Le Zoo n’est pas fait pour les pauvres! autres bêtes sévissent!

2 02 2012

Une chose est sure, lire mon billet là-dessus, les animaux ne vont plus se suicider par faute de bon foyer! le nouveau zoo est finalement prêt et surtout inauguré :

Des petits enfants d’une association caritative aurait demandé aux responsables du zoo la réduction du tarif d’entrée, voire l’exonération, pour ces enfants. Voici la réponse telle que publié par cette association sur facebook ( traduction : payer les 20dh par enfant, 30dh par accompagnant, ce sont des prix étudiés pour cette catégorie ) :

Réponse du zoo à une association caritative




Le militantisme, le net-journalisme, … on s’en fiche de la déontologie?? @ghalito91

22 01 2012

Merci @ghalito91 d’avoir partagé ce lien avec moi : “The Moroccan Unemployment Holocaust” at CAPDEMA Conference .

Deux choses choquent :

  • L’emploi du terme “Holocaust” par le journaliste ( soi-disant reprenant une intervenante ) est tout simplement scandaleux.
  • Nabila Mounib n’est pas folle, elle est Secrétaire Générale d’un parti qui se respecte, et sait ce qu’elle dit. Lui faire dire des conneries, c’est tout simplement révoltant.

Déontologie?





Il y a un an, fut une lettre … à la poste?

18 01 2012

Il y a un an, une lettre a été rédigée comme aujourd’hui pour être signée le 29/01/2011. Beaucoup n’ont pas trop apprécié le ton, certains l’ont trouvé simple mimisme ou trop révolutionnaire à leur yeux, d’autres j’en sais quoi.

Un an après, elle devient “trop banale”. Il est important à mon sens de voir le cheminement en un an, surtout de cocher ( le peu? ) ce qui a réalisé, et ce qu’il ne l’est pas!

 

Lettre ouverte au Roi Mohammed VI et à l’ensemble des citoyennes et citoyens

Leçon tunisienne et égyptienne au Maroc : Manifeste pour une réforme politique démocratique.

Majesté,

Sœurs et frères Citoyens Marocains,

La commémoration des marocains du 11 Janvier a coïncidé avec les révoltes des peuples tunisien et égyptien, exprimant la volonté des peuples de notre région à récupérer leur dignité et leur droit à la citoyenneté. Evoquant les dimensions de la présentation du manifeste de l’indépendance, nous commémorons les luttes du peuple marocain pour obtenir son indépendance, la défense de la nation et son aspiration à une réelle démocratie et la réalisation d’une citoyenneté intégrale.

Nous remarquons que le Maroc vie une régression du projet démocratique. En outre, les conditions sociales et économiques de larges couches du peuple marocain sont sujettes à une grande préoccupation, en parallèle avec un copinage effréné de l’élite et l’aggravation de l’économie de rente. Le paysage politique marocain parait abject du fait d’un consensus stérile empêchant la confrontation d’idée et la possibilité de leur renouvellement ainsi que le renouvellement de l’élite les portant. Cette élite continue d’être formée dans des positions de clientélisme loin de l’école publique ou des organisations vives de la société, et ce par l’intervention des autorités dans le vif de l’action politique et civile, la tentative de sa restructuration d’en-haut, outre l’intervention des « affiliés » au Roi dans toutes les questions décisives de la nation, bravant toute logique de la bonne gouvernance. Les autorités abdiquent toujours à leur engagement de présenter des excuses publiques au sujet de leurs violations des droits humains et refusent d’activer l’application des recommandations de l’Instance Equité et Réconciliation. Une minorité continue d’agencer les richesses du pays et épuiser ses ressources. Au même temps, les partis politiques souffrent d’un faible encadrement de la population, de l’absence de leurs initiatives réformatrices et l’impopularité de leurs leaders.

Les Marocains souffrent de cette situation, le Maroc et son intégrité sont menacés du fait de la poursuite de la même logique dans la gestion des affaires publiques et des enjeux nationaux.

Partant de là, nous, soussignés, demandons :

  • Le renvoi du gouvernement actuel, la destitution du parlement et la constitution d’un gouvernement de transition composé de potentialités démocratiques civiles, présidé par une personnalité nationale honnête réunissant un large consensus.

  • La constitution d’une instance nationale de toutes les sensibilités sociales, civiles et politiques pour la formulation d’un projet de constitution démocratique sujet à un référendum populaire, libre et transparent au cours de l’année actuelle. Une constitution instituant une monarchie parlementaire, où le Roi règne et les institutions gouvernent, qui garantit la séparation de pouvoirs, un gouvernement responsable devant un parlement véridique et représentatif de la volonté populaire, et qui instaure l’universalité des droits humains, la suprématie de la loi et la criminalisation de l’impunité.

  • La réalisation de la justice sociale, économique et fiscale, l’encouragement de la culture, la promotion de l’éducation, la réforme de la justice, la libéralisation des informations et de l’expression, surtout la démocratisation de l’espace audio-visuel afin de créer un climat sain de débat public, la réforme radicale de l’enseignement et le rétablissement des droits individuels et publics tels qu’universellement reconnus.

  • La poursuite de tout individu ayant été prouvé son implication dans la dilapidation des deniers publics, l’abus de pouvoirs ou l’atteintes aux droits humains.

Nous appelons l’ensemble des citoyens marocains à l’expression pacifique de leurs opinions de la façon convenable. Nous ne voulons que soit élevées la démocratie et la justice sociale, à travers un géni marocain. Le Maroc et les marocains méritent la transition rapide et lisse vers la démocratie.

Le Maroc, le 29 Janvier 2011.

Traduction de la lettre à signer ici. Pour voir la liste des signataires, c’est ici.





La gestion des deniers publics et la transparence dans les marchés publics : Le véritable examen de passage de Benkirane

10 12 2011

Le véritable examen de passage de Benkirane 

A l’heure où Benkirane tarde à former son nouveau gouvernement, de nombreuses questions animent les discussions de salons dont certaines reviennent comme un leitmotiv sans que personne ne puisse véritablement y répondre.

Véritable cheval de bataille du PJD dans son programme et sa campagne électorale, la lutte contre la corruption et la bonne gestion des deniers publics semblent aujourd’hui attendre que quelqu’un s’y intéresse, apparemment reléguées toutes deux au dernier rang des priorités.

Benkirane et son équipe vont-ils s’atteler à combattre avec efficience la corruption et le népotisme ? 

Vont-ils ouvrir la boîte de pandorre et s’intéresser aux cas de prévarication soulevés ces derniers mois par quelques journalistes et autres blogueurs ?

Ou au contraire vont-ils faire le choix de fermer les yeux et se concentrer sur leur propre législature, scellant par là la chape d’immunité qui règne dans ce domaine?
La bonne gestion des deniers publics a été perçue lors des dernières élections comme étant un élément essentiel figurant dans les programmes des partis. Cette donnée n’est pas nouvelle et la promesse de combattre la mauvaise gestion a toujours été présente,renforcée cette fois-ci par une nouvelle Constitution faisant maintes fois référence à la bonne gouvernance. Néanmoins,  peu ou pas d’institutions osent s’y frotter réellement.

Qui a véritablement autorité pour s’intéresser à ces dossiers ?

La Cour des Comptes prolixe dans ses longs rapports mais plus lente à agir lorsqu’il s’agit de poursuites ?

La Trésorerie Générale, garante d’une passation transparente des marchés publics mais très (ou trop) discrète sur son action effective en cas de mauvaise application de la loi?

L’Instance Centrale de Prévention de la Corruption  hésitante à s’intéresser aux hauts fonctionnaires ?

Le gouvernement ? Le parlement ?

Ces questions de compétence semblent à elles-seules freiner un processus qui ne devrait nécessairement pas tarder à se mettre en place puisque la presse, la société civile et les associations concernées ne devraient plus être les seules à pointer du doigt ce système et n’ont pas vocation à saisir la justice.

Le sujet sensible de la mauvaise gestion des deniers publics qui renferme à lui seul autant d’écueils que la corruption, la prévarication, la concussion, le détournement, la dilapidation, le trafic d’influence, la prise illégale d’intérêts et le népotisme, devrait donc aujourd’hui franchir la ligne de taboue qui le caractérisait jusque là et sortir de l’omerta.

Bien que Benkirane semble animé d’une volonté d’imposer à ses futurs ministres une situation de fortune dès l’accession à leur fonction, il n’évoque nullement dans ses interviews et sorties médiatiques le cas du passif existant.

Quid donc des abus commencés sous l’ancien gouvernement ? Vont-ils être à leur tour frappés d’une prescription illégale ? La situation de fortune est-elle une résolution suffisante pour éviter les abus ?

Quelques préconisations préventives en matière de passation des marchés publics :

Certaines mesures simples, dont certaines sont préconisées par la loi, peuvent à elles seules garantir une transparence efficace.

1. La cellule de veille des marchés publics
La veille au Maroc n’est pas un élément nouveau. Aussi, de nombreuses cellules de veilles fonctionnent aujourd’hui tant aussi bien dans le public que dans le privé. Ainsi, l’on pourrait imaginer une cellule auprès de la Trésorerie Générale du Royaume chargée de surveiller la liste des attributaires des marchés et d’en constituer une base de données fiable permettant de déceler par exemple un actionnariat douteux dans une société qui serait lié à un fonctionnaire en charge du marché ou d’autres accointances suspicieuses.

2. Une nomenclature cohérente dans les références des appels d’offre
Les références des appels d’offre ne semblent pas obéirent à une nomenclature précise, aussi il est difficile de les retrouver par ce numéro qui devrait logiquement être un identifiant unique.
Deux écueils surviennent à ce niveau et il serait donc judicieux de prévoir des références plus précises et homogènes :

– des appels d’offres portant la même référence  :


– des appels d’offres avec des références aux nomenclatures différentes et n’obéissant à aucune règle logique.

3. La publication systématique du nom de l’attributaire dans le site des marchés publics
Le site des marchés publics est un portail à la pointe de la technologie mais laisse à désirer au niveau ergonomique. Il permet de consulter les avis d’appels d’offres selon de nombreux critères et même de lire les avis d’attribution. T

outefois, de nombreux avis d’attribution ne comportent pas le nom de l’attributaire bien que ce soit une obligation imposée par la loi.

Cette irrégularité semble ne concerner souvent que les mêmes adminstrations.

Prenons l’exemple de l’une des affaires célèbres dévoilées en 2011, dite l’affaire BULL Maroc.
Ce projet concerne la mise en place d’un système informatique complet pour le ministère des Sport et a été divisé en deux marchés publics :
- Appel d’offres sur offres de prix n°61/2010 pour l’acquisition, la mise en oeuvre et infogérance des systèmes CRM, ERP et contrôle d’accès pour la gestion des centres de proximité sportifs intégrés (CPSI), Piscines et Fédérations sportives.
- Appel d’offres sur offres de prix n°3/2011 pour l’assistance à la maitrise d’ ouvrage pour la mise en oeuvre des systèmes (Customer Relationship management) (CRM), (Enterprise Resource Planning) (ERP) et contrôle d’accès pour la gestion des centres de proximité sportifs intégrés (CPSI ), Piscines et Fédérations sportives

Il a été révélé que ces 2 marchés accordés par le Ministère de la Jeunesse et des Sports ont tout d’eux été remportés par des attributaires liés à la personne même du Ministre de la Jeunesse. Aussi, le premier a été accordé à Bull Maroc dont le DG est Mehdi Kettani un membre de sa famille, et le second à Capital Consulting dont l’associé principal et dirigeant est Hicham Chebihi Hassani, ami du ministre et trésorier de Mawazine.

Néanmoins, comme le révèlent les images ci-dessous, les noms d’attributaires dans ces deux marchés ne figurent pas dans le site des marchés publics.

- Avis d’attribution du marché remporté par la société Bull Maroc sur le Portail des Marchés publics (le nom de l’attributaire et le montant n’y figurent pas)

                     – Avis d’attribution du marché remporté par la société Capital Consulting sur le Portail des Marchés publics (le nom de l’attributaire et le montant du marché n’y figurent pas)

- L’exemple comparatif du dernier avis d’attribution publié sur le Portail des marchés publics : comporte le nom de la société attributrice et le montant du marché

4. La possibilité de recherche par nom d’attributaire dans le site des marchés publics

La préconisation précédente prendrait tout son sens si elle était accompagnée d’un outil de recherche plus efficace et qui constituerait certainement l’arme la plus efficace de lutte contre les passations douteuses de marchés publics. En effet, la recherche dans le portail devrait comporter un critère supplémentaire : celui de la recherche par nom d’attributaire.

Cette démarche, sil elle est mise en place permettrait de retrouver facilement les marchés publics suspicieux et forceraient donc les personnes concernées à faire montre de plus de diligence dans le choix des attributaires et permettrait par ailleurs un contrôle plus efficace des institutions concernées et un pas de plus vers une démocratie citoyenne et surtout… Participative !





Tribune : Lettre ouverte à Monsieur le Ministre de la communication

5 12 2011

M. le Ministre,

 

    Je m’adresse à vous en tant que citoyen marocain, mais aussi en tant qu’artiste, « auteur, compositeur et interprète », et gestionnaire de projets culturels, car la situation de l’artiste au Maroc ne peut que nous attrister. Certains pourraient se demander pourquoi je m’adresse à vous, alors que la logique voudrait que j’interpelle le Ministre de la culture. Dans cette lettre, je m’adresse à vous car la société de gestion des droits d’auteurs « BMDA » est curieusement sous votre tutelle ! Cela a-t-il un rapport avec la liberté d’expression ? Car c’est un secret de polichinelle de dire que la redistribution des droits d’auteurs est la condition sine qua non pour que l’artiste puisse avoir des rentrées d’argent autonomes afin qu’il puisse jouir de cette liberté. Si l’auteur ne peut vivre de ses œuvres, il est immédiatement asservi à une puissance économique, politique ou idéologique. Telle est l’histoire de l’art et de la création. A quelques exceptions près…

 

    Cependant tel n’est pas notre sujet. J’aimerais plutôt me focaliser sur le BMDA, cet organisme qui détient le monopole de la gestion des droits d’auteurs (Décret N°2.64.406 du 5 Kaada 1384 (8 mars 1965) Portant création du Bureau Marocain des Droits d’Auteurs) et qui est censé défendre l’auteur, compositeur et éditeur en premier lieu. Ce qui devrait être un droit, et une protection pour l’artiste et ses créations, se révèle être un grand flou artistique, l’un des tabous de la vie culturelle au sein du plus beau pays du monde. Malgré tout, artistes, associations, professionnels, entrepreneurs culturels, du monde de la musique, du cinéma, de l’édition, etc.… se mobilisent et se battent depuis plusieurs années pour que, au moins, les lois (votées par le parlement marocain) soient appliquées, et, au mieux, le système réformé. Monsieur le Ministre, même le plus rudimentaire des droits, celui de l’adhésion à cet organisme, est bafoué. Je vous parle en connaissance de cause car j’ai vécu un calvaire administratif pendant trois mois pour m’y inscrire sans que ma tentative ne puisse aboutir (Je vous épargne les détails de cette histoire qui, comme tant d’autres, révèle un dysfonctionnement administratif  aigu). Pourtant ce qui a pris trois mois sans aucun résultat avec le BMDA n’a pris que deux semaines à la SOCAN (Société de gestion des droits au Canada) et ce sans avoir à me déplacer à leurs locaux (effet magique d’internet).

 

     Je voudrais maintenant vous demander de prendre cinq minutes et de jeter un coup d’œil  sur le site web www.bmda.org.ma. Commencez par regarder le spot de sensibilisation qui constitue, à mon avis, une insulte à la créativité de l’artiste marocain. Mais peut-être illustre-t-il le mieux le BMDA ? Vous remarquerez ensuite que ce site est une coquille vide, et qu’il n’existe aucune possibilité d’avoir de l’information, ne serait-ce sur l’organigramme, son fonctionnement et ses objectifs spécifiques. Défile encore l’information d’un événement datant d’Avril 2009 (Une question : s’agit-il vraiment d’un organisme  sous la tutelle du Ministère de la communication ?!). N’importe quel artiste aimerait y apprendre que notre BMDA fait preuve d’une transparence inégale, où le dernier des centimes de la convention signée en 2010 à valeur de 13 millions de dhs entre votre Ministère et le BMDA est justifié. Que notre BMDA redistribue les droits à tous les ayants-droits qui voient leurs œuvres d’esprit passer en boucle sur les ondes des radios nationales. Qu’il lutte efficacement contre le piratage des œuvres artistiques qu’on trouve à chaque coin de rue. Pour que mes propos ne soient pas mal compris, je n’invoque pas les petits détaillants qui bataillent pour survivre dans un pays où le chômage et le clientélisme bloquent toute ascension sociale, mais je parle de l’industrie parallèle qui profite de l’anarchie ambiante, s’enrichit en produisant des millions de copies chaque jour sans que les ayants-droits puissent toucher leur du. Avez-vous une idée de la manne d’argent dont l’Etat se voit priver, à cause du piratage, et qui pourrait être investi dans le développement de l’économie de la culture, et son épanouissement ?

 

    M. le Ministre, vous avez du travail. Vous avez du travail car l’Histoire ne pardonne jamais, et ceux qui ont défilé avant vous à ce poste n’ont pas su marquer l’Histoire par des actes tangibles. Des actes qui ne se traduiraient  pas uniquement  par « mettre la main à la poche », mais par l’élaboration d’une stratégie à court, moyen et long terme, par le choix de personnes, intègres et qualifiées, à la tête de cet organisme. Des actes qui rendraient la confiance et l’espoir à tous les travailleurs de l’industrie culturelle (encore faudrait-il que celle-ci existe bel et bien).

 

     M. le Ministre je m’adresse à vous car vous n’êtes pas encore nommé Ministre de la communication. Vous êtes actuellement une personne lambda pour la plupart des marocains, vous avez encore l’oreille pour écouter nos revendications. Car, je suppose que, dès que les flashs de la photo officielle vont briller, l’effet de cette lettre ne sera plus le même.

 

 Badre Belhachemi

Auteur, compositeur, interprète & gestionnaire de projets culturels





La voix du boycott #intikhabate doit être libre de s’exprimer !

17 11 2011

Je ne suis pas fan du boycott, disons que je suis contre le boycott des élections. D’une part parce que ce n’est pas utile ( politiquement et sociétalement s’entend ) et d’autre part parce qu’il reflète une soustraction de certaines « forces » politique de la mesure de son réel poids à travers les voix.

Ceci étant, en tant que démocrate, je ne peux qu’exprimer ma solidarité absolue avec les porte voix du boycott et crois sincèrement à leur droit d’exister. Les intimidations ( voir ici, ici, ici, … ) combinées à une loi liberticide ( incriminant l’appel au boycott, en plus de celle interdisant –tout « simplement » les sondages ) dans un contexte de construction démocratique sont tout simplement réactionnaires !

Le Maroc nouveau, qui souhaite se mettre dans la bonne voie de la construction démocratique, ne doit pas avoir peur de la voix du boycott, qui de plus émane de citoyens marocains, peut-être déçus des expériences passées.

Le droit à ne pas croire la volonté officielle du changement est un droit que je défendrai quelque soit le coût.

Mounir Bensalah,
Militant politique et de droits humains.





#intikhabate : programme électoral #USFP

11 11 2011

«Pour la construction du Maroc de la citoyenneté ». C’est sous cette devise que les Usfpéistes se lancent dans la bataille électorale des législatives du 25 novembre. « Nous y allons armés d’une farouche volonté. Nous y allons avec confiance en soi et foi dans l’avenir », prévient Abdelouahed Radi. Ce jeudi 10 novembre au siège r’bati de l’Union socialiste des forces populaires, le Premier secrétaire de l’USFP l’affirme haut et fort : le programme électoral de sa famille politique est d’abord et avant tout axé sur l’application saine et démocratique de la nouvelle Constitution. Pas moins de 20 lois organiques doivent être adoptées par le prochain Parlement. Du contenu de ces lois dépend l’avenir démocratique de ce pays, dira en substance celui qui préside aux destinées de la Chambre actuelle des représentants.

Mettre en œuvre les dispositions de la Constitution mais aussi et surtout procéder à la moralisation de la vie politique et à celle des élections. La non utilisation de l’argent ainsi que la neutralité positive de l’Administration sont plus que jamais des revendications ittihadies. « La légitimité des institutions vient de la crédibilité et de la transparence des élections », rappelle A. Radi. Ces dernières semaines, l’USFP a milité pour la réforme électorale. « Nous n’avons pas obtenu tout ce que nous voulions en ce qui concerne par exemple le renforcement de la liste nationale, l’élévation du seuil national ou encore le découpage électoral. L’USFP n’est pas seul sur le terrain. Alors, nous nous sommes inscrits dans le consensus, mais avec des réserves ». Le Maroc a mal à sa pratique politique. L’USFP en a pris acte et fait le pari de l’amélioration de la vie politique en présentant de nouveaux profils aux élections (voir encadré). « C’est avec ce nouveau groupe, cette nouvelle élite sous la Coupole que nous pourrons rendre concrètes et faire incarner sur le terrain les dispositions de la Loi suprême », martèle le chef de fil des socialistes marocains.

Ses auteurs sont prompts à l’affirmer : le programme électoral du parti de la Rose n’est ni ponctuel ni électoraliste. Il s’inscrit dans le droit fil des recommandations du 8ème congrès des Usfpéistes sur fond d’un dénominateur commun, celui de donner du sens à une Constitution qui n’existe pour l’heure que sur du papier. « Un programme d’un parti de gauche, un parti démocratique et qui incarne une vision claire de la société et du Maroc de demain, un programme où la citoyenneté pleine et entière est au cœur du processus démocratique », fait valoir Habib El Malki.

Scolarité obligatoire jusqu’au bac et impôt de solidarité

Chez les Usfpéistes, la citoyenneté est résolument multidimensionnelle. Elle est politique, économique, sociale et culturelle et se décline en autant de volets et, surtout, en 180 mesures concrètes. Et cela commence dès l’après 25 novembre. Le gouvernement issu des urnes, soutient H. El Malki, doit être politique par excellence. « L’Exécutif doit être politique pour être homogène, fort et allier sens politique et compétence », fait valoir celui qui brigue un nouveau mandat à Bejaad. Et dans le cadre de cette citoyenneté politique, l’USFP propose un code de bonne conduite parlementaire pour contribuer à l’amélioration de l’image du député. La citoyenneté économique est au cœur des propositions des Usfpéistes qui en appellent à l’adoption d’une nouvelle stratégie économique globale en rupture avec les politiques sectorielles. « Seul moyen de booster la compétitivité de l’économie marocaine », déclarent les initiateurs du programme électoral. L’industrialisation du pays fait ici figure de priorité ainsi que le taux de croissance fixé entre 7 et 8% au lieu de 4,2% actuellement. L’emploi et la mise à niveau du secteur privé font également l’objet de mesures concrètes tels que l’auto-emploi, l’emploi social ou encore le contrat programme Etat/secteur privé.

Pas de dignité sans citoyenneté sociale. C’est la conviction profonde des Usfpéistes dont le programme accorde une place importante à l’enseignement, la santé, le logement et la protection sociale. Un nouveau pacte entre l’école et la société est proposé aux électeurs. Les Usfpéistes proposent d’augmenter la durée de la scolarité obligatoire de 5 à 7 ans. La scolarité jusqu’au baccalauréat deviendrait alors obligatoire, « une condition pour la mise à niveau du citoyen et de l’économie », et la formation professionnelle deviendrait une véritable filière.

Des ambitions sociales pour l’Union socialiste des forces populaires qui compte élargir l’AMO, instaurer des indemnités contre la perte d’emploi, améliorer les retraites… Dans cette perspective éminemment sociale, un impôt de solidarité, « au nom de la stabilité sociale », est au programme ainsi qu’une réforme de la fiscalité « dans le sens de la justice sociale et de la compétitivité ». Autre réforme sociale à l’ordre du jour pour les Ittihadis en campagne dans quelques jours, celle de la Caisse de compensation. « Une réforme courageuse qui doit se faire pour, tout à la fois, mieux cibler les véritables bénéficiaires et alléger l’impact sur le budget », fait valoir Habib El Malki.

Enfin, la citoyenneté culturelle qui est loin d’être le parent pauvre du programme de l’USFP. En plus d’une Charte nationale de la culture, ceux et celles de l’Union socialiste des forces populaires proposent des mesures s’inscrivant dans le droit fil de la liberté d’expression, garantie en principe par la nouvelle Constitution. Une loi consacrant le droit à l’accès à l’information, un texte encadrant les médias publics pour qu’ils jouent leur rôle de service public ainsi qu’une réforme du Code de la presse garantissant la liberté d’expression et supprimant les peines privatives de liberté pour les journalistes sont quelques-unes des propositions des Usfpéistes.

Narjis Rerhaye

Télécharger le programme en arabe ici





#intikhabates vs #madammsafra et #feb20

25 10 2011

Sincèrement, voici ce que je pense des prochaines élections :

“Boycotter, ca veut dire rester à la marge. Et je ne pense pas que les marocains soient prêts pour une révolution”

Mounir Bensalah, ingénieur, blogueur et activiste âgé de32 ans, vit à Casablanca.

J’ai participé aux manifestations au début du Mouvement du 20 février, mais pas aux dernières, car je suis opposé au boycott. Boycotter, ça veut dire qu’on veut rester à la marge. Et après ? Cela veut-il dire qu’on passe à la révolution ? Je ne pense pas que les Marocains soient prêts pour cela. Les Marocains veulent du réformisme, pas une révolution.
C’est bien de descendre dans la rue, mais c’est mieux, selon moi, de passer par les institutions existantes. Quand nous étions face à une impasse, nous sommes descendus dans la rue. Maintenant que les Marocains ont adopté cette réforme constitutionnelle, nous avons dépassé l’impasse.
Je pense qu’il faut trouver un moyen d’amener les militants du Mouvement du 20 Février à représenter leurs idéaux dans les institutions. Nous pouvons également être observateurs de ce qui se passe pendants les élections, et témoigner des abus.
Le boycott aurait un effet négatif. En revanche, plus les gens votent, moins les irrégularités seront possible. Quand il y a une vraie participation, on ne peut pas acheter tout le monde !”




#G8 #parlement : le Fquih dont attend la baraka … rentre à la mosquée avec ses babouches!

16 10 2011

Le député UC Mohamed Koubba a jeté, comme le font les pauvres du Royaume, une lettre de doléance dans le passage du roi pour l’ouverture de la session d’automne du parlement.

On comprendra que toutes les portes sont fermées devant ce député ayant le devoir de porter la voix du peuple. Mais non, la lettre parlait d’un projet de sa fille à qui on lui a refusé un crédit de 5 Millions de dirhams!





Travail domestique : Arrêtons l’impunité, l’esclavagisme et l’exploitation !

4 10 2011

Les histoires tragiques des petites filles exploitées dans notre société marocaines se suivent, se ressemblent et atteste d’une incapacité chronique de combattre ce fléau au 21ème siècle. L’histoire de la petite Zineb d’Oujda, 11 ans, torturé dans le foyer d’un juge, celle du même âge torturée, récemment, jusqu’à la mort, … ne sont que la partie visible de l’iceberg ! Elles sont plus de 60.000 petites filles qui servent ( et je l’assume ) d’esclaves modernes dans les foyers. Pire, parmi les gens plus pieux, les modernistes plus acharnés, cette pratique ne semble perturber leurs principes ! Le célèbre blogueur marocain Citoyen Hmida s’exprimait, avec les mots adéquats, sur le sujet ainsi : « Avant même de poser des problèmes de droit et de société, l’exploitation des petites filles dans les travaux ménagers doit nous interpeller individuellement au niveau de notre conscience, de notre morale, de notre éthique ! », il a bien raison ! Ne nous voilons pas la face : combien de mère de famille tolère que ses adolescents abusent de la petite domestique au lieu de choper le sida ailleurs ? Combien de famille considère que faire travailler une petite fille d’une famille pauvre est la sauver de la misère ? Combien de nous tous, s’accommodent devant trouver une petite bonne chez la famille ou les amis ? … Mais en même temps, le problème est beaucoup plus complexe, car aucune société n’a combattu un fléau par la simple remise en cause individuelle de ses citoyens. A mon sens, il faut œuvrer sur deux niveaux parallèles.

 

Travaillant quelque 14 heures par jour, 6 jours sur 7 ( et là je suis clément ), soit quelques 364 heures par mois, contre un salaire de misère qui ne dépasse guère les 800 dirhams par mois, soit 2,20 dirhams de l’heure ! Et si c’était seulement ça : la violence, les viols, la maltraitance, … sont autant de supplices subies par ces petites Cosettes, dont le seul tort est d’être nées dans une société impitoyables, dans un état qui peine à protéger ses enfants ! La société civile n’a pas cessé de dénoncer cette situation, pourtant le Maroc est signataires de toutes les conventions OIT interdisant le travail de l’enfant. Même HRW s’est mêlée à cette dramatique destinée !

Le code du travail, censé être le cadre légal réglementant les relations de travail entre employeurs et employés, a évité de rentrer dans le détail du travail domestique tout en renvoyant vers un texte de loi spécial pour cette question. Depuis quelques mois déjà, le projet de loi sur « les travailleurs domestiques » est chez le SGG. En voici quelques avancées et remarques que j’ai faites :

  • Interdiction d’employer enfants de moins de 15 ans. Entre 15 et 18 ans, un accord parental est nécessaire.
  • Le projet de loi impose un contrat type entre employeur et employé, dont un exemplaire doit parvenir à l’inspection du travail.
  • L’employé est rétabli dans ses droits légitimes : congé payé (minimum 1,5 journée par mois), 1journée chômée par semaine, prime de fin de contrat, salaire minimum équivalent à la moitié du SMIG applicable en industrie, …
  • L’inspection du travail est, à l’instar des autres conflits durant et après les autres contrats de travail, est habilitée à arbitrer entre les contractants.
  • Le contrat ouvre l’imposition d’affiliation à la sécurité sociale.
  • Il est passible d’amende entre 25 et 30.000 dirhams ceux qui ne déclarent pas leur contrat de travail. En cas de récidive, la peine peut aller jusqu’à 3mois de prison ferme.

Conscient de l’importance d’une réglementation qui saura mettre à niveau à moyen et long terme la situation de ces travailleurs clandestins, il est nécessaire dans le même ordre d’idée que la mentalité change. Ceci n’est possible que par une appropriation des valeurs des droits humains par tout un chacun, ce qui nécessite une vraie révolution culturelle. Ceci est valable dans tous les domaines par ailleurs.

Le débat est ainsi ouvert !





#intikhabate liste nationale : mauvais calcul?

30 09 2011

En dehors du débat que l’on peut avoir concernant le principe de liste nationale ( constitutionnelle ou pas ), le résultat présenté trahit une erreur grave de calcul, pourtant remarquable par un écolier de 10 ans.

Le ministère de l’intérieur et les partis politiques ont convenu la présentation d’une liste nationale de 90 candidat. La finalité est d’avoir dans le prochain parlement 60 femmes et 30 jeunes issus de cette liste. Seulement, ce qui a été une erreur de calcul, une omission ou une manœuvre est ce qui suit :

  • Quand un parti obtient 1 siège dans la liste nationale, il aura 1 femme parlementaire.
  • Quand un parti obtient 2 sièges dans la liste nationale, il aura 2 femmes parlementaires.
  • Quand un parti obtient 3 sièges dans la liste nationale, il aura 2 femmes et 1 jeune parlementaires.
  • Quand un parti obtient 4 sièges dans la liste nationale, il aura 3 femmes et 1 jeune parlementaires.

Ainsi, pouvons nous voir qu’à défaut que TOUS les partis aient des multiples de 3 comme sièges gagnés dans la liste nationale, le calcul des 60femmes/30jeunes est totalement faux.





Cher TGV marocain : jugez par vous même!

28 09 2011

Le Maroc a déclaré officiellement, juste après les élections législatives de 2007, l’achat d’un TGV français. Les circonstances de cette affaire(i) ont crée une grande polémique et ont incité certains à dénoncer avec l’argument(ii) « que même en occident, ce moyen de transport moderne est considéré comme socialement inéquitable, puisque seuls les plus aisés peuvent se permettre de l’emprunter ».

Quatre ans après, il est utile de voir comment ont évolué les choses.

I. Ligne Grande Vitesse Tanger-Casablanca

Situation géographique :

La ligne Grande vitesse Casablanca-Tanger(iii) a pour objectif de réduire la durée du trajet à 2h10 au lieu de 4h45 actuellement entre les deux villes, en construisant 200km de double voie nouvelle entre Tanger et Kénitra et la mise à niveau du tronçon Kénitra-Casablanca sur 150km.

Echéancier de réalisation (1) :

 

Avancement du projet :

 

Tableau de financement initial du projet :

 

L’estimation à ce jour est désormais(iv) de 3.000 MEuros au lieu de 1.800, ce qui constitue 56% d’augmentation par rapport à l’estimation initiale !

 

Répartition des bailleurs de fonds du projet (1) :

 

 

Consistance du projet (1) :

 

  • L’acquisition des équipements ferroviaires ( voie, caténaire, signalisation, télécoms ).
  • L’adaptation et la mise à niveau des lignes existantes ( Casa-Kénitra ).
  • La construction de 2 bases de travaux et leur raccordement à la ligne classique et à la nouvelle ligne.
  • La construction d’un atelier de maintenance des rames à grandes vitesses à Tanger.
  • L’acquisition des rames à grandes vitesses

 

Répartition des coûts de projet (1) :

II. Bon à savoir concernant les lignes grande vitesse

Benchmark des coûts de projets TGV :

*Tableau à prendre selon années de construction des lignes, financièrement à actualiser selon coût actuel de la devise.

Conclusions et études sur la rentabilité ( voire l’utilité ) des projets TGV :

En 2008, la cours des comptes, en France, a produit un rapport d’évaluation de l’exécution du projet « TGV Méditerranée »(v). La conclusion du rapport est sans appel : « Le bilan, encore  provisoire, du TGV Méditerranée montre que le bénéfice actualisé paraît proche de zéro, aussi bien pourla SNCF et RFF que pour l’ensemble de la collectivité nationale ».

Plus récemment, le magazine économique français « Challenges » a publié un article(vi) sur le 30 anniversaire du TGV français ( par 1 journaliste qui connait bien le Maroc et le TGV marocain, donc pas de surprise si prochain article soitla LGV marocaine ), le constat est le même : « Depuis 1981, les Français n’ont toujours pas fini de payer leur TGV. Une voie, cela coûte cher: 16,4 millions d’euros le kilomètre pour Rhin-Rhône, 26,5 millions le kilomètre pour Tours-Bordeaux. Résultat: la dette portée par Réseau ferré de France (RFF), le propriétaire du réseau, n’en finit plus d’enfler: de 20,5 milliards en 1997, elle frôlera les 29 milliards fin 2011. Auxquels il faut ajouter 9 milliards qui incombent àla SNCF, avec le financement des rames et du déficit des lignes ».

Le rapport français « Débat National sur l’avenir du transport ferroviaire »(vii), étude commandée par le gouvernement en 96 et plus connue sous le nom de « rapport Martinand » conforte ces idées : « Les données reproduites en annexe montrent la croissance régulière du trafic global jusqu’à la fin des années 1980 puis sa stagnation et même son recul. Ces chiffres recouvrent la montée en puissance des trafics à grande vitesse depuis 1981 et, simultanément, l’érosion régulière des autres trafics. La croissance du trafic TGV s’essouffle elle-même, elle est moindre que prévue sur le TGV Nord, et la rentabilité des nouveaux TGV se dégrade sous le double effet de la hausse des coûts de construction et de la concurrence accrue de l’aérien depuis sa libéralisation »

Surfing sur les prix d’un billet de TGV :

Il est notoirement connu que le prix du TGV  peuvent être chers. Pascal Perri(2) s’est adonné à l’exercice de comparé ( Le 18 Janvier 2009 à 18h ) les prix aller retour Paris-Londres : aller avant 08h du lendemain et retour avant 19h la même journée, voici les résultats :

 

 

 

 

 

 

 

Consommation électrique et environnement :

Les amis écolos de France ( les amis de la terre ) nous pondent les résultats suivants(viii) sur la consommation électrique comparative TGV/conventionnel :

Les mêmes résultats, ou presque sont données par la littérature de Pascal Perri(2) auparavant cité.

Même l’argument environnemental d’émission carbone tombe à l’eau :

 

III. Quelques fausses idées à corriger avant d’entamer le débat

  • Le TGV a été préconisé dans la « charte nationale d’aménagement du territoire »(ix) de 2001, avec comme recommandation d’assoir des « orientations spatiales devraient tenir compte des spécificités régionales et ériger certaines zones en tant que priorités spatiales dans la politique d’aménagement du territoire ».
  • Le TGV reste, malgré les arguments contre, un outil important à envisager(x) pour un pays qui aspire à donner une image nouvelle.
  • Grâce à la réflexion de la compensation industrielle, Alstom achètera et fabriquera(xi) au Maroc ( contre son obtention des contrats LGV et tramway ) pour 535 millions d’Euros. Ce qui aurait pu être un bel argument à priori ( et non à posteriori ).
  • Les allemands ont poussé au rejet d’un prêt(xii) de 400 millions d’Euro au Maroc destiné au TGV, principalement parce que le Maroc a accordé le marché des rames à Alstom sans Appel d’offres ! On ne vit pas seuls au monde !
  • Malgré le doute plané sur notre institution législative en matière de contrôle, le patron de l’ONCF et le ministre de tutelle, ont été convoqué(xiii), le 8 Avril 2008 à l’initiative du groupe parlementaire de l’USFP, à des auditions au parlement(xiv) au sujet dela LGV. Aucun rapport n’est certes diffusé au public pour l’éclairer sur ces auditions ! Lors de l’audition, le ministre s’est engagé à fournir l’étude économique et financière. Par la suite et malgré les nombreuses relances, il a systématiquement refusé. A l’issue de l’audition, tous les groupes parlementaires, à l’exception du groupe USFP, ont déclaré approuver le projet!
  • Le tableau d’amortissement du projet table(xv) sur 6millions annuellement de voyageurs sur le TGV marocain. A vérifier, selon prix du ticket.

IV. Questions ouvertes au débat

  • Qui a décidé et dans quelles circonstances du lancement du projet LGV au Maroc ?
  • Pourquoi choisir la technologie française, sans passer par appel d’offres ? Le financement à 50% suffit-il pour justifier cet acte ( SNCF pour l’assistance aux études et Alstom pour le matériel roulant ) ? Ou s’agit-il, comme cela a été rapporté par la presse, d’une compensation du non aboutissement du contrat d’achat des rafales ?
  • N’est-il pas, eu égard de la dette générée, et qui sera payée par toute une génération, de soumettre ce projet au référendum ?
  • Aujourd’hui, le plan d’investissement ONCF prévoit plus de 100 Milliards de dirhams dansla LGVsur 30 ans. Autrement, le gouvernement prend la décision de construire ces lignes à grande vitesse reliant des villes déjà sur le réseau ferré ( Tanger à Marrakech ) et ne prévoit aucune liaison nouvelle des autres agglomérations, dont les habitants sont pourtant contribuables, et donc financeurs du TGV ! Peut-on formuler cela ainsi au marocains ?
  • Si on imagine le scénario de construction d’une nouvelle ligne Kénitra-Tanger ( 200 km) , de mettre à niveau la ligne Casa-Tanger pour une vitesse de 200km/h ( atteignable avec le nouvel matériel roulant Prima d’Alstom acquis par l’ONCF(xvi) ), le trajet passera de 4h45 actuellement à 2h45, tout en faisant une économie plus de 25% du coût ( estimée à 9,5 Milliards de dirhams ) ce qui aurait permis de financer la liaison ferroviaire du même niveau entre Marrakech et Essaouira, voir même aller jusqu’à Agadir. Est-ce qu’on a étudié cette possibilité ?
  • Est-ce que le contrat prévoit un transfert de compétences ? Autrement dit, quel est le pourcentage d’intervention des entreprises marocaines, de la main d’œuvre, de l’encadrement marocain ?
  • A quel prix sera le billet Tanger-Casablanca, si le projet verrait le jour ?

Par Mamfakinch

Bibliographie :

(1)   : plaquette ONCF au séminaire LGV Ifrane Mars 2011.

(2)   SNCF : Un scandale français, Pascal Perri, Ed. Eyrolles, mars 2009.





Lancement du site de l’OMDH www.marsad.ma relatif à L’observation des élections législatives 2011

26 09 2011

Lancement du site de l’OMDH www.marsad.ma relatif à L’observation des élections législatives 2011

L’OMDH a décidé pour les élections législatives du 25 Novembre 2011, d’effectuer une observation de l’opération électorale par la mise en place d’un processus d’observation basé, à la fois sur : – L’observation qualitative de certaines circonscriptions, qui seront déterminées ultérieurement ; – Le monitoring de la collecte d’informations par des moyens des nouvelles technologies de l’information Ainsi, l’OMDH procédera à la simulation du site www.marsad.ma le 26 septembre 2011 relative à l’observation des élections législatives en vue de préparer les administrateurs et de familiariser les citoyen(es) à l’utilisation de cette technologie. Un séminaire international sera organisé en Octobre prochain en partenariat avec ICT4Peace durant la phase de simulation pour validation finale. La plateforme sera lancée officiellement le 25 octobre 2011 prochain, un mois avant les élections. Dans son communiqué publié en date du 06 septembre, l’OMDH a informé l’opinion public que sa nouvelle approche d’observation des élections via l’utilisation des nouvelles technologies et de sa plateforme électronique dénommée « Marsad » – www.marsad.ma sera accessible aux citoyens pour signaler et visualiser des incidents, des dysfonctionnements ou violations liés à l’opération électorale par différents moyens technologiques à savoir le SMS, l’e-mail, le twitter et autres.





Sport islamiste : Allah m3ak!

19 09 2011





#intikhabates : Résultats sondage – Elections législatives Maroc 2011

7 09 2011

Disclamer :

Le présent sondage est un exercice personnel de certaines personnes de la communauté internet marocaine. Il ne prétend nullement être scientifique, ni représentatif ni même tendanciel.

Méthodologie :

L’idée est toute simple, c’est essayer de répondre aux questions : Les geeks marocains votent-ils ? Si oui, pour qui ?

Le sondage s’articulait sur ces 2 questions de fond et 3 formalités d’identifications : Région, Age, Sexe. Monté sur Googledoc, puis partagé essentiellement sur les réseaux sociaux twitter et facebook.

L’idée et la conception de base est faite par Mounir Bensalah, avec l’aide et les commentaires de plusieurs geeks, notamment @marouaneharmach @o_el_hyani et Sophia B.

Résultats généraux :

Le sondage a été lancé le 17/08/2011 à 11h et a clôturé le 07/09/2011 à 14h.

Le nombre de participants : 327, dont 105 femmes, soit 32,11%.

248 des participants ont moins de 35 ans, soit 76%.

107 des participants sont du Grand Casablanca, soit 32,72%.

Résultats détaillés :

1 – Taux de participation :

 

2 – Répartition des choix généraux de partis ( toutes intentions de vote confondues, sans tenir compte de 1 ) :

 

3 – Répartition des choix de partis pour seuls les votants :

4 – Age des votants :

 

5 – Taux de participation pour les moins de 35 ans :

 

6 – Exemple de Casablanca :

 6.1 – Taux de participation :

 

6.2 – Intentions de choix des partis pour votants seulement :

Commentaires :

  • Ce sondage ne reflète en rien les intentions de votes des marocains pour les prochaines législatives, eu égard le nombre de participants, le caractère un peu fun de l’opération mais aussi pour la non représentativité de l’échantillon. Donc, il est à prendre avec beaucoup de précaution. Par contre, il est intéressant pour décortiquer les tendances générales de l’intention de comportement électoral des membres de la communauté internet du Maroc.
  • Il parait clair que les marocains d’internet sont décidés à voter massivement : taux de participation prévu est généralement de 67%, mais il est de 65% pour les moins de 35 ans et 74% au niveau de Casablanca. Beaucoup d’indécis sont à convaincre facilement, puisqu’ils ont déjà des choix en tête.
  • Le nombre de personnes indécises ( 31% en général et 15% pour les votant ) montre bien la bonne tendance : les partis politiques devraient faire plus d’effort et la campagne sera aussi influente.
  • Sur la communauté des votants, on remarque une tendance nette de gauche USFP/PSU : 33% des participants au sondage, 41% des votants et 45% des votants de Casablanca.




Brahim Yassine sur le #feb20

6 09 2011

Je l’aime bien ce monsieur, un des rares “Fquih” du PSU :





Jouons au sondage : Législatives du 25 Novembre 2011 au Maroc

19 08 2011

https://docs.google.com/spreadsheet/viewform?hl=en_US&formkey=dDhEamwwcXBYLWtkWWQxUVdyNnUyNnc6MQ#gid=0





Caisse de compensation : comment financer le carburant des riches!

15 08 2011

La caisse de compensation, un instrument de l’Etat marocain, destiné à stabiliser les prix des matières essentielles ( Gasoil, butane, essence, sucre, pain, blé, … ) afin que le consommateur marocain soit à l’abri des changements des cours mondiaux, réduire l’inflation et préserver la paix sociale.

Seulement, il y a toujours une question importante : L’argent dépensé en compensation, va-t-elle à ceux qui la méritent? Pas sur, puisque tous bénéficions des prix réduit.

Un commencement de réflexion citoyenne est amorcée ici sur le blog de Didacasa concernant le carburant, permettant de gagner plus de 130 Millions de dirhams à travers un réaménagement de l’impôt sur les véhicules ( vignette ).

D’autres lectures sont faites par Larbi, Omar et BigB





Au Maroc, le changement est difficile : la preuve par la TVM

7 08 2011

Après une constitution, finalement mi-figue mi-raisin, apportant beaucoup d’améliorations par rapport à sa précédente et capitalisant sur les acquis, beaucoup de marocains, enfin ceux que je connais peut être, s’attendait à ce que les choses changent.

Les prémices d’une amertume, le conservatisme a la peau dure, ont déjà commencé lors de la campagne pour ladite constitution : des moussems (comprenez carnaval de mauvais goût), des hayaha (comprenez des gens payés pour faire de la « festivité politique »), des non-débats … ont envahi la scène nationale. A-t-on vraiment besoin de cela au 21ème siècle et surtout à un tournant historique où le pays s’accrochait, tant bien que mal, à dépasser les turpitudes et les mésaventures du « printemps » arabe et de passer, avec beaucoup de prudence ( J ) à une démocratie telle qu’universellement reconnue ( j’adore l’expression ) ? Au moment où plus de 99% des « forces » politiques ont approuvé le projet de constitution et le reste a tout bêtement boycotté le référendum, pourquoi tout ce folklore ? Il y a certainement des « poches de résistance » qui ont vu que leur « rôle » dans la nouvelle société allait être marginal, alors ont-ils eu l’immense intelligence à faire croire « à qui de droit » qu’ils sont indispensables ? Peu importe, il faut que nos « progressistes » s’essaient de comprendre, car si le là a été donné en cette période, les prémices ne sont pas de bonne augure ! Ne parlons pas de la cérémonie d’allégeance ou de la première séance des « dourouss hassanya » (causeries religieuse de Ramadan) où le ministre des habouss et des affaires islamiques tentait de faire le parallèle entre la démocratie et la bay’a ( allégeance ) !

Pas plus loin que ce soir, en famille, je m’essaie de regarder notre auguste première chaine de télévision « al oula » (traduisez la première), baromètre de l’Etat et son « porte parole audiovisuel ». Voici les premières impressions du journal télévisé principal  de ce jour:

  • 42 minute pour un journal télé est vachement beaucoup !
  • Le Roi est toujours à la UNE des journaux télévision avec la même voix sordide qui accompagne en commentaire : « des actions qui dépassent l’égo pour aboutir à une bienfaisance collective multiservices suivant une approche collective apportant le bien-être … bla bla » (vous imaginez cette dissertation dans un journal télé au 21ème siècle !).
  • Le Roi inaugure (et on nous montre les détails même de sa tournée avec les enfants) un espace pour enfants handicapés mentaux à Yaacoub El Mansour à Rabat ( bien sur avec tous les détails sur la superficie, le nombre de tables, de chaises, les financements, … )
  • Le Roi inaugure un centre d’insertion socio-économique se basant sur le principe de la solidarité collective pour créer des activités lucratives … bla bla, toujours à Yaacoub Elmansour (toujours avec les mêmes détails « techniques » et non « techniques »).
  • Après les images d’inauguration, un grand responsable de la fondation Med V (d’ailleurs, est-elle un établissement gouvernemental ou ONG ou quoi au juste ? #justeunequestion) pour la solidarité vient expliquer bien entendu, puis la voix magique revient pour donner des « explications complémentaires » en montrant des intervenants dans le projet.
  • 12 congressmen ont adressé une lettre au Roi que les réformes sociales et économiques sont importantes et apportent leur soutien au réformes lancées par le Roi.
  • 16mn30 pour les activités royales !

Au même moment, Niny est toujours en prison, jugé par le code pénal, d’autres journalistes sont poursuivis pour « diffusion de fausses informations » concernant la relation du PAM et certains gouverneurs/Walis.

Qu’est ce qui a changé depuis la promulgation de la constitution ? Finalement, il faut que le changement passe par les têtes de certains !





Tribune : Le consensus régressif qui se trame !

27 07 2011

Le consensus régressif qui se trame !

Une réalité politique nouvelle s’esquisse

Le Maroc est déjà à l’aube d’une réalité politique nouvelle. Le “printemps arabe” et ses prolongements à travers le mouvement du 20FEV, dessinent une double tendance déjà perceptible lors des derniers scrutins électoraux.

Première tendance : L’activité citoyenne est de plus en plus déconnectée du moment électoral. Les vrais citoyens ne sont pas forcément des électeurs. L’élection étant ici plus qu’ailleurs encore très largement frappée de suspicion. Elle ne constitue pas le seul registre de légitimité de la vie publique.

Deuxième tendance, loin de manifester une indifférence à l’endroit des sujets politiques, l’activité citoyenne entreprend désormais de les prendre en charge directement, ouvertement et publiquement moyennant  des procédés et des formes de mobilisation nouveaux. Jamais le thème de la réforme constitutionnelle n’a connu pareils diffusion et engouement, au moyen d’un portage politique de la société civile, aux dépens de celui peu convaincant et/ou bien tardif des partis politiques.

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