret de leur émiettement, des malentendus et de la violence qui les marquent ? Quel est le secret dans le fait que les formations modernistes du mouvement national, qui portait le flambeau du progrès, de l’équité sociale et de la raison, a enfanté in fine des créatures politiques abjectes d’une telle violence et a produit une déception de cette ampleur gigantesque ? Quel est le secret de cette triple crise vécue par ces nouvelles formations : crise idéologique et culturelle, crise institutionnelle et crise éthique ou de valeurs ? » Benhaddou conclût son étude ainsi : « Ce qui se vit actuellement, c’est l’inachèvement qui brise l’illusion de la modernité. C’est aussi la découverte de l’immaturité politique, d’où la pauvreté du débat démocratique … Le jour où, par exemple, les élites apprendront à se soumettre à d’autres lois que les leurs, à découvrir une liberté capable de déterminer les limites du supportable, à négocier, coopérer, redistribuer, partager, le Maroc sera alors sur la voie d’une réelle démocratisation ».

Jeudi, 24/11/2011





La voix du boycott #intikhabate doit être libre de s’exprimer !

17 11 2011

Je ne suis pas fan du boycott, disons que je suis contre le boycott des élections. D’une part parce que ce n’est pas utile ( politiquement et sociétalement s’entend ) et d’autre part parce qu’il reflète une soustraction de certaines « forces » politique de la mesure de son réel poids à travers les voix.

Ceci étant, en tant que démocrate, je ne peux qu’exprimer ma solidarité absolue avec les porte voix du boycott et crois sincèrement à leur droit d’exister. Les intimidations ( voir ici, ici, ici, … ) combinées à une loi liberticide ( incriminant l’appel au boycott, en plus de celle interdisant –tout « simplement » les sondages ) dans un contexte de construction démocratique sont tout simplement réactionnaires !

Le Maroc nouveau, qui souhaite se mettre dans la bonne voie de la construction démocratique, ne doit pas avoir peur de la voix du boycott, qui de plus émane de citoyens marocains, peut-être déçus des expériences passées.

Le droit à ne pas croire la volonté officielle du changement est un droit que je défendrai quelque soit le coût.

Mounir Bensalah,
Militant politique et de droits humains.





#intikhabate : programme électoral #USFP

11 11 2011

«Pour la construction du Maroc de la citoyenneté ». C’est sous cette devise que les Usfpéistes se lancent dans la bataille électorale des législatives du 25 novembre. « Nous y allons armés d’une farouche volonté. Nous y allons avec confiance en soi et foi dans l’avenir », prévient Abdelouahed Radi. Ce jeudi 10 novembre au siège r’bati de l’Union socialiste des forces populaires, le Premier secrétaire de l’USFP l’affirme haut et fort : le programme électoral de sa famille politique est d’abord et avant tout axé sur l’application saine et démocratique de la nouvelle Constitution. Pas moins de 20 lois organiques doivent être adoptées par le prochain Parlement. Du contenu de ces lois dépend l’avenir démocratique de ce pays, dira en substance celui qui préside aux destinées de la Chambre actuelle des représentants.

Mettre en œuvre les dispositions de la Constitution mais aussi et surtout procéder à la moralisation de la vie politique et à celle des élections. La non utilisation de l’argent ainsi que la neutralité positive de l’Administration sont plus que jamais des revendications ittihadies. « La légitimité des institutions vient de la crédibilité et de la transparence des élections », rappelle A. Radi. Ces dernières semaines, l’USFP a milité pour la réforme électorale. « Nous n’avons pas obtenu tout ce que nous voulions en ce qui concerne par exemple le renforcement de la liste nationale, l’élévation du seuil national ou encore le découpage électoral. L’USFP n’est pas seul sur le terrain. Alors, nous nous sommes inscrits dans le consensus, mais avec des réserves ». Le Maroc a mal à sa pratique politique. L’USFP en a pris acte et fait le pari de l’amélioration de la vie politique en présentant de nouveaux profils aux élections (voir encadré). « C’est avec ce nouveau groupe, cette nouvelle élite sous la Coupole que nous pourrons rendre concrètes et faire incarner sur le terrain les dispositions de la Loi suprême », martèle le chef de fil des socialistes marocains.

Ses auteurs sont prompts à l’affirmer : le programme électoral du parti de la Rose n’est ni ponctuel ni électoraliste. Il s’inscrit dans le droit fil des recommandations du 8ème congrès des Usfpéistes sur fond d’un dénominateur commun, celui de donner du sens à une Constitution qui n’existe pour l’heure que sur du papier. « Un programme d’un parti de gauche, un parti démocratique et qui incarne une vision claire de la société et du Maroc de demain, un programme où la citoyenneté pleine et entière est au cœur du processus démocratique », fait valoir Habib El Malki.

Scolarité obligatoire jusqu’au bac et impôt de solidarité

Chez les Usfpéistes, la citoyenneté est résolument multidimensionnelle. Elle est politique, économique, sociale et culturelle et se décline en autant de volets et, surtout, en 180 mesures concrètes. Et cela commence dès l’après 25 novembre. Le gouvernement issu des urnes, soutient H. El Malki, doit être politique par excellence. « L’Exécutif doit être politique pour être homogène, fort et allier sens politique et compétence », fait valoir celui qui brigue un nouveau mandat à Bejaad. Et dans le cadre de cette citoyenneté politique, l’USFP propose un code de bonne conduite parlementaire pour contribuer à l’amélioration de l’image du député. La citoyenneté économique est au cœur des propositions des Usfpéistes qui en appellent à l’adoption d’une nouvelle stratégie économique globale en rupture avec les politiques sectorielles. « Seul moyen de booster la compétitivité de l’économie marocaine », déclarent les initiateurs du programme électoral. L’industrialisation du pays fait ici figure de priorité ainsi que le taux de croissance fixé entre 7 et 8% au lieu de 4,2% actuellement. L’emploi et la mise à niveau du secteur privé font également l’objet de mesures concrètes tels que l’auto-emploi, l’emploi social ou encore le contrat programme Etat/secteur privé.

Pas de dignité sans citoyenneté sociale. C’est la conviction profonde des Usfpéistes dont le programme accorde une place importante à l’enseignement, la santé, le logement et la protection sociale. Un nouveau pacte entre l’école et la société est proposé aux électeurs. Les Usfpéistes proposent d’augmenter la durée de la scolarité obligatoire de 5 à 7 ans. La scolarité jusqu’au baccalauréat deviendrait alors obligatoire, « une condition pour la mise à niveau du citoyen et de l’économie », et la formation professionnelle deviendrait une véritable filière.

Des ambitions sociales pour l’Union socialiste des forces populaires qui compte élargir l’AMO, instaurer des indemnités contre la perte d’emploi, améliorer les retraites… Dans cette perspective éminemment sociale, un impôt de solidarité, « au nom de la stabilité sociale », est au programme ainsi qu’une réforme de la fiscalité « dans le sens de la justice sociale et de la compétitivité ». Autre réforme sociale à l’ordre du jour pour les Ittihadis en campagne dans quelques jours, celle de la Caisse de compensation. « Une réforme courageuse qui doit se faire pour, tout à la fois, mieux cibler les véritables bénéficiaires et alléger l’impact sur le budget », fait valoir Habib El Malki.

Enfin, la citoyenneté culturelle qui est loin d’être le parent pauvre du programme de l’USFP. En plus d’une Charte nationale de la culture, ceux et celles de l’Union socialiste des forces populaires proposent des mesures s’inscrivant dans le droit fil de la liberté d’expression, garantie en principe par la nouvelle Constitution. Une loi consacrant le droit à l’accès à l’information, un texte encadrant les médias publics pour qu’ils jouent leur rôle de service public ainsi qu’une réforme du Code de la presse garantissant la liberté d’expression et supprimant les peines privatives de liberté pour les journalistes sont quelques-unes des propositions des Usfpéistes.

Narjis Rerhaye

Télécharger le programme en arabe ici





#intikhabates vs #madammsafra et #feb20

25 10 2011

Sincèrement, voici ce que je pense des prochaines élections :

“Boycotter, ca veut dire rester à la marge. Et je ne pense pas que les marocains soient prêts pour une révolution”

Mounir Bensalah, ingénieur, blogueur et activiste âgé de32 ans, vit à Casablanca.

J’ai participé aux manifestations au début du Mouvement du 20 février, mais pas aux dernières, car je suis opposé au boycott. Boycotter, ça veut dire qu’on veut rester à la marge. Et après ? Cela veut-il dire qu’on passe à la révolution ? Je ne pense pas que les Marocains soient prêts pour cela. Les Marocains veulent du réformisme, pas une révolution.
C’est bien de descendre dans la rue, mais c’est mieux, selon moi, de passer par les institutions existantes. Quand nous étions face à une impasse, nous sommes descendus dans la rue. Maintenant que les Marocains ont adopté cette réforme constitutionnelle, nous avons dépassé l’impasse.
Je pense qu’il faut trouver un moyen d’amener les militants du Mouvement du 20 Février à représenter leurs idéaux dans les institutions. Nous pouvons également être observateurs de ce qui se passe pendants les élections, et témoigner des abus.
Le boycott aurait un effet négatif. En revanche, plus les gens votent, moins les irrégularités seront possible. Quand il y a une vraie participation, on ne peut pas acheter tout le monde !”




Tribune : تساؤلات دستورية

20 10 2011

أصدرت وكالة المغرب العربي للأنباء يوم 5 أكتوبر2011 بيانا تعلن فيه أن الملك محمد السادس عـيـَّن السيد المصطفى ساهل مستشارا له بالديوان الملكي، وذلك نقلا عن بلاغ لوزارة القصور الملكية والتشريفات والأوسمة.

قبل ذلك بشهرين صدر بلاغ مشابه يعلن عن تعيين السيد عبد اللطيف المنوني مستشارا للملك أيضا، وذلك بعد شهر و نيف عن الاستفتاء على الدستور الجديد الذي ترأس السيد المنوني لجنة صياغته.

وقد صدر تعيين السيد المنوني بالجريدة الرسمية عدد 5984 بتاريخ 06 أكتوبر 2011 :

هنا صورة الجريدة الرسمية :

هذان التعيينان يطرحان بضعة تساؤلات نورد منها :

أولا، ما هو موقع وزارة القصور الملكية والتشريفات والأوسمة من الدستور الجديد و هيكلته المؤسساتية ؟ علما أنها وزارة بدون وزير أو على الأقل بدون وزير معروف كباقي الوزراء، وعلما أن الفصل 87 من الدستور الجديد ينص صراحة ” تتألف الحكومة من رئيس الحكومة والوزراء، ويمكن أن تضم كتابا للدولة. يُحدد قانون تنظيمي، خاصة، القواعد المتعلقة بتنظيم وتسيير أشغال الحكومة والوضع القانوني لأعضائها.” بينما الفصل 93 ينص على ” الوزراء مسؤولون عن تنفيذ السياسة الحكومية كل في القطاع المكلف به، وفي إطار التضامن الحكومي. يقوم الوزراء بأداء المهام المسندة إليهم من قبل رئيس الحكومة، ويطلعون مجلس الحكومة على ذلك. يمكن للوزراء أن يفوضوا جزءا من اختصاصاتهم لكتاب الدولة “.

فما هي إذن صفة وزارة القصور الملكية و التشريفات والأوسمة وما وضعها القانوني؟ هل هي دستورية أم فوق دستورية أم تحت دستورية أم لا دستورية أم ماذا ؟ و هل ستضم الحكومة المقبلة وزيرا لهذه الوزارة ينفذ السياسة الحكومية في قطاع القصور الملكية ؟

ثانيا، هل احترمَ التعيينُ الملكي للمستشار السيد مصطفى ساهل و من قبله كذلك السيد عبد اللطيف المنوني، مقتضيات هذا الدستور و خاصة مساطر إصدار الظهائر من طرف الملك ؟ علما أن منصب المستشار ليس بالهين ولا يمكن حصره في دائرة الأمور الشخصية للملك – كالطبيب الخاص و السائق الخاص و غيره – وإلا فليس من المستساغ أي بكون تعيينه بظهير، وهو يتقاضى مرتبا من الميزانية العمومية و له موقع بروتوكولي بارز و يحضر المراسيم و يحضر مجلس الوزراء و يترأس الاجتماعات و يقرأ الرسائل الملكية نيابة عن الملك في المحافل|، و هناك من يشرف مباشرة على مشاريع اقتصادية أو اجتماعية وغير ذلك و قد يكون له القول الفصل في بعض الأمور أكثر من الحكومة و الأغلبية والمعارضة و البرلمان جميعا.

لننظر إذن ماذا يقول الدستور عن صلاحيات الملك و خاصة في ما يتعلق بالتعيينات في المناصب ؟

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عبد الرفيع جواهري : ما طوينا الكتاب

5 10 2011

عبد الرفيع جواهري

ما طوينا الكتاب

السلام عليكَ، السلام عليكْ
السلام، وفي يدنا باقة الياسمينْ.
السلام عليك، فلستَ من الغائبينْ.
السلام، لأنك يا سيدي أولُ الحاضرينْ.
رغم عصف السنينْ
لايزال الخلودْ
آيةً فوق ذاكَ الجبينْ
السلام على قامةٍ ما انحنتْ
عندما ركعتْ جوقةُ الراكعينْ
السلامُ على صرخة علّمتْ قولَ: »لا«
أمَّة الرافضين
السلام على جمرةٍ
مانزال على نارها قابضينْ
السلام على فكرة لاتزال إذا ذُكِرتْ
تُفزِع الحاقدينْ

ما طوينا الكتابْ
صفحةً، صفحةً
لانزال لها حافظينْ
ما طوينا الكتابْ
كيف نطوي دماً
لانزال على هدره شاهدينْ؟
دمُه بيننا
كيف ننسى دما
كيف ننسى دم الرائعينْ؟
ما طوينا الكتاب
والسطور دمٌ خَطَّها خنجرُ الغادرينْ

قال لي: كيف حالُ البلادْ
آه ياسيدي…
إنه زمن تحْتَهُ جمرةٌ في الرمادْ
السياسةُ مثل الحشيشْ
والكلام المزوَّقُ إفكٌ
تعارَكَ تجّارُه في المزادْ
والحقيقةُ؟
آه يا سيدي!!
إنها مثل »هودٍ« أتى قومَ »عادْ«
من يخاف من الحق؟ قلت له
إنه الحق إنْ بانَ، بانتْ »سعادْ«
والصحابُ؟
أتسألني أين تلك الجيادْ؟
لاتزال جراحاتُ إخوةِ يوسفَ، غائرةٌ في الفؤادْ
الصحابُ؟
»فما أكثر الصَّحْبَ حين تعدُّ الصحابَ ولكنّهم…«
دخلوا الكهفَ ثم استطابوا الرقادْ

كان ينظر في قلق للأفقْ
ساد صمت فقلت له ما العملْ؟
قال لابد من صعقةٍ ضد هذا السوادْ

استدار ودقَّ بقبضته الطاولة، ثم صاحْ:
أيها الساكنونَ كهفَ هذا السكونْ
فاخرجوا لتروا
كم هي الشمس رائعةٌ عندما تخرجونْ
انهضوا أيها النائمونْ
قبل أن يذبُلَ الوردُ فوق الغصونْ
انهضوا قبل أن تترهل أرواحكُمْ
في الكراسي التي فوقها تجلِسونْ
أيها الصامتونْ…
لم يعد عندنا الصمتُ من ذهبٍ عندما تصمتونْ
في انتظار الذي قد يكونْ
في انتظار الذي ربما لن يكونْ
إن »گودو« بدا ساخرا في العيونْ
كدتُ من حزني أن أقول:
لستُ أعبدُ ما تعبدونْ

دمَعَتْ مقلتاه فقلت له
سيدي: رغم هذا الدجى
لانزال على دحره قادرينْ
لم نكن أبدا يائسينْ
إن كَبَتْ خيلُنا…
سوف تأتي خيولْ
وعلى صهواتِ الجيادْ
سنرى فتيةً رائعينْ
من تراب القرى
ودروب المدنْ
سنراهم غدا قادمينْ





Travail domestique : Arrêtons l’impunité, l’esclavagisme et l’exploitation !

4 10 2011

Les histoires tragiques des petites filles exploitées dans notre société marocaines se suivent, se ressemblent et atteste d’une incapacité chronique de combattre ce fléau au 21ème siècle. L’histoire de la petite Zineb d’Oujda, 11 ans, torturé dans le foyer d’un juge, celle du même âge torturée, récemment, jusqu’à la mort, … ne sont que la partie visible de l’iceberg ! Elles sont plus de 60.000 petites filles qui servent ( et je l’assume ) d’esclaves modernes dans les foyers. Pire, parmi les gens plus pieux, les modernistes plus acharnés, cette pratique ne semble perturber leurs principes ! Le célèbre blogueur marocain Citoyen Hmida s’exprimait, avec les mots adéquats, sur le sujet ainsi : « Avant même de poser des problèmes de droit et de société, l’exploitation des petites filles dans les travaux ménagers doit nous interpeller individuellement au niveau de notre conscience, de notre morale, de notre éthique ! », il a bien raison ! Ne nous voilons pas la face : combien de mère de famille tolère que ses adolescents abusent de la petite domestique au lieu de choper le sida ailleurs ? Combien de famille considère que faire travailler une petite fille d’une famille pauvre est la sauver de la misère ? Combien de nous tous, s’accommodent devant trouver une petite bonne chez la famille ou les amis ? … Mais en même temps, le problème est beaucoup plus complexe, car aucune société n’a combattu un fléau par la simple remise en cause individuelle de ses citoyens. A mon sens, il faut œuvrer sur deux niveaux parallèles.

 

Travaillant quelque 14 heures par jour, 6 jours sur 7 ( et là je suis clément ), soit quelques 364 heures par mois, contre un salaire de misère qui ne dépasse guère les 800 dirhams par mois, soit 2,20 dirhams de l’heure ! Et si c’était seulement ça : la violence, les viols, la maltraitance, … sont autant de supplices subies par ces petites Cosettes, dont le seul tort est d’être nées dans une société impitoyables, dans un état qui peine à protéger ses enfants ! La société civile n’a pas cessé de dénoncer cette situation, pourtant le Maroc est signataires de toutes les conventions OIT interdisant le travail de l’enfant. Même HRW s’est mêlée à cette dramatique destinée !

Le code du travail, censé être le cadre légal réglementant les relations de travail entre employeurs et employés, a évité de rentrer dans le détail du travail domestique tout en renvoyant vers un texte de loi spécial pour cette question. Depuis quelques mois déjà, le projet de loi sur « les travailleurs domestiques » est chez le SGG. En voici quelques avancées et remarques que j’ai faites :

  • Interdiction d’employer enfants de moins de 15 ans. Entre 15 et 18 ans, un accord parental est nécessaire.
  • Le projet de loi impose un contrat type entre employeur et employé, dont un exemplaire doit parvenir à l’inspection du travail.
  • L’employé est rétabli dans ses droits légitimes : congé payé (minimum 1,5 journée par mois), 1journée chômée par semaine, prime de fin de contrat, salaire minimum équivalent à la moitié du SMIG applicable en industrie, …
  • L’inspection du travail est, à l’instar des autres conflits durant et après les autres contrats de travail, est habilitée à arbitrer entre les contractants.
  • Le contrat ouvre l’imposition d’affiliation à la sécurité sociale.
  • Il est passible d’amende entre 25 et 30.000 dirhams ceux qui ne déclarent pas leur contrat de travail. En cas de récidive, la peine peut aller jusqu’à 3mois de prison ferme.

Conscient de l’importance d’une réglementation qui saura mettre à niveau à moyen et long terme la situation de ces travailleurs clandestins, il est nécessaire dans le même ordre d’idée que la mentalité change. Ceci n’est possible que par une appropriation des valeurs des droits humains par tout un chacun, ce qui nécessite une vraie révolution culturelle. Ceci est valable dans tous les domaines par ailleurs.

Le débat est ainsi ouvert !








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